jeudi, 21 février 2008
Le miroir 2
L’image du miroir peut également servir à expliquer en quoi consiste un traitement par la Science Chrétienne.
Imaginons une tache au visage dont on aimerait se débarrasser. Considérant (voir note précédente) que l’homme est le reflet de Dieu, ce reflet demeure, en toute logique, identique à l’originale.
Elle est sur le miroir, à hauteur du visage. Il ne servirait donc à rien de vouloir enlever une tache là où elle n’a jamais été. Pour ne plus voir la tache, il faut se regarder dans un miroir impeccable.
Le miroir taché, c’est le sens matériel qui nous donne une vision matérielle – et donc sujette à tous les maux – du monde, de soi, des autres.
Le miroir impeccable, c’est le sens spirituel qui émane de l’Esprit ; c’est la Science divine qui explique les lois de l’univers de Dieu ; c’est le Christ qui parle à la conscience humaine pour y détruire l’erreur incarnée et révéler la véritable identité de l’homme : spirituelle, harmonieuse, à l’image de Dieu.
On ne cherche donc jamais à modifier, réparer, guérir un corps physique en Science Chrétienne, mais à nettoyer le miroir, ou mieux encore, on change de miroir pour y voir l’homme, le reflet sans tache, en parfaite santé, tel que Dieu le connaît.
La vision spirituelle de l'homme s’approfondit dans la prière. Elle nous vient de Dieu, puisque l’homme ne fait que refléter la connaissance que Dieu a de Lui-même.
« Ce reflet semble transcendant au sens mortel, parce que la substantialité de l’homme spirituel dépasse la vue mortelle et n’est révélé que par la Science divine » déclare Mary Baker Eddy.
Lorsque la tache perd toute substantialité, ou réalité, dans la conscience humaine, elle disparaît du corps, qui n'est que le substrat de la pensée.
En priant à partir de cette notion de miroir et de reflet, j'ai guéri une personne qui avait une tumeur au visage depuis des semaines. Ma prière m'a apporté tout à coup la certitude que son visage était intact. Ce que la personne m'a confirmé quelques jours plus tard.
Quelques versets bibliques en lien avec le sujet :
« Mon cœur dit de ta part : Cherchez ma face ! Je cherche ta face, ô Eternel. » Psaume 27
« Pour moi, dans mon innocence, je verrai ta face. » Psaume 17
« Si quelqu'un écoute la parole... il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel... Celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. » Epître de Jacques
Théo
17:05 Publié dans Pensé, Prié, Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, guérison, prière, christianisme, christ, religion, dieu
samedi, 16 février 2008
Aimez-vous le basket ?
L’une de mes filles était au lycée, en terminale, quand elle est rentrée un midi avec une main en piteux état. Elle avait joué au basket avec sa classe et avait reçu le ballon sur les doigts. Trois d’entre eux s’étaient retournés. Elle ne pouvait plus les bouger, ils avaient gonflé et pris un aspect… peu sympathique.
Je lui ai demandé si elle voulait aller passer une radio, comme on le lui avait vivement conseillé à l’infirmerie de son école. Je voulais qu’elle décide elle-même sans être influencée, tout en sachant que je la soutiendrais quel que soit son choix. Elle a préféré s’appuyer uniquement sur la Science Chrétienne, et elle a appelé une praticienne pour lui demander de prier pour elle.
(Les praticiens de la Science Chrétienne sont des personnes qui se consacrent à plein temps à la pratique de la guérison par la prière – et c’est ce que je fais également depuis quelques mois.)
Chaque fois qu’on enlevait le pansement protecteur pour le changer, elle était impressionnée par l’état des doigts, qui n’évoluait guère.
Un passage de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, l’a beaucoup aidée à comprendre que cela n’avait pas de réalité, malgré les apparences :
« Ne craignez pas que la matière puisse souffrir, enfler, et s’enflammer en vertu d’une loi quelconque, puisqu’il est évident en soi que la matière ne peut ressentir ni douleur ni inflammation. »
En effet, les sens physiques, par lesquels nous croyons voir et ressentir matériellement, sont basés sur la croyance que l’homme est une conscience dans la matière, contrairement à ce que révèle la Bible. Dieu, l’Esprit, dit : « Faisons à l’homme à notre image et à notre ressemblance. » L’homme est donc entièrement spirituel, il ne peut être à la fois matière et esprit, sinon il n’est pas à l’image de Dieu. Comment de l’Esprit, de l’Intelligence divine, pourrait-il naître autre chose que des idées spirituelles ?
Selon la logique de ce point de vue spirituel, la matière n'a aucune sensation car aucune réalité. C'est ce que nous nous appliquions à démontrer par nos prières basées sur cette compréhension et sur notre foi en Dieu.
Un autre passage de Science et Santé l’a encouragée à garder confiance :
« Dans la Science, il ne peut y avoir, en réalité, ni fracture ni dislocation. »
Au matin du troisième jour, il n’y avait encore aucune amélioration. La praticienne priait toujours pour elle, ce que je faisais également. Ma fille est allée prendre sa douche. Et tout à coup, elle a pu plier les doigts normalement sans ressentir la moindre douleur.
« Cela s’est passé d’une seconde à l’autre, tout naturellement », m’a-t-elle dit plus tard. Elle était complètement guérie. Le pansement ôté, il n’y avait plus aucune trace.
En repensant à cette guérison, je me suis dit que si elle était allée passer une radio, elle aurait ensuite été prise en charge par des médecins ou des chirurgiens. La guérison aurait eu lieu, bien entendu, mais probablement que, prise dans un réseau de craintes et de savoir médical, elle aurait été plus longue. Tout aurait concouru pour faire de cet état une « réalité » programmée pour passer par tel et tel stade.
D’autre part, ma fille n’aurait pas appris qu’en faisant confiance à Dieu à 100 % et en s’efforçant de Le comprendre, il ne peut lui arriver que du bien. C'est là le message central de la Bible, d'où découle tout le reste.
Si légitime qu’elle soit, la guérison physique par la Science Chrétienne est toujours le « bonus ». L’essentiel est la connaissance spirituelle qu’on acquiert sur soi, sur la vie, sur Dieu. Une guérison physique peut s’oublier avec le temps, mais l’idée que « Dieu est un secours toujours présent en toutes circonstances » se renforce et devient de plus en plus tangible.
Théo16:35 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, guérison, prière, christianisme, Christ, religion, Dieu
samedi, 22 décembre 2007
Le cadeau de Noël
Si vous saviez combien de fois « le petit Jésus [m’]a puni ! » Vous aussi ? Vous vous souvenez ? Vous dérobiez un bonbon, un gâteau, vous l’enfourniez dans la bouche et, tout à la saveur de ce paradis sucré, vous vous mordiez la langue.
- Aïe !
- C’est le petit Jésus qui t’a puni !
Tant de fois puni par ce saint-gamin, né, semblait-il, pour le plaisir de torturer les enfants trop gourmands, trop insolents, trop pressés... Quel destin ! Je comprends que Noël soit devenu aujourd’hui la religion du père Noël, véritable bienfaiteur au royaume de l’enfance. Tant qu’à choisir !
Aujourd'hui, j'ai fait la paix avec ce « petit Jésus » innocent des actions punitives dont on le chargeait par procuration. En laissant grandir cet enfant en moi, j’ai même appris à connaître sa véritable identité :
Loin de me punir, le Christ m’inspire, me réconforte, me guide et me guérit quand besoin est. Je sais que je peux et pourrai toujours compter sur lui.
Pour peu que je l’écoute, il murmure en ma conscience : « Tu es fils de Dieu. Identifie-toi à ce que je représente, et entre sans attendre dans ton héritage. »
C’est le « petit-Jésus » que je vous souhaite.
17:39 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, prière, christianisme, religion, Dieu, Christ
vendredi, 09 novembre 2007
Impression mentale
Selon la Science Chrétienne, la maladie est un rêve dont il faut se réveiller. La personne malade est hypnotisée par une suggestion mentale.
D’où vient cette suggestion ? C’est souvent une peur latente, un sentiment d’insécurité, une forte émotion qui prend « corps », tout en restant constamment une « suggestion ».
Il s’agit souvent aussi d’une croyance à la contagion. Cette suggestion hante la pensée collective. Renforcée par des théories matérielles, elle est diffusée de façon répétitive, envahissante par les médias.
Je pense par exemple à la grippe ou à la gastroentérite. Chaque année nous avons le droit à une carte d’état-major de plus en plus détaillée des avancées de l’ennemi, avec invitation pressante à nous faire vacciner. Je ne connais pas de meilleure façon de faire peur, c’est-à-dire d’impressionner, dans tous les sens du terme, qu’en brandissant sans cesse un épouvantail. La pensée finit par s’en imprégner à son insu.
Pourquoi cette suggestion ? Parce que l’on croit vivre dans un corps matériel soumis à des lois matérielles.
Comment s’en protéger ? En niant sa réalité chaque fois qu’elle est véhiculée par les médias, ou chaque fois que l'on a peur de tomber malade. En affirmant que ce n’est précisément qu’une suggestion, et qu’on ne peut en être victime parce que l’homme est l’expression d’un Principe de Vie parfait, qui ne peut être malade.
il faudrait d’abord que Dieu éternue.
« La Science Chrétienne efface de l’entendement des malades la croyance erronée qu’ils vivent dans la matière ou à cause d’elle, ou qu’un prétendu organisme matériel régit la santé ou l’existence du genre humain ; elle nous engage à nous reposer en Dieu, l’Amour divin, qui veille sur toutes les conditions nécessaires au bien-être de l’homme. » Mary Baker Eddy (Rudiments de la Science divine, p. 12)
Mais le témoignage des sens physiques (la suggestion) paraît réel tant qu’on le croit vrai. Quand on lui oppose une argumentation scientifique, basée sur une connaissance des lois spirituelles de la perfection, et que l'on a foi en ces lois, ce témoignage change d’aspect : les symptômes de la maladie font place à la santé.
Cette santé recouvrée n’est pas plus due à la matière que la maladie n’était due à des conditions matérielles. Elle ne fait que refléter un état mental éclairé par la compréhension de ce qui est réel, et débarrassé de la crainte de ce qui n’était qu’une suggestion irréelle. Un état mental spirituel qui s’est substitué à un état mental matériel.
Un jour, une personne m’a téléphoné pour me demander de l’aider par la prière, car elle se sentait grippée. Il se trouve qu’au même moment, je manifestais ces symptômes. Oubliant mon état, j’ai parlé à cette personne de sa vraie nature, spirituelle. Je lui ai conseillé de méditer quelques idées : les symptômes manifestés et ressentis n’étaient rien d’autre qu’une suggestion mentale erronée. Ce qu'on appelait loi matérielle, n'était que croyance matérielle. L’homme était gouverné par une loi spirituelle qui le protégeait de tout élément nuisible. Il était constamment enveloppé dans la chaleur de l’Amour.
Juste après cette discussion au téléphone, je me suis aperçu que je n’avais moi-même plus aucun symptôme. Quant à cette personne, très vite, elle est allée mieux.
Cet exemple m’a montré combien il est important de prier pour reconnaître une vérité universelle, et non pour guérir une personne. Les arguments peuvent être spécifiques, précis, mais la croyance à éliminer est toujours impersonnelle. Elle n’appartient à personne, alors que les lois de la réalité spirituelle concernent tout le monde.
Lorsque Jésus guérit un jour dix lépreux d’un coup, il ne pria pas pour chacun à tour de rôle. Il ne connaissait même pas leur nom ! Sa vision claire de la perfection universelle de l’homme en Dieu suffit à faire disparaître le témoignage des sens physiques - témoignage qui n’était qu’un rêve, une suggestion mentale se présentant à la fois à la pensée individuelle et collective. (Voir Evangile selon Luc 17:11-19)
Théo
00:10 Publié dans Prié, Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, prière, christianisme, religion, Dieu
mardi, 23 octobre 2007
Autobiographie abrégée
J’ai connu la science chrétienne par ma grand-mère maternelle qui en avait elle-même entendu parler par une amie couturière, guérie d’une maladie mentale grâce à la prière.
J’ai connu plus tard la personne qui avait guéri cette couturière. Elle s’appelait Anna Evreinoff et était l’épouse de Nicolas Evreinoff, metteur en scène et auteur dramatique, d’origine russe, exilé à Paris, où il poursuivit sa carrière artistique durant la première moitié du 20e siècle.
Anna Evreinoff était praticienne de la science chrétienne, c’est-à-dire qu’elle consacrait sa vie à prier pour ceux qui le lui demandaient, pour peu qu’ils acceptent de ne suivre aucune autre forme de traitement dans le même temps.
Ce « détail » est fondamental.
Toute autre forme de médecine est fondée sur l’idée que l’homme a un corps matériel. La chimie des médicaments est censée agir sur la matière. Les méthodes alternatives, par des moyens divers, s'adressent à la fois au mental et à la matière.
La prière, ou traitement par la science chrétienne soutient, au contraire, que l’homme est entièrement spirituel ; la prière s’adresse donc exclusivement au mental. La vision physique que nous avons de nous-mêmes et du monde est une illusion mentale basée sur la croyance universelle à la vie et à l’intelligence dans la matière.
Une personne qui serait traitée à la fois par la prière en science chrétienne et par la médecine classique, par exemple, serait soumise à deux systèmes de pensée contradictoires : l’un affirmant qu’elle est entièrement spirituelle, l’autre qu’elle est matérielle. Espérer une guérison dans le contexte d'un tel écartèlement est mission impossible.
A l’âge d’un an, je crois, mon frère a été guéri par Anna Evreinoff. A la suite d’une erreur de prescription médicale, il s’est retrouvé dans le coma. Hospitalisé d’urgence, il devait être opéré au cerveau le lendemain matin. Toute la nuit, ma grand-mère et Anna Evreinoff ont prié pour comprendre que mon frère était l’expression harmonieuse de Dieu, Principe d'harmonie, et qu’il n’avait donc besoin d’aucune opération. Le lendemain matin, il n'était plus question de l'opérer car son état s’était « miraculeusement » amélioré.
La science chrétienne est ainsi entrée dans mon existence comme un messager porteur de « bonne nouvelle ». Quand on a connu le caractère pratique et bienfaisant de telles idées, on a naturellement envie de les faire connaître à d'autres, sans idée de prosélytisme, par envie de leur donner le meilleur de soi.
Théo
00:15 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, prière, christianisme, Dieu, religion
mardi, 09 octobre 2007
Un pour tous et tous pour Un
- Tu verras, c’est une vraie foire d’empoigne, mais on prend vite l’habitude.
Ces propos se voulaient rassurants. Le directeur de la MJC préparait le nouveau venu que j’étais à sa première réunion mensuelle qui devait avoir lieu en présence de tous les animateurs du centre, quelques jours plus tard.
La foire d’empoigne supposait que chacun des éléments du groupe, en principe réuni par des intérêts communs, jouait sa carte personnelle, parce que les intérêts des uns empiétaient sur les intérêts des autres.
J'avais le choix : accepter pour argent comptant les propos du directeur où refuser de croire à cette fatalité.
Je refusais de me retrouver au milieu d’une multiplicité d’individus en conflit, quelles qu’en soient les bonnes ou mauvaises raisons.
J’ai cherché à mieux comprendre qu’il n’y a qu’une seule Conscience, un seul « Entendement » ou Intelligence, Dieu, qui contrôle chacune de ses expressions individuelles. Partant de ce Principe, il ne pouvait y avoir ni conflits, ni rancœurs, ni jalousies, ni gagnants, ni perdants. Tous travaillaient en bonne coopération dans ce centre pour jeunes.
que tout se passe aussi bien. »
Je rapproche cette petite expérience d’une déclaration de Jésus : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Pour moi, il s'agit d'une mise en garde. Ne pas se laisser avoir par l’idée du nombre – la multiplication qui devient facteur de division. C'est une invitation à être vigilant, à revendiquer au milieu de n'importe quel groupe l’unité que symbolise le Christ :
« Moi et le Père nous sommes Un ». Dieu-Cause, l'homme-effet. Cause et effet inséparables. Unité spirituelle de tous les hommes en Dieu et entre eux, quel que soit leur nombre apparent.
La Science Chrétienne m’apprend que cette unité n’est pas à construire, mais à comprendre, à reconnaître, à affirmer.
Je n’ai donc rien cherché à changer, si ce n’est mon point de vue. Et j’ai vécu ce à quoi je me suis tenu.
Affirmer mentalement la présence d’un Entendement infini, qui s’exprime infiniment, permet de résoudre toutes sortes de problèmes, des plus simples aux plus complexes, y compris ceux qui paraissent insolubles. La base de raisonnement et la foi pour les résoudre demeurent identiques.
Il est facile d’additionner mentalement 2 + 2, mais plus les chiffres et les rangées à additionner sont nombreuses, plus le calcul est complexe. Cependant, on arrive à la solution en appliquant les mêmes règles de calcul, car le principe des mathématiques est invariable.
En métaphysique, « 1 » est le Principe démontrable de l'harmonie.
Théo
18:45 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, christianisme, religion
samedi, 06 octobre 2007
La Science Chrétienne
Au cœur de Penser-Agir, désormais, la science chrétienne - ce que j’en comprends, la façon dont je la vis, ce qu’elle m’apporte.
C’est un système de guérison par la prière, fondé à la fin du 19e siècle par Mary Baker Eddy, une Américaine de la Nouvelle-Angleterre.
L’enseignement de la Science Chrétienne est tiré de l’Ancien et du Nouveau Testament. Mary Baker Eddy propose une interprétation spirituelle de la Bible et des enseignements du Christ, qui explique les guérisons des prophètes et de Jésus et montre comment guérir de la même façon.
La fondatrice de cette Science n’a rien inventé, puisque Jésus déclarait : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais. »
Dans un tel contexte, le verbe « croire » en hébreu signifie également « comprendre ». Il ne s’agit donc pas d’une foi aveugle.
Jésus avait une connaissance intuitive des lois du Principe de l’univers y compris l’homme, et non d’un Esprit supérieur qui jugerait les hommes du haut d’un lieu céleste. C’est en appliquant ces lois qu’il accomplissait ce que d’aucuns tenaient pour des miracles.
dans le langage grec du Nouveau Testament.
Mary Baker Eddy donne notamment cette définition de la science chrétienne :
« … la loi de Dieu, la loi du bien, qui interprète et démontre le Principe divin et la règle divine de l’harmonie universelle. » (Rudiments de la Science divine, éd. The First Church of Christ, Scientist, in Boston, Ma, USA)
Connaître les lois de Dieu puis les tester en les appliquant au quotidien révèle une Vie bien différente de ce qu’en perçoivent les sens matériels.
Pratiquer la science chrétienne, c’est troquer des lunettes sombres qui font apparaître un paysage en gris ou en noir, pour des lunettes aux verres de plus en plus transparents qui révèlent un paysage harmonieux.
Je ne dis pas que c’est facile, mais ma propre expérience me montre que c’est possible. Depuis l’âge de 18 ans, je me soigne et me guéris uniquement par la prière et l'étude de la Bible et de la science chrétienne, et je m'efforce de résoudre tous mes problèmes de cette façon.
La « guérison » en science chrétienne doit s’entendre au sens large, elle s’applique à tous les domaines de l’existence et permet de mieux comprendre le Principe de Vie de tout ce qui existe réellement, et par conséquent de le vivre consciemment.
Depuis que la science chrétienne a été découverte par Mary Baker Eddy et exposée par elle dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, des milliers de guérisons ont été authentifiées. Un certain nombre de ces guérisons concernent des maladies qui avaient fait l’objet d’un diagnostic médical. La guérison s'accomplit uniquement par la prière, sans aucune manipulation ni recours à un traitement annexe.
De tout ce qui précède on comprendra qu'il ne s'agit pas d'un don personnel accordé arbitraitrement à quelques-uns mais d'une capacité universelle qui ne demande qu'à être mise à l'étude puis à l'épreuve.
Au cœur de la science chrétienne : l'Amour inconditionnel.
Théo
15:20 Publié dans Pensé, Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, christianisme, religion
jeudi, 06 septembre 2007
Le vélo, c'est bien aussi
« Mon royaume pour un cheval ! » s’écria Richard III au cœur de la bataille de Bosworth. J’aurais quant à moi donné bien des fois le monde entier pour une place de parking, surtout après avoir tourné comme un derviche pendant un quart d’heure.
Aujourd’hui, à de rares exceptions près (fatigue mentale ou absence de motivation), je n’ai plus aucune difficulté à me garer dans les pires endroits, aux heures les plus fréquentées. C’est un fait.
Il y a peu, j’ai refusé un stationnement chèrement convoité parce qu’il était à une centaine de mètres de l’endroit où j’allais et que j’avais des bagages à décharger. Nulle bravade de ma part, seulement l’assurance de trouver « ma » place. Je me suis garé juste devant l’immeuble.
Une amie m’a téléphoné, il y a quelques semaines : « Je tourne en rond depuis un bon bout de temps, tu peux m’aider ? » Deux minutes plus tard, elle avait trouvé « sa » place.
Difficile de parler d’effet placebo ici - ni de chance, quand le résultat est chaque fois quasi certain. L’amie en question serait-elle un peu « dérangée » pour m’appeler afin que je lui trouve une place à distance ? Promis, je le lui demanderai.
C’est quoi le truc ?
Avez-vous remarqué qu’une femme enceinte voit partout des femmes enceintes ? qu’une personne forcée de marcher avec des béquilles prend conscience du grand nombre d’éclopés autour d’elle ? qu’un autre, hanté par la peur de ne pas trouver une place de parking, arrive toujours trop tard derrière l’impudent qui lui ravit « the place » sous le nez ?
Je pense que nous ne vivons jamais ailleurs que dans notre conscience. Le monde n’est que ce que ma conscience me dit qu’il est, à travers le filtre de mes sens, et il n’est, en définitive, que ce que j’accepte ou redoute qu’il soit.
Je refuse d’accepter que les gens soient partout en compétition, à qui aura la bonne place au détriment des autres. Je refuse d’admettre que je vis dans un monde limité. Je combats ces idées dans ma propre pensée.
A mes yeux, trouver « sa » place dans une rue encombrée est aussi légitime que trouver sa place sur une planète habitée par plus de six milliards et demi d’individus.
Quand je me rends en voiture à tel endroit, je commence par prendre mentalement position. Il ne s’agit pas de « visionner » une place. Cette façon de faire m’est totalement étrangère. J’affirme que je vis dans un univers mental, spirituel, infini (c’est un axiome métaphysique auquel j'adhère), où chacun a sa place, y compris de stationnement ! Et je pars tranquille, confiant, sans plus y penser.
Vouloir troquer son royaume contre un cheval est sans doute très shakespearien, mais prétendre faire rentrer un univers sans limites dans une place de stationnement semblera encore plus audacieux.
Théo
01:15 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
samedi, 25 août 2007
Imbécile heureux
« Chaque jour il faut danser, ne serait-ce que par la pensée. »
L’auteur de la citation ? Nahman de Braslaw, un rabbin hassidique. Le hassidisme est un mouvement fondé au 17e siècle, en Europe de l’Est ; il privilégie la communion avec Dieu par les joies du chant et de la danse. Je n'ai aucune peine à le croire,
élève des montagnes en apesanteur.
Et pourtant bis… la thérapie, le yoga par le rire, les clowns dans les hôpitaux prouvent que la valeur thérapeutique de la joie est prise très au sérieux. On aime les gens joyeux. Leur joie est communicative, stimulante. On en a besoin. On va voir des spectacles drôles pour se faire du bien. Mais on pousse rarement le constat jusqu’à se dire : tiens ! j’aimerais moi aussi être joyeux. On laisse la joie aux autres.
Or tout commence par là : vouloir la joie pour soi aussi. Peut-être qu’inconsciemment, notre éducation associe cet état à celui du simple d’esprit joyeux sans raison. Quelle perversion ! Nous avons le droit d’être joyeux. C’est une revendication qui en vaut bien d’autres.
Seule une raison profonde nous maintiendrait en joie. J’ai connu des êtres joyeux non pas tant à cause de ce qu’ils vivaient, mais parce que c’était dans leur nature. Ils ne sont pas nombreux, mais à leur contact, on se rend compte qu’ils n’ont rien d’exceptionnel, si ce n’est cette faculté naturelle de rendre le quotidien plus léger. Il y a de la spiritualité dans cette joie singulière aux manifestations plurielles. Une ouverture à la vie, aux autres, une vision transcendante, un secret intime.
Observez-les, vous devez en connaître. Ils aiment la vie, ils sont souvent en état d’émerveillement, ils ne mettent pas d’étiquette sur les gens ni les situations. Ils sont bon public sans être dénués d’esprit critique pour autant. Mais ils ne sont jamais méchants, toujours indulgents, patients, sans attente, puisque la vie ne cesse de les surprendre.
Leur secret, je le crois, c’est qu’ils n’attendent pas que l’extérieur se plie à leur bon vouloir pour être joyeux ; c’est même l’inverse : leur état d’être intérieur transforme l’extérieur. En un mot, ils déplacent des montagnes, mine de rien.
Je me souviens m’être réveillé un matin avec une douleur dans la jambe qui me forçait à jouer le rôle tristounet d’un boiteux. J’ai très vite décidé que cela n’enlèverait pas ma joie. Je n’avais aucune raison particulière d’être joyeux ce jour-là, la douleur m’en a donné une. C’est ainsi que je me suis retrouvé dans la joie « malgré ». Zorba, c’était moi. J’étais aussi le simple d’esprit heureux de l’être, à l’écoute de la vie, de ce que les heures allaient m’apporter, joie d’être en vie, de téléphoner à des amis, de voir et entendre le mouvement coloré des arbres, par la fenêtre, je me suis même imaginé oiseau au sein de cette abondance de feuillage.
Durant toute la journée, j’ai dansé par la pensée. Ivresse légère. La douleur est partie sans que je m’en aperçoive. Le souvenir de cette joie dure encore.
Théo
15:55 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
jeudi, 16 août 2007
Le cœur du cyclone
Les médias nous la jouaient « peur du troisième millénaire ». Pour ne pas les décevoir, l’atmosphère ambiante s’est gorgée d’effets spéciaux et nous a concocté une giga-tempête qui aurait fait pâlir de jalousie la population de Floride-sur-Mer.
Je vous parle de la « fameuse » tempête
du 26 décembre 1999.
Rappel des faits vus de ma fenêtre : En fin de matinée, l’ami qui me loue la maison me téléphone, me réveille. (Me couchant rarement avant 3 h du matin, je me lève à l'heure où vous commencez à avoir faim.) « Ça va ? Pas de problème ? » Heu… Non. « Bon, tant mieux. » Un quart d’heure plus tard autre inquiétude, autre appel. « Tu as survécu ? Pas de dégâts ? » J’essaye de me rappeler ma nuit. Une fête à tout casser ? Pas le moindre souvenir. Une cuite à tout oublier ? Je ne bois que du thé. Alors pourquoi cette question ? « Ben, la tempête », me souffle dans l’appareil mon interlocutrice interloquée. La tempête, quelle tempête ?
Je n’ai strictement rien entendu. Pas la moindre rafale ! La tempête m’est passée complètement au-dessus de la tête. Un coup d’œil par la fenêtre, le jardin me paraît tout ce qu’il y a de plus normal : en friche, comme la veille, j’aime bien les mauvaises herbes. Mais quand je suis sorti dans la rue, comme dit l’autre « un spectacle bien différent m’attendait ». Un lendemain de fête, de défaite, un ravage. La rue, les trottoirs, ne s’appartiennent plus. Tout se mélange. Une voiture gît, le toit creusé sous une branche d’arbre. Je reviens chez moi. Je vais dans le jardin. Un sapin venu d'ailleurs est couché de tout son long dans le jardin de mon voisin à main droite. Je suis presque jaloux, j’ai beau explorer mes terres dans tous leurs recoins, rien… ah si ! une tuile, discrète, comme apportée par le facteur en mon absence, et puis une éponge !
Elle me fait peur, cette éponge. Je le jurerais, elle ne se trouvait pas là la veille. Je l’imagine maléfique. Je n’ose la prendre, la presser, de peur de libérer une tornade en sommeil.
Au fil des heures, de reportage en reportage, je prends la mesure des dégâts. Le soir, la rue est plongée dans l’obscurité. Ni réverbère, ni réverbération des lumières cotoyennes habituelles. Et pour cause : aucune des maisons de la rue n’a d’électricité. Sauf la mienne, sise en sursis au 1, rue Bir-Hakem.
Je suis scié – comme les arbres tronqués un peu partout dans le sillage de cette grande peur de fin de siècle. J’essaye de comprendre pourquoi cette grâce d’un ciel par ailleurs si méchant. Je repense à Jésus dans la tempête, qui dormait paisiblement pendant que les flots léchaient avec gourmandise le reste de l’équipage, terrorisé au fond de l’embarcation. Non, je ne m’appelle pas Jésus. Alors j'ai pensé que j'avais eu de la chance.
Et puis plus tard j'ai fait un rapprochement. Depuis quelque temps je pensais à déménager, sans savoir encore sous quels cieux. Comme j’aime le faire, face à une décision importante à prendre, j’ai réfléchi, médité pour mieux comprendre ce que signifiait à mes yeux un « foyer ». Ce que j’aimais y trouver, non pas en confort et objets matériels, mais en valeurs humaines et spirituelles. Je cheminais un peu tous les jours dans ce paysage mental, en accueillant les idées qui me venaient. Je les évaluais, les approfondissais, faisant mon tri pour ne garder que celles qui collaient à mes attentes les plus exigeantes. Imprégné de ces idées, je m’efforçais de les vivre et les faire vivre sans attendre d'avoir quitté cette maison.
Que dire d’autre, sinon que ces idées constructives devenues miennes m'ont, d’une certaine façon, maintenu dans une bulle de protection comparable au cœur d'un cyclone.
Théo
13:20 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration



