lundi, 18 février 2008
Corrélation 4
« Mon corps est un chiffon de sable, ô couturier de l'univers, couds-moi ! » Mahmoud Darwich
« Que tes pensées me sont précieuses, ô Dieu, et combien leur nombre est immense ! Elles sont plus nombreuses que les grains de sable. » Psaume 139
« On comprendra et l'on verra finalement la pensée dans toute forme, toute substance et toute couleur, mais sans accessoires matériels. [...]
« Toute forme, toute couleur, toute qualité et toute quantité émanent des éléments infinis de l'unique Entendement et sont mentales, originairement et secondairement. Leur nature spirituelle ne se discerne que par les sens spirituels. »
Mary Baker Eddy
14:40 Publié dans Lu/Vu, Relié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions, poésie
mardi, 25 septembre 2007
Deux faces, une même pièce (2)
Je suis le centre du monde. De mon monde. Du monde tel que je le conçois et l’appréhende au quotidien. Vous êtes le centre du monde, de votre monde, idem. Nos mondes ont des frontières communes, des transparences et des opacités. Ils se côtoient, s’interpénètrent, s’opposent ou s’attirent, souvent les deux à la fois, se font la guerre, l’amour, cherchent à se comprendre, y parviennent rarement, se tolèrent ou non, etc. Bref, ils sont sans cesse en interactivité.
Qui dit monde, dit centre et périphérie. La périphérie des uns est le centre des autres. Le monde des sans-abri, des sans-papiers, des sans-le-sou est à la périphérie du monde des « fortunés », des « nantis », et vice versa. On n'y parle guère le même langage...
Si les Chinois avaient été ces explorateurs d’autres mondes que furent les Occidentaux, au lieu de rester repliés en deçà de la Grande Muraille, on dirait aujourd’hui de l’Europe qu’elle est en Extrême-Orient.
Et si l’Afrique, d’où sont sortis les premières peuplades, les avait retenues sur place, notre hémisphère Nord s’appellerait peut-être Sud.
Des raisons précises (connues - climatiques, géographiques...) et inconnues (facteurs invisibles ou mal compris) ont fait l’histoire. Mais sans doute ignore-t-on encore à quel point il suffirait de peu pour changer la face du monde. En fait, on commence à le savoir et on l'a toujours pressenti : le battement d’aile d’un papillon a remplacé aujourd'hui le nez de Cléopâtre.
Le monde est ce qu’il est non pas parce qu’il devait en être ainsi. Il n’y a pas de fatalité ; quant au déterminisme, il établit un rapport de cause à effet, mais n’exclut pas les alternatives.
Reste que chacun, individuellement et collectivement (une famille, une organisation, une ville, un pays...) se vit au centre du monde, de son monde. C’est la raison pour laquelle il peut l’étendre, le réduire, l’améliorer ou le polluer dans la limite des lois qu'il vote, respecte ou viole.
Au-dessus des lois (non pas à l'encontre), je place le pouvoir de la pensée spirituelle, dont on trouve des exemples à différentes époques de l'histoire et sur tous les continents. Ce pouvoir, qui a déjà fait ses preuves, n'a pas d'égal pour transformer le monde.
Il est en chacun, à l'état de veille ou de sommeil, à des degrés divers. Il faut apprendre à le connaître et à l'utiliser.
C’est parce qu’on est le centre du monde qu’on peut en être le chantre ou le fossoyeur.
Théo
14:20 Publié dans Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
lundi, 24 septembre 2007
Deux faces, une même pièce (1)
09:40 Publié dans Lu/Vu, Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, réflexions
samedi, 22 septembre 2007
Marché de dupes
« L’enfant t’apprendra trois choses : il est joyeux sans raison ; il ne reste pas inoccupé un seul instant ; quand il veut quelque chose, il sait l’exiger avec force. » Dov Beer de Mezeritch.
(c’est une mine, ces rabbins hassidiques)
Joyeux sans raison : une joie intérieure, qui ne dépend ni d’une personne ni d’une circonstance particulière. Autrement dit, l'apprentissage de mon indépendance et de ma liberté.
Ne pas rester (mentalement) inoccupé : ne pas devenir la victime consentante des penseurs-à-ma-place, ne pas capituler sous la pression de ceux qui capitalisent sur le compte de ma passivité en m'abreuvant d'émissions et autres produits de consommation débiles. Bref, apprendre à combiner au mieux mes potentialités actuelles et les possibilités présentes, m'investir maintenant pour me récolter plus tard.
Exiger avec force : être déterminé, patient, ne pas se laisser décourager ni détourner, être d’abord et surtout exigeant vis-à-vis de moi-même, c'est-à-dire apprendre à réaliser mes rêves.
Reconnaissant, l'adulte apprend aussi trois choses à l'enfant : 1) arrête de rire bêtement, ça m'agace ! 2) tu ne bouges plus de ta chaise ! 3) et puis quoi encore ! demande la lune pendant que tu y es !
Théo
23:05 Publié dans Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
lundi, 17 septembre 2007
Maestro boulot dodo
Il y a quelques mois, le Washington Post a organisé un concert improvisé (la formule est antinomique mais explicable) dans une station de métro de la ville de Washington. Ils ont fait appel au sieur Joshua Bell, violoniste de renom international, qui a l’habitude de jouer devant des salles combles.
L’artiste est arrivé en jean et T-shirt avec une casquette de baseball sur la tête. Il a sorti son violon de son étui (un Stradivarius fabriqué en 1713, excusons-le du peu), posé l’étui ouvert par terre et, debout près d’un mur, il a commencé à interpréter la « Chaconne », le mouvement final de la partita en ré mineur de Bach.
Ce morceau d'environ 14 minutes est considéré comme l’une des pièces pour violon les plus brillantes et les plus difficiles à jouer. Moi-même je n’y arrive pas, c'est vous dire.
Aux dires des journalistes discrètement présents, 63 personnes sont passées devant Bell sans tourner la tête. Puis une femme a laissé tomber un dollar avant de filer à toute allure pour rattraper le temps perdu. Six minutes se sont écoulées avant qu’un usager réussisse à interrompre sa marche d'automate pour l'écouter jouer.
Bilan : Bell a joué pendant une demi-heure devant 1097 personnes. Sept d’entre elles se sont arrêtées quelques instants pour l’écouter, et une seule l’a reconnu. (Pour l’anecdote, il a récolté dans son étui 32 dollars ; le prix moyen d’un billet pour l’écouter en salle est de 100 dollars.)
Sommes-nous devenus à ce point des robots, insensibles à la musique de l’âme ? Et autres questions du genre « nos priorités nous font mener une vie de dingue », à méditer pendant les heures de bureau.
Théo
23:00 Publié dans Lu/Vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
vendredi, 14 septembre 2007
Ti' poussin
Selon une légende italienne dont je ne saurais dire l’origine, un paysan vint un jour se confesser auprès d’un prêtre pour avoir tenu des propos calomnieux contre un voisin.
- Voici ce que tu vas faire pour ta pénitence, lui dit le prêtre : remplis un sac avec les plumes d’un poussin et laisse tomber une plume dans chaque jardin du village. N’oublie pas un seul jardin. Reviens me voir quand tu auras terminé.
L’homme partit, heureux de s’en tirer à bon compte.
- Me revoici, j’ai fait pénitence.
- Non, mon fils, tu dois à présent retourner sur tes pas pour ramasser toutes les plumes et me les rapporter dans le sac.
L’homme répondit que c’était là tâche impossible, qu’il ne pourrait retrouver toutes les plumes emportées par le vent, dût-il y consacrer son restant de vie.
« Ainsi en est-il des commérages, lui répondit le prêtre. Il est facile de les colporter, mais une fois les paroles envolées, il est impossible de les arrêter. »
Bien jolie, cette fable édifiante, mais si l’on cessait de commenter à plaisir les droites, les courbes et les travers véridiques ou fantasmés de nos contemporains, ce sont 90% de nos sujets de conversation qui partiraient en fumée. Et comment combler ce gouffre ? Par notre imagination créatrice enfin libérée ? Que d’artistes à naître dans cette hypothèse !
Théo
12:05 Publié dans Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
mercredi, 12 septembre 2007
Esprit... d'escalier
18:50 Publié dans Lu/Vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
Une définition
« L'homme n'est pas matière ; il n'est pas composé de cerveau, de sang, d'os et d'autres éléments matériels. Les Ecritures nous apprennent que l'homme est fait à l'image et à la ressemblance de Dieu. La matière n'est pas cette ressemblance.
ne peut être si dissemblable à l’Esprit.
« L'homme est spirituel et parfait, et, parce qu'il est spirituel et parfait, il faut le comprendre ainsi en Science Chrétienne.
« L'homme est idée, l'image, de l'Amour ; il n'est pas physique. Il est l'idée composée de Dieu, incluant toutes les idées justes ; le terme générique pour tout ce qui reflète l'image et la ressemblance de Dieu ; l'identité conscience de l'être telle qu'elle est révélée dans la Science, où l'homme est le reflet de Dieu, l'Entendement, et par conséquent est éternel ; ce qui n'a pas d'entendement séparé de Dieu ; ce qui n'a pas une seule qualité qui ne dérive de la Divinité ; ce qui ne possède ni vie, ni intelligence, ni pouvoir créateur qui lui soient propres, mais reflète spirituellement tout ce qui appartient à son Créateur. »
Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures (éd.The First Church of Christ, Scientist, in Boston, MA, USA)
C'est sur la base de cette définition spirituelle de l'homme que je prie lorsque j'ai un problème à résoudre (physique, relationnel, professionnel, etc.). J'ai eu mille fois l'occasion de constater les bons effets de ce genre de prière qui explique, à mes yeux, les guérisons accomplies par Jésus.
Théo
00:05 Publié dans Lu/Vu, Prié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
jeudi, 06 septembre 2007
Le vélo, c'est bien aussi
« Mon royaume pour un cheval ! » s’écria Richard III au cœur de la bataille de Bosworth. J’aurais quant à moi donné bien des fois le monde entier pour une place de parking, surtout après avoir tourné comme un derviche pendant un quart d’heure.
Aujourd’hui, à de rares exceptions près (fatigue mentale ou absence de motivation), je n’ai plus aucune difficulté à me garer dans les pires endroits, aux heures les plus fréquentées. C’est un fait.
Il y a peu, j’ai refusé un stationnement chèrement convoité parce qu’il était à une centaine de mètres de l’endroit où j’allais et que j’avais des bagages à décharger. Nulle bravade de ma part, seulement l’assurance de trouver « ma » place. Je me suis garé juste devant l’immeuble.
Une amie m’a téléphoné, il y a quelques semaines : « Je tourne en rond depuis un bon bout de temps, tu peux m’aider ? » Deux minutes plus tard, elle avait trouvé « sa » place.
Difficile de parler d’effet placebo ici - ni de chance, quand le résultat est chaque fois quasi certain. L’amie en question serait-elle un peu « dérangée » pour m’appeler afin que je lui trouve une place à distance ? Promis, je le lui demanderai.
C’est quoi le truc ?
Avez-vous remarqué qu’une femme enceinte voit partout des femmes enceintes ? qu’une personne forcée de marcher avec des béquilles prend conscience du grand nombre d’éclopés autour d’elle ? qu’un autre, hanté par la peur de ne pas trouver une place de parking, arrive toujours trop tard derrière l’impudent qui lui ravit « the place » sous le nez ?
Je pense que nous ne vivons jamais ailleurs que dans notre conscience. Le monde n’est que ce que ma conscience me dit qu’il est, à travers le filtre de mes sens, et il n’est, en définitive, que ce que j’accepte ou redoute qu’il soit.
Je refuse d’accepter que les gens soient partout en compétition, à qui aura la bonne place au détriment des autres. Je refuse d’admettre que je vis dans un monde limité. Je combats ces idées dans ma propre pensée.
A mes yeux, trouver « sa » place dans une rue encombrée est aussi légitime que trouver sa place sur une planète habitée par plus de six milliards et demi d’individus.
Quand je me rends en voiture à tel endroit, je commence par prendre mentalement position. Il ne s’agit pas de « visionner » une place. Cette façon de faire m’est totalement étrangère. J’affirme que je vis dans un univers mental, spirituel, infini (c’est un axiome métaphysique auquel j'adhère), où chacun a sa place, y compris de stationnement ! Et je pars tranquille, confiant, sans plus y penser.
Vouloir troquer son royaume contre un cheval est sans doute très shakespearien, mais prétendre faire rentrer un univers sans limites dans une place de stationnement semblera encore plus audacieux.
Théo
01:15 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
lundi, 03 septembre 2007
Un luxe gratuit
« La prière m’a sauvé la vie. Si la prière ne m’avait pas secouru, depuis longtemps j’aurais perdu la raison. Je traversais alors les épreuves les plus dures de ma vie publique et privée. Elles me plongèrent un certain temps dans un véritable désespoir. Si j’ai pu m’en remettre, c’est bien grâce à la prière...
« Dès lors, sans prière, la vie m’aurait paru sans attrait et vaine...
« La prière me parut aussi indispensable à l’âme que la nourriture au corps. A vrai dire la prière est encore plus vitale, car il faut parfois jeûner pour raison de santé. Mais il n’est pas question de faire jeûner l’âme de prière. Jamais elle n’en est saturée.
« Trois des plus grands maîtres du monde – Bouddha, Jésus et Mahomet – nous ont laissé le témoignage irrécusable que l’illumination leur est venue de la prière et qu’il était impossible de se passer de prier...
« Vous me direz que tous ces gens s’illusionnent eux-mêmes et nous trompent. Je vous répondrai dans ce cas que je trouve un certain charme à ce « mensonge » qui m’aura donné ma raison de vivre et rendu l’existence supportable, alors que pourtant je suis un chercheur de vérité...
« Je n’ai jamais perdu le sentiment de paix qui m’habitait. Plusieurs m’ont envié cette sérénité. C’est la prière qui l’explique. Je ne suis pas un savant, mais je prétends humblement être un homme de prière.
« Peu importe la manière dont on prie. En la matière, chacun est à soi-même sa propre loi...
« A chacun de vérifier que la prière quotidienne ajoute quelque chose de neuf à sa vie. »
Gandhi
La prière est le Penser-Agir par excellence. Elle éclaire la pensée, lui donne de la force et l’incite à l’action. Je ne connais rien de plus concret. J’y reviendrai dans cette nouvelle catégorie.
Théo
14:50 Publié dans Prié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions





