lundi, 13 avril 2009

La prière et la mondialisation

A l'heure où politiques, économistes, écologistes et tout grand penseur qui se respecte redéfinissent les défis à relever dans le cadre d'une vision globale du monde, on peut se demander si, du fait de cette interdépendance des pays et des continents, la prière n'est pas appelée à jouer un plus grand rôle sur la planète. On a trop tendance à limiter le pouvoir de la prière à la résolution de problèmes personnels, comme si ces problèmes n'avaient aucun rapport avec ce qui se passe dans le reste du monde.

Face au concept de la mondialisation, on peut même se demander si la notion de « problèmes personnels » a encore un sens aujourd'hui. La crise économique, le chômage et ses conséquences sociale, la solitude affective, le sentiment d'insécurité, les problèmes relationnels, les ennuis de santé, notamment liés au stress et à la dégradation de l'environnement, tous ces maux sont partagés par des millions de gens qui, dans la plupart des cas, ne sont pas responsables de ce qui leur arrive.

C'est pourquoi l'attitude qui consiste à s'abriter derrière ses propres problèmes pour ne pas s'intéresser à ceux des autres perd son sens quand on se rend compte qu'il est impossible de séparer les intérêts d'un individu de ceux de la planète entière.

Je me souviens d'une guérison que j'ai obtenue en priant pour le monde. Je me suis réveillé, une nuit, avec une forte douleur à l'estomac. J'ai voulu prier pour ce que j'appelais « mon problème d'estomac », et puis, très vite, cette autre pensée m'est venue : « Le traitement par la Science Chrétienne consiste-t-il à prier pour le bien-être d'une personne physique ? » J'ai répondu « non », bien sûr, car si la guérison est le fruit légitime de la prière, ce résultat procède naturellement d'une conception spirituelle de l'homme, créé « à l'image de Dieu ».

Pour prendre du recul par rapport à la souffrance physique d'un homme matériel, l'idée m'est venue de prier pour le monde. A l'époque, il était principalement question, dans les médias, de la guerre en ex-Yougoslavie. Mes pensées se sont orientées vers l'Amour divin. Je me suis attaché à reconnaître que l'Amour, Dieu, était en tout lieu le seul Entendement. Cet Entendement protégeait, guidait, consolait, apaisait, réconciliait de façon impartiale, toutes les parties concernées par le conflit, militaires et civils, hommes, femmes et enfants, victimes, bourreaux et fanatiques. J'ai fait ce travail avec joie, et peu à peu, absorbé dans cette prière, j'ai oublié ma douleur. Elle avait disparu.

Dans ce cas précis, bien qu'il n'y ait pas eu de rapport direct entre ma souffrance physique et la souffrance de tout un peuple, le fait de vouloir contribuer, par des pensées spirituelles, à éliminer les haines à la base de cette guerre, a eu une influence directe sur ma santé. Et j'ai pu ainsi constater que prier pour les autres, c'est aussi prier pour soi.

L'inverse est également vrai. Je me suis un jour retrouvé sans travail. Pour résoudre ce problème « personnel », j'ai recouru à la prière et à la lecture de Science et Santé de Mary Baker Eddy. J'ai mieux compris que l'homme n'avait d'autre raison d'être que d'exprimer Dieu, Sa joie, Son amour, Sa justice, Son intelligence, Ses attributs infinis, ce qui était une activité à plein temps ! Deux semaines plus tard, je trouvais un travail qui correspondait à ma formation. Mais comme je m'étais appliqué à reconnaître, dans mes prières, que ce qui était valable pour moi l'était pour tous - et n'était donc en rien « personnel » - je n'ai pas été étonné, peu après, d'avoir l'occasion d'aider une amie à trouver un emploi, puis une autre personne à conserver son poste, alors qu'elle risquait d'être licenciée. La prière pour soi, bien comprise, est une prière pour le monde.

Qui, mieux que Jésus, a su mettre en pratique la vraie prière, pour nous servir d'exemple ? L'une de ses guérisons montre bien cette relation étroite entre l'homme individuel et tous les hommes, entre le « un » et le « tout ». Il s'agit de la guérison des dix lépreux. Comme ils le suppliaient de les guérir, Jésus leur dit d'aller se montrer aux sacrificateurs. Et en y allant « ils furent guéris » (voir Luc 17:11-14). Il est clair que, pour opérer cette guérison collective immédiate, Jésus savait que l'homme idéal, parfait - l'idée Christ ou image de Dieu - était la représentation complète de l'Entendement divin. Cette vue correcte de l'homme générique a rendu possible la guérison instantanée des dix lépreux.

Si l'on croit que la prière est le fait d'individus isolés qui implorent le secours d'un Dieu partial pour eux-mêmes ou les autres, on peut légitimement douter du résultat. Mais si, comme l'écrit Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, on prie avec « une foi absolue dans le fait que tout est possible à Dieu - une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même » (Science et Santé, p. 1), alors rien n'est impossible.

La Bible parle d'un homme sage, resté anonyme, qui, à lui seul, sauva une ville entière ! (Ecclésiaste 9:14-15) Par la prière, Elisée se rendit maître d'une troupe armée, équipée de chars (2 Roi 6). On trouve de multiples exemples de cette nature dans la Bible ainsi que dans les témoignages de guérison qui paraissent régulièrement dans les périodiques de la Science Chrétienne.

Il y a quelques années, à la suite d'un détournement d'avion, avec prise d'otages, j'ai fini par être excédé d'entendre, heure après heure, les médias nous informer de l'évolution ou plutôt de la non-évolution d'une situation extrêmement tendue, dans laquelle les otages risquaient leur vie. J'avais le sentiment que mon propre univers était attaqué, menacé. Je me suis senti directement concerné par cette situation de violence dont les comptes rendus étaient diffusés en boucle sur les ondes depuis plusieurs jours. J'ai décidé de ne plus accepter une telle situation.

Fermant le robinet des médias, j'ai pris Science et Santé pour y rechercher des passages qui parlaient de paix, non de guerre, d'amour, non de haine. J'avais besoin de défendre le monde dans lequel je vivais, de comprendre que, du point de vue spirituel - le seul réel - c'était un monde sans victimes ni terroristes, où chacun était protégé par l'Amour. Oui, mieux que tous les gilets pare-balles, l'Amour protégeait les otages dans l'avion ; mieux que des liens, l'Amour ceignait les terroristes pour les protéger d'eux-mêmes ; mieux qu'une troupe d'élite, l'Amour apportait la liberté. Il n'y avait, dans cet avion, ni victime potentielle ni terroriste en puissance. Il n'y avait que l'homme parfait, dont l'identité Christ reflétait l'Amour. Vers 2 h et demie du matin, je me suis couché, sûr que Dieu contrôlait la situation. Mon monde intérieur était en paix.

Le lendemain matin, quelques minutes avant 8 h, je me suis réveillé avec cette pensée : allume ta radio. J'ai appris que la moitié des passagers avait pu sortir de l'avion vers 4 h du matin, et l'autre moitié à 7 h, sans la moindre violence. C'était la confirmation de ce que je savais déjà, de ce que j'avais fermement revendiqué en prenant nettement position durant la nuit : l'harmonie du royaume de Dieu.

Dans la mesure où celui qui prie comprend qu'il est « un avec Dieu », le Tout-en-tout, sa prière, conjuguée avec les prières anonymes du monde entier, peut accomplir des merveilles au sein d'une famille, d'une ville ou d'un pays ! Ces prières seront d'autant plus efficaces que ses mobiles seront désintéressés et justes, qu'il laissera le soin à Dieu, la Vérité, de corriger à Sa façon la pensée humaine erronée, qui est à la base de tous les problèmes, et que son comportement au quotidien sera en harmonie avec ses pensées.

Théo

mercredi, 01 avril 2009

La volonté divine est toujours bonne

« Je veux que ce soit la nuit ! » répétait sans cesse, entre de gros sanglots, une petite fille de quatre ans. En se réveillant, ce matin-là, elle s'était aperçue que sa sœur avait dormi dans un sac de couchage. Elle voulait l'imiter sans avoir la patience d'attendre jusqu'au soir. Sa volonté nettement affirmée, mais insatisfaite, la rendait très malheureuse.

Sans aller jusqu'à cette extrémité, notre époque apprécie les caractères volontaires. Elle y décèle une énergie et une ambition souhaitables dans un monde où, dit-on, il faut savoir se motiver, jouer des coudes pour « arriver ». Pourtant, l'un des messages les plus caractéristiques de la Bible va à contre-courant de cette opinion générale.  Chacun à sa manière, les prophètes de l'Ancien et du Nouveau Testament nous ont légué un même enseignement, que Jésus résume ainsi, en s'adressant à Dieu : « Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. » (Matthieu 26:39).

Qu'est-ce que la volonté de Dieu ? La Divinité veut-elle vraiment le bonheur de chacun ? Et à quelle condition ? La réponse à ces questions se trouve dans l'interprétation spirituelle des Ecritures. En effet, une lecture littérale n'est pas suffisante, car elle induit en erreur en dépeignant un Dieu capable du meilleur comme du pire. A première vue, l'Ancien Testament semble véhiculer l'image d'un Dieu qui veut le bonheur de son peuple, mais n'hésite pas à châtier sans pitié ceux qui se détournent de Lui ou font le mal. Cette « colère de l'Eternel » dont parle les Écritures n'a pourtant rien à voir avec la nature de Dieu. Examinant ces passages dans un éclairage spirituel, Mary Baker Eddy écrit, dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de la manifestation du mal qui contrefait la justice divine et finit par se détruire lui-même. (Voir p. 293) On aurait tort, du reste, de croire que l'Ancien Testament n'est qu'une litanie de « crimes et châtiments ». On y trouve également les nombreuses promesses d'un Dieu, semblable à un Père-Mère aimant, qui invite ses enfants à Le glorifier, à L'aimer, à L'écouter et à suivre Ses directives, dans la détresse comme en période de prospérité, afin de bénéficier constamment de Ses bienfaits. (A titre d'exemples, on peut se reporter aux versets suivants : Psaumes 91:14-15 ; Esaïe 26:3 ; Ecclésiaste 2:26 ;  Proverbes 1:33 ; Jérémie 17:7-8)

Dieu veut le bonheur des hommes, mais pas à n'importe quel prix - et surtout pas à celui du sang ! L'histoire de l'humanité montre qu'il est tentant de chercher à justifier les actions les plus barbares en s'abritant derrière une prétendue volonté divine. Celui qui veut faire son bonheur au détriment d'autrui ou qui prétend même vouloir faire le bonheur des hommes par la force viole sans le savoir la loi de l'amour universel qui nous gouverne. C'est pourquoi ces projets sont voués à l'échec. Dieu est totalement étranger aux actes qui transgressent les dix Commandements de Moïse ou ne tiennent pas compte de la règle d'or énoncée par Jésus : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fassent ». Du point de vue divin, jamais la fin ne justifiera les moyens. Au contraire, plus le but est juste et louable, plus les moyens pour l'atteindre doivent être justes et louables. C'est à mes yeux l'un des messages du Nouveau Testament, qui nous révèle un Dieu de justice et d'amour à travers les actes de Jésus et des apôtres.

Dieu veut notre bien parce qu'Il est le Bien. Nous méritons ce bien parce que nous sommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. La plupart du temps, nous n'en sommes, hélas ! pas persuadés. Une mauvaise conscience nous suggère que nous ne sommes pas dignes des bienfaits divins. A cet argument, j'aime répondre, comme le fait Mary Baker Eddy : « Pour ceux qui s'appuient sur l'infini [Dieu], soutien constant, aujourd'hui est riche en bienfaits. » (Science et Santé, p. vii) Mais de même qu'il est impossible de ressentir la chaleur d'un feu de cheminée en lui tournant le dos, pour connaître la bonté de Dieu, il faut se rapprocher de Lui -  c'est-à-dire apprendre à accomplir Sa volonté avec joie, comme nous y invite Saint Paul. L'apôtre avait compris que la volonté de Dieu n'implique aucun réel sacrifice. Les renoncements que l'obéissance à Dieu semble parfois exiger nous apprennent à trouver la joie et le bonheur là où ils sont tangibles et durables, c'est-à-dire dans l'accomplissement de la volonté divine.

Si l'interprétation spirituelle des Ecritures nous permet d'affirmer que Dieu est entièrement bon et ne désire que notre bien, comment être toujours sûrs de prendre la « bonne » décision face aux nombreux choix qui nous attendent au cours de l'existence ? En d'autres termes, comment distinguer ce qui est de la volonté humaine déguisée et ce qui exprime la volonté divine ? En examinant nos mobiles et en priant pour être guidés. Il se peut que nous soyons de bonne foi dans l'erreur, par aveuglement. La souffrance et les obstacles, qui parfois s'accumulent, servent à nous faire comprendre que nous faisons fausse route. Ils ne sont jamais dus à Dieu. L'erreur engendre son propre tourment et, de ce fait, incite à un examen de conscience salutaire. Si nous souhaitons sincèrement faire la volonté de Dieu, Il nous « révèle le chemin, l'illumine, le désigne et nous y guide » avec une patience et un amour infinis. (Voir Science et Santé, p. 454).

D'une manière générale, quel que soit le genre de décision à prendre, on devrait appliquer ce critère simple : la volonté de Dieu est bonne, elle ne nuit à personne, elle vise au bien universel. Dieu nous aime d'un amour impartial. Il n'abandonne jamais personne en chemin. Il ne choisit jamais un individu, une communauté ou un pays contre un autre. Contrairement à certaines expressions malheureuses rapportées par les médias, Il ne connaît ni « génération sacrifiée » ni « continent sacrifié ». Son peuple élu est l'humanité entière. Tout ce qui prétend le contraire s'oppose à la volonté de Dieu soit par ignorance, soit par calcul, soit par malveillance.

On peut néanmoins se demander s'il est raisonnable de renoncer à la volonté humaine dans tous les cas. Un exemple évident vient à l'esprit : vouloir à tout prix se guérir d'un mal physique ou guérir un proche semble parfaitement légitime. Après avoir essayé en vain les traitements et les remèdes les plus classiques, pourquoi ne pas recourir à une forme de manipulation mentale basée précisément sur la volonté humaine ? Un passage de Science et Santé est particulièrement éclairant : « La volonté humaine appartient aux prétendus sens matériels, et il faut en condamner l'usage. L'emploi de la volonté pour guérir les malades n'est pas la pratique métaphysique de la Science Chrétienne [...]. La Vérité, et non la volonté corporelle, est le pouvoir divin qui dit à la maladie : "Silence ! tais-toi !" » (P. 144) Si elle est bien intentionnée, la volonté humaine doit se soumettre à la volonté divine. Tant qu'elle n'exprime qu'un sens humain, matériel de l'existence, elle demeure une force aveugle et destructrice, une « tendance animale », selon les mots de Mary Baker Eddy. Elle est par nature dominatrice et d'autant plus agressive qu'elle exprime la crainte de celui qui croit vivre dans un univers hostile. Lorsqu'elle coïncide avec la volonté divine, elle disparaît pour laisser le champ libre à Dieu. Laisser le champ libre à Dieu, c'est voir la guérison se produire !

Je me souviens qu'un soir une amie m'a téléphoné pour me demander de l'aider par la prière. Elle souffrait d'une douleur aiguë et était très inquiète. C'était un appel à l'aide auquel il fallait répondre tout de suite ! Pourtant, cette pensée inattendue m'est venue : « Il n'y a rien d'urgent. » Il s'agissait vraiment là d'une pensée inspirée, car en voulant de toutes mes forces guérir le plus rapidement possible une personne qui souffrait, j'aurais donné de la réalité à ce mal. Je devais éviter de tomber dans ce piège en refusant l'état d'esprit où semblait résider le problème.  Rejetant donc la suggestion agressive selon laquelle je me trouvais face à un cas « urgent », j'ai mieux compris que, conformément à la volonté de Dieu, l'homme créé à Son image était incapable de souffrir. Avec une pensée apaisée, j'ai prié tranquillement pour cette personne, en relisant l'interprétation spirituelle du premier chapitre de la Genèse par Mary Baker Eddy. (Voir Science et Santé, pp. 502-521) A la fin de cette lecture, au cours de laquelle je m'étais imprégné des vérités de la création spirituelle de l'homme, j'étais certain que tout allait bien. Une ou deux minutes plus tard, le téléphone a sonné. Mon amie me confirmait que la douleur avait disparu et qu'elle n'avait plus aucune crainte. Elle avait même eu, à un moment, le sentiment de « baigner dans l'amour de Dieu ».

Le christianisme enseigné et démontré par Jésus agit comme un révélateur de la volonté de Dieu à notre égard. Plus qu'un discours théorique imprégné de bons sentiments, il apporte la preuve concrète que Dieu nous aime, nous unit, nous préserve et nous guérit. Lorsque nous manifestons les attributs divins qui constituent l'homme véritable (la confiance dans le bien, la sagesse, la joie, la bonté, le désintéressement, l'intelligence, la justice, etc.), nous exprimons le pouvoir spirituel du Christ qui libère la conscience humaine de tous les maux imposés par de fausses notions sur Dieu et sur l'homme. En spiritualisant nos pensées, nous découvrons pas à pas qu'il nous est non seulement possible d'accomplir la volonté de Dieu, en nous aimant les uns les autres, mais que nous ne pouvons faire autrement. Car il n'y a en réalité qu'une seule volonté, celle de l'Amour. Ce que Paul résume ainsi : « C'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » (Epître aux Philippiens 2:13)

Théo

samedi, 06 décembre 2008

La prière qui comble et rassure

Face aux crises que traversent nos sociétés, rien n’est plus important à mes yeux que la pensée spirituelle. Pourquoi ?

D’abord parce que la pensée matérialiste est responsable de la récession économique et de ses conséquences un peu partout dans le monde. Economistes, philosophes et politiques s’accordent à dire que ce sont des égoïsmes, des cupidités, des individualismes forcenés sans garde-fous véritables qui génèrent les comportements responsables de l’appauvrissement général de la planète – qu’il s’agisse de ressources naturelles ou économiques.

Ensuite parce que la pensée spirituelle est seule capable d’inspirer les solutions responsables, solidaires, efficaces pour le bien de tous. Elle en est seule capable parce qu’elle vient de Dieu, et que Dieu est un Principe d’abondance qui ne prend pas à l’un pour donner à l’autre, mais comble toute Sa création de façon impartiale, comme le fait un Principe de Vie et d’Amour.

Penser spirituellement implique de remettre Dieu au cœur de Sa création et de reconnaître sans réserve qu’Il en est le « gouverneur » suprême.

« C’est dans l’Entendement que se trouve la vraie juridiction du monde, régissant tout effet et reconnaissant que toute causation appartient à l’Entendement divin », écrit Mary Baker Eddy.

C’est pourquoi, précise-t-elle, « l’Entendement immortel, gouvernant tout, doit être reconnu comme suprême, tant dans le prétendu domaine physique que dans le domaine spirituel ».

Reconnaître la suprématie de Dieu dans ce monde même, c’est penser spirituellement et contribuer à ce que de vraies solutions s’imposent à l’esprit des décideurs et soient mises en pratique. En douter, c’est faire la part trop belle aux pensées nuisibles. Puisque l'on constate tous les jours l'influence de la pensée matérialiste, n'a-t-on pas envie de constater l'influence de la pensée spirituelle ? La pensée spirituelle est-elle moins puissante que la pensée matérielle ? N'est-ce pas plutôt l'absence de pensée spirituelle qui explique ce que nous vivons ? La pensée spirituelle n'est-elle pas autrement plus puissante que la pensée matérielle ? Je le crois. Et je sais que cela peut se démontrer.

Quand on substitue au sens corporel de Dieu [l’Eternel] le sens incorporel [l’Amour divin], comme l’a fait Mrs. Eddy dans le psaume 23, le psaume peut alors se lire ainsi :

L’Amour divin est mon berger : je ne manque de rien. L’Amour me fait reposer dans de verts pâturages, l’Amour me dirige près des eaux paisibles. L’Amour restaure mon âme [sens spirituel], l’Amour me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de Son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car l’Amour est avec moi : la houlette de l’Amour et la bâton de l’Amour me rassurent. L’Amour dresse devant moi une table, en face de mes adversaires ; l’Amour oint d’huile ma tête, et ma coupe déborde. Oui le bonheur et la grâce m’accompagnent tous les jours de ma vie, et j’habite dans la maison [la conscience] de l’Amour pour toujours.

En étudiant de plus près ce psaume, on s’aperçoit que, en toutes circonstances, Dieu nous guide, répond à nos besoins, nous apaise, nous restaure, nous rend justice, nous protège, nous rassure, nous inspire, nous défend, nous comble, nous accompagne et nous loge même ! Quoi d'étonnant de la part d'un Dieu qui est l'Amour éternel !

Il ne faut pas craindre d’affirmer que Dieu agit effectivement ainsi avec l’homme, tant dans le prétendu domaine matériel que dans le domaine spirituel. C’est une forme de prière efficace qui permet de résoudre ses problèmes et ceux des autres.

Je me souviens qu’un jour, l’une de mes filles est partie pour le week-end en compagnie d’une amie. Elles avaient quatre heures de route. Ma fille avait promis d’appeler sa mère pour lui dire qu’elles étaient bien arrivées. 24 h plus tard, elles n’avaient pas encore donné de leurs nouvelles. Sa mère, qui avait en vain essayé de les joindre l’une et l’autre sur leur portable, m'a appelé pour me faire part de son inquiétude. J’ai aussitôt prié pour reconnaître qu’elles étaient dans l’Amour de Dieu, protégées toutes les deux, en sécurité. J’ai aussi affirmé que Dieu, en tant que Vérité, Entendement unique, savait où était chacun de Ses enfants en ce moment même, et qu’Il rassurait également « le papa et la maman ». J’ai prié ainsi pendant quelques minutes pour être moi-même apaisé, rassuré. Ce qui a été le cas. Et une minute plus tard, la mère de ma fille me rappelait pour me dire qu’elle venait de lui téléphoner, que tout allait bien.

Dieu est l’Amour, Il répond à tous les besoins légitimes, du plus petit au plus grand. Mais pour le constater concrètement, il est indispensable de spiritualiser ses pensées, étant donné que Dieu n’est pas un Esprit séparé des hommes, mais qu’il est l’Esprit dont nous sommes l’expression. Les pensées spirituelles nous permettent donc de voir comme Dieu voit, c'est-à-dire de nous voir en Lui, dans l'abondance et en sécurité.

Théo

vendredi, 21 novembre 2008

Corrélation 9

Etant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient : Aie pitié de nous, Fils de David ! Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils. Alors il leur toucha les yeux, en disant : qu'il soit fait selon votre foi. Et leurs yeux s'ouvrirent. (Evangile selon Matthieu 9:27-30)

La vue, l'ouïe, tous les sens spirituels de l'homme, sont éternels. On ne peut les perdre. Leur réalité et leur immortalité sont dans l'Esprit et dans la compréhension, non dans la matière - d'où leur permanence. (Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy)

Sachant que l'Ame et ses attributs sont pour toujours manifestés par l'homme, [Jésus] guérit les malades, donna la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, mettant ainsi en lumière l'action scientifique de l'Entendement divin sur les entendements et les corps humains, et donnant une meilleure compréhension de l'Ame et du salut. (ibid.)

A l’époque ma femme souffrait d’un cas d'astigmatisme grave. Elle avait été soignée pendant sept ans par de nombreux spécialistes. Le dernier […] dit qu’il ne pouvait plus rien faire de plus pour elle, car la maladie était organique ; qu’elle devait porter constamment des lunettes ; que si elle essayait de s’en passer, elle deviendrait aveugle ou folle. Elle portait les lunettes, et pourtant la vie lui était devenue un fardeau car elle souffrait sans cesse ; c’est alors que la Science Chrétienne vint à notre secours. Depuis des années ma femme n’avait pas lu pendant deux minutes consécutives… La personne qui nous parla de la Science insista sur le fait qu’elle pouvait lire Science et Santé, ce qu’elle fit effectivement – lisant deux fois ce livre d’un bout à l’autre et l’étudiant chaque fois avec soin. Après la seconde lecture l’idée lui vint qu’elle n’avait pas besoin de lunettes ; elle les abandonna immédiatement, et s’occupa de ses tâches habituelles. Environ quinze jours plus tard, ses yeux étaient parfaitement guéris, et ils sont aujourd’hui en parfait état.
E.G.A. New York (New York), U.S.A.

(Témoignage paru dans Écrits divers de Mary Baker Eddy)

mercredi, 19 novembre 2008

Le don du pardon

Janusz Korczak (éducateur polonais et directeur d’une « maison d’orphelins » avant la Seconde Guerre mondiale) disait :

« Il n'existe aucun amour sans pardon, pardonner, c'est l'épreuve, c'est la difficulté que chacun doit endurer seul. »

Il y a quelques années, je me souviens avoir entendu à la radio un Irlandais dont un journaliste voulait capter la réaction à chaud : sa fille venait d’être tuée dans un attentat aveugle commis par l’IRA. L’homme, dans la brûlure de son chagrin, disait qu’il pardonnait. On sentait le journaliste abasourdi, déçu de ne pas pouvoir nous retransmettre des paroles de rage et de haine.

Il n’y a pas d’amour véritable sans pardon.
Il n’y a pas de pardon véritable sans amour.

Notre faculté de pardonner est donc le meilleur des tests de notre faculté ou de notre prétention d'aimer. L’amour est sans condition, écrit l’apôtre Paul.

Dans certaines circonstances, le pardon semble hors de portée. Inhumain, même ! Je repense à ce père irlandais… Qu’avait-il de plus que vous et moi ? Il aimait vraiment, authentiquement. Non pas la barbarie qui avait poussé des hommes à commettre un crime si odieux, bien sûr, mais l’homme en général, la vie en dépit de tout. Ce n'était pas un amour raisonné. Sûrement pas. Il aimait comme on respire, alors il a pardonné. Cela ne lui a pas ramené sa fille, mais cela lui a certainement apporté la paix dont il avait besoin. L’imagine-t-on rongé de haine et de désespoir toute sa vie ? Le chagrin de la mort de son enfant était suffisant. Si cette mort a été la pire des choses arrivées dans sa vie, je crois pouvoir affirmer que la meilleure des choses, dans cette même vie, aura été son pardon.

Si l'on pense être dépourvu de cette capacité innée de pardonner, il est utile de se rappeler que le pardon n’est rien d’autre qu’une question d’amour. Ni plus ni moins. Or si Dieu est Amour et que nous sommes Son expression, nous avons en nous cette capacité innée de pardonner. Elle est simplement masquée par un trop plein d'émotions humaines. Nous rappeler que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu nous permet de revendiquer cet héritage vital d’amour et de le mettre en pratique, non seulement quand tout va bien, mais surtout quand tout va mal.

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », dit Jésus. Ce que Mary Baker Eddy interprète ainsi :     « Et l’Amour [Dieu] se reflète dans l’amour [l’homme]. »

En ce sens, le pardon n’est ni une impossibilité, ni un devoir, ni un sacrifice, ni un mauvais compromis, mais c'est l'exercice d'un don naturel, inné et efficace qui permet à chacun de se « connecter » à Dieu, de parvenir à l'harmonie intérieure et de contribuer à la paix autour de soi et dans le monde.

Théo

jeudi, 21 août 2008

Le frère du fils prodigue

« Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » (Luc 15)

Ce verset biblique est tiré de la parabole de l’enfant prodigue. L’un des fils est revenu après avoir dilapidé sa part d’héritage, mais son père l’accueille en faisant la fête. Le frère, celui qui est resté auprès du père sans rien réclamer, ne comprend pas ces réjouissances. Il est jaloux. Et c’est là que le Père lui dit :

« Mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce que j’ai est à toi. »

C’est ce que Dieu nous dit, pour peu que nous soyons prêts à L’écouter, lorsque nous croyons manquer de quelque chose, ou lorsque nous agissons uniquement par devoir, en oubliant l’essentiel : nous ne sommes jamais séparés de Dieu, de la Vie, de l’Amour. Tout ce que Dieu a, nous l’avons, tout ce qu’Il est, nous le sommes puisqu’Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance.

En tant que reflet divin, sous sommes/nous avons, par exemple, la paix, l'harmonie, l'équilibre, l'amour, l'intelligence, la générosité, la joie, la beauté, le bien, etc., dans leurs manifestations infiniment diverses.

On peut dire que nous sommes le corps de Dieu. Le corps puisque Son expression. Nous sommes spirituels, et non pas matériels, puisque Dieu est l’Esprit, l’Entendement. Nous sommes Son idée, puisque l’Entendement ne s’exprime que par des idées. Ce corps composé d’idées spirituelles au nombre infini est parfaitement tangible en formes, qualités, couleurs, contours à la conscience. Parce que ce corps est infini, il est mental et l’a toujours été.

Cela fait longtemps qu’on a découvert le lien entre l’esprit et le corps. La médecine reconnaît depuis longtemps l’influence des pensées sur la santé. Sans parler de l’effet placebo, ce faux médicament que l’on donne à des malades qui croient absorber une vraie médecine et guérissent.

Mais Mary Baker Eddy, qui a été précurseur en ce domaine, va encore plus loin. Elle s’appuie radicalement sur la révélation biblique que l’homme est l’expression spirituelle de Dieu, l’Esprit, pour conclure qu’il n’y a pas de matière. Cela paraît encore incroyable aujourd'hui, mais l'enseignement de Jésus-Christ est révolutionnaire.

Ce que nous appelons les os, l’œil, la main, etc., sont des idées et des facultés spirituelles. Mais pour l’instant nous les percevons sous une forme limitée, d’où leur apparence matérielle. La limite est ce qui définit la matière. La dégradation aussi.

Nous voyons un corps (et un monde) physique, parce que nous croyons à la vie et à l’intelligence dans la matière, alors que la Vie et l’Intelligence, c’est Dieu. L'infini ne peut être contenu dans le fini.

A cause de cette croyance, entretenue par l’éducation et le témoignage des sens physiques, nous sommes apparemment sujets à la maladie, aux accidents, au vieillissement, lequel s’accompagne de la diminution progressive ou de la disparition de nos facultés, avant d’aboutir à la mort.

Ce processus est logique. Mais nous savons bien que les sens physiques sont trompeurs. Il est donc tout aussi logique, à l’inverse, de penser que si nous entrevoyons que l’homme n’est pas limité, qu’il n’est pas matériel, mais spirituel et infini, parce qu’à l’image de Dieu, il nous est possible de guérir toutes sortes de maux prétendument physiques. Et c’est ce que la Science Chrétienne prouve effectivement en guérissant les malades.

La guérison par la prière consiste donc à admettre, à reconnaître, à affirmer, à comprendre l’état spirituel de l’homme maintenant même, et non pas dans un avenir hypothétique. L'étude et une compréhension spirituelle, et non pas littérale, de la Bible nous aident à progresser dans cette voie.

Dieu est l’Esprit parfait, maintenant même : « Mon enfant tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. »

Il est également possible de contribuer à la guérison du monde. Tous les conflits sont dus à cette même croyance à la vie dans la matière. Si l’on pense que les ressources vitales sont matérielles, elles sont forcément limitées et inégalement réparties. A l’échelle individuelle ou mondiale, ce sont toujours les mêmes causes qui entraînent les mêmes effets : la peur de manquer, le désir de s’approprier ce dont on manque, ou d’étendre son influence, la jalousie, la convoitise, l’égoïsme, etc.

Mais si nous admettons que la création de Dieu tout entière est à Son image, nous commençons à voir qu’elle est spirituelle, et que les ressources sont par conséquent illimitées.

Le monde est également le corps de Dieu. L’homme étant  « la représentation complète de l’Entendement », comme l’écrit Mary Baker Eddy, l’univers tout entier est inclus dans la conscience divine infinie que nous reflétons.

D’où l’importance de prier pour le monde en comprenant que l’univers est spirituel, car c’est ainsi et seulement ainsi que nous pourrons contribuer à l’apparition de vraies solutions à tous les problèmes et à tous les conflits face auxquels nous nous croyons à tort impuissants.

« Mon enfant, [nous dit notre Père], tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » Cette bonne nouvelle de l’Evangile du Christ ne doit pas rester lettre morte ; c'est une vérité spirituelle extrêmement puissante.

Théo

mercredi, 13 août 2008

L'alternative

Ou nous acceptons le monde, la vie, tels que nous les présentent les 5 sens physiques ou nous refusons de croire qu’ils nous montrent les choses sous leur véritable aspect, et nous cherchons à       « voir » la réalité à travers le sens spirituel de la Vie.

Il n’y a pas d’autre alternative.

Si nous ne remettons pas en question le témoignage des sens matériels, notre existence demeurera jusqu’au bout (jusqu’à ce que nous changions de point de vue) sujette au hasard, à l’incertitude, aux déconvenues, à la maladie, à l’éphémère, aux limites, à la détérioration et à la disparition progressive.

Les sciences humaines et physiques nous ont appris que le témoignage des sens matériels n'est pas fiable. On a longtemps cru que le soleil tournait autour de la terre qui elle même était plate. Il n'est pas rare de voir des flaques d'eau au loin sur une route en plein soleil ou des mirages en plein désert. Les rails de chemin de fer semblent se rejoindre à l'horizon. Des témoins cités à comparaître au tribunal pour une même affaire affirmeront en toute sincérité avoir vu des choses complètement différentes, voire contradictoires. Etc., etc.

Si nous admettons que la « réalité » est tout autre, mais qu’il faut la percevoir à travers le sens spirituel, notre vie change en bien. Le sens spirituel est la faculté que nous avons de discerner le bien, à partir du moment où nous reconnaissons que toute vie, toute vérité, toute intelligence, toute substance sont dans et de l’Esprit, Dieu. Et cette faculté de discernement nous vient également de l’Esprit. Elle fait appel à la foi et à la compréhension, mais elle ne se confond pas avec un effort imaginatif, cérébral, personnel et humain.

Voir par le sens spirituel, c’est découvrir que la vie et toutes les richesses qu’elle contient sont permanentes et diverses à l’infini.

Lorsque nous utilisons ce sens spirituel pour voir correctement, nous « voyons » que les problèmes liés à la croyance à la vie dans la matière et au témoignage des 5 sens matériels sont de fausses croyances, et nous les voyons disparaître de notre expérience de vie en comprenant leur irréalité ; nous pouvons de la même façon aider les autres à résoudre leurs problèmes : toutes sortes de maladies, de manques, d’insatisfactions, de dépendances, etc.

Nous commençons alors à comprendre que même cette alternative sens matériel / sens spirituel n’est qu’une illusion, due au faux point de vue matériel.

En réalité, il n’y a pas d’alternative.

Il n’existe que le sens spirituel de la Vie, puisque la Vie est Esprit, et l’homme l’expression de l’Esprit.

Si Jésus accomplissait des guérisons immédiates et systématiques, c’est parce qu’il utilisait sans cesse son sens spirituel qui lui permettait de discerner l’omniprésence de l’harmonie spirituelle. La présence de la perfection de Dieu et de l'homme était pour lui une évidence.

Il nous a laissé son enseignement, pour l’imiter en toutes choses. Il a également dit qu’après lui viendrait un Consolateur qui expliquerait ses œuvres et ses paroles encore incomprises. La Science Chrétienne, découverte et expliquée par Mary Baker Eddy, est ce Consolateur promis.

Dans son livre, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy ne cesse de se référer à la Bible, aux prophètes de l’Ancien Testament, à Jésus, l'exemple suprême, et à ses apôtres. A l'exemple de Jésus, Mary Baker Eddy a accompli des centaines de guérisons par la seule prière, et elle a enseigné dans son livre comment il est possible de guérir comme le faisait Jésus.

Depuis plusieurs générations, des scientistes chrétiens, dans le monde entier, guérissent également par la prière toutes sortes de maux, y compris des maladies dites incurables. Comme au temps de Jésus et de l'Eglise primitive, la base de la prière demeure la même : Dieu est entièrement bon et « a les yeux trop pur pour voir le mal ». Il est Vie, Vérité, Amour — le Principe de tout ce qui existe réellement. L’homme et l’univers sont l’idée infinie de ce Dieu infini, le Bien. Maintenant même, depuis toujours et pour toujours.

La seule condition pour démontrer soi-même l’efficacité de la prière : « … une foi absolue dans le fait que toute est possible à Dieu – une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même », affirme Mary Baker Eddy.

Je n'imagine pas un seul instant que vous allez me croire sur parole, et je ne souhaite à personne de croire aveuglément. Mais je vous invite à vous faire du bien : « Testez » par vous-mêmes cette Science Chrétienne et, à condition de respecter ses lois, vous saurez si elle dit juste ou non. Pour ma part, j’ai ma réponse puisque depuis l'âge de 18 ans je n'utilise que la prière pour me soigner et résoudre mes problèmes.

Théo

samedi, 02 août 2008

La tristesse au pied du mur

« Voici la doctrine de la Science Chrétienne : l’Amour divin ne peut être privé de sa manifestation, de son objet ; la joie ne peut être changée en tristesse, car la tristesse n’est pas maîtresse de la joie ; le bien ne peut jamais produire le mal ; la matière ne peut jamais produire l’entendement, ni la vie aboutir à la mort. L’homme parfait – gouverné par Dieu, son Principe parfait – est impeccable et éternel. » Mary Baker Eddy

C’est le genre de passage que j’aime relire dans des moments où l’humain nous conte une autre histoire. Quand on est séparé, par la mort ou par la vie, d’une personne qui nous est chère, par exemple. « La tristesse n’est pas maîtresse de la joie… » Je crois sincèrement que cela est vrai. Encore faut-il le prouver, le ressentir. Mais pour le ressentir, il faut tout de même commencer par admettre que cela soit vrai ou possible.

La douleur est comme la fascination qu’exerce le serpent hypnotiseur pour se rendre maître de sa proie. Un hypnotiseur peut lui aussi, à des fins thérapeutiques ou dans le cadre d’un spectacle de divertissement, fasciner son patient ou la personne qui dans le public accepte de jouer les victimes consentantes.

Ainsi ai-je lu qu’un hypnotiseur avait fait croire à un homme qu’il avalait une banane après l’autre, alors que le public, voyant qu’il mangeait des bougies, commençait à s’inquiéter pour sa santé. En fin de compte, le public avait lui aussi été hypnotisé : l’homme ne mangeait rien du tout.

Eh bien, quelle qu’en soit la raison apparente, la tristesse est une émotion hypnotique basée sur une croyance à la réalité de quelque chose qui n’est pas. Dieu est la Vie, Dieu est l’Amour, Dieu est l’Esprit. L’homme, qui est l’expression même de Dieu ne peut « en réalité » éprouver aucune sorte de souffrance, puisqu’il n’est jamais séparé de la Vie ni de ceux qu’il aime, hormis dans l’illusion de la croyance à la vie dans la matière.

Radicale, dans son énoncé de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy n’hésite pas à écrire : « Si le chagrin cause la souffrance, convainquez celui qui souffre que l’affliction est bien souvent la source de la joie et qu’il devrait sans cesse se réjouir dans l’Amour toujours présent. »

Ce conseil est dur à avaler. Et pourtant elle sait de quoi elle parle. De sa plus tendre enfance à ses dernières années, les souffrances physiques et morales ne l’ont pas épargnée. Elle est décédée en 1910, elle allait avoir 90 ans. Mais à partir du moment où elle a découvert la Science Chrétienne, sa vie a changé du tout au tout, et elle a su démontrer l’irréalité de la douleur qu’elle considérait désormais comme une suggestion mentale due à l’ignorance, à la crainte, à l’éducation ou à la malveillance. Chaque fois que cette suggestion est revenue en force dans sa vie, elle lui a opposé avec succès sa foi en Dieu et sa connaissance de la Vérité. Et elle a expliqué aux autres comment faire de même dans son livre Science et Santé avec la Clef des Ecritures.

Il est certain que si l’on veut « convaincre », il faut soi-même être convaincu. Et comment peut-on l’être si l’on n’a pas démontré soi-même l’omniprésence de la joie et de l’Amour, synonyme de Dieu.

Le chemin du progrès spirituel passe forcément par là. J’avoue être au pied du mur.

Théo

jeudi, 31 juillet 2008

Un autre point de vue sur le travail

Période de vacances pour les uns, de travail pour les autres, de chômage et de recherche d'emploi pour beaucoup. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de me retrouver sans travail. J’ai toujours eu recours à la prière pour mettre fin à cet état d’inaction. Avec l'étude de la Science Chrétienne et l'expérience, mes prières à ce sujet ont évolué. J’ai également eu, et encore tout récemment, l’occasion d’aider des personnes qui me le demandaient à trouver du travail. Le résultat a été la plupart du temps très rapide.

Voici, dans les grandes lignes, quelques idées que j’ai trouvées inspirantes et efficaces. Il ne s’agit pas de recettes ni de formules à répéter comme des mantras. Ce sont des pistes parmi d'autres à méditer. La prière ne peut être efficace que si elle demeure à la fois spontanée, réfléchie, sincère et qu’elle nous met en état de réceptivité aux idées communiquées par Dieu, notre Entendement à tous.

« Dieu exprime en l’homme l’idée infinie qui se développe à jamais, et qui, partant d’une base illimitée, s’élargit et s’élève de plus en plus. »     

Cette citation de Mary Baker Eddy apporte un bon éclairage pour aborder les idées énumérées ci-dessous :

1) Dieu est le seul employeur de l'homme, puisque l’homme existe pour exprimer Dieu, comme l’effet exprime la cause.

2) Dieu est impartial, Il ne fait aucune discrimination. Il ne fait point « acception de personne », comme on peut le lire dans le Nouveau Testament.

3) Chacun a une place unique qui lui est propre, personne ne prend la place d'un autre, il n’y a pas de compétition. Il y a autant de places que d’individus. Il ne peut y avoir une place vide ni une personne sans sa place dans la Vie.

4) Notre place n'attend qu'une chose : que nous  la reconnaissions. Elle est déjà là.

5) L'homme ne dépend pas d'une situation économique humaine (chômage), mais de l'économie divine.

6) Dans l'économie divine, il n'y a pas de déséquilibre entre offre et demande. En fait, il n'y a pas de demande. Que de l'offre, au sens où l'homme ne peut faire autrement qu’exprimer, offrir ce que Dieu exprime conformément à Sa nature. Et Sa nature est infinie, permanente. L'activité n'est donc pas sujette aux aléas, aux injustices et à la précarité de l'économie humaine.

7) L'homme travaille en Dieu, parce qu'il demeure en Dieu en qui, comme l'écrit l'un des apôtres, il a « la vie, le mouvement et l'être ».

8) C’est un «endroit » harmonieux, spirituel et mental (même si, dans la conscience ou connaissance que nous avons actuellement de la Vie, cela se traduit concrètement pas un lieu géographique et une activité qui paraît matérielle), un endroit où chacun a la possibilité d'exprimer les qualités qu’il tient de Dieu. A titre d’exemple : le dynamisme et l'endurance de la Vie, la bonté et la générosité de l’Amour, la joie et la beauté de l’Ame, l’intelligence et l'efficacité de l’Entendement, etc. En ce sens,« le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres » (Jésus), ou encore « tout ce que nous faisons, c'est Toi qui l'accomplis pour nous » (Esaïe).

9) Notre activité n’est jamais sans avenir. Elle n’est ni moins bonne ni meilleure que d’autres. Elle correspond exactement au besoin du moment. Elle évolue sans cesse.

10) L'homme ne travaille pas pour gagner de l'argent. Il faut perdre l'habitude de penser ainsi, même si cela paraît rationnel. Nous travaillons pour exprimer la Vie, l'Etre. Quant aux ressources, nous en disposons naturellement, abondamment en tant qu'expression de l'Esprit infini. A travers une activité juste, nous exprimons les ressources infinies qui nous viennent de Dieu et ne cessent de nous nourrir.

Pour moi, ce ne sont pas là de belles idées émanant d’un esprit utopiste et coupé de la réalité. Ce sont des idées puissantes inspirées par le Christ, notre véritable identité — ce « Royaume de Dieu [qui] est au-dedans de vous ». Si elles sont acceptées, méditées, comprises, assimilées, vécues au quotidien, là où nous sommes, leur efficacité peut être prouvée en toutes circonstances par chacun d’entre nous.

Théo 

 

mercredi, 30 juillet 2008

Guérison de rhumatisme articulaire

Le témoignage qui suit est paru dans La Science Chrétienne, un siècle de guérisons (éd. The christian Science Publishing Society) : 

Il y a quelques années, notre fils unique fut terrassé par une crise aiguë de rhumatisme articulaire. Son état empira rapidement et il fut admis dans l’un des plus grands hôpitaux des Etats-Unis. Quelques semaines plus tard, le chirurgien en chef nous avertit que rien de plus ne pouvait être tenté pour guérir l’enfant. On ne lui donnerait plus de médicaments car il était déjà aux portes de la mort…

En rentrant à la maison, j'entendis la sonnerie du téléphone. C'était une femme que nous avions rencontrée récemment et qui désirait me parler d'affaires. Elle s'aperçut de mon anxiété et elle m'en demanda la raison. Je lui en fis part ; alors elle me posa cette question : « Avez-vous pensé à faire appel à la Science Chrétienne ? » Je répondis : « A quoi cela pourrait-il nous servir en ce moment ? » Très affectueusement, elle me dit qu'il lui serait possible d'être chez nous dans les dix minutes pour parler de la question, si cela nous intéressait.

Dès son arrivée, elle nous lut quelques extraits de Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy, et ces passages étaient si captivants que je demandai ce qu'il me fallait faire. Elle me recommanda de téléphoner à un praticien de la Science Chrétienne, ce que je fis. Après un entretien de dix à douze minutes avec lui, je retournai au salon, mentalement libéré, heureux et rassuré. Mes premières paroles furent : « Il n’y a plus aucune raison de se tracasser. L’enfant est entre les mains de Dieu. » Après avoir pris mon premier repas normal depuis des semaines, je commençai à étudier, dans l’exemplaire de Science et Santé que cette dame nous avait laissé, le chapitre sur la Prière. J’avais pris l’habitude d’aller voir notre enfant trois fois par jour depuis des semaines qu’il était à l’hôpital ; mais ce soir-là, l’idée ne me vint même pas d’y aller : j’étais tout à fait sûr que Dieu prenait soin de lui. Je passai la soirée dans une paix absolue.

Le lendemain, je rendis visite au praticien de la Science Chrétienne. J’allai ensuite à l’hôpital où l’on m’informa que, la veille, une chose merveilleuse était arrivée à notre enfant une heure environ après l’avoir quitté ; maintenant, me dit-on, il allait exceptionnellement bien. Lorsque j’entrai dans sa chambre, il était assis dans son lit, et il me sourit. Quelques jours après, il sortait de l’hôpital, complètement guéri…
Le chirurgien en chef de l’hôpital déclara : « Voilà le cas le plus extraordinaire que nous ayons vu. Aucun pouvoir humain n’aurait pu accomplir ce qui a été fait pour cet enfant. Vous avez trouvé votre Dieu. Ne L’abandonnez jamais. »
Burt Wolf, Detroit, Michigan (U.S.A.)

Pour ceux qui étudient la Science Chrétienne et la mettent pratique, cette guérison n'a rien de miraculeux. Le praticien de la Science Chrétienne auquel a fait appel ce papa a prié Dieu, non pour l'implorer de guérir son enfant, mais pour reconnaître que cet enfant reflétait Dieu, et qu'il était donc en « parfaite » santé.

Théo 

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