lundi, 13 avril 2009

La prière et la mondialisation

A l'heure où politiques, économistes, écologistes et tout grand penseur qui se respecte redéfinissent les défis à relever dans le cadre d'une vision globale du monde, on peut se demander si, du fait de cette interdépendance des pays et des continents, la prière n'est pas appelée à jouer un plus grand rôle sur la planète. On a trop tendance à limiter le pouvoir de la prière à la résolution de problèmes personnels, comme si ces problèmes n'avaient aucun rapport avec ce qui se passe dans le reste du monde.

Face au concept de la mondialisation, on peut même se demander si la notion de « problèmes personnels » a encore un sens aujourd'hui. La crise économique, le chômage et ses conséquences sociale, la solitude affective, le sentiment d'insécurité, les problèmes relationnels, les ennuis de santé, notamment liés au stress et à la dégradation de l'environnement, tous ces maux sont partagés par des millions de gens qui, dans la plupart des cas, ne sont pas responsables de ce qui leur arrive.

C'est pourquoi l'attitude qui consiste à s'abriter derrière ses propres problèmes pour ne pas s'intéresser à ceux des autres perd son sens quand on se rend compte qu'il est impossible de séparer les intérêts d'un individu de ceux de la planète entière.

Je me souviens d'une guérison que j'ai obtenue en priant pour le monde. Je me suis réveillé, une nuit, avec une forte douleur à l'estomac. J'ai voulu prier pour ce que j'appelais « mon problème d'estomac », et puis, très vite, cette autre pensée m'est venue : « Le traitement par la Science Chrétienne consiste-t-il à prier pour le bien-être d'une personne physique ? » J'ai répondu « non », bien sûr, car si la guérison est le fruit légitime de la prière, ce résultat procède naturellement d'une conception spirituelle de l'homme, créé « à l'image de Dieu ».

Pour prendre du recul par rapport à la souffrance physique d'un homme matériel, l'idée m'est venue de prier pour le monde. A l'époque, il était principalement question, dans les médias, de la guerre en ex-Yougoslavie. Mes pensées se sont orientées vers l'Amour divin. Je me suis attaché à reconnaître que l'Amour, Dieu, était en tout lieu le seul Entendement. Cet Entendement protégeait, guidait, consolait, apaisait, réconciliait de façon impartiale, toutes les parties concernées par le conflit, militaires et civils, hommes, femmes et enfants, victimes, bourreaux et fanatiques. J'ai fait ce travail avec joie, et peu à peu, absorbé dans cette prière, j'ai oublié ma douleur. Elle avait disparu.

Dans ce cas précis, bien qu'il n'y ait pas eu de rapport direct entre ma souffrance physique et la souffrance de tout un peuple, le fait de vouloir contribuer, par des pensées spirituelles, à éliminer les haines à la base de cette guerre, a eu une influence directe sur ma santé. Et j'ai pu ainsi constater que prier pour les autres, c'est aussi prier pour soi.

L'inverse est également vrai. Je me suis un jour retrouvé sans travail. Pour résoudre ce problème « personnel », j'ai recouru à la prière et à la lecture de Science et Santé de Mary Baker Eddy. J'ai mieux compris que l'homme n'avait d'autre raison d'être que d'exprimer Dieu, Sa joie, Son amour, Sa justice, Son intelligence, Ses attributs infinis, ce qui était une activité à plein temps ! Deux semaines plus tard, je trouvais un travail qui correspondait à ma formation. Mais comme je m'étais appliqué à reconnaître, dans mes prières, que ce qui était valable pour moi l'était pour tous - et n'était donc en rien « personnel » - je n'ai pas été étonné, peu après, d'avoir l'occasion d'aider une amie à trouver un emploi, puis une autre personne à conserver son poste, alors qu'elle risquait d'être licenciée. La prière pour soi, bien comprise, est une prière pour le monde.

Qui, mieux que Jésus, a su mettre en pratique la vraie prière, pour nous servir d'exemple ? L'une de ses guérisons montre bien cette relation étroite entre l'homme individuel et tous les hommes, entre le « un » et le « tout ». Il s'agit de la guérison des dix lépreux. Comme ils le suppliaient de les guérir, Jésus leur dit d'aller se montrer aux sacrificateurs. Et en y allant « ils furent guéris » (voir Luc 17:11-14). Il est clair que, pour opérer cette guérison collective immédiate, Jésus savait que l'homme idéal, parfait - l'idée Christ ou image de Dieu - était la représentation complète de l'Entendement divin. Cette vue correcte de l'homme générique a rendu possible la guérison instantanée des dix lépreux.

Si l'on croit que la prière est le fait d'individus isolés qui implorent le secours d'un Dieu partial pour eux-mêmes ou les autres, on peut légitimement douter du résultat. Mais si, comme l'écrit Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, on prie avec « une foi absolue dans le fait que tout est possible à Dieu - une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même » (Science et Santé, p. 1), alors rien n'est impossible.

La Bible parle d'un homme sage, resté anonyme, qui, à lui seul, sauva une ville entière ! (Ecclésiaste 9:14-15) Par la prière, Elisée se rendit maître d'une troupe armée, équipée de chars (2 Roi 6). On trouve de multiples exemples de cette nature dans la Bible ainsi que dans les témoignages de guérison qui paraissent régulièrement dans les périodiques de la Science Chrétienne.

Il y a quelques années, à la suite d'un détournement d'avion, avec prise d'otages, j'ai fini par être excédé d'entendre, heure après heure, les médias nous informer de l'évolution ou plutôt de la non-évolution d'une situation extrêmement tendue, dans laquelle les otages risquaient leur vie. J'avais le sentiment que mon propre univers était attaqué, menacé. Je me suis senti directement concerné par cette situation de violence dont les comptes rendus étaient diffusés en boucle sur les ondes depuis plusieurs jours. J'ai décidé de ne plus accepter une telle situation.

Fermant le robinet des médias, j'ai pris Science et Santé pour y rechercher des passages qui parlaient de paix, non de guerre, d'amour, non de haine. J'avais besoin de défendre le monde dans lequel je vivais, de comprendre que, du point de vue spirituel - le seul réel - c'était un monde sans victimes ni terroristes, où chacun était protégé par l'Amour. Oui, mieux que tous les gilets pare-balles, l'Amour protégeait les otages dans l'avion ; mieux que des liens, l'Amour ceignait les terroristes pour les protéger d'eux-mêmes ; mieux qu'une troupe d'élite, l'Amour apportait la liberté. Il n'y avait, dans cet avion, ni victime potentielle ni terroriste en puissance. Il n'y avait que l'homme parfait, dont l'identité Christ reflétait l'Amour. Vers 2 h et demie du matin, je me suis couché, sûr que Dieu contrôlait la situation. Mon monde intérieur était en paix.

Le lendemain matin, quelques minutes avant 8 h, je me suis réveillé avec cette pensée : allume ta radio. J'ai appris que la moitié des passagers avait pu sortir de l'avion vers 4 h du matin, et l'autre moitié à 7 h, sans la moindre violence. C'était la confirmation de ce que je savais déjà, de ce que j'avais fermement revendiqué en prenant nettement position durant la nuit : l'harmonie du royaume de Dieu.

Dans la mesure où celui qui prie comprend qu'il est « un avec Dieu », le Tout-en-tout, sa prière, conjuguée avec les prières anonymes du monde entier, peut accomplir des merveilles au sein d'une famille, d'une ville ou d'un pays ! Ces prières seront d'autant plus efficaces que ses mobiles seront désintéressés et justes, qu'il laissera le soin à Dieu, la Vérité, de corriger à Sa façon la pensée humaine erronée, qui est à la base de tous les problèmes, et que son comportement au quotidien sera en harmonie avec ses pensées.

Théo

vendredi, 21 novembre 2008

Corrélation 9

Etant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient : Aie pitié de nous, Fils de David ! Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils. Alors il leur toucha les yeux, en disant : qu'il soit fait selon votre foi. Et leurs yeux s'ouvrirent. (Evangile selon Matthieu 9:27-30)

La vue, l'ouïe, tous les sens spirituels de l'homme, sont éternels. On ne peut les perdre. Leur réalité et leur immortalité sont dans l'Esprit et dans la compréhension, non dans la matière - d'où leur permanence. (Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy)

Sachant que l'Ame et ses attributs sont pour toujours manifestés par l'homme, [Jésus] guérit les malades, donna la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, mettant ainsi en lumière l'action scientifique de l'Entendement divin sur les entendements et les corps humains, et donnant une meilleure compréhension de l'Ame et du salut. (ibid.)

A l’époque ma femme souffrait d’un cas d'astigmatisme grave. Elle avait été soignée pendant sept ans par de nombreux spécialistes. Le dernier […] dit qu’il ne pouvait plus rien faire de plus pour elle, car la maladie était organique ; qu’elle devait porter constamment des lunettes ; que si elle essayait de s’en passer, elle deviendrait aveugle ou folle. Elle portait les lunettes, et pourtant la vie lui était devenue un fardeau car elle souffrait sans cesse ; c’est alors que la Science Chrétienne vint à notre secours. Depuis des années ma femme n’avait pas lu pendant deux minutes consécutives… La personne qui nous parla de la Science insista sur le fait qu’elle pouvait lire Science et Santé, ce qu’elle fit effectivement – lisant deux fois ce livre d’un bout à l’autre et l’étudiant chaque fois avec soin. Après la seconde lecture l’idée lui vint qu’elle n’avait pas besoin de lunettes ; elle les abandonna immédiatement, et s’occupa de ses tâches habituelles. Environ quinze jours plus tard, ses yeux étaient parfaitement guéris, et ils sont aujourd’hui en parfait état.
E.G.A. New York (New York), U.S.A.

(Témoignage paru dans Écrits divers de Mary Baker Eddy)

jeudi, 21 août 2008

Le frère du fils prodigue

« Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » (Luc 15)

Ce verset biblique est tiré de la parabole de l’enfant prodigue. L’un des fils est revenu après avoir dilapidé sa part d’héritage, mais son père l’accueille en faisant la fête. Le frère, celui qui est resté auprès du père sans rien réclamer, ne comprend pas ces réjouissances. Il est jaloux. Et c’est là que le Père lui dit :

« Mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce que j’ai est à toi. »

C’est ce que Dieu nous dit, pour peu que nous soyons prêts à L’écouter, lorsque nous croyons manquer de quelque chose, ou lorsque nous agissons uniquement par devoir, en oubliant l’essentiel : nous ne sommes jamais séparés de Dieu, de la Vie, de l’Amour. Tout ce que Dieu a, nous l’avons, tout ce qu’Il est, nous le sommes puisqu’Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance.

En tant que reflet divin, sous sommes/nous avons, par exemple, la paix, l'harmonie, l'équilibre, l'amour, l'intelligence, la générosité, la joie, la beauté, le bien, etc., dans leurs manifestations infiniment diverses.

On peut dire que nous sommes le corps de Dieu. Le corps puisque Son expression. Nous sommes spirituels, et non pas matériels, puisque Dieu est l’Esprit, l’Entendement. Nous sommes Son idée, puisque l’Entendement ne s’exprime que par des idées. Ce corps composé d’idées spirituelles au nombre infini est parfaitement tangible en formes, qualités, couleurs, contours à la conscience. Parce que ce corps est infini, il est mental et l’a toujours été.

Cela fait longtemps qu’on a découvert le lien entre l’esprit et le corps. La médecine reconnaît depuis longtemps l’influence des pensées sur la santé. Sans parler de l’effet placebo, ce faux médicament que l’on donne à des malades qui croient absorber une vraie médecine et guérissent.

Mais Mary Baker Eddy, qui a été précurseur en ce domaine, va encore plus loin. Elle s’appuie radicalement sur la révélation biblique que l’homme est l’expression spirituelle de Dieu, l’Esprit, pour conclure qu’il n’y a pas de matière. Cela paraît encore incroyable aujourd'hui, mais l'enseignement de Jésus-Christ est révolutionnaire.

Ce que nous appelons les os, l’œil, la main, etc., sont des idées et des facultés spirituelles. Mais pour l’instant nous les percevons sous une forme limitée, d’où leur apparence matérielle. La limite est ce qui définit la matière. La dégradation aussi.

Nous voyons un corps (et un monde) physique, parce que nous croyons à la vie et à l’intelligence dans la matière, alors que la Vie et l’Intelligence, c’est Dieu. L'infini ne peut être contenu dans le fini.

A cause de cette croyance, entretenue par l’éducation et le témoignage des sens physiques, nous sommes apparemment sujets à la maladie, aux accidents, au vieillissement, lequel s’accompagne de la diminution progressive ou de la disparition de nos facultés, avant d’aboutir à la mort.

Ce processus est logique. Mais nous savons bien que les sens physiques sont trompeurs. Il est donc tout aussi logique, à l’inverse, de penser que si nous entrevoyons que l’homme n’est pas limité, qu’il n’est pas matériel, mais spirituel et infini, parce qu’à l’image de Dieu, il nous est possible de guérir toutes sortes de maux prétendument physiques. Et c’est ce que la Science Chrétienne prouve effectivement en guérissant les malades.

La guérison par la prière consiste donc à admettre, à reconnaître, à affirmer, à comprendre l’état spirituel de l’homme maintenant même, et non pas dans un avenir hypothétique. L'étude et une compréhension spirituelle, et non pas littérale, de la Bible nous aident à progresser dans cette voie.

Dieu est l’Esprit parfait, maintenant même : « Mon enfant tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. »

Il est également possible de contribuer à la guérison du monde. Tous les conflits sont dus à cette même croyance à la vie dans la matière. Si l’on pense que les ressources vitales sont matérielles, elles sont forcément limitées et inégalement réparties. A l’échelle individuelle ou mondiale, ce sont toujours les mêmes causes qui entraînent les mêmes effets : la peur de manquer, le désir de s’approprier ce dont on manque, ou d’étendre son influence, la jalousie, la convoitise, l’égoïsme, etc.

Mais si nous admettons que la création de Dieu tout entière est à Son image, nous commençons à voir qu’elle est spirituelle, et que les ressources sont par conséquent illimitées.

Le monde est également le corps de Dieu. L’homme étant  « la représentation complète de l’Entendement », comme l’écrit Mary Baker Eddy, l’univers tout entier est inclus dans la conscience divine infinie que nous reflétons.

D’où l’importance de prier pour le monde en comprenant que l’univers est spirituel, car c’est ainsi et seulement ainsi que nous pourrons contribuer à l’apparition de vraies solutions à tous les problèmes et à tous les conflits face auxquels nous nous croyons à tort impuissants.

« Mon enfant, [nous dit notre Père], tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » Cette bonne nouvelle de l’Evangile du Christ ne doit pas rester lettre morte ; c'est une vérité spirituelle extrêmement puissante.

Théo

mercredi, 13 août 2008

L'alternative

Ou nous acceptons le monde, la vie, tels que nous les présentent les 5 sens physiques ou nous refusons de croire qu’ils nous montrent les choses sous leur véritable aspect, et nous cherchons à       « voir » la réalité à travers le sens spirituel de la Vie.

Il n’y a pas d’autre alternative.

Si nous ne remettons pas en question le témoignage des sens matériels, notre existence demeurera jusqu’au bout (jusqu’à ce que nous changions de point de vue) sujette au hasard, à l’incertitude, aux déconvenues, à la maladie, à l’éphémère, aux limites, à la détérioration et à la disparition progressive.

Les sciences humaines et physiques nous ont appris que le témoignage des sens matériels n'est pas fiable. On a longtemps cru que le soleil tournait autour de la terre qui elle même était plate. Il n'est pas rare de voir des flaques d'eau au loin sur une route en plein soleil ou des mirages en plein désert. Les rails de chemin de fer semblent se rejoindre à l'horizon. Des témoins cités à comparaître au tribunal pour une même affaire affirmeront en toute sincérité avoir vu des choses complètement différentes, voire contradictoires. Etc., etc.

Si nous admettons que la « réalité » est tout autre, mais qu’il faut la percevoir à travers le sens spirituel, notre vie change en bien. Le sens spirituel est la faculté que nous avons de discerner le bien, à partir du moment où nous reconnaissons que toute vie, toute vérité, toute intelligence, toute substance sont dans et de l’Esprit, Dieu. Et cette faculté de discernement nous vient également de l’Esprit. Elle fait appel à la foi et à la compréhension, mais elle ne se confond pas avec un effort imaginatif, cérébral, personnel et humain.

Voir par le sens spirituel, c’est découvrir que la vie et toutes les richesses qu’elle contient sont permanentes et diverses à l’infini.

Lorsque nous utilisons ce sens spirituel pour voir correctement, nous « voyons » que les problèmes liés à la croyance à la vie dans la matière et au témoignage des 5 sens matériels sont de fausses croyances, et nous les voyons disparaître de notre expérience de vie en comprenant leur irréalité ; nous pouvons de la même façon aider les autres à résoudre leurs problèmes : toutes sortes de maladies, de manques, d’insatisfactions, de dépendances, etc.

Nous commençons alors à comprendre que même cette alternative sens matériel / sens spirituel n’est qu’une illusion, due au faux point de vue matériel.

En réalité, il n’y a pas d’alternative.

Il n’existe que le sens spirituel de la Vie, puisque la Vie est Esprit, et l’homme l’expression de l’Esprit.

Si Jésus accomplissait des guérisons immédiates et systématiques, c’est parce qu’il utilisait sans cesse son sens spirituel qui lui permettait de discerner l’omniprésence de l’harmonie spirituelle. La présence de la perfection de Dieu et de l'homme était pour lui une évidence.

Il nous a laissé son enseignement, pour l’imiter en toutes choses. Il a également dit qu’après lui viendrait un Consolateur qui expliquerait ses œuvres et ses paroles encore incomprises. La Science Chrétienne, découverte et expliquée par Mary Baker Eddy, est ce Consolateur promis.

Dans son livre, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy ne cesse de se référer à la Bible, aux prophètes de l’Ancien Testament, à Jésus, l'exemple suprême, et à ses apôtres. A l'exemple de Jésus, Mary Baker Eddy a accompli des centaines de guérisons par la seule prière, et elle a enseigné dans son livre comment il est possible de guérir comme le faisait Jésus.

Depuis plusieurs générations, des scientistes chrétiens, dans le monde entier, guérissent également par la prière toutes sortes de maux, y compris des maladies dites incurables. Comme au temps de Jésus et de l'Eglise primitive, la base de la prière demeure la même : Dieu est entièrement bon et « a les yeux trop pur pour voir le mal ». Il est Vie, Vérité, Amour — le Principe de tout ce qui existe réellement. L’homme et l’univers sont l’idée infinie de ce Dieu infini, le Bien. Maintenant même, depuis toujours et pour toujours.

La seule condition pour démontrer soi-même l’efficacité de la prière : « … une foi absolue dans le fait que toute est possible à Dieu – une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même », affirme Mary Baker Eddy.

Je n'imagine pas un seul instant que vous allez me croire sur parole, et je ne souhaite à personne de croire aveuglément. Mais je vous invite à vous faire du bien : « Testez » par vous-mêmes cette Science Chrétienne et, à condition de respecter ses lois, vous saurez si elle dit juste ou non. Pour ma part, j’ai ma réponse puisque depuis l'âge de 18 ans je n'utilise que la prière pour me soigner et résoudre mes problèmes.

Théo

samedi, 02 août 2008

La tristesse au pied du mur

« Voici la doctrine de la Science Chrétienne : l’Amour divin ne peut être privé de sa manifestation, de son objet ; la joie ne peut être changée en tristesse, car la tristesse n’est pas maîtresse de la joie ; le bien ne peut jamais produire le mal ; la matière ne peut jamais produire l’entendement, ni la vie aboutir à la mort. L’homme parfait – gouverné par Dieu, son Principe parfait – est impeccable et éternel. » Mary Baker Eddy

C’est le genre de passage que j’aime relire dans des moments où l’humain nous conte une autre histoire. Quand on est séparé, par la mort ou par la vie, d’une personne qui nous est chère, par exemple. « La tristesse n’est pas maîtresse de la joie… » Je crois sincèrement que cela est vrai. Encore faut-il le prouver, le ressentir. Mais pour le ressentir, il faut tout de même commencer par admettre que cela soit vrai ou possible.

La douleur est comme la fascination qu’exerce le serpent hypnotiseur pour se rendre maître de sa proie. Un hypnotiseur peut lui aussi, à des fins thérapeutiques ou dans le cadre d’un spectacle de divertissement, fasciner son patient ou la personne qui dans le public accepte de jouer les victimes consentantes.

Ainsi ai-je lu qu’un hypnotiseur avait fait croire à un homme qu’il avalait une banane après l’autre, alors que le public, voyant qu’il mangeait des bougies, commençait à s’inquiéter pour sa santé. En fin de compte, le public avait lui aussi été hypnotisé : l’homme ne mangeait rien du tout.

Eh bien, quelle qu’en soit la raison apparente, la tristesse est une émotion hypnotique basée sur une croyance à la réalité de quelque chose qui n’est pas. Dieu est la Vie, Dieu est l’Amour, Dieu est l’Esprit. L’homme, qui est l’expression même de Dieu ne peut « en réalité » éprouver aucune sorte de souffrance, puisqu’il n’est jamais séparé de la Vie ni de ceux qu’il aime, hormis dans l’illusion de la croyance à la vie dans la matière.

Radicale, dans son énoncé de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy n’hésite pas à écrire : « Si le chagrin cause la souffrance, convainquez celui qui souffre que l’affliction est bien souvent la source de la joie et qu’il devrait sans cesse se réjouir dans l’Amour toujours présent. »

Ce conseil est dur à avaler. Et pourtant elle sait de quoi elle parle. De sa plus tendre enfance à ses dernières années, les souffrances physiques et morales ne l’ont pas épargnée. Elle est décédée en 1910, elle allait avoir 90 ans. Mais à partir du moment où elle a découvert la Science Chrétienne, sa vie a changé du tout au tout, et elle a su démontrer l’irréalité de la douleur qu’elle considérait désormais comme une suggestion mentale due à l’ignorance, à la crainte, à l’éducation ou à la malveillance. Chaque fois que cette suggestion est revenue en force dans sa vie, elle lui a opposé avec succès sa foi en Dieu et sa connaissance de la Vérité. Et elle a expliqué aux autres comment faire de même dans son livre Science et Santé avec la Clef des Ecritures.

Il est certain que si l’on veut « convaincre », il faut soi-même être convaincu. Et comment peut-on l’être si l’on n’a pas démontré soi-même l’omniprésence de la joie et de l’Amour, synonyme de Dieu.

Le chemin du progrès spirituel passe forcément par là. J’avoue être au pied du mur.

Théo

mercredi, 30 juillet 2008

Guérison de rhumatisme articulaire

Le témoignage qui suit est paru dans La Science Chrétienne, un siècle de guérisons (éd. The christian Science Publishing Society) : 

Il y a quelques années, notre fils unique fut terrassé par une crise aiguë de rhumatisme articulaire. Son état empira rapidement et il fut admis dans l’un des plus grands hôpitaux des Etats-Unis. Quelques semaines plus tard, le chirurgien en chef nous avertit que rien de plus ne pouvait être tenté pour guérir l’enfant. On ne lui donnerait plus de médicaments car il était déjà aux portes de la mort…

En rentrant à la maison, j'entendis la sonnerie du téléphone. C'était une femme que nous avions rencontrée récemment et qui désirait me parler d'affaires. Elle s'aperçut de mon anxiété et elle m'en demanda la raison. Je lui en fis part ; alors elle me posa cette question : « Avez-vous pensé à faire appel à la Science Chrétienne ? » Je répondis : « A quoi cela pourrait-il nous servir en ce moment ? » Très affectueusement, elle me dit qu'il lui serait possible d'être chez nous dans les dix minutes pour parler de la question, si cela nous intéressait.

Dès son arrivée, elle nous lut quelques extraits de Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy, et ces passages étaient si captivants que je demandai ce qu'il me fallait faire. Elle me recommanda de téléphoner à un praticien de la Science Chrétienne, ce que je fis. Après un entretien de dix à douze minutes avec lui, je retournai au salon, mentalement libéré, heureux et rassuré. Mes premières paroles furent : « Il n’y a plus aucune raison de se tracasser. L’enfant est entre les mains de Dieu. » Après avoir pris mon premier repas normal depuis des semaines, je commençai à étudier, dans l’exemplaire de Science et Santé que cette dame nous avait laissé, le chapitre sur la Prière. J’avais pris l’habitude d’aller voir notre enfant trois fois par jour depuis des semaines qu’il était à l’hôpital ; mais ce soir-là, l’idée ne me vint même pas d’y aller : j’étais tout à fait sûr que Dieu prenait soin de lui. Je passai la soirée dans une paix absolue.

Le lendemain, je rendis visite au praticien de la Science Chrétienne. J’allai ensuite à l’hôpital où l’on m’informa que, la veille, une chose merveilleuse était arrivée à notre enfant une heure environ après l’avoir quitté ; maintenant, me dit-on, il allait exceptionnellement bien. Lorsque j’entrai dans sa chambre, il était assis dans son lit, et il me sourit. Quelques jours après, il sortait de l’hôpital, complètement guéri…
Le chirurgien en chef de l’hôpital déclara : « Voilà le cas le plus extraordinaire que nous ayons vu. Aucun pouvoir humain n’aurait pu accomplir ce qui a été fait pour cet enfant. Vous avez trouvé votre Dieu. Ne L’abandonnez jamais. »
Burt Wolf, Detroit, Michigan (U.S.A.)

Pour ceux qui étudient la Science Chrétienne et la mettent pratique, cette guérison n'a rien de miraculeux. Le praticien de la Science Chrétienne auquel a fait appel ce papa a prié Dieu, non pour l'implorer de guérir son enfant, mais pour reconnaître que cet enfant reflétait Dieu, et qu'il était donc en « parfaite » santé.

Théo 

mercredi, 23 juillet 2008

Questions

Qu’est-ce que Dieu ?

Dieu est Entendement, Esprit, Ame, Principe, Vie, Vérité, Amour, incorporels, divins, suprêmes, infinis.

Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Qu'est-ce que la vie organique ?

La Vie est Esprit infini et inorganique ; si la Vie, l'Esprit, était organique, la désorganisation serait celle de l'Esprit et annihilerait l'homme.
Si l'Entendement n'est pas substance, forme et tangibilité, Dieu est insubstantiel, car la substance de l’Esprit est l’Entendement divin. La Vie est Dieu, le seul créateur, et la Vie est Entendement immortel ; elle n’est pas matière.

Tout ce qui indique que la matière constitue la vie est mortel, l’opposé même de la Vie immortelle, et constitue une infraction aux droits de l’Esprit. Donc, la conclusion que l’Esprit établit, ou a jamais établi, des lois à cet effet est une erreur mortelle, une conception humaine opposée au gouvernement divin. L’Entendement et la matière mêlés en un perpétuel combat, c’est là un royaume divisé contre lui-même et qui sera dévasté. La destruction finale de cette croyance erronée en la matière sera manifeste lors de la révélation complète de l’Esprit – un Dieu unique, et la fraternité de l’homme. La vie organique est une fausse donnée que détruit la Vérité. Il faut simplement comprendre la Science de la Vie ; sa démonstration prouve l’exactitude de mes énoncés et apporte des bénédictions infinies.

Mary Baker Eddy (Ecrits divers 1883-1896)

lundi, 21 juillet 2008

Corrélation 6

« Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. » Evangile selon Matthieu

« Jésus voyait dans la Science l'homme parfait, qui lui apparaissait là où l'homme mortel pécheur apparaît aux mortels. En cet homme parfait le Sauveur voyait la ressemblance même de Dieu, et cette vue correcte de l'homme guérissait les malades. » Mary Baker Eddy

« Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux... Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » Jésus-Christ

« L'homme se rend maître de la matière dans la mesure où celle-ci perd pour le sens humain toute entité en tant qu'homme. Il pénètre dans un sens plus divin des faits et comprend la théologie de Jésus telle qu'il l'a démontrée en guérissant les malades, en ressuscitant les morts et en marchant sur les flots. Toutes ces œuvres manifestaient l'empire de Jésus sur la croyance que la matière est substance, qu'elle peut être l'arbitre de la vie ou construire une forme d'existence quelconque. »     Mary Baker Eddy

vendredi, 11 juillet 2008

Il n'y aura plus de nuit

Les maladies graves, les fléaux naturels, les régimes sanguinaires, les actes barbares, tout ce qui incarne le mal physique et moral, individuel et collectif, est souvent comparé aux ténèbres, lesquelles incarnent un royaume proche de la mort, si ce n'est la mort même.

Au contraire, la lumière est associée à la vie :

« La vie était la lumière des hommes. » Saint Jean.

« Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. » (Genèse 1:3)

« L’Entendement immortel et divin présente l’idée de Dieu : primo, en lumière ; secundo, en réflexion ; tertio, en formes spirituelles et immortelles de beauté et de bonté. » Mary Baker Eddy.

Nuit et  jour, ténèbres et lumière, ces symboles imprègnent notre vie affective et sociale. Ils sont universels. On oppose l’obscurantisme au siècle des lumières. La nuit attire vers le bas, vers le matérialisme le plus épais, le plus trouble, et la lumière élève, purifie, spiritualise la pensée.

Mais nous sommes ici en plein dans la dualité.

La Science Chrétienne enseigne que la dualité n’est qu’apparence, puisque Dieu est Un et Tout. C’est la raison pour laquelle, cette Science explique comment faire la différence non pas tant entre le bien et le mal qu'entre le réel et l’irréel.

La lumière est réelle, la nuit est irréelle. Le bien est réel, le mal est irréel. La Vérité est réelle, l’erreur, le mensonge, l’illusion sont irréels. Et ainsi de suite. Cette façon de voir est particulièrement efficace quand il s’agit de progresser dans l’existence, parce qu’elle apprend à discerner le vrai du faux sans se condamner ni condamner personne. Dès que l’on prend conscience d'un élément « nuit-sible », en soi ou à l'extérieur, on peut le corriger dans sa propre pensée, comme on corrige une erreur par la vérité inverse, et agir en conséquence.

Par ailleurs, cela met en « lumière » un autre point intéressant : la nuit peut-elle s’opposer au lever du soleil ? Evidemment pas. Le soleil peut-il s’opposer à l’apparition de la nuit ? Bien entendu : il lui suffit d’être là pour que la nuit disparaisse.

Ainsi, on comprend mieux que la lumière représente une entité réelle alors que la nuit n’est que l’absence de cette entité.

D’où l’intérêt de méditer longuement sur le caractère infini de Dieu. S’Il est infini, Il est partout, et s’Il est partout, le contraire de Dieu n’est nulle part. L’absence de Dieu, ou mal, n’est donc qu’une absence supposée, et Sa présence redevient réelle à la conscience dès que celle-ci est éclairée. Eclairée par le Christ qui révèle l'idée juste de Dieu et de l'homme.

La lumière, la spiritualité, le bien, l’amour, la beauté, l’intelligence, la fraternité sont partout. La nuit, la matérialité, le mal, la haine, la pollution, la stupidité, l'égoïsme sont nulle part. Il faut « juste » le démontrer en s’imprégnant, par la prière et l’étude des textes spirituels, de l’idée de la totalité et de l’unicité de Dieu. Et en mettant cette idée en pratique.

Quels que soient ses efforts le mal, comme la nuit, ne pourra jamais s’opposer à la venue de la lumière. Sans effort la lumière dissipera toujours la nuit.

Telle est l'explication de mon espérance et du pouvoir de la prière qui guérit tous les maux.

Théo 

jeudi, 10 juillet 2008

Amour

En écho à une note précédente :

« Amour. Quel mot ! Il m’inspire un profond respect. Sur quelle infinité de mondes il s’étend et règne souverainement ! le primordial, l’incomparable, l’infini Tout du bien, le seul Dieu, c’est l’Amour.

« Par quelle étrange perversité le sentiment le meilleur est-il devenu celui dont on abuse le plus – soit comme qualité soit comme entité ? Les mortels dénaturent l’affection et la nomment improprement ; ils en font ce qu’elle n’est pas, et doutent de ce qu’elle est. […] Aucun mot n’est plus mal interprété, aucun sentiment moins compris. La signification divine de l’Amour est déformée en se réduisant à des qualités humaines qui, abandonnées à l’humain, deviennent jalousie et haine.

« L’amour n’est pas une chose que l’on met sur une étagère, pour la reprendre en de rares occasions avec une pince à sucre et la déposer sur un pétale de rose. J’exige beaucoup de l’amour, je réclame d’actives manifestations pour le prouver, ainsi que de nobles sacrifices et de grandes œuvres qui en soient les résultats. S’ils font défaut, je rejette le mot comme étant un faux semblant et une contrefaçon, n’ayant pas le tintement du métal pur. L’amour ne peut être une simple abstraction, ni la bonté sans activité ni pouvoir. »

Mary Baker Eddy, Ecrits divers

Les grands penseurs ou visionnaires de l'humanité — Jésus, Gandhi, Martin Luther King... la liste est bien plus longue qu'on ne l'imagine, car chaque siècle et chaque civilisation a connu les siens — ont toujours été portés par une exigence sans compromis. Ils se doutaient bien en livrant le fond de leur âme qu'ils mettaient la barre très haute, mais leur vie a montré non seulement que la mise en pratique de leurs idées était possible — et souhaitable —, mais qu'ils étaient avant tout animés d'une grande humanité dénuée de tout sectarisme.

Ils étaient persuadés que l'idée juste, juste pour tout le monde, devait triompher, et qu'elle triompherait tôt ou tard, mais jamais aux dépens de l'individu. Ils savaient qu'on ne peut forcer sainement les consciences. Ils montraient le chemin, un chemin qu'ils frayaient eux-mêmes, et ils invitaient par l'exemple les autres à les suivre, en s'efforçant avec rigueur et bienveillance de leur communiquer leur enthousiasme, leur foi et leur compréhension. 

Tous les chemins se rapprochent à mesure qu'ils prennent de l'altitude, et ils se rejoignent au sommet. Mais certains chemins sont plus longs que d'autres. Chacun choisit selon sa compréhension, ses résistances et son endurance à la souffrance. Le chemin le plus court est certainement celui de l'Amour. Jésus, s'accorde-t-on à dire, n'avait pas dépassé la trentaine quand il atteignit le « sommet ». Mais Dieu ! qu'il est dur d'accepter de se remplir l'être de la chose la plus naturelle du monde.

L'amour-propre, si mal nommé, veille si souvent à nous en empêcher. La peur de « se faire avoir » aussi, mais c'est une forme d'amour-propre.

Jésus savait bien que c'était là l'un des principaux obstacles à la libre expression de l'amour. Il lui a coupé l'herbe sous le pied, dans son sermon sur la Montagne (Matthieu 5-7) en invitant les hommes à rendre le bien pour le mal et à aimer leurs ennemis, c'est-à-dire à ne pas craindre de se donner entièrement à l'Amour.

Tant qu'on croit devoir faire un sacrifice, on hésite, et c'est normal. Or on ne sacrifie que l'illusoire, les faux concepts matériels, on ne perd donc rien et on remporte tout, tout ce qui est vraiment substantiel et impérissable, mais il faut le comprendre. Inspiré par l'Amour, Jésus ne dit pas autre chose :

« Je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu'ils l'aient en abondance. »

Théo 

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