lundi, 13 avril 2009
La prière et la mondialisation
A l'heure où politiques, économistes, écologistes et tout grand penseur qui se respecte redéfinissent les défis à relever dans le cadre d'une vision globale du monde, on peut se demander si, du fait de cette interdépendance des pays et des continents, la prière n'est pas appelée à jouer un plus grand rôle sur la planète. On a trop tendance à limiter le pouvoir de la prière à la résolution de problèmes personnels, comme si ces problèmes n'avaient aucun rapport avec ce qui se passe dans le reste du monde.
Face au concept de la mondialisation, on peut même se demander si la notion de « problèmes personnels » a encore un sens aujourd'hui. La crise économique, le chômage et ses conséquences sociale, la solitude affective, le sentiment d'insécurité, les problèmes relationnels, les ennuis de santé, notamment liés au stress et à la dégradation de l'environnement, tous ces maux sont partagés par des millions de gens qui, dans la plupart des cas, ne sont pas responsables de ce qui leur arrive.
C'est pourquoi l'attitude qui consiste à s'abriter derrière ses propres problèmes pour ne pas s'intéresser à ceux des autres perd son sens quand on se rend compte qu'il est impossible de séparer les intérêts d'un individu de ceux de la planète entière.
Je me souviens d'une guérison que j'ai obtenue en priant pour le monde. Je me suis réveillé, une nuit, avec une forte douleur à l'estomac. J'ai voulu prier pour ce que j'appelais « mon problème d'estomac », et puis, très vite, cette autre pensée m'est venue : « Le traitement par la Science Chrétienne consiste-t-il à prier pour le bien-être d'une personne physique ? » J'ai répondu « non », bien sûr, car si la guérison est le fruit légitime de la prière, ce résultat procède naturellement d'une conception spirituelle de l'homme, créé « à l'image de Dieu ».
Pour prendre du recul par rapport à la souffrance physique d'un homme matériel, l'idée m'est venue de prier pour le monde. A l'époque, il était principalement question, dans les médias, de la guerre en ex-Yougoslavie. Mes pensées se sont orientées vers l'Amour divin. Je me suis attaché à reconnaître que l'Amour, Dieu, était en tout lieu le seul Entendement. Cet Entendement protégeait, guidait, consolait, apaisait, réconciliait de façon impartiale, toutes les parties concernées par le conflit, militaires et civils, hommes, femmes et enfants, victimes, bourreaux et fanatiques. J'ai fait ce travail avec joie, et peu à peu, absorbé dans cette prière, j'ai oublié ma douleur. Elle avait disparu.
Dans ce cas précis, bien qu'il n'y ait pas eu de rapport direct entre ma souffrance physique et la souffrance de tout un peuple, le fait de vouloir contribuer, par des pensées spirituelles, à éliminer les haines à la base de cette guerre, a eu une influence directe sur ma santé. Et j'ai pu ainsi constater que prier pour les autres, c'est aussi prier pour soi.
L'inverse est également vrai. Je me suis un jour retrouvé sans travail. Pour résoudre ce problème « personnel », j'ai recouru à la prière et à la lecture de Science et Santé de Mary Baker Eddy. J'ai mieux compris que l'homme n'avait d'autre raison d'être que d'exprimer Dieu, Sa joie, Son amour, Sa justice, Son intelligence, Ses attributs infinis, ce qui était une activité à plein temps ! Deux semaines plus tard, je trouvais un travail qui correspondait à ma formation. Mais comme je m'étais appliqué à reconnaître, dans mes prières, que ce qui était valable pour moi l'était pour tous - et n'était donc en rien « personnel » - je n'ai pas été étonné, peu après, d'avoir l'occasion d'aider une amie à trouver un emploi, puis une autre personne à conserver son poste, alors qu'elle risquait d'être licenciée. La prière pour soi, bien comprise, est une prière pour le monde.
Qui, mieux que Jésus, a su mettre en pratique la vraie prière, pour nous servir d'exemple ? L'une de ses guérisons montre bien cette relation étroite entre l'homme individuel et tous les hommes, entre le « un » et le « tout ». Il s'agit de la guérison des dix lépreux. Comme ils le suppliaient de les guérir, Jésus leur dit d'aller se montrer aux sacrificateurs. Et en y allant « ils furent guéris » (voir Luc 17:11-14). Il est clair que, pour opérer cette guérison collective immédiate, Jésus savait que l'homme idéal, parfait - l'idée Christ ou image de Dieu - était la représentation complète de l'Entendement divin. Cette vue correcte de l'homme générique a rendu possible la guérison instantanée des dix lépreux.
Si l'on croit que la prière est le fait d'individus isolés qui implorent le secours d'un Dieu partial pour eux-mêmes ou les autres, on peut légitimement douter du résultat. Mais si, comme l'écrit Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, on prie avec « une foi absolue dans le fait que tout est possible à Dieu - une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même » (Science et Santé, p. 1), alors rien n'est impossible.
La Bible parle d'un homme sage, resté anonyme, qui, à lui seul, sauva une ville entière ! (Ecclésiaste 9:14-15) Par la prière, Elisée se rendit maître d'une troupe armée, équipée de chars (2 Roi 6). On trouve de multiples exemples de cette nature dans la Bible ainsi que dans les témoignages de guérison qui paraissent régulièrement dans les périodiques de la Science Chrétienne.
Il y a quelques années, à la suite d'un détournement d'avion, avec prise d'otages, j'ai fini par être excédé d'entendre, heure après heure, les médias nous informer de l'évolution ou plutôt de la non-évolution d'une situation extrêmement tendue, dans laquelle les otages risquaient leur vie. J'avais le sentiment que mon propre univers était attaqué, menacé. Je me suis senti directement concerné par cette situation de violence dont les comptes rendus étaient diffusés en boucle sur les ondes depuis plusieurs jours. J'ai décidé de ne plus accepter une telle situation.
Fermant le robinet des médias, j'ai pris Science et Santé pour y rechercher des passages qui parlaient de paix, non de guerre, d'amour, non de haine. J'avais besoin de défendre le monde dans lequel je vivais, de comprendre que, du point de vue spirituel - le seul réel - c'était un monde sans victimes ni terroristes, où chacun était protégé par l'Amour. Oui, mieux que tous les gilets pare-balles, l'Amour protégeait les otages dans l'avion ; mieux que des liens, l'Amour ceignait les terroristes pour les protéger d'eux-mêmes ; mieux qu'une troupe d'élite, l'Amour apportait la liberté. Il n'y avait, dans cet avion, ni victime potentielle ni terroriste en puissance. Il n'y avait que l'homme parfait, dont l'identité Christ reflétait l'Amour. Vers 2 h et demie du matin, je me suis couché, sûr que Dieu contrôlait la situation. Mon monde intérieur était en paix.
Le lendemain matin, quelques minutes avant 8 h, je me suis réveillé avec cette pensée : allume ta radio. J'ai appris que la moitié des passagers avait pu sortir de l'avion vers 4 h du matin, et l'autre moitié à 7 h, sans la moindre violence. C'était la confirmation de ce que je savais déjà, de ce que j'avais fermement revendiqué en prenant nettement position durant la nuit : l'harmonie du royaume de Dieu.
Dans la mesure où celui qui prie comprend qu'il est « un avec Dieu », le Tout-en-tout, sa prière, conjuguée avec les prières anonymes du monde entier, peut accomplir des merveilles au sein d'une famille, d'une ville ou d'un pays ! Ces prières seront d'autant plus efficaces que ses mobiles seront désintéressés et justes, qu'il laissera le soin à Dieu, la Vérité, de corriger à Sa façon la pensée humaine erronée, qui est à la base de tous les problèmes, et que son comportement au quotidien sera en harmonie avec ses pensées.
Théo
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jeudi, 09 avril 2009
Le don absolu
don absolu de l'humain à Dieu :
« - je renonce à mon ego »
don absolu de Dieu à l'homme :
« - tu exprimes Mon Ego »
l'humain abandonne l'humain
Dieu demeure Dieu
marché de dupe ?
s'inquiètent les mortels
nul ne perd au change
puisque l'ego humain n'est rien
quand l'Ego divin est Tout
affirme le Christ en chacun de nous
Théo
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samedi, 27 décembre 2008
Corrélation 11
« Je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. » Jésus-Christ (Evangile de Jean)
« Je comprends que ce Consolateur est la Science divine. » Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)
« Le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Jésus-Christ
« SAINT-ESPRIT : La Science divine ; le développement de la Vie, de la Vérité et de l’Amour éternels. » Mary Baker Eddy
« Dieu donne à l'homme qui lui est agréable la sagesse, la science et la joie. » (Ecclésiaste)
« En l’an 1866, je découvris la Science du Christ ou lois divines de la Vie, de la Vérité et de l’Amour, et je nommai ma découverte Christian Science [Science Chrétienne]. » Dieu, par Sa grâce, m’avait préparée pendant de nombreuses années à recevoir cette révélation finale du Principe divin absolu de la guérison mentale scientifique. » Mary Baker Eddy
« En vérité, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes parce que je m’en vais au Père. » Jésus-Christ
« En appliquant les règles de la Science dans la pratique, l’auteur a rétabli la santé dans les cas les plus graves de maladies aiguës et chroniques. Les sécrétions ont été changées, la structure a été renouvelée, des membres raccourcis ont été allongés, des jointures ankylosées ont été assouplies et des os cariés ont été rendus à leur état normal. J’ai restauré ce qu’on appelle la substance consumée des poumons, et l’organisme sain a été rétabli là même où la maladie était organique. La Science Chrétienne guérit la maladie organique aussi certainement qu’elle guérit ce qu’on appelle la maladie fonctionnelle, car il faut simplement une compréhension plus complète du Principe divin de la Science Chrétienne pour en démontrer la règle supérieure. » Mary Baker Eddy
« Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. » Jésus-Christ
13:07 Publié dans Relié | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jésus, christ, mary baker eddy, science chrétienne
dimanche, 21 septembre 2008
Corrélation 8
Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. Jésus-Christ
Une fillette qui avait de temps à autre écouté mes explications se fit une grave blessure au doigt. Elle semblait ne pas s'en apercevoir. Lorsqu'on la questionna à ce sujet elle répondit ingénument : « Il n'y a pas de sensation dans la matière. » Elle s'en alla en bondissant, les yeux riants, et ajouta aussitôt : « Maman, mon doigt ne me fait pas mal du tout. » Mary Baker Eddy
12:04 Publié dans Relié | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jésus, christ, mary baker eddy, royaume des cieux
jeudi, 28 août 2008
La volonté de Dieu
L’éducation judéo-chrétienne dont nous avons hérité nous porte plus ou moins consciemment à croire que la volonté de Dieu peut être terrible.
L’Ancient Testament, par la bouche des prophètes, a nourri cette façon de penser.
Voici un exemple parmi tant d’autres :
« Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Vous avez vu tous les malheurs que j’ai fait venir sur Jérusalem et sur toutes les villes de Juda : voici elle ne sont plus aujourd’hui que des ruines, et il n’y a plus d’habitants, à cause de la méchanceté avec laquelle ils ont agi pour m’irriter… » (Jérémie)
Lorsque les hommes n’obéissent pas à Dieu et font le mal, Dieu les punit, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Il n’y va pas de main morte. Imagine-t-on des parents punir leurs enfants de la sorte, même pour leur bien ?
En réalité, la volonté de Dieu est l’activité du Bien. Le Nouveau Testament nous apporte « la bonne nouvelle ». Et Jésus a révélé un Dieu qui est l’Amour même.
Les prophètes de l’Ancien Testament ne faisaient qu’exprimer leur compréhension très humaine de Dieu. Si les hommes étaient frappés par le malheur, c’était forcément Dieu qui les punissaient pour avoir mal agi.
Ne sommes-nous pas un peu comme Job quand il déclare : « Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! » Or si nous lisons attentivement le livre de Job, on s'aperçoit que ce n'est pas Dieu qui lui envoie tous ses malheurs, mais « Satan », nom qui symbolise le mal.
Jésus avait une meilleure compréhension de Dieu que les prophètes de l’Ancien Testament. Une compréhension spirituelle. Les hommes ont fait un Dieu à leur image, c’est-à-dire changeant, colérique, vengeur, partial, alors que Jésus demeure fidèle à l’enseignement de la Genèse, qui déclare que c’est l’homme qui est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, l'Esprit. « Et Dieu vit que cela était bon. » C’est pourquoi, le Christ déclare : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Et il ne condamne jamais personne, mais ne cesse de soulager les gens de leurs souffrances en déclarant qu'il agit comme Dieu agit.
Débarrassons-nous de cette croyance que tous les maux qui nous frappent sont des punitions de Dieu ou des épreuves qu’Il nous envoie.
Le mal, la souffrance, les malheurs résultent de faux concepts inculqués par l’éducation, ils résultent de la peur, de l'ignorance concernant Dieu et de la croyance que la matière est vivante, intelligente et sensible, alors que seul Dieu, l’Esprit, vit, pense, ressent, et qu'Il n’a pas la moindre conscience du mal ni de la souffrance. On peut donc résumer le mal à une erreur, comme le fait la Science Chrétienne.
Comment Dieu peut-iI alors nous délivrer du mal s'Il n'en a pas conscience ?
Dieu corrige l’erreur par Sa seule présence qui est Vérité. La Vérité n’a pas besoin de connaître l’erreur ou les milliers d’erreur pour en prouver la fausseté. Il lui suffit d’être présente comme une évidence et qui plus est démontrable.
La Vérité démontre le bien. Jésus déclare : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira »… de la maladie, de la souffrance, de tous vos problèmes.
Le mensonge, c’est-à-dire le mal sous toutes ses formes, ne fait qu’emprisonner dans les souffrances, les prisons, les hôpitaux, les cimetières.
On peut dire que Dieu « corrige » l’erreur qui fait souffrir les hommes, mais jamais Il ne « corrige » les hommes au sens de punir. C’est le mal qui se punit lui-même car, comme le déclare Jésus « il est menteur et le père du mensonge ». Il contient en lui-même sa propre condamnation, car tout mensonge se détruit tôt ou tard en présence de la vérité. Il n’a qu’une chance de paraître exister un temps : c’est qu’on le croie vrai.
Dans un petit article intitulé « Rectifications », paru dans Unité du Bien, Mary Baker Eddy écrit ceci :
« Comment une erreur doit-elle être rectifiée ? Par inversion ou par révision — en la voyant sous son vrai jour, puis en la retournant ou en s’en détournant.
Nous détruisons les énoncés de l’erreur en les inversant.
Par ces trois énoncés, ou plutôt ces énoncés erronés, le mal s’arroge le pouvoir :
Premièrement : L’Eternel a créé le mal.
Deuxièmement : L’Eternel le connaît.
Troisièmement : J’en ai peur.
Par un raisonnement inverse, le mal doit être détrôné :
Premièrement : Dieu n’a jamais créé le mal.
Deuxièmement : Il ne le connaît pas.
Troisièmement : Nous n’avons donc pas à le craindre.
Essayez cette méthode, ami qui cherchez, et atteignez ainsi cet Amour parfait qui “bannit la crainte” ; voyez alors si cet Amour ne détruit pas en vous toute haine et le sens du mal. Vous commencerez à percevoir Dieu comme étant Tout-en-tout. Vous vous apercevrez que vous perdez la connaissance et l’action du péché, dans la mesure où vous prenez conscience de l’infinitude divine et croyez que Dieu ne peut rien voir en dehors de Sa propre distance focale. »
Théo
12:24 Publié dans Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, mary baker eddy, christ, science chrétienne
jeudi, 21 août 2008
Le frère du fils prodigue
« Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » (Luc 15)
Ce verset biblique est tiré de la parabole de l’enfant prodigue. L’un des fils est revenu après avoir dilapidé sa part d’héritage, mais son père l’accueille en faisant la fête. Le frère, celui qui est resté auprès du père sans rien réclamer, ne comprend pas ces réjouissances. Il est jaloux. Et c’est là que le Père lui dit :
« Mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce que j’ai est à toi. »
C’est ce que Dieu nous dit, pour peu que nous soyons prêts à L’écouter, lorsque nous croyons manquer de quelque chose, ou lorsque nous agissons uniquement par devoir, en oubliant l’essentiel : nous ne sommes jamais séparés de Dieu, de la Vie, de l’Amour. Tout ce que Dieu a, nous l’avons, tout ce qu’Il est, nous le sommes puisqu’Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance.
En tant que reflet divin, sous sommes/nous avons, par exemple, la paix, l'harmonie, l'équilibre, l'amour, l'intelligence, la générosité, la joie, la beauté, le bien, etc., dans leurs manifestations infiniment diverses.
On peut dire que nous sommes le corps de Dieu. Le corps puisque Son expression. Nous sommes spirituels, et non pas matériels, puisque Dieu est l’Esprit, l’Entendement. Nous sommes Son idée, puisque l’Entendement ne s’exprime que par des idées. Ce corps composé d’idées spirituelles au nombre infini est parfaitement tangible en formes, qualités, couleurs, contours à la conscience. Parce que ce corps est infini, il est mental et l’a toujours été.
Cela fait longtemps qu’on a découvert le lien entre l’esprit et le corps. La médecine reconnaît depuis longtemps l’influence des pensées sur la santé. Sans parler de l’effet placebo, ce faux médicament que l’on donne à des malades qui croient absorber une vraie médecine et guérissent.
Mais Mary Baker Eddy, qui a été précurseur en ce domaine, va encore plus loin. Elle s’appuie radicalement sur la révélation biblique que l’homme est l’expression spirituelle de Dieu, l’Esprit, pour conclure qu’il n’y a pas de matière. Cela paraît encore incroyable aujourd'hui, mais l'enseignement de Jésus-Christ est révolutionnaire.
Ce que nous appelons les os, l’œil, la main, etc., sont des idées et des facultés spirituelles. Mais pour l’instant nous les percevons sous une forme limitée, d’où leur apparence matérielle. La limite est ce qui définit la matière. La dégradation aussi.
Nous voyons un corps (et un monde) physique, parce que nous croyons à la vie et à l’intelligence dans la matière, alors que la Vie et l’Intelligence, c’est Dieu. L'infini ne peut être contenu dans le fini.
A cause de cette croyance, entretenue par l’éducation et le témoignage des sens physiques, nous sommes apparemment sujets à la maladie, aux accidents, au vieillissement, lequel s’accompagne de la diminution progressive ou de la disparition de nos facultés, avant d’aboutir à la mort.
Ce processus est logique. Mais nous savons bien que les sens physiques sont trompeurs. Il est donc tout aussi logique, à l’inverse, de penser que si nous entrevoyons que l’homme n’est pas limité, qu’il n’est pas matériel, mais spirituel et infini, parce qu’à l’image de Dieu, il nous est possible de guérir toutes sortes de maux prétendument physiques. Et c’est ce que la Science Chrétienne prouve effectivement en guérissant les malades.
La guérison par la prière consiste donc à admettre, à reconnaître, à affirmer, à comprendre l’état spirituel de l’homme maintenant même, et non pas dans un avenir hypothétique. L'étude et une compréhension spirituelle, et non pas littérale, de la Bible nous aident à progresser dans cette voie.
Dieu est l’Esprit parfait, maintenant même : « Mon enfant tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. »
Il est également possible de contribuer à la guérison du monde. Tous les conflits sont dus à cette même croyance à la vie dans la matière. Si l’on pense que les ressources vitales sont matérielles, elles sont forcément limitées et inégalement réparties. A l’échelle individuelle ou mondiale, ce sont toujours les mêmes causes qui entraînent les mêmes effets : la peur de manquer, le désir de s’approprier ce dont on manque, ou d’étendre son influence, la jalousie, la convoitise, l’égoïsme, etc.
Mais si nous admettons que la création de Dieu tout entière est à Son image, nous commençons à voir qu’elle est spirituelle, et que les ressources sont par conséquent illimitées.
Le monde est également le corps de Dieu. L’homme étant « la représentation complète de l’Entendement », comme l’écrit Mary Baker Eddy, l’univers tout entier est inclus dans la conscience divine infinie que nous reflétons.
D’où l’importance de prier pour le monde en comprenant que l’univers est spirituel, car c’est ainsi et seulement ainsi que nous pourrons contribuer à l’apparition de vraies solutions à tous les problèmes et à tous les conflits face auxquels nous nous croyons à tort impuissants.
« Mon enfant, [nous dit notre Père], tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » Cette bonne nouvelle de l’Evangile du Christ ne doit pas rester lettre morte ; c'est une vérité spirituelle extrêmement puissante.
Théo
13:25 Publié dans Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, mary baker eddy, dieu, christ, science chrétienne, prière, guérison
mardi, 05 août 2008
Remettre la loi à l'endroit
Quand le sujet que l’on aborde touche à une réflexion sur les mœurs, la frontière entre le moraliste et le moralisateur n’est pas toujours évidente pour celui qui écrit. Qu’il se rassure, elle sautera aux yeux du lecteur !
Je vais tenter l'exercice et parler du respect. Un mot poli comme la pierre par l’eau. Mot abstrait mais passeport pour la civilisation. Le respect dont il s’agit ici est celui qu’on a pour les autres quand on aurait plutôt envie de leur dire notre façon de penser.
Soyons concrets. Imaginons qu’une personne ait eu à mon égard une attitude contestable (ou ressentie comme telle), qui m’a blessé, déçu, énervé. Bref, ce qui arrive fréquemment dans les relations humaines.
Réaction primaire, c’est-à-dire, celle qui vient à l’idée en premier : j’ai envie de protester plus ou moins vivement, plus ou moins violemment, en paroles du moins. Œil pour œil, dent pour dent. Inusable loi du Talion. C’est que je tiens à ce qu’on me respecte !
C’est aussi le meilleur moyen de provoquer un surenchérissement (c’est curieux d’entendre au milieu de ce mot « chéri »), de tomber dans une spirale où s’envenime et se détériore de plus en plus la relation, car chacun se justifiera à l’infini sans chercher à se mettre à la place de l’autre.
Qui n’a jamais vécu ce schéma relationnel, qui n’est pas tombé dans cette ornière mentale ?
Et si j’essayais une autre régle inusable, mais celle-ci faute d'être souvent utilisée : la règle d’Or énoncée par Jésus : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent. »
J’aimerais que cette personne ne m’en veuille plus, qu’elle ne me réduise pas à ce comportement, qu’elle fasse la distinction entre moi et l’attitude d’un moment. Ou qu’elle ne me prête pas les pires intentions. Qu’elle ne fasse pas une montagne d’une souris. Ou encore qu'elle prenne en considération le fait qu'on ne voit pas les choses de la même façon, sans que l'un ou l'autre ait forcément tort...
Je vais donc moi aussi penser de cette façon. Et tant pis si, en toile de fond, son orgueil, son amour-propre, ou son aveuglement lié à une problématique personnelle l’empêche de reconnaître ses torts. Cela a si peu d’importance pour moi. D'autant plus que mon interprétation n'était peut-être pas la bonne.
J’ai d'abord et avant tout envie de respecter cette personne. C'est à dire de lui rendre justice. De reconnaître son intégrité. Comment ? En la voyant comme Dieu, l’Amour, la voit : parfaite, aimable, aimante, aimée. En lui offrant ce crédit d’amour illimité. Et cela me libère mentalement d'un poison nommé ressentiment, lequel se transforme parfois en détachement ou en haine.
« En maintenant l’idée juste de l’homme dans ma pensée, je peux améliorer mon individualité, ma santé et ma moralité ainsi que celles des autres ; tandis que l’image opposée de l’homme, celle d’un pécheur, gardée constamment dans l’entendement, ne peut pas plus améliorer la santé ou la moralité que l’image d’un boa constrictor gardée dans la pensée ne peut aider un artiste à peindre un paysage. » Mary Baker Eddy (Ecrits divers)
Il s'agit bien d'une loi de la Vie, une loi que l'ego humain interprète toujours à l'envers : à vouloir à tout prix être compris et respecté, on ne comprend ni ne respecte les autres ; alors qu’en cherchant à les comprendre et en les respectant, on se rapproche toujours plus de l'Amour et de la paix spirituelle, et on les aide à évoluer dans le même sens.
Théo
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jeudi, 31 juillet 2008
Un autre point de vue sur le travail
Période de vacances pour les uns, de travail pour les autres, de chômage et de recherche d'emploi pour beaucoup. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de me retrouver sans travail. J’ai toujours eu recours à la prière pour mettre fin à cet état d’inaction. Avec l'étude de la Science Chrétienne et l'expérience, mes prières à ce sujet ont évolué. J’ai également eu, et encore tout récemment, l’occasion d’aider des personnes qui me le demandaient à trouver du travail. Le résultat a été la plupart du temps très rapide.
Voici, dans les grandes lignes, quelques idées que j’ai trouvées inspirantes et efficaces. Il ne s’agit pas de recettes ni de formules à répéter comme des mantras. Ce sont des pistes parmi d'autres à méditer. La prière ne peut être efficace que si elle demeure à la fois spontanée, réfléchie, sincère et qu’elle nous met en état de réceptivité aux idées communiquées par Dieu, notre Entendement à tous.
« Dieu exprime en l’homme l’idée infinie qui se développe à jamais, et qui, partant d’une base illimitée, s’élargit et s’élève de plus en plus. »
Cette citation de Mary Baker Eddy apporte un bon éclairage pour aborder les idées énumérées ci-dessous :
1) Dieu est le seul employeur de l'homme, puisque l’homme existe pour exprimer Dieu, comme l’effet exprime la cause.
2) Dieu est impartial, Il ne fait aucune discrimination. Il ne fait point « acception de personne », comme on peut le lire dans le Nouveau Testament.
3) Chacun a une place unique qui lui est propre, personne ne prend la place d'un autre, il n’y a pas de compétition. Il y a autant de places que d’individus. Il ne peut y avoir une place vide ni une personne sans sa place dans la Vie.
4) Notre place n'attend qu'une chose : que nous la reconnaissions. Elle est déjà là.
5) L'homme ne dépend pas d'une situation économique humaine (chômage), mais de l'économie divine.
6) Dans l'économie divine, il n'y a pas de déséquilibre entre offre et demande. En fait, il n'y a pas de demande. Que de l'offre, au sens où l'homme ne peut faire autrement qu’exprimer, offrir ce que Dieu exprime conformément à Sa nature. Et Sa nature est infinie, permanente. L'activité n'est donc pas sujette aux aléas, aux injustices et à la précarité de l'économie humaine.
7) L'homme travaille en Dieu, parce qu'il demeure en Dieu en qui, comme l'écrit l'un des apôtres, il a « la vie, le mouvement et l'être ».
8) C’est un «endroit » harmonieux, spirituel et mental (même si, dans la conscience ou connaissance que nous avons actuellement de la Vie, cela se traduit concrètement pas un lieu géographique et une activité qui paraît matérielle), un endroit où chacun a la possibilité d'exprimer les qualités qu’il tient de Dieu. A titre d’exemple : le dynamisme et l'endurance de la Vie, la bonté et la générosité de l’Amour, la joie et la beauté de l’Ame, l’intelligence et l'efficacité de l’Entendement, etc. En ce sens,« le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres » (Jésus), ou encore « tout ce que nous faisons, c'est Toi qui l'accomplis pour nous » (Esaïe).
9) Notre activité n’est jamais sans avenir. Elle n’est ni moins bonne ni meilleure que d’autres. Elle correspond exactement au besoin du moment. Elle évolue sans cesse.
10) L'homme ne travaille pas pour gagner de l'argent. Il faut perdre l'habitude de penser ainsi, même si cela paraît rationnel. Nous travaillons pour exprimer la Vie, l'Etre. Quant aux ressources, nous en disposons naturellement, abondamment en tant qu'expression de l'Esprit infini. A travers une activité juste, nous exprimons les ressources infinies qui nous viennent de Dieu et ne cessent de nous nourrir.
Pour moi, ce ne sont pas là de belles idées émanant d’un esprit utopiste et coupé de la réalité. Ce sont des idées puissantes inspirées par le Christ, notre véritable identité — ce « Royaume de Dieu [qui] est au-dedans de vous ». Si elles sont acceptées, méditées, comprises, assimilées, vécues au quotidien, là où nous sommes, leur efficacité peut être prouvée en toutes circonstances par chacun d’entre nous.
Théo
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mercredi, 30 juillet 2008
Guérison de rhumatisme articulaire
Le témoignage qui suit est paru dans La Science Chrétienne, un siècle de guérisons (éd. The christian Science Publishing Society) :
Il y a quelques années, notre fils unique fut terrassé par une crise aiguë de rhumatisme articulaire. Son état empira rapidement et il fut admis dans l’un des plus grands hôpitaux des Etats-Unis. Quelques semaines plus tard, le chirurgien en chef nous avertit que rien de plus ne pouvait être tenté pour guérir l’enfant. On ne lui donnerait plus de médicaments car il était déjà aux portes de la mort…
En rentrant à la maison, j'entendis la sonnerie du téléphone. C'était une femme que nous avions rencontrée récemment et qui désirait me parler d'affaires. Elle s'aperçut de mon anxiété et elle m'en demanda la raison. Je lui en fis part ; alors elle me posa cette question : « Avez-vous pensé à faire appel à la Science Chrétienne ? » Je répondis : « A quoi cela pourrait-il nous servir en ce moment ? » Très affectueusement, elle me dit qu'il lui serait possible d'être chez nous dans les dix minutes pour parler de la question, si cela nous intéressait.
Dès son arrivée, elle nous lut quelques extraits de Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy, et ces passages étaient si captivants que je demandai ce qu'il me fallait faire. Elle me recommanda de téléphoner à un praticien de la Science Chrétienne, ce que je fis. Après un entretien de dix à douze minutes avec lui, je retournai au salon, mentalement libéré, heureux et rassuré. Mes premières paroles furent : « Il n’y a plus aucune raison de se tracasser. L’enfant est entre les mains de Dieu. » Après avoir pris mon premier repas normal depuis des semaines, je commençai à étudier, dans l’exemplaire de Science et Santé que cette dame nous avait laissé, le chapitre sur la Prière. J’avais pris l’habitude d’aller voir notre enfant trois fois par jour depuis des semaines qu’il était à l’hôpital ; mais ce soir-là, l’idée ne me vint même pas d’y aller : j’étais tout à fait sûr que Dieu prenait soin de lui. Je passai la soirée dans une paix absolue.
Le lendemain, je rendis visite au praticien de la Science Chrétienne. J’allai ensuite à l’hôpital où l’on m’informa que, la veille, une chose merveilleuse était arrivée à notre enfant une heure environ après l’avoir quitté ; maintenant, me dit-on, il allait exceptionnellement bien. Lorsque j’entrai dans sa chambre, il était assis dans son lit, et il me sourit. Quelques jours après, il sortait de l’hôpital, complètement guéri…
Le chirurgien en chef de l’hôpital déclara : « Voilà le cas le plus extraordinaire que nous ayons vu. Aucun pouvoir humain n’aurait pu accomplir ce qui a été fait pour cet enfant. Vous avez trouvé votre Dieu. Ne L’abandonnez jamais. »
Burt Wolf, Detroit, Michigan (U.S.A.)
Pour ceux qui étudient la Science Chrétienne et la mettent pratique, cette guérison n'a rien de miraculeux. Le praticien de la Science Chrétienne auquel a fait appel ce papa a prié Dieu, non pour l'implorer de guérir son enfant, mais pour reconnaître que cet enfant reflétait Dieu, et qu'il était donc en « parfaite » santé.
Théo
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mercredi, 23 juillet 2008
Questions
Qu’est-ce que Dieu ?
Dieu est Entendement, Esprit, Ame, Principe, Vie, Vérité, Amour, incorporels, divins, suprêmes, infinis.
Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)
Qu'est-ce que la vie organique ?
La Vie est Esprit infini et inorganique ; si la Vie, l'Esprit, était organique, la désorganisation serait celle de l'Esprit et annihilerait l'homme.
Si l'Entendement n'est pas substance, forme et tangibilité, Dieu est insubstantiel, car la substance de l’Esprit est l’Entendement divin. La Vie est Dieu, le seul créateur, et la Vie est Entendement immortel ; elle n’est pas matière.
Tout ce qui indique que la matière constitue la vie est mortel, l’opposé même de la Vie immortelle, et constitue une infraction aux droits de l’Esprit. Donc, la conclusion que l’Esprit établit, ou a jamais établi, des lois à cet effet est une erreur mortelle, une conception humaine opposée au gouvernement divin. L’Entendement et la matière mêlés en un perpétuel combat, c’est là un royaume divisé contre lui-même et qui sera dévasté. La destruction finale de cette croyance erronée en la matière sera manifeste lors de la révélation complète de l’Esprit – un Dieu unique, et la fraternité de l’homme. La vie organique est une fausse donnée que détruit la Vérité. Il faut simplement comprendre la Science de la Vie ; sa démonstration prouve l’exactitude de mes énoncés et apporte des bénédictions infinies.
Mary Baker Eddy (Ecrits divers 1883-1896)
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