mardi, 05 août 2008

Remettre la loi à l'endroit

Quand le sujet que l’on aborde touche à une réflexion sur les mœurs, la frontière entre le moraliste et le moralisateur n’est pas toujours évidente pour celui qui écrit. Qu’il se rassure, elle sautera aux yeux du lecteur !

Je vais tenter l'exercice et parler du respect. Un mot poli comme la pierre par l’eau. Mot abstrait mais passeport pour la civilisation. Le respect dont il s’agit ici est celui qu’on a pour les autres quand on aurait plutôt envie de leur dire notre façon de penser.

Soyons concrets. Imaginons qu’une personne ait eu à mon égard une attitude contestable (ou ressentie comme telle), qui m’a blessé, déçu, énervé. Bref, ce qui arrive fréquemment dans les relations humaines.

Réaction primaire, c’est-à-dire, celle qui vient à l’idée en premier : j’ai envie de protester plus ou moins vivement, plus ou moins violemment, en paroles du moins. Œil pour œil, dent pour dent. Inusable loi du Talion. C’est que je tiens à ce qu’on me respecte !

C’est aussi le meilleur moyen de provoquer un surenchérissement (c’est curieux d’entendre au milieu de ce mot « chéri »), de tomber dans une spirale où s’envenime et se détériore de plus en plus la relation, car chacun se justifiera à l’infini sans chercher à se mettre à la place de l’autre.

Qui n’a jamais vécu ce schéma relationnel, qui n’est pas tombé dans cette ornière mentale ?

Et si j’essayais une autre régle inusable, mais celle-ci faute d'être souvent utilisée :  la règle d’Or énoncée par Jésus : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent. »

J’aimerais que cette personne ne m’en veuille plus, qu’elle ne me réduise pas à ce comportement, qu’elle fasse la distinction entre moi et l’attitude d’un moment. Ou qu’elle ne me prête pas les pires intentions. Qu’elle ne fasse pas une montagne d’une souris. Ou encore qu'elle prenne en considération le fait qu'on ne voit pas les choses de la même façon, sans que l'un ou l'autre ait forcément tort...

Je vais donc moi aussi penser de cette façon. Et tant pis si, en toile de fond, son orgueil, son amour-propre, ou son aveuglement lié à une problématique personnelle l’empêche de reconnaître ses torts. Cela a si peu d’importance pour moi. D'autant plus que mon interprétation n'était peut-être pas la bonne.

J’ai d'abord et avant tout envie de respecter cette personne. C'est à dire de lui rendre justice. De reconnaître son intégrité. Comment ? En la voyant comme Dieu, l’Amour, la voit : parfaite, aimable, aimante, aimée. En lui offrant ce crédit d’amour illimité. Et cela me libère mentalement d'un poison nommé ressentiment, lequel se transforme parfois en détachement ou en haine.

« En maintenant l’idée juste de l’homme dans ma pensée, je peux améliorer mon individualité, ma santé et ma moralité ainsi que celles des autres ; tandis que l’image opposée de l’homme, celle d’un pécheur, gardée constamment dans l’entendement, ne peut pas plus améliorer la santé ou la moralité que l’image d’un boa constrictor gardée dans la pensée ne peut aider un artiste à peindre un paysage. » Mary Baker Eddy (Ecrits divers)

Il s'agit bien d'une loi de la Vie, une loi que l'ego humain interprète toujours à l'envers : à vouloir à tout prix être compris et respecté, on ne comprend ni ne respecte les autres ; alors qu’en cherchant à les comprendre et en les respectant, on se rapproche toujours plus de l'Amour et de la paix spirituelle, et on les aide à évoluer dans le même sens.

Théo

dimanche, 29 juin 2008

Si ?

Si la Conscience divine est Amour
et que l’homme à l’image de Dieu
est l’expression de l’Amour…

force est d’admettre que…

PENSER c’est AIMER

toute pensée sans amour
ne serait donc qu’une parodie de la pensée
une contrefaçon sans vie

on ira même jusqu'à dire
une impossibilité
une illusion
 
libre à chacun
de remplacer Si par Puisque
et d’en explorer les conséquences
 
Théo

mercredi, 25 juin 2008

Relire ses classiques

Un grand classique biblique qui reste lettre morte. Je vous invite à prendre le temps de le lire, verset par verset, même si vous croyez bien le connaître :

« Sans amour, je ne suis rien.

« Quand je me dépouillerais de tous mes biens pour la nourriture des affamés, quand je distribuerais en aumônes tout ce que je possède, quand même je me ferais brûler pour mes convictions, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert de rien.

« Celui qui aime est patient, il sait attendre ; son cœur est largement ouvert aux autres.

« Il est serviable, plein de bonté et de bienveillance ; il cherche à être constructif et se plaît à faire du bien aux autres. L’amour vrai n’est pas possessif, il ne cherche pas à accaparer, il est libre de toute envie, il ne connaît pas la jalousie.

« Lorsqu’on aime, on ne cherche pas à se faire valoir, on n’agit pas de manière présomptueuse. Celui qui se rengorge, s’étale et s’enfle d’orgueil n’est pas inspiré par l’amour.

« Aimer, c’est aussi se conduire avec droiture et tact. L’amour prend des égards et évite de blesser ou de scandaliser, il n’est pas dédaigneux.

« Celui qui aime ne saurait agir à la légère ou commettre des actes malhonnêtes.

« Aimer, c’est ne pas penser d’abord à soi, chercher son propre intérêt, insister sur ses droits.

« L’amour n’est pas irritable, il ne s’aigrit pas contre les autres. Il n’est pas susceptible.

« Quand on aime, on ne médite pas le mal et on ne le soupçonne pas chez les autres. Si on subit des torts, on n’en garde pas rancune.

« Découvrir une injustice, ou voir commettre le mal, ne fait pas plaisir à celui qui aime. Il se place du côté de la vérité et se réjouit lorsqu’elle triomphe.

« L’amour couvre tout : il souffre, endure et excuse. Il sait passer par-dessus les fautes d’autrui.

« Aimer, c’est faire confiance à l’autre et attendre le meilleur de lui, c’est espérer sans faiblir, sans jamais abandonner. C’est savoir tout porter, tout surmonter.

« L’amour n’aura pas de fin. » 

Paul, I Corinthiens 13 (Parole vivante)

Quand on lit ce texte, on se demande qui aime vraiment. Paul a mis la barre très haute, mais il a raison. Autant savoir de quoi on parle ; on s’abuse, se gargarise, s’enveloppe si vite de mots extérieurement nobles, beaux, purs, mais en grande partie vidés de leur contenu dans l'usage et la pratique qu’on en fait. Et d'abord, s'aime-t-on soi-même avec ce regard ?

J’ai toujours pensé qu’on ne peut prétendre aimer l’autre moitié du globe, ceux qu’on plaint de ne pas avoir à manger autre chose que de la violence multiforme, tant qu'on est incapable soi-même de vivre l’amour là où l’on est, avec qui l’on est. Je l’ai toujours pensé, oui, mais je commence seulement à le vivre, un peu comme un nouveau-né.

Jésus accomplissait des guérisons instantanées et ressuscitait les morts parce qu’il aimait. Il avait totalement assimilé cette loi de l’Amour, Dieu, qui fait du bien à soi et aux autres.

Dans « Pratique de la Science Chrétienne », un chapitre de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit :

« Si l’Esprit ou le pouvoir de l’Amour divin rend témoignage à la vérité, c’est là l’ultime condition, le moyen scientifique, et la guérison est instantanée. »

Et un peu plus loin :

« Le pouvoir de la Science Chrétienne et de l’Amour divin est omnipotent. Il est en effet à même de faire lâcher prise à la maladie, au péché et à la mort, et de les détruire. »

Comme Jésus, comme Paul, Mary Baker Eddy connaissait et vivait la signification profonde, spirituelle, du mot Amour. Avec l’esprit du Christ, elle a, elle aussi, guéri des centaines de malades et ressuscité plusieurs personnes, en présence de témoins. Elle a même enseigné aux autres à le faire. Comment ?

En apprenant à connaître Dieu, l’Amour, et en Le reflétant consciemment. En aimant simplement, oserais-je dire.

Théo