jeudi, 04 juin 2009

Echo

L'homme est l'écho divin de l'Ego divin
dans l'espace infini de l'Esprit.

Théo

jeudi, 09 avril 2009

Le don absolu

don absolu de l'humain à Dieu :
« - je renonce à mon ego »
don absolu de Dieu à l'homme :
« - tu exprimes Mon Ego »

l'humain abandonne l'humain
Dieu demeure Dieu
marché de dupe ?
s'inquiètent les mortels

nul ne perd au change
puisque l'ego humain n'est rien
quand l'Ego divin est Tout
affirme le Christ en chacun de nous

Théo

mercredi, 01 avril 2009

La volonté divine est toujours bonne

« Je veux que ce soit la nuit ! » répétait sans cesse, entre de gros sanglots, une petite fille de quatre ans. En se réveillant, ce matin-là, elle s'était aperçue que sa sœur avait dormi dans un sac de couchage. Elle voulait l'imiter sans avoir la patience d'attendre jusqu'au soir. Sa volonté nettement affirmée, mais insatisfaite, la rendait très malheureuse.

Sans aller jusqu'à cette extrémité, notre époque apprécie les caractères volontaires. Elle y décèle une énergie et une ambition souhaitables dans un monde où, dit-on, il faut savoir se motiver, jouer des coudes pour « arriver ». Pourtant, l'un des messages les plus caractéristiques de la Bible va à contre-courant de cette opinion générale.  Chacun à sa manière, les prophètes de l'Ancien et du Nouveau Testament nous ont légué un même enseignement, que Jésus résume ainsi, en s'adressant à Dieu : « Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. » (Matthieu 26:39).

Qu'est-ce que la volonté de Dieu ? La Divinité veut-elle vraiment le bonheur de chacun ? Et à quelle condition ? La réponse à ces questions se trouve dans l'interprétation spirituelle des Ecritures. En effet, une lecture littérale n'est pas suffisante, car elle induit en erreur en dépeignant un Dieu capable du meilleur comme du pire. A première vue, l'Ancien Testament semble véhiculer l'image d'un Dieu qui veut le bonheur de son peuple, mais n'hésite pas à châtier sans pitié ceux qui se détournent de Lui ou font le mal. Cette « colère de l'Eternel » dont parle les Écritures n'a pourtant rien à voir avec la nature de Dieu. Examinant ces passages dans un éclairage spirituel, Mary Baker Eddy écrit, dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de la manifestation du mal qui contrefait la justice divine et finit par se détruire lui-même. (Voir p. 293) On aurait tort, du reste, de croire que l'Ancien Testament n'est qu'une litanie de « crimes et châtiments ». On y trouve également les nombreuses promesses d'un Dieu, semblable à un Père-Mère aimant, qui invite ses enfants à Le glorifier, à L'aimer, à L'écouter et à suivre Ses directives, dans la détresse comme en période de prospérité, afin de bénéficier constamment de Ses bienfaits. (A titre d'exemples, on peut se reporter aux versets suivants : Psaumes 91:14-15 ; Esaïe 26:3 ; Ecclésiaste 2:26 ;  Proverbes 1:33 ; Jérémie 17:7-8)

Dieu veut le bonheur des hommes, mais pas à n'importe quel prix - et surtout pas à celui du sang ! L'histoire de l'humanité montre qu'il est tentant de chercher à justifier les actions les plus barbares en s'abritant derrière une prétendue volonté divine. Celui qui veut faire son bonheur au détriment d'autrui ou qui prétend même vouloir faire le bonheur des hommes par la force viole sans le savoir la loi de l'amour universel qui nous gouverne. C'est pourquoi ces projets sont voués à l'échec. Dieu est totalement étranger aux actes qui transgressent les dix Commandements de Moïse ou ne tiennent pas compte de la règle d'or énoncée par Jésus : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fassent ». Du point de vue divin, jamais la fin ne justifiera les moyens. Au contraire, plus le but est juste et louable, plus les moyens pour l'atteindre doivent être justes et louables. C'est à mes yeux l'un des messages du Nouveau Testament, qui nous révèle un Dieu de justice et d'amour à travers les actes de Jésus et des apôtres.

Dieu veut notre bien parce qu'Il est le Bien. Nous méritons ce bien parce que nous sommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. La plupart du temps, nous n'en sommes, hélas ! pas persuadés. Une mauvaise conscience nous suggère que nous ne sommes pas dignes des bienfaits divins. A cet argument, j'aime répondre, comme le fait Mary Baker Eddy : « Pour ceux qui s'appuient sur l'infini [Dieu], soutien constant, aujourd'hui est riche en bienfaits. » (Science et Santé, p. vii) Mais de même qu'il est impossible de ressentir la chaleur d'un feu de cheminée en lui tournant le dos, pour connaître la bonté de Dieu, il faut se rapprocher de Lui -  c'est-à-dire apprendre à accomplir Sa volonté avec joie, comme nous y invite Saint Paul. L'apôtre avait compris que la volonté de Dieu n'implique aucun réel sacrifice. Les renoncements que l'obéissance à Dieu semble parfois exiger nous apprennent à trouver la joie et le bonheur là où ils sont tangibles et durables, c'est-à-dire dans l'accomplissement de la volonté divine.

Si l'interprétation spirituelle des Ecritures nous permet d'affirmer que Dieu est entièrement bon et ne désire que notre bien, comment être toujours sûrs de prendre la « bonne » décision face aux nombreux choix qui nous attendent au cours de l'existence ? En d'autres termes, comment distinguer ce qui est de la volonté humaine déguisée et ce qui exprime la volonté divine ? En examinant nos mobiles et en priant pour être guidés. Il se peut que nous soyons de bonne foi dans l'erreur, par aveuglement. La souffrance et les obstacles, qui parfois s'accumulent, servent à nous faire comprendre que nous faisons fausse route. Ils ne sont jamais dus à Dieu. L'erreur engendre son propre tourment et, de ce fait, incite à un examen de conscience salutaire. Si nous souhaitons sincèrement faire la volonté de Dieu, Il nous « révèle le chemin, l'illumine, le désigne et nous y guide » avec une patience et un amour infinis. (Voir Science et Santé, p. 454).

D'une manière générale, quel que soit le genre de décision à prendre, on devrait appliquer ce critère simple : la volonté de Dieu est bonne, elle ne nuit à personne, elle vise au bien universel. Dieu nous aime d'un amour impartial. Il n'abandonne jamais personne en chemin. Il ne choisit jamais un individu, une communauté ou un pays contre un autre. Contrairement à certaines expressions malheureuses rapportées par les médias, Il ne connaît ni « génération sacrifiée » ni « continent sacrifié ». Son peuple élu est l'humanité entière. Tout ce qui prétend le contraire s'oppose à la volonté de Dieu soit par ignorance, soit par calcul, soit par malveillance.

On peut néanmoins se demander s'il est raisonnable de renoncer à la volonté humaine dans tous les cas. Un exemple évident vient à l'esprit : vouloir à tout prix se guérir d'un mal physique ou guérir un proche semble parfaitement légitime. Après avoir essayé en vain les traitements et les remèdes les plus classiques, pourquoi ne pas recourir à une forme de manipulation mentale basée précisément sur la volonté humaine ? Un passage de Science et Santé est particulièrement éclairant : « La volonté humaine appartient aux prétendus sens matériels, et il faut en condamner l'usage. L'emploi de la volonté pour guérir les malades n'est pas la pratique métaphysique de la Science Chrétienne [...]. La Vérité, et non la volonté corporelle, est le pouvoir divin qui dit à la maladie : "Silence ! tais-toi !" » (P. 144) Si elle est bien intentionnée, la volonté humaine doit se soumettre à la volonté divine. Tant qu'elle n'exprime qu'un sens humain, matériel de l'existence, elle demeure une force aveugle et destructrice, une « tendance animale », selon les mots de Mary Baker Eddy. Elle est par nature dominatrice et d'autant plus agressive qu'elle exprime la crainte de celui qui croit vivre dans un univers hostile. Lorsqu'elle coïncide avec la volonté divine, elle disparaît pour laisser le champ libre à Dieu. Laisser le champ libre à Dieu, c'est voir la guérison se produire !

Je me souviens qu'un soir une amie m'a téléphoné pour me demander de l'aider par la prière. Elle souffrait d'une douleur aiguë et était très inquiète. C'était un appel à l'aide auquel il fallait répondre tout de suite ! Pourtant, cette pensée inattendue m'est venue : « Il n'y a rien d'urgent. » Il s'agissait vraiment là d'une pensée inspirée, car en voulant de toutes mes forces guérir le plus rapidement possible une personne qui souffrait, j'aurais donné de la réalité à ce mal. Je devais éviter de tomber dans ce piège en refusant l'état d'esprit où semblait résider le problème.  Rejetant donc la suggestion agressive selon laquelle je me trouvais face à un cas « urgent », j'ai mieux compris que, conformément à la volonté de Dieu, l'homme créé à Son image était incapable de souffrir. Avec une pensée apaisée, j'ai prié tranquillement pour cette personne, en relisant l'interprétation spirituelle du premier chapitre de la Genèse par Mary Baker Eddy. (Voir Science et Santé, pp. 502-521) A la fin de cette lecture, au cours de laquelle je m'étais imprégné des vérités de la création spirituelle de l'homme, j'étais certain que tout allait bien. Une ou deux minutes plus tard, le téléphone a sonné. Mon amie me confirmait que la douleur avait disparu et qu'elle n'avait plus aucune crainte. Elle avait même eu, à un moment, le sentiment de « baigner dans l'amour de Dieu ».

Le christianisme enseigné et démontré par Jésus agit comme un révélateur de la volonté de Dieu à notre égard. Plus qu'un discours théorique imprégné de bons sentiments, il apporte la preuve concrète que Dieu nous aime, nous unit, nous préserve et nous guérit. Lorsque nous manifestons les attributs divins qui constituent l'homme véritable (la confiance dans le bien, la sagesse, la joie, la bonté, le désintéressement, l'intelligence, la justice, etc.), nous exprimons le pouvoir spirituel du Christ qui libère la conscience humaine de tous les maux imposés par de fausses notions sur Dieu et sur l'homme. En spiritualisant nos pensées, nous découvrons pas à pas qu'il nous est non seulement possible d'accomplir la volonté de Dieu, en nous aimant les uns les autres, mais que nous ne pouvons faire autrement. Car il n'y a en réalité qu'une seule volonté, celle de l'Amour. Ce que Paul résume ainsi : « C'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » (Epître aux Philippiens 2:13)

Théo

dimanche, 21 décembre 2008

Parti en fumée

La plupart d’entre nous cherchent toujours à évoluer, à progresser – ce qui nécessite une remise en question constante : on ne met pas du vin nouveau dans une outre déjà pleine, mais on commence par la vider, faisait remarquer Jésus. Du bon sens !

Se débarrasser d’abord, acquérir ensuite. C’est là qu’on se heurte d’emblée à la force de l’habitude et que le découragement guette le candidat au changement.

Je vais prendre un exemple. J’en connais plus d’un qui aimeraient arrêter de fumer. Qui essayent ou ont essayé toutes sortes de moyens. Ils sont plein de bonne volonté, mais l’habitude qui, dès qu’on la chasse, revient par la porte du manque, les ramène vite dans son giron. Comme on l’entend dire ironiquement : « c’est facile de s’arrêter, je l’ai fait si souvent ! »

Le premier point, primordial, c’est désirer se débarrasser ; le deuxième, savoir pourquoi on le fait ; le troisième, ne jamais perdre de vue ni le but ni le mobile. Ces trois points vont nourrir la motivation.

Mais ce n’est pas suffisant. La Science Chrétienne apporte un point supplémentaire qui peut faire la différence. Elle affirme que l'on est déjà arrivé là où l'on voudrait être. Qu’il s’agit, autrement dit, de se réveiller d’une sorte d’illusion hypnotique qui semble nous enfermer dans une image fausse de soi, pour prendre conscience de la vraie image – l’homme à l’image de Dieu.

Gainsbourg a sans doute chanté que Dieu est un fumeur de havanes, mais si Dieu est Esprit, on le conçoit mal avec un cigare à la bouche. L’homme, Sa création, est par nature entièrement spirituel. Il ne comporte donc aucun élément capable d’être accroché au tabac, de souffrir terriblement d’un sevrage brutal, et de rechuter.

Voilà pour la théorie. Reste à la démontrer. Mais  comment ?

1) En affirmant le plus souvent possible cette « vérité scientifique » de la création spirituelle de l’homme ; 2) en ne doutant pas d’avoir toute la puissance de Dieu avec soi dans ce combat ; 3) en étant certain que ce n’est pas soi, mais Dieu, le Bien, qui livre ce combat ; 4) en étant persuadé que l'on y arrivera, puisque l’issue est déjà connue d’avance, vu la nature de Dieu et de l’homme.

Ce qui précède implique plusieurs choses. S’il faut s’identifier soi-même le plus souvent possible à l’image de l’homme créé par Dieu, il est tout aussi important de considérer les autres pareillement : nos proches, nos moins proches…

Il est indispensable de reconnaître que le découragement et la résistance ne sont pas dus à une nature psychologique ou physique personnelle, mais au mécanisme de la croyance matérielle à un homme à la fois corporel et mental, séparé de Dieu.

Cette croyance à la personnalité humaine est en réalité    « impersonnelle ». Elle s’oppose par nature, mais de façon mécanique et non intelligente, à la pensée éclairée qui est seule capable de reconnaître son néant. Cette croyance, ou erreur de pensée, n’a rien en nous et nous n’avons rien en elle. D’où l’importance de persister dans l’intention de se débarrasser de ce qui ne nous appartient pas.

Le corps obéit à la pensée. Plus celle-ci est matérielle, plus le corps risque d’être exposé aux maux et aux lois physiques. Quand la pensée devient plus spirituelle, le corps lui obéit et retrouve un aspect et un fonctionnement harmonieux. Il obéit à la loi harmonieuse de l'Esprit.

Un grand nombre de gens ont cessé d’être dépendants de l’alcool ou du tabac, parfois, mais pas toujours, du jour au lendemain, grâce à la prière et à la compréhension qu’ils ne dépendaient que de Dieu. Ils l’ont raconté dans des témoignages écrits authentifiés par leurs proches et publiés dans les périodiques de la Science Chrétienne. Comme il s’agit d’un processus scientifique, basé sur des lois spirituelles, ce qui est valable pour l’un l’est pour tous, si différents soient les caractères et les circonstances.

Il se peut qu’au début, les efforts accomplis pour se débarrasser d’une dépendance, d’une habitude ou d’un trait de caractère, paraissent surhumains. On est tellement habitué à penser que cela nous appartient en propre, qu'on a l'impression de devoir se couper la main.

Le sentiment de sacrifice surgit comme un spectre d’un autre âge. On n’aime plus guère se sacrifier, car on nous a tant fait le coup au nom d’une morale plaquée qui servait les intérêts de ceux qui se passaient fort bien de morale.

Pourtant, j’arrive à comprendre aujourd’hui que le sacrifice a une vraie valeur, bien que relative. Dans la mesure où l’on désire sincèrement évoluer en se débarrassant de ce qui nuit aux progrès, il est important d’accepter pleinement l’idée de sacrifice, si elle se fait sentir, et de l’assumer. Cela nous est toutefois facilité si l’on comprend que ces efforts servent à tous ceux qui mènent le même combat. La pensée collective, qui nous influence tous plus ou moins inconsciemment, se nourrit de toute pensée individuelle.

Accepter d’avoir l’impression, pour un temps, de se retrancher une partie de soi, le faire à la fois pour soi et, dans une perspective plus généreuse, pour les autres également, procure une force supplémentaire dans ce qui semble être une lutte difficile avec ses hauts et ses bas.

Tôt ou tard vient le moment où l’on comprend que l’on n’a rien perdu de réel. Au contraire, on a acquis une plus grande maîtrise sur ce moi illusoire, par conséquent une plus grande liberté, et un bien-être qu’on n’était incapable d’imaginer avant.

Et l'on a cessé tout naturellement de fumer, de boire, ou bien on s'est débarrassé d'un trait de caractère, d'une façon habituelle de réagir dont on ne voulait plus, etc., sans craindre de rechuter.

« La pensée dirigée tout entière vers l'accomplissement d'une chose honnête rend cet accomplissement     possible », écrit Mary Baker Eddy.

Théo

samedi, 06 décembre 2008

La prière qui comble et rassure

Face aux crises que traversent nos sociétés, rien n’est plus important à mes yeux que la pensée spirituelle. Pourquoi ?

D’abord parce que la pensée matérialiste est responsable de la récession économique et de ses conséquences un peu partout dans le monde. Economistes, philosophes et politiques s’accordent à dire que ce sont des égoïsmes, des cupidités, des individualismes forcenés sans garde-fous véritables qui génèrent les comportements responsables de l’appauvrissement général de la planète – qu’il s’agisse de ressources naturelles ou économiques.

Ensuite parce que la pensée spirituelle est seule capable d’inspirer les solutions responsables, solidaires, efficaces pour le bien de tous. Elle en est seule capable parce qu’elle vient de Dieu, et que Dieu est un Principe d’abondance qui ne prend pas à l’un pour donner à l’autre, mais comble toute Sa création de façon impartiale, comme le fait un Principe de Vie et d’Amour.

Penser spirituellement implique de remettre Dieu au cœur de Sa création et de reconnaître sans réserve qu’Il en est le « gouverneur » suprême.

« C’est dans l’Entendement que se trouve la vraie juridiction du monde, régissant tout effet et reconnaissant que toute causation appartient à l’Entendement divin », écrit Mary Baker Eddy.

C’est pourquoi, précise-t-elle, « l’Entendement immortel, gouvernant tout, doit être reconnu comme suprême, tant dans le prétendu domaine physique que dans le domaine spirituel ».

Reconnaître la suprématie de Dieu dans ce monde même, c’est penser spirituellement et contribuer à ce que de vraies solutions s’imposent à l’esprit des décideurs et soient mises en pratique. En douter, c’est faire la part trop belle aux pensées nuisibles. Puisque l'on constate tous les jours l'influence de la pensée matérialiste, n'a-t-on pas envie de constater l'influence de la pensée spirituelle ? La pensée spirituelle est-elle moins puissante que la pensée matérielle ? N'est-ce pas plutôt l'absence de pensée spirituelle qui explique ce que nous vivons ? La pensée spirituelle n'est-elle pas autrement plus puissante que la pensée matérielle ? Je le crois. Et je sais que cela peut se démontrer.

Quand on substitue au sens corporel de Dieu [l’Eternel] le sens incorporel [l’Amour divin], comme l’a fait Mrs. Eddy dans le psaume 23, le psaume peut alors se lire ainsi :

L’Amour divin est mon berger : je ne manque de rien. L’Amour me fait reposer dans de verts pâturages, l’Amour me dirige près des eaux paisibles. L’Amour restaure mon âme [sens spirituel], l’Amour me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de Son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car l’Amour est avec moi : la houlette de l’Amour et la bâton de l’Amour me rassurent. L’Amour dresse devant moi une table, en face de mes adversaires ; l’Amour oint d’huile ma tête, et ma coupe déborde. Oui le bonheur et la grâce m’accompagnent tous les jours de ma vie, et j’habite dans la maison [la conscience] de l’Amour pour toujours.

En étudiant de plus près ce psaume, on s’aperçoit que, en toutes circonstances, Dieu nous guide, répond à nos besoins, nous apaise, nous restaure, nous rend justice, nous protège, nous rassure, nous inspire, nous défend, nous comble, nous accompagne et nous loge même ! Quoi d'étonnant de la part d'un Dieu qui est l'Amour éternel !

Il ne faut pas craindre d’affirmer que Dieu agit effectivement ainsi avec l’homme, tant dans le prétendu domaine matériel que dans le domaine spirituel. C’est une forme de prière efficace qui permet de résoudre ses problèmes et ceux des autres.

Je me souviens qu’un jour, l’une de mes filles est partie pour le week-end en compagnie d’une amie. Elles avaient quatre heures de route. Ma fille avait promis d’appeler sa mère pour lui dire qu’elles étaient bien arrivées. 24 h plus tard, elles n’avaient pas encore donné de leurs nouvelles. Sa mère, qui avait en vain essayé de les joindre l’une et l’autre sur leur portable, m'a appelé pour me faire part de son inquiétude. J’ai aussitôt prié pour reconnaître qu’elles étaient dans l’Amour de Dieu, protégées toutes les deux, en sécurité. J’ai aussi affirmé que Dieu, en tant que Vérité, Entendement unique, savait où était chacun de Ses enfants en ce moment même, et qu’Il rassurait également « le papa et la maman ». J’ai prié ainsi pendant quelques minutes pour être moi-même apaisé, rassuré. Ce qui a été le cas. Et une minute plus tard, la mère de ma fille me rappelait pour me dire qu’elle venait de lui téléphoner, que tout allait bien.

Dieu est l’Amour, Il répond à tous les besoins légitimes, du plus petit au plus grand. Mais pour le constater concrètement, il est indispensable de spiritualiser ses pensées, étant donné que Dieu n’est pas un Esprit séparé des hommes, mais qu’il est l’Esprit dont nous sommes l’expression. Les pensées spirituelles nous permettent donc de voir comme Dieu voit, c'est-à-dire de nous voir en Lui, dans l'abondance et en sécurité.

Théo

mercredi, 03 décembre 2008

La notion de péché

L’autre jour quelqu’un me disait : « Je trouve la Science Chrétienne intéressante, mais j’ai du mal avec cette notion de péché ! » Il soulevait un point fondamental. S’il avait eu une connaissance plus approfondie de la Science Chrétienne, il aurait vu que le sens donné à ce mot par Mary Baker Eddy n’a plus rien à voir avec la conception théologique traditionnelle. Une bonne raison d’aller y voir de plus près !

En effet, Mrs Eddy utilise souvent dans ses écrits le terme « péché ». C’était un mot très courant dans la Nouvelle-Angleterre du XIXe siècle. Il était donc naturel qu’elle le reprenne afin que ses contemporains puissent se pénétrer du nouveau sens qu’elle lui donnait et se libèrent enfin de la croyance aliénante au péché originel et au péché tout court.

Elle ne croyait ni au péché originel ni au jugement dernier. Sa guérison soudaine obtenue en lisant le récit d’une guérison accomplie par Jésus (alors qu’elle était elle-même condamnée par les médecins), son étude de la Bible dans un éclairage spirituel, et la prière et la révélation l’ont persuadée que Dieu était le Bien et l’homme Son expression parfaite.

La Science Chrétienne est une belle religion. Elle ne condamne pas l’homme mais les pensées et les actions contraires à l’Amour, synonyme de Dieu. Sa vision du « salut » est universelle ; elle n’exclut absolument personne. Mais allons plus à fond pour mieux comprendre l'originalité de cette religion chrétienne.

Mary Baker Eddy est convaincue que ce n’est pas l’homme qui pèche, mais que c’est le péché qui semble créer un homme pécheur. La Science Chrétienne n’a d’autre but que d’aider les hommes à comprendre que la maladie, les infirmités et la mort sont à la fois les enfants du péché et de terribles illusions. Pourquoi ?  Pour apporter une réponse à cette question, il faut s’interroger sur la nature du péché. Qu’est-ce que le péché ? Selon elle…

« Le péché était, et il est, la supposition mensongère que la vie, la substance et l’intelligence sont à la fois matérielles et spirituelles, et cependant sont séparées de Dieu. »

« Le pécheur ne se créa pas lui-même, et ne créa pas non plus le péché, mais le péché créa le pécheur. »

Si l’on rapproche ces deux phrases, il en ressort que le péché est un mensonge qui crée un homme pécheur avec les terribles conséquences que sont la souffrance, la maladie et la mort. Cela corrobore ce que disait Jésus, parlant du mal : « Il est menteur et le père du mensonge ».

Cette définition du péché est au cœur de la Science Chrétienne. On est bien loin de la définition traditionnelle selon laquelle il s’agit d’une désobéissance à la volonté divine, qui remonte à Adam (homme mythique) et que Dieu condamne tout en ayant Lui-même créé un homme potentiellement pécheur !

Comment détruire le péché selon Mrs Eddy ? En comprenant que ce n’est pas d’une âme pécheresse mais d’ « un sens du péché » dont il faut se débarrasser - la nuance est fondamentale. Et comment s’en débarrasser ?

« Réduire au silence le moi, c’est-à-dire s’élever au-dessus de la personnalité corporelle, voilà ce qui réforme le pécheur et détruit le péché. »

Car prétendre que le péché n’existe pas, mais vivre comme s’il existait est une dangereuse hypocrisie :

« Si [l’homme] dit “Je procède de Dieu, par conséquent je suis bon”, et cependant persiste dans le mal, il nie le pouvoir de la Vérité, et il doit souffrir à cause de cette erreur jusqu’à ce qu’il apprenne que tout pouvoir est bon parce qu’il émane de Dieu, et qu’ainsi il détruise son concept, dupe de lui-même, d’un pouvoir dans le mal. »

Ce qui amène Mrs Eddy à cette conclusion radicale :

« … le pardon du péché par Dieu consiste dans la destruction du péché et la compréhension spirituelle qui chasse le mal comme irréel. Mais la croyance au péché est punie tant que dure la croyance. »

Punie par qui ? Pas par Dieu qui est un Principe du Bien et ne connaît pas le mal. La croyance au péché se punit elle-même, elle porte en elle sa propre destruction.

Pour résumer : le péché est l’illusion que l’homme vit avec un esprit ou entendement qui lui est propre, séparé de Dieu. C’est cette croyance qu’il faut détruire par la compréhension qu’il n’y a qu’un seul Esprit ou Entendement, Dieu, notre Entendement commun – le seul Ego.

Il ne faut donc jamais perdre de vue que, selon la Science Chrétienne, le mot péché ou mal est synonyme d’illusion, de mensonge, de fausse croyance, d’erreur.

Cette erreur doit être comprise comme étant irréelle. C’est d’autant plus important qu’elle est responsable de toute la misère de la condition humaine.

Comment assimiler cette idée libératrice que le péché n’existe pas ? En vivant conformément à la Vérité révélée dans la Bible, et plus précisément  en vivant le plus possible en accord avec les Dix Commandements (Exode 20:1-17), le Sermon sur la montagne (Matthieu 5,6,7), et les deux plus grands Commandements donnés par Jésus (Matthieu 22:37-39).

Cette assimilation est d’autant plus rapide que l’on ne se sent pas poussés par la peur d’un Dieu vengeur qui condamne le « pécheur » aux flammes éternelles ou à un purgatoire interminable, mais motivés par le désir d’exprimer un Dieu qui est le Bien et constitue la totalité de notre être ici même, dès maintenant.

Théo

lundi, 01 décembre 2008

Renoncer et reconnaître

Renoncer de soi-même à tout ce qui constitue un soi-disant homme matériel, et reconnaître son identité spirituelle en tant qu'enfant de Dieu et y atteindre, c'est la Science qui ouvre les écluses mêmes du ciel, d'où le bien afflue dans toutes les voies de l'être, purifiant les mortels de toute souillure, détruisant toute souffrance et démontrant l'image et la ressemblance véritables. Il n'existe sous le ciel aucun autre moyen par lequel nous puissions être sauvés, et par lequel l'homme puisse être revêtu de puissance, de majesté et d'immortalité. Mary Baker Eddy

mercredi, 26 novembre 2008

Qui a besoin de quoi ?

On ne cesse d’avoir des besoins et de les exprimer. Tout occupés à tenter de les combler d’une manière ou d’une autre, on oublie le seul besoin qui vaille la peine de s’y attacher, parce que c’est aussi le seul qui permet de combler tous les autres :

Le besoin de Dieu.

Nous avons besoin de Dieu parce que Dieu a besoin de nous. Imagine-t-on un fleuve qui ne donnerait pas d’eau ? un soleil sans lumière ni chaleur ? Ce ne serait ni un fleuve, ni un soleil, mais du virtuel inexprimé. Réciproquement, l’eau et la lumière, pour être, ont besoin de jaillir d’une source.

Mary Baker Eddy le résume ainsi : « Séparé de l’homme, qui exprime l’Ame, l’Esprit ne serait pas une entité ; l’homme, divorcé de l’Esprit, perdrait son entité. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Si Dieu est le Principe de la Vie infinie, Il a besoin de se manifester pour Etre. Nous sommes Sa manifestation. Nous Le manifestons tel qu’Il est dans Sa nature et Ses attributs. Voilà pourquoi, d’un point de vue scientifiquement chrétien, nous manifestons la Vie, la Vérité, l’Amour, l’Ame, l’Esprit, l’Entendement, le Principe. Ces synonymes de Dieu impliquent la vitalité, l’honnêteté, la bonté, la beauté, l’harmonie, l’art, l’intelligence, la permanence, la justice, etc.

On comprend mieux ainsi pourquoi en répondant au besoin de Dieu – en Le manifestant – on comble dans le même temps tous les besoins humains. C’est dans ce sens que Mary Baker Eddy a pu écrire que « L’Amour divin [Dieu] a toujours répondu à tout besoin humain et y répondra toujours ». Ce qu’elle a démontré dans sa propre existence en accomplissant de nombreuses guérisons dont un grand nombre étaient quasi immédiates.

Dieu a besoin de l’homme pour Etre, et l’homme a besoin de Dieu pour donner corps, substance, épanouissement à son existence. Dieu et l’homme sont inséparables. Ils coexistent nécessairement comme la Cause et Son effet.

Mais comment répondre au besoin de Dieu ? C’est une tâche insurmontable si l’on pense qu’il faut se hisser humainement à la hauteur de Dieu. Impossibilité évidente puisque, par définition, les mortels mènent une existence éphémère et aléatoire. On ne peut donc répondre au besoin divin qu’en se considérant soi-même comme divin, et Jésus nous en a donné l’exemple. C’est ce que nous sommes, nous aussi, dans notre vraie nature, puisque Dieu a créé l’homme à Son image et à Sa ressemblance, c’est-à-dire pour qu’il L’exprime.

Comment faire alors pour répondre concrètement au besoin d’Etre de Dieu ?

1) Laisser Dieu nous inspirer, nous guider, dans nos pensées et nos actions au quotidien, afin que peu à peu l’humain « cède » au divin. Pour peu que l'on se tourne vers Lui, Dieu nous donne la capacité d’y parvenir : « Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, en vertu de son bon plaisir. » (Nouveau Testament, Epître aux Philippiens) Ou encore : « Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons. » (Ancien Testament : I Chroniques) On remarquera au passage la grande cohérence entre les deux Testaments.

2) Reconnaître que nos besoins sont « déjà » comblés, ce qui est impossible à « voir » tant que nous cherchons à combler les besoins matériels d’un prétendu mortel. « Ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta loi. » (Psaume 119) Ou encore : « L’Eternel, ton Dieu, te fera entrer dans le pays qu’il a juré à tes pères de te donner. Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n’as point bâties, des maisons qui sont pleines de toutes sortes de biens et que tu n’as point remplies, des citernes creusées que tu n’as point creusées, des vignes et des oliviers que tu n’as point    plantés. » (Deutéronome)

Je vois dans ces versets une invitation à cultiver le sens spirituel de la Vie qui révèle l’abondance inépuisable que nous cache le sens matériel de l’existence. C’est ainsi que nous répondrons au besoin d’Etre de Dieu et que, dans le même temps, nous verrons combler tous nos besoins légitimes, petits et grands. Nous pouvons dès maintenant commencer à prendre conscience de notre héritage divin sans attendre un avenir vague et lointain. C’est une nécessité divine.

Théo

jeudi, 21 août 2008

Le frère du fils prodigue

« Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » (Luc 15)

Ce verset biblique est tiré de la parabole de l’enfant prodigue. L’un des fils est revenu après avoir dilapidé sa part d’héritage, mais son père l’accueille en faisant la fête. Le frère, celui qui est resté auprès du père sans rien réclamer, ne comprend pas ces réjouissances. Il est jaloux. Et c’est là que le Père lui dit :

« Mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce que j’ai est à toi. »

C’est ce que Dieu nous dit, pour peu que nous soyons prêts à L’écouter, lorsque nous croyons manquer de quelque chose, ou lorsque nous agissons uniquement par devoir, en oubliant l’essentiel : nous ne sommes jamais séparés de Dieu, de la Vie, de l’Amour. Tout ce que Dieu a, nous l’avons, tout ce qu’Il est, nous le sommes puisqu’Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance.

En tant que reflet divin, sous sommes/nous avons, par exemple, la paix, l'harmonie, l'équilibre, l'amour, l'intelligence, la générosité, la joie, la beauté, le bien, etc., dans leurs manifestations infiniment diverses.

On peut dire que nous sommes le corps de Dieu. Le corps puisque Son expression. Nous sommes spirituels, et non pas matériels, puisque Dieu est l’Esprit, l’Entendement. Nous sommes Son idée, puisque l’Entendement ne s’exprime que par des idées. Ce corps composé d’idées spirituelles au nombre infini est parfaitement tangible en formes, qualités, couleurs, contours à la conscience. Parce que ce corps est infini, il est mental et l’a toujours été.

Cela fait longtemps qu’on a découvert le lien entre l’esprit et le corps. La médecine reconnaît depuis longtemps l’influence des pensées sur la santé. Sans parler de l’effet placebo, ce faux médicament que l’on donne à des malades qui croient absorber une vraie médecine et guérissent.

Mais Mary Baker Eddy, qui a été précurseur en ce domaine, va encore plus loin. Elle s’appuie radicalement sur la révélation biblique que l’homme est l’expression spirituelle de Dieu, l’Esprit, pour conclure qu’il n’y a pas de matière. Cela paraît encore incroyable aujourd'hui, mais l'enseignement de Jésus-Christ est révolutionnaire.

Ce que nous appelons les os, l’œil, la main, etc., sont des idées et des facultés spirituelles. Mais pour l’instant nous les percevons sous une forme limitée, d’où leur apparence matérielle. La limite est ce qui définit la matière. La dégradation aussi.

Nous voyons un corps (et un monde) physique, parce que nous croyons à la vie et à l’intelligence dans la matière, alors que la Vie et l’Intelligence, c’est Dieu. L'infini ne peut être contenu dans le fini.

A cause de cette croyance, entretenue par l’éducation et le témoignage des sens physiques, nous sommes apparemment sujets à la maladie, aux accidents, au vieillissement, lequel s’accompagne de la diminution progressive ou de la disparition de nos facultés, avant d’aboutir à la mort.

Ce processus est logique. Mais nous savons bien que les sens physiques sont trompeurs. Il est donc tout aussi logique, à l’inverse, de penser que si nous entrevoyons que l’homme n’est pas limité, qu’il n’est pas matériel, mais spirituel et infini, parce qu’à l’image de Dieu, il nous est possible de guérir toutes sortes de maux prétendument physiques. Et c’est ce que la Science Chrétienne prouve effectivement en guérissant les malades.

La guérison par la prière consiste donc à admettre, à reconnaître, à affirmer, à comprendre l’état spirituel de l’homme maintenant même, et non pas dans un avenir hypothétique. L'étude et une compréhension spirituelle, et non pas littérale, de la Bible nous aident à progresser dans cette voie.

Dieu est l’Esprit parfait, maintenant même : « Mon enfant tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. »

Il est également possible de contribuer à la guérison du monde. Tous les conflits sont dus à cette même croyance à la vie dans la matière. Si l’on pense que les ressources vitales sont matérielles, elles sont forcément limitées et inégalement réparties. A l’échelle individuelle ou mondiale, ce sont toujours les mêmes causes qui entraînent les mêmes effets : la peur de manquer, le désir de s’approprier ce dont on manque, ou d’étendre son influence, la jalousie, la convoitise, l’égoïsme, etc.

Mais si nous admettons que la création de Dieu tout entière est à Son image, nous commençons à voir qu’elle est spirituelle, et que les ressources sont par conséquent illimitées.

Le monde est également le corps de Dieu. L’homme étant  « la représentation complète de l’Entendement », comme l’écrit Mary Baker Eddy, l’univers tout entier est inclus dans la conscience divine infinie que nous reflétons.

D’où l’importance de prier pour le monde en comprenant que l’univers est spirituel, car c’est ainsi et seulement ainsi que nous pourrons contribuer à l’apparition de vraies solutions à tous les problèmes et à tous les conflits face auxquels nous nous croyons à tort impuissants.

« Mon enfant, [nous dit notre Père], tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » Cette bonne nouvelle de l’Evangile du Christ ne doit pas rester lettre morte ; c'est une vérité spirituelle extrêmement puissante.

Théo

jeudi, 07 août 2008

Reflet de l'infinité

« L'homme est plus qu'une forme matérielle renfermant un entendement qui doit s'échapper de son enveloppe pour devenir immortel. L'homme reflète Dieu, et ce reflet est la vraie idée de Dieu.

Dieu exprime en l'homme l'idée infinie qui se développe à jamais, et qui, partant d'une base illimitée, s'élargit et s'élève de plus en plus...

Le Principe infini est reflété par l'idée infinie et par l'individualité spirituelle, mais les prétendus sens matériels n'ont aucune connaissance ni du Principe ni de son idée. Les capacités humaines s'étendent et se perfectionnent dans la mesure où l'humanité gagne la vraie conception de l'homme et de Dieu. »

Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Si vous ne croyez pas/plus en vous ni en la vie, si vous pensez être le jouet de la fatalité, victime de, indigne de, méditez les passages cités plus haut. Relisez-les, apprenez-les par cœur, faites-les vôtres. Ils vous aideront à vaincre les obstacles qui sont en vous et nulle part ailleurs.

On ne devrait jamais craindre de revendiquer le meilleur pour soi, mais en retour, on devrait toujours s'efforcer de donner le meilleur de soi en toutes circonstances. Cela aussi, je le crois, est une loi de la Vie qui s'exprime non dans le chacun pour soi, mais dans un seul Ego infini que chacun reflète différemment : on a autant qu'on est prêt à donner.

Théo

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