jeudi, 08 mai 2008

La loi de l'Esprit

« Les inondations engloutissent foyers et familles, et l’enfant, l’adulte et le vieillard disparaissent dans les flots meurtriers. Les tremblements de terre engouffrent villes, églises, écoles et mortels. Les cyclones tuent et détruisent, désolant la terre verdoyante », écrit Mary Baker Eddy. (« L’Esprit et la loi », Ecrits divers 1883-1896)

Elle adopte là le point de vue humain. Celui que nous connaissons trop bien. Mais lorsqu’elle adopte un point de vue spirituel, elle écrit dans le même article :

« Dans la Genèse spirituelle de la création, toute loi était du domaine du Législateur, lequel était une loi pour Lui-même. En Science divine, Dieu est Un et Tout, et, Se gouvernant Lui-même, Il gouverne l’univers… »

On le sait désormais, les catastrophes naturelles qui se multiplient aujourd’hui ne résultent pas de lois naturelles, mais de l’égoïsme, de la cupidité, de la négligence, de l'indifférence, de la peur, de l'incompréhension, etc.

Pour Jésus, toute inharmonie - maladies, infirmités, éléments déchaînés, mort - était une erreur de croyance liée à la mentalité matérielle. Il résume nos malheurs en un mot : « menteur », comme le souligne Mary Baker Eddy :

« Tout ce qui semble être loi, mais ne participe pas de la nature de Dieu, n’est pas loi, mais c’est ce que Jésus déclara : un “menteur et le père du mensonge”.  Dieu  est  la  loi  de  la  Vie, non de la mort. »

En réalité, il n’existe pas à la fois un point de vue matériel et un point de vue spirituel, mais seulement le point de vue de Dieu, l'Esprit, car, poursuit-elle…

« La conscience du bien n’a aucune connaissance du mal, et le mal n’est pas une qualité qui doive être connue ou éliminée par le bien… »

« Dieu a les yeux trop purs pour voir le mal », lit-on aussi dans la Bible. Comprendre que le bien, Dieu, est omniprésent, c’est le meilleur moyen de lutter contre les catastrophes climatiques. Ce genre de prière exerce en effet une influence invisible, mais efficace, car elle incite les comportements à changer, elle inspire des solutions et les moyens de les mettre en œuvre.

Mais rien n'est aussi radicale que la pensée purement spirituelle : en s’appuyant uniquement sur sa compréhension de Dieu et des lois spirituelles de l’univers, Jésus a calmé une tempête en quelques secondes. (Voir Evangile selon Matthieu 8:23-27)

En présence de témoins, Mary Baker Eddy a dispersé un cyclone qui venait droit sur sa maison. Et en un temps de sécheresse, un fermier qui s’était confié à elle a vu du jour au lendemain son puits se remplir d’eau sans qu’il ait plu une goutte d’eau durant la nuit.

La Science divine, ou Science Chrétienne, explique les lois de la Création, qui sont immuables et bonnes. En les appliquant aux problèmes humains, c'est-à-dire en abordant les problèmes présents ou prédits, d'un point de vue spirituel, il est possible de guérir et, mieux encore, de prévenir.

Entre les scénarios catastrophes que l’on nous promet pour les années à venir et qui déjà nous donnent un aperçu de leur contenu, et les explications démontrables de la science chrétienne, s’étend le même fossé qui sépare la croyance de la compréhension, et la mentalité apathique, fataliste et craintive de la pensée dynamique, novatrice et audacieuse.

Mary Baker Eddy écrit dans la préface de son ouvrage principal, Science et Santé avec la Clef des Ecritures :

« L’heure des penseurs a sonné. »

On pourra lire ou relire aussi : cyclone 

Théo

lundi, 25 février 2008

La bonne question

D'où vient le mal ? Pourquoi la souffrance ? Croyant, agnostique, athée, qui ne s'est pas un jour posé la question ?

Cette question a suscité bien des théories et des hypothèses. Mais elles essayent toujours de réconcilier l'irréconciliable en tentant de trouver une justification à l'origine du mal face à un Dieu à la fois entièrement bon et infini. L'intellect humain est mis à rude épreuve, on le voit bien, et on peut saluer les talents des gymnastes.

J'avoue que seules les explications de la Science Chrétienne m'ont convaincu. Elles renferment une logique qui me parle. Elle est contraire au témoignage des sens, bien entendu, mais ce témoignage n'est pas fiable - des scientifiques tels que Galilée l'ont appris à leurs dépens.

Mary Baker Eddy pose la question ainsi :

« Si Dieu fit tout ce qui fut fait, et que cela était bien, quelle fut l'origine du mal ? »

Et elle répond :

« Le mal n'a jamais eu d'origine ou d'existence en tant qu'entité. Il n'est qu'une fausse croyance, savoir la croyance que Dieu n'est pas Tout-en-tout, comme l'impliquent les Ecritures, mais qu'il existe une intelligence, ou entendement, opposée appelée le mal. Cette erreur de croyance est de l'idolâtrie, c'est avoir "d'autres dieux devant ma face." Dans Jean 1:3 nous lisons : "Toutes choses ont été faites par elle [la Parole], et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle." Admettre la réalité du mal perpétue la croyance au mal ou la foi dans le mal. [...] La proposition capitale  évidente en soi de la Science Chrétienne est : le bien étant réel, le mal, l'opposé du bien, est irréel. Il n'est besoin que d'expérimenter scientifiquement ce truisme pour le trouver vrai et capable de détruire l'apparence du mal à un point dépassant le pouvoir de toute doctrine admise auparavant. » (Ecrits divers)

Il ne suffit pas, en effet, de dire que le mal et la souffrance sont une illusion, il faut avoir la possibilité de le démontrer. C'est ce que j'apprends jour après jour en étudiant la Bible et Science et Santé avec la Clef des Ecritures, le livre dans lequel Mary baker Eddy explique ce qu'est la Science Chrétienne.

Après tout, bien avant l'apparition du christianisme, la philosophie bouddhiste attribuait déjà les souffrances du monde à une vision incorrecte de la réalité, ce qui est en accord avec la Science Chrétienne, qui déclare que la souffrance est une illusion, une « terrible illusion », dont une vision correcte de la Vie, c'est-à-dire une vision spirituelle, nous délivre.

Finalement, la vraie question n'est peut-être pas :  « pourquoi le mal existe ? » mais : « pourquoi il n'existe pas ? » J'avais illustré cette approche dans un billet antérieur, un texte de fiction intitulé Le soleil de minuit.

Théo

jeudi, 21 février 2008

Le miroir 2

L’image du miroir peut également servir à expliquer en quoi consiste un traitement par la Science Chrétienne.

Imaginons une tache au visage dont on aimerait se débarrasser. Considérant (voir note précédente) que l’homme est le reflet de Dieu, ce reflet demeure, en toute logique, identique à l’originale.

Dans ce cas, où se trouve la tache qui paraît être sur le visage ?

Elle est sur le miroir, à hauteur du visage. Il ne servirait donc à rien de vouloir enlever une tache là où elle n’a jamais été. Pour ne plus voir la tache, il faut se regarder dans un miroir impeccable.

Le miroir taché, c’est le sens matériel qui nous donne une vision matérielle – et donc sujette à tous les maux – du monde, de soi, des autres.

Le miroir impeccable, c’est le sens spirituel qui émane de l’Esprit ; c’est la Science divine qui explique les lois de l’univers de Dieu ; c’est le Christ qui parle à la conscience humaine pour y détruire l’erreur incarnée et révéler la véritable identité de l’homme : spirituelle, harmonieuse, à l’image de Dieu.

On ne cherche donc jamais à modifier, réparer, guérir un corps physique en Science Chrétienne, mais à nettoyer le miroir, ou mieux encore, on change de miroir pour y voir l’homme, le reflet sans tache, en parfaite santé, tel que Dieu le connaît.

La vision spirituelle de l'homme s’approfondit dans la prière. Elle nous vient de Dieu, puisque l’homme ne fait que refléter la connaissance que Dieu a de Lui-même.

« Ce reflet semble transcendant au sens mortel, parce que la substantialité de l’homme spirituel dépasse la vue mortelle et n’est révélé que par la Science divine » déclare Mary Baker Eddy.

Lorsque la tache perd toute substantialité, ou réalité, dans la conscience humaine, elle disparaît du corps, qui n'est que le substrat de la pensée.

En priant à partir de cette notion de miroir et de reflet, j'ai guéri une personne qui avait une tumeur au visage depuis des semaines. Ma prière m'a apporté tout à coup la certitude que son visage était intact. Ce que la personne m'a confirmé quelques jours plus tard.

Quelques versets bibliques en lien avec le sujet : 

« Mon cœur dit de ta part : Cherchez ma face ! Je cherche ta face, ô Eternel. » Psaume 27

« Pour moi, dans mon innocence, je verrai ta face. » Psaume 17

« Si quelqu'un écoute la parole... il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel... Celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. » Epître de Jacques

Théo

mercredi, 20 février 2008

Le miroir 1

L’image du miroir est souvent utilisée en Science Chrétienne pour élucider le rapport entre Dieu et l’homme créé à Son image et à Sa ressemblance.

Mary Baker Eddy l’explique ainsi :

« Votre reflet dans le miroir est votre propre image ou ressemblance. Si vous soulevez un poids, votre image en fait autant. Si vous parlez, les lèvres de cette ressemblance font le même mouvement que les vôtres. Comparez maintenant l’homme devant le miroir à son Principe divin, Dieu. Appelez le miroir la Science divine, et appelez l’homme le reflet. Puis remarquez comme le reflet, selon la Science Chrétienne, ressemble à son original. De même que votre reflet paraît dans le miroir, de même, étant spirituel, vous êtes le reflet de Dieu. La substance, la Vie, l’intelligence, la Vérité et l’Amour qui constituent la Divinité sont réfléchis par Sa création ; et lorsque nous subordonnerons le faux témoignage des sens corporels aux faits de la Science, nous verrons partout cette vraie ressemblance et ce vrai reflet. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 515)

Cette notion de reflet est très importante, car c’est en se voyant comme le reflet de Dieu que l’on peut surmonter la crainte de la maladie, à titre préventif ou pour guérir par la prière un problème physique particulier.

Théo

lundi, 04 février 2008

Interprétation

Il existe de nombreuses traductions de la Bible. Toute traduction comporte une grande part d’interprétation – historique, littérale, littéraire, morale, spirituelle. Le texte reflète le point de vue, les a priori et l’inspiration du traducteur.

La lecture la plus intéressante est spirituelle. Elle rassure, stimule, enrichit, élève la pensée du lecteur. Un même verset prendra souvent un sens différent selon le lecteur et son besoin particulier au moment où il lit le texte. Quelle que soit la qualité d’inspiration de la traduction, il est toujours possible d’interpréter spirituellement un verset biblique au moment de sa lecture.

« Avec celui qui est bon, tu te montres bon, avec l’homme droit tu agis selon la droiture, avec celui qui est pur tu te montres pur. » Psaume 18

Une interprétation littérale montre un Dieu qui juge l’homme selon ses actes. On imagine l’homme « bon » récompensé par Dieu, et l’homme « mauvais » puni par ce même Dieu. Une telle lecture implique :

1) un jugement dernier : Dieu rétribue les bons et les méchants selon leurs actes ;
2) un Dieu à l’image des hommes : Il connaît à la fois le bien et le mal ;
3) la dualité : un homme capable de faire le bien et/ou le mal.

Une interprétation spirituelle offre un sens très différent, moins convenu, qui ouvre des horizons :

« La bonté de Dieu s’exprime par l’homme bon, Sa droiture par l’homme droit, Sa pureté par l’homme pur. »

Cette lecture me révèle :

1) la nature de Dieu : Il est bon, droit et pur ;
2) la nature de l’homme : il est l’expression même de Dieu - bonne, droite et pure ;
3) l’unicité de la Vie : seul le bien est réel du point de vue divin.

Ces différentes interprétations montrent à quel point la Bible demeure vivante, subjective, enrichissante. Et le dernier mot restera toujours au lecteur.

Théo 

vendredi, 11 janvier 2008

Simone de Beauvoir et Mary Baker Eddy

On fête ces jours-ci le centenaire de la naissance de l’auteur du Deuxième sexe. Qui saurait mieux défendre la Cause du peuple féminin que les femmes, devant l’égoïsme et l’injustice flagrante des hommes qui ont fait les lois ?

Nous pourrions tous citer des femmes célèbres ou anonymes, dont le talent, les qualités, l’humanité en remontrent à un paquet d’hommes. Mais vouloir en apporter la preuve est une façon d’appuyer lourdement sur l’évidence, comme si les témoignages étaient fragiles. Je m’en abstiendrai donc.

Cependant, il me paraît intéressant de noter que Mary Baker Eddy, la découvreuse et fondatrice de la Science Chrétienne, a été la première femme Leader d’un mouvement religieux à vocation internationale. Une prouesse extraordinaire en plein 19e siècle, au cœur d’une société américaine, puritaine, extrêmement soucieuse de préserver les droits, les avantages et les prérogatives des hommes au détriment des femmes !

Bien avant Simone de Beauvoir, elle écrit dans son ouvrage fondamental, Science et Santé avec la Clef des Ecritures :

« Le code civil établit des distinctions très injustes entre les droits des deux sexes. La Science Chrétienne ne fournit aucun précédent à une telle injustice…

« Nos lois ne sont pas impartiales, pour n’en dire pas plus, dans les distinctions qu’elles font entre les deux sexes, en ce qui concerne la personne, la propriété et les droits des parents… Espérons que le droit de vote sera accordé aux femmes…

« Si un mari dissolu abandonne sa femme, certainement celle-ci, traitée injustement et peut-être réduite à la misère, devrait être autorisée à toucher son propre salaire, à négocier des affaires, à posséder des biens immobiliers, à placer des fonds et à avoir la garde de ses enfants sans craindre aucune intervention. »

Rebelle à son époque « macho », Mary Baker Eddy va même jusqu’à nommer Dieu au féminin d’un bout à l’autre de l’une des éditions revues et corrigées de son livre. Non sans raison, ainsi qu’elle l’explique : « En Science divine, nous ne sommes pas autant autorisés à considérer Dieu comme masculin que comme féminin, car l’Amour donne l’idée la plus claire de la Divinité. »

Elle est revenue par la suite sur ce choix, préférant souligner la nature Père-Mère de Dieu, pour ne pas voir son œuvre réduite à ce seul engagement en faveur des droits des femmes.

Science et Santé s’adresse en effet aux hommes et aux femmes de tous âges, de toutes époques et de tous milieux. C’est un ouvrage métaphysique qui fournit une explication à la fois théorique et pratique de la Vie, de Dieu et de l’homme.

De nombreux livres prétendent nous expliquer aujourd’hui pourquoi les femmes de la planète Vénus et les hommes de Mars ne pourront jamais se comprendre. Mais cette division humaine entre mâle et femelle est une représentation matérielle, tronquée, de la réalité. On peut bien sûr entretenir ce point de vue et prolonger la guerre des sexes en comptant sur les solidarités masculine et féminine pour renforcer nos bataillons respectifs.

Mais soyons alors humainement réalistes jusqu’au bout : on trouve autant d’incompréhension et de mésentente entre hommes et femmes qu’entre hommes ou qu’entre femmes. L’incompréhension n’est pas typiquement affaire de différence de sexes. Les tribunaux et les cimetières en savent quelque chose.

Pour revenir au point de vue métaphysique, si Dieu, en tant que Principe créateur, représente à la fois le Père et la Mère de l’univers y compris l’homme – l’homme qui est Son image et Sa ressemblance –, celui-ci ne peut que refléter les qualités masculines et féminines de Dieu. Non seulement l’homme est inséparable de Dieu, mais l’homme et la femme ne sont qu’une seule et même conscience individuelle dans cette Unicité.

Une conscience individuelle reflétée à l’infini.

Sur cette base de raisonnement, il devient possible de résoudre tous les conflits et toutes les incompréhensions entre hommes et femmes.

D’un point de vue humain, Simone de Beauvoir a milité, avec force conviction, persuasion et grand talent de plume, en faveur de l’égalité des femmes et des hommes, sans faire la guerre aux hommes pour autant. Mais Mary Baker Eddy, elle, s’est élevée à une hauteur spirituelle pour donner à chacun et chacune les moyens de démontrer dans sa propre existence que nous faisons tous Cause commune :

« Un seul Dieu infini, le bien, unifie les hommes et les nations, constitue la fraternité des hommes, met fin aux guerres, accomplit ces paroles de l’Ecriture : “tu aimeras ton prochain comme toi-même”, annihile l’idolâtrie païenne et chrétienne – tout ce qui est injuste dans les codes sociaux, civils, criminels, politiques et religieux – établit l’égalité des sexes, annule la malédiction qui pèse sur l’homme, et ne laisse rien subsister qui puisse pécher, souffrir, être puni ou détruit. »

Théo 

mardi, 08 janvier 2008

Prions, anagramme de prison

Je pense souvent à Ingrid Betancourt et à tous ceux qui sont arbitrairement retenus comme otages pour la monnaie d’échange qu’ils représentent.

Les médias peuvent jouer un rôle dans leur libération dans la mesure où ils n’exploitent pas la carte du sensationnalisme, et les intermédiaires sont utiles s’ils ne cherchent pas à tirer la couverture à eux.

Je suis cependant convaincu que la prière est le plus efficace des moyens. Je veux dire que toutes ces tentatives humaines auront beaucoup plus de chances d’aboutir (et plus rapidement) si elles sont soutenues par nos prières anonymes.

Mais quel genre de prière ?

Celle qui aide à comprendre que l’homme n’est ni otage ni preneur d’otage.

La Bible relate plusieurs cas de libération grâce à la prière. Un seul exemple, pris dans les Actes des Apôtres : L’apôtre Paul ainsi que Silas, un chrétien de Jérusalem qui l’accompagne dans son voyage en Macédoine, sont arrêtés, battus et jetés en prison.

« Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure et leur serra les pieds dans des entraves. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus. » (Actes 16)

Paul et Silas  n’imploraient pas Dieu de les délivrer, ils « priaient et chantaient les louanges de Dieu ». C’est-à-dire que, dans leurs prières, ils reconnaissaient Sa toute-puissance et Sa toute présence, et bien qu’en prison, ils gardaient une confiance absolue en Lui.

Si la liberté n’est qu’un droit humain, elle reste fragile – le passé ne cesse de nous l’enseigner et le présent de nous le rappeler. Mais si la liberté découle d’une autorité supérieure à celle des philosophes, des moralistes et du Législateur, si elle est un droit divin, on peut la préserver ou la recouvrer. Elle est le bien de chacun et personne ne peut en priver quiconque.

Ce passage de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, m’inspire beaucoup quand je prie pour la liberté des otages :

« L’homme est tributaire de Dieu, Esprit, et de rien d’autre. L’être de Dieu est infinité, liberté, harmonie et félicité sans bornes. “Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.” »

Théo

lundi, 26 novembre 2007

Ni créationnisme ni évolutionnisme

Les partisans du créationnisme font des émules en France. Comme aux U.S.A., des élèves contestent la théorie de l’évolutionnisme, issue des découvertes de Darwin, et boycottent les cours. En Angleterre, des établissements privés enseignent le créationnisme.

Comment se situe la Science Chrétienne par rapport à ce sujet ? Je ne donne ici que mon point de vue, mais il s’appuie sur l’enseignement de la Science Chrétienne.

Il faut d’abord rappeler quelques points.

Qu’est-ce que le créationnisme ? Une interprétation littérale du récit biblique de la création que l’on peut lire dans la Genèse. Les créationnistes soutiennent que, puisque le monde a été créé en sept jours, une fois pour toutes, le vivant n’a subi aucune évolution à travers le temps. Ainsi, les animaux existaient-ils déjà sous leur forme actuelle à l’origine du monde. Cette théorie est en conflit avec les théories scientifiques, et les preuves amassées concernant l’évolution matérielle du minéral, du végétal, de l’animal et de l’humain.

La Bible propose en fait deux récits de la création, diamétralement opposés. Le premier récit est énoncé au chapitre 1 de la Genèse. La création y est racontée en sept jours symboliques. L’homme est créé le sixième jour :

« Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. »

Dieu est Esprit. L'homme est donc créé spirituellement avec des qualités masculines et féminines.

Le deuxième récit commence au chapitre 2, verset 6. Et la création de l’homme et de la femme y est décrite en deux temps distincts :

« L’Eternel forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. » « L’Eternel fit tomber un profond sommeil sur l’homme qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme. »

Dans le second récit, l'homme devient donc une créature matérielle, sexuée, faite de chair et d'esprit.

Tous les exégètes reconnaissent ces deux récits distincts de la création. Le récit spirituel a été écrit bien après le récit matériel, même si l’ordre est inversé dans la Bible. Ces deux récits correspondent à des degrés d’inspiration différents de la pensée humaine qui a cherché à conceptualiser la création.

Les scientifiques, quant à eux, tentent de comprendre « matériellement » l’origine du monde. Leurs théories et leurs preuves sont donc tout aussi matérielles. Ils ne se mêlent pas de comprendre le monde spirituellement. Ce n’est pas leur propos.

En quoi la Science Chrétienne se différencie-t-elle du créationnisme et de l’évolutionnisme ? Elle ne partage ni le point de vue « littéral » des créationnistes ni le point de vue « matériel » des scientifiques.

La Science Chrétienne s’appuie uniquement sur le premier récit de la création qui déclare que l’univers et l’homme sont spirituels, à l’image de Dieu, Esprit. Les sept jours sont des jours symboliques. Dans le contexte de l’époque, le symbolisme du chiffre sept signifie que la chose dont on parle est complète en soi.

Le récit de la création matérielle (Genèse, chapitre 2) est l’histoire d’une illusion qui découle d’une vision matérielle, erronée. Qu’importe que le monde tel que nous le percevons ait été créé en sept jours où en plusieurs milliards d’année, cela reste une interprétation matérielle.

Que la science matérielle tente d’expliquer la création de l’univers par la théorie du big bang (qui ne fait plus l’unanimité aujourd’hui) ou par une autre théorie, cela n’a guère d’importance du point de vue divin : il s’agit toujours d’une tentative d’expliquer matériellement une création matérielle. Il n’est donc pas question de s’opposer à cette forme d’enseignement dans les écoles. Dans une République démocratique, laïque, les établissement scolaires n'ont pas pour vocation d'expliquer le monde spirituellement.

Toutefois, en dehors des interprétations, tout le monde sera d'accord pour admettre qu'il n'y a pas deux créations, l'une matérielle et l'autre spirituelle. Reste à savoir laquelle est vraie, au fin du fin.

Selon Mary Baker Eddy, « ce qui est appelé matière n’est que l’état subjectif de qui est appelé par l’auteur entendement mortel », c’est-à-dire « une croyance que la vie, la substance et l’intelligence sont dans la matière et matérielles ; l’opposé de l’Esprit, et par conséquent, l’opposé de Dieu ; la croyance que la vie a un commencement et par conséquent une fin… » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures).

Voilà donc la position de la Science Chrétienne : l’homme et l'univers sont l’effet éternel d’une Cause éternelle qui n’a ni commencement ni fin. Il n’y a ni « création » ni « évolution » à proprement parler, mais révélation - réflexion, ou manifestation, intemporelle et infinie. 

Théo 

lundi, 19 novembre 2007

A suivre

A l’heure où l’on s’inquiète du montant de sa retraite, des conditions qui y donneront droit et de la façon dont résoudre le problème de la supériorité numérique des futurs retraités sur les travailleurs actifs, je repense aux paroles de Jésus :

« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. »
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Evangile selon Matthieu)

On attend naturellement d’un gouvernement qu’il prévoie un système de financement des retraites juste et équitable. Et il est normal que chacun puisse espérer avoir suffisamment de revenus dès lors qu’il ne travaillera plus.

Pourtant Jésus a proposé une nouvelle hiérarchie des priorités. Il nous invite à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. A penser Dieu avant de penser humain, pour la simple raison que l'homme exprime Dieu.

Selon la vision humaine des choses, on n’est jamais assuré de rien. On aura beau vouloir tout prévoir, on prévoira tout sauf l’imprévisible.

Dans une autre parabole de Jésus, il y avait un homme qui voulait se faire construire d’immenses greniers pour y amasser toute sa récolte et tous ses biens, pensant ainsi pouvoir dormir sur ses deux oreilles. « Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? »

Et Jésus de conclure : « Il en sera ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu. »

Les biens matériels sont soumis au hasard ou à la logique des événements. D’où la nécessité d’apprendre quelles sont nos vraies ressources et d’où elles viennent.

Tout nous vient de Dieu, puisqu’il est la Vie. Il faut « seulement » le reconnaître et l’accepter.

Un enfant a une confiance totale en ses parents. Il ne doute pas un seul instant qu’ils lui donneront à manger et l’habilleront. Et, cerise sur le gâteau, ses parents sont heureux de le voir épanoui et de lui faire plaisir, quels que soient leurs moyens.

Or Dieu a des moyens illimités puisqu’il est Esprit infini. Il ne connaît pas des hauts et des bas, des périodes noires, des crises, des conflits pour mieux répartir les richesses, des guerres pour s’approprier telle ressource au sud qui manque au nord et vice versa. C’est un Principe immuable et omniprésent.

Comment acquérir cette confiance absolue en la capacité et le vouloir de Dieu de donner naturellement tout ce qu’Il est ?

Le reflet dans le miroir a-t-il besoin de quémander quelque chose à la présence devant le miroir ? Nous sommes le reflet. Dieu est la présence. Le miroir est la Science divine à travers laquelle se voir.

La confiance absolue de l’enfant en ses parents n’est pas aveugle. Il a appris par l’expérience que ses parents lui donnent effectivement tout ce dont il a besoin.

Il ne s’agit pas non plus d’avoir une confiance aveugle en Dieu, mais une confiance éclairée, en apprenant à Le connaître à travers le vécu.

Dieu est Amour, et cet Amour a l'impartialité d'un Principe. Il nous appartient de l’admettre, de l’accepter, de le comprendre et… de le vivre au quotidien.

La Vie se chargera de nous inspirer les bonnes décisions et de nous donner, non pas juste assez, mais en abondance.

C’est simple à comprendre, c'est si difficile à assimiler, à faire sien.

(à suivre)
Théo

mercredi, 31 octobre 2007

Le jour des vivants

Les cimetières fleurissent. La mort sent tristement bon. Je ne suis jamais retourné sur la tombe d’un de mes proches. C’est un choix de Vie. Mais je comprends que l’on ait envie ou besoin d’aller se recueillir en ces lieux.

« Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants », est-il écrit dans la Bible.

Les cimetières ne représentent rien d’autre à mes yeux que la croyance à la vie matérielle. Ou, si l’on habite à Paris, la curiosité d’aller voir les tombes de célébrités aux cimetières du Père-Lachaise, de Montparnasse ou de Montmartre.

L’Ancien et le Nouveau Testament relatent plusieurs cas de personnes ressuscitées par la prière. La résurrection de Lazare est particulièrement intéressante. Elle est relatée dans l’Evangile selon Jean (chapitre 11).

Lorsque Jésus apprit que son ami était malade. Il ne lui rendit pas tout de suite visite. « Il resta deux jours encore dans le lieux où il était. »

« Si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort », lui dit Marthe quand il arriva à Béthanie, le village de Lazare.

« Jésus… trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. »

Pourquoi ne pas être venu plus tôt pour le guérir ? A l’époque, on pensait que l’âme demeurait encore trois jours dans le corps d’un mort avant de le quitter tout à fait. Si Jésus se proposait de ressusciter Lazare, il fallait que nul ne puisse contester le fait qu’il était bien mort.

Avant même de ressusciter Lazare, Jésus remercia Dieu. « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. »

C’est dire la certitude qu’il avait de pouvoir le ressusciter ! Une certitude qui ne pouvait qu’être fondée sur la conviction que Lazare était toujours vivant.

Mary Baker Eddy donne cet éclairage sur sa résurrection :

« Jésus ressuscita Lazare grâce à sa compréhension que Lazare n’était pas mort, non en admettant que son corps était mort et était ensuite revenu à la vie. Si Jésus avait cru que Lazare avait vécu dans son corps ou qu’il y était mort, le Maître eût été sur le même plan de croyance que ceux qui avait enseveli le corps et il n’eût pu le ressusciter. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

« Ayant dit cela, il cria d’une voix forte :
Lazare, sors ! Et le mort sortit… »

Théo

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