mercredi, 26 novembre 2008

Qui a besoin de quoi ?

On ne cesse d’avoir des besoins et de les exprimer. Tout occupés à tenter de les combler d’une manière ou d’une autre, on oublie le seul besoin qui vaille la peine de s’y attacher, parce que c’est aussi le seul qui permet de combler tous les autres :

Le besoin de Dieu.

Nous avons besoin de Dieu parce que Dieu a besoin de nous. Imagine-t-on un fleuve qui ne donnerait pas d’eau ? un soleil sans lumière ni chaleur ? Ce ne serait ni un fleuve, ni un soleil, mais du virtuel inexprimé. Réciproquement, l’eau et la lumière, pour être, ont besoin de jaillir d’une source.

Mary Baker Eddy le résume ainsi : « Séparé de l’homme, qui exprime l’Ame, l’Esprit ne serait pas une entité ; l’homme, divorcé de l’Esprit, perdrait son entité. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Si Dieu est le Principe de la Vie infinie, Il a besoin de se manifester pour Etre. Nous sommes Sa manifestation. Nous Le manifestons tel qu’Il est dans Sa nature et Ses attributs. Voilà pourquoi, d’un point de vue scientifiquement chrétien, nous manifestons la Vie, la Vérité, l’Amour, l’Ame, l’Esprit, l’Entendement, le Principe. Ces synonymes de Dieu impliquent la vitalité, l’honnêteté, la bonté, la beauté, l’harmonie, l’art, l’intelligence, la permanence, la justice, etc.

On comprend mieux ainsi pourquoi en répondant au besoin de Dieu – en Le manifestant – on comble dans le même temps tous les besoins humains. C’est dans ce sens que Mary Baker Eddy a pu écrire que « L’Amour divin [Dieu] a toujours répondu à tout besoin humain et y répondra toujours ». Ce qu’elle a démontré dans sa propre existence en accomplissant de nombreuses guérisons dont un grand nombre étaient quasi immédiates.

Dieu a besoin de l’homme pour Etre, et l’homme a besoin de Dieu pour donner corps, substance, épanouissement à son existence. Dieu et l’homme sont inséparables. Ils coexistent nécessairement comme la Cause et Son effet.

Mais comment répondre au besoin de Dieu ? C’est une tâche insurmontable si l’on pense qu’il faut se hisser humainement à la hauteur de Dieu. Impossibilité évidente puisque, par définition, les mortels mènent une existence éphémère et aléatoire. On ne peut donc répondre au besoin divin qu’en se considérant soi-même comme divin, et Jésus nous en a donné l’exemple. C’est ce que nous sommes, nous aussi, dans notre vraie nature, puisque Dieu a créé l’homme à Son image et à Sa ressemblance, c’est-à-dire pour qu’il L’exprime.

Comment faire alors pour répondre concrètement au besoin d’Etre de Dieu ?

1) Laisser Dieu nous inspirer, nous guider, dans nos pensées et nos actions au quotidien, afin que peu à peu l’humain « cède » au divin. Pour peu que l'on se tourne vers Lui, Dieu nous donne la capacité d’y parvenir : « Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, en vertu de son bon plaisir. » (Nouveau Testament, Epître aux Philippiens) Ou encore : « Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons. » (Ancien Testament : I Chroniques) On remarquera au passage la grande cohérence entre les deux Testaments.

2) Reconnaître que nos besoins sont « déjà » comblés, ce qui est impossible à « voir » tant que nous cherchons à combler les besoins matériels d’un prétendu mortel. « Ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta loi. » (Psaume 119) Ou encore : « L’Eternel, ton Dieu, te fera entrer dans le pays qu’il a juré à tes pères de te donner. Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n’as point bâties, des maisons qui sont pleines de toutes sortes de biens et que tu n’as point remplies, des citernes creusées que tu n’as point creusées, des vignes et des oliviers que tu n’as point    plantés. » (Deutéronome)

Je vois dans ces versets une invitation à cultiver le sens spirituel de la Vie qui révèle l’abondance inépuisable que nous cache le sens matériel de l’existence. C’est ainsi que nous répondrons au besoin d’Etre de Dieu et que, dans le même temps, nous verrons combler tous nos besoins légitimes, petits et grands. Nous pouvons dès maintenant commencer à prendre conscience de notre héritage divin sans attendre un avenir vague et lointain. C’est une nécessité divine.

Théo

mardi, 25 novembre 2008

Corrélation 10

Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse, tes œuvres sont admirables, et mon âme [sens spirituel] le reconnaît bien.           Psaume 139:14

Dans la Science, l'hommne naît de l'Esprit. Le beau, le bon et le pur constituent son acendance.       Mary Baker Eddy

samedi, 22 novembre 2008

Guérison d'un œil

Un jour, un homme [artiste de cirque] que Mary Baker Eddy avait vu sauter d’une hauteur prodigieuse vint la voir. Il portait des lunettes noires. Elle lui demanda s’il n’avait pas eu peur au moment de sauter dans le vide. Il lui expliqua que s’il lui arrivait un jour d’avoir peur que la hauteur d’où il sautait soit trop élevée, le saut lui serait fatal. Elle lui tint pendant un moment des propos inspirés qui eurent pour effet de l’éclairer mentalement, ce que révélait l’expression de son visage. Puis elle lui reparla de son absence de crainte et il affirma à nouveau qu’il n’éprouvait aucune crainte au moment de sauter, sachant qu’il en était capable. Elle lui demanda alors : « Pourquoi ne pas appliquer la même règle à vos yeux ? » Il lui répondit qu’il avait perdu l’usage d’un œil à la suite d’un accident. L’autre fonctionnait normalement, mais il portait des lunettes noires pour cacher l’œil atteint. Tandis qu’ils étaient assis dans la bibliothèque et qu’elle lui parlait, j’ai vu et senti que sa crainte avait disparu. Il était rempli d’espoir et de joie, même s’il ne se rendait pas encore compte du bienfait reçu. Un ou deux jours plus tard, le cocher qui l’avait reconduit au train rapporta que ses deux yeux étaient en parfait état quand il était arrivé à la gare.

Souvenirs de Clara Shannon, extrait de Mary Baker Eddy – Une vie consacrée à la guérison spirituelle

vendredi, 21 novembre 2008

Corrélation 9

Etant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient : Aie pitié de nous, Fils de David ! Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils. Alors il leur toucha les yeux, en disant : qu'il soit fait selon votre foi. Et leurs yeux s'ouvrirent. (Evangile selon Matthieu 9:27-30)

La vue, l'ouïe, tous les sens spirituels de l'homme, sont éternels. On ne peut les perdre. Leur réalité et leur immortalité sont dans l'Esprit et dans la compréhension, non dans la matière - d'où leur permanence. (Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy)

Sachant que l'Ame et ses attributs sont pour toujours manifestés par l'homme, [Jésus] guérit les malades, donna la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, mettant ainsi en lumière l'action scientifique de l'Entendement divin sur les entendements et les corps humains, et donnant une meilleure compréhension de l'Ame et du salut. (ibid.)

A l’époque ma femme souffrait d’un cas d'astigmatisme grave. Elle avait été soignée pendant sept ans par de nombreux spécialistes. Le dernier […] dit qu’il ne pouvait plus rien faire de plus pour elle, car la maladie était organique ; qu’elle devait porter constamment des lunettes ; que si elle essayait de s’en passer, elle deviendrait aveugle ou folle. Elle portait les lunettes, et pourtant la vie lui était devenue un fardeau car elle souffrait sans cesse ; c’est alors que la Science Chrétienne vint à notre secours. Depuis des années ma femme n’avait pas lu pendant deux minutes consécutives… La personne qui nous parla de la Science insista sur le fait qu’elle pouvait lire Science et Santé, ce qu’elle fit effectivement – lisant deux fois ce livre d’un bout à l’autre et l’étudiant chaque fois avec soin. Après la seconde lecture l’idée lui vint qu’elle n’avait pas besoin de lunettes ; elle les abandonna immédiatement, et s’occupa de ses tâches habituelles. Environ quinze jours plus tard, ses yeux étaient parfaitement guéris, et ils sont aujourd’hui en parfait état.
E.G.A. New York (New York), U.S.A.

(Témoignage paru dans Écrits divers de Mary Baker Eddy)

mercredi, 19 novembre 2008

Le don du pardon

Janusz Korczak (éducateur polonais et directeur d’une « maison d’orphelins » avant la Seconde Guerre mondiale) disait :

« Il n'existe aucun amour sans pardon, pardonner, c'est l'épreuve, c'est la difficulté que chacun doit endurer seul. »

Il y a quelques années, je me souviens avoir entendu à la radio un Irlandais dont un journaliste voulait capter la réaction à chaud : sa fille venait d’être tuée dans un attentat aveugle commis par l’IRA. L’homme, dans la brûlure de son chagrin, disait qu’il pardonnait. On sentait le journaliste abasourdi, déçu de ne pas pouvoir nous retransmettre des paroles de rage et de haine.

Il n’y a pas d’amour véritable sans pardon.
Il n’y a pas de pardon véritable sans amour.

Notre faculté de pardonner est donc le meilleur des tests de notre faculté ou de notre prétention d'aimer. L’amour est sans condition, écrit l’apôtre Paul.

Dans certaines circonstances, le pardon semble hors de portée. Inhumain, même ! Je repense à ce père irlandais… Qu’avait-il de plus que vous et moi ? Il aimait vraiment, authentiquement. Non pas la barbarie qui avait poussé des hommes à commettre un crime si odieux, bien sûr, mais l’homme en général, la vie en dépit de tout. Ce n'était pas un amour raisonné. Sûrement pas. Il aimait comme on respire, alors il a pardonné. Cela ne lui a pas ramené sa fille, mais cela lui a certainement apporté la paix dont il avait besoin. L’imagine-t-on rongé de haine et de désespoir toute sa vie ? Le chagrin de la mort de son enfant était suffisant. Si cette mort a été la pire des choses arrivées dans sa vie, je crois pouvoir affirmer que la meilleure des choses, dans cette même vie, aura été son pardon.

Si l'on pense être dépourvu de cette capacité innée de pardonner, il est utile de se rappeler que le pardon n’est rien d’autre qu’une question d’amour. Ni plus ni moins. Or si Dieu est Amour et que nous sommes Son expression, nous avons en nous cette capacité innée de pardonner. Elle est simplement masquée par un trop plein d'émotions humaines. Nous rappeler que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu nous permet de revendiquer cet héritage vital d’amour et de le mettre en pratique, non seulement quand tout va bien, mais surtout quand tout va mal.

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », dit Jésus. Ce que Mary Baker Eddy interprète ainsi :     « Et l’Amour [Dieu] se reflète dans l’amour [l’homme]. »

En ce sens, le pardon n’est ni une impossibilité, ni un devoir, ni un sacrifice, ni un mauvais compromis, mais c'est l'exercice d'un don naturel, inné et efficace qui permet à chacun de se « connecter » à Dieu, de parvenir à l'harmonie intérieure et de contribuer à la paix autour de soi et dans le monde.

Théo

mardi, 18 novembre 2008

C'est reparti !

Ce blog va reprendre son cours (à peu près régulier) très prochainement. Il vous est désormais possible d'y laisser vos commentaires. Ces commentaires ne seront pas modérés dans la mesure où les propos tenus resteront conformes au respect des lois et de la bienséance.

Théo

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