mercredi, 25 juin 2008
Relire ses classiques
« Sans amour, je ne suis rien.
« Quand je me dépouillerais de tous mes biens pour la nourriture des affamés, quand je distribuerais en aumônes tout ce que je possède, quand même je me ferais brûler pour mes convictions, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert de rien.
« Celui qui aime est patient, il sait attendre ; son cœur est largement ouvert aux autres.
« Il est serviable, plein de bonté et de bienveillance ; il cherche à être constructif et se plaît à faire du bien aux autres. L’amour vrai n’est pas possessif, il ne cherche pas à accaparer, il est libre de toute envie, il ne connaît pas la jalousie.
« Lorsqu’on aime, on ne cherche pas à se faire valoir, on n’agit pas de manière présomptueuse. Celui qui se rengorge, s’étale et s’enfle d’orgueil n’est pas inspiré par l’amour.
« Aimer, c’est aussi se conduire avec droiture et tact. L’amour prend des égards et évite de blesser ou de scandaliser, il n’est pas dédaigneux.
« Celui qui aime ne saurait agir à la légère ou commettre des actes malhonnêtes.
« Aimer, c’est ne pas penser d’abord à soi, chercher son propre intérêt, insister sur ses droits.
« L’amour n’est pas irritable, il ne s’aigrit pas contre les autres. Il n’est pas susceptible.
« Quand on aime, on ne médite pas le mal et on ne le soupçonne pas chez les autres. Si on subit des torts, on n’en garde pas rancune.
« Découvrir une injustice, ou voir commettre le mal, ne fait pas plaisir à celui qui aime. Il se place du côté de la vérité et se réjouit lorsqu’elle triomphe.
« L’amour couvre tout : il souffre, endure et excuse. Il sait passer par-dessus les fautes d’autrui.
« Aimer, c’est faire confiance à l’autre et attendre le meilleur de lui, c’est espérer sans faiblir, sans jamais abandonner. C’est savoir tout porter, tout surmonter.
« L’amour n’aura pas de fin. »
Quand on lit ce texte, on se demande qui aime vraiment. Paul a mis la barre très haute, mais il a raison. Autant savoir de quoi on parle ; on s’abuse, se gargarise, s’enveloppe si vite de mots extérieurement nobles, beaux, purs, mais en grande partie vidés de leur contenu dans l'usage et la pratique qu’on en fait. Et d'abord, s'aime-t-on soi-même avec ce regard ?
J’ai toujours pensé qu’on ne peut prétendre aimer l’autre moitié du globe, ceux qu’on plaint de ne pas avoir à manger autre chose que de la violence multiforme, tant qu'on est incapable soi-même de vivre l’amour là où l’on est, avec qui l’on est. Je l’ai toujours pensé, oui, mais je commence seulement à le vivre, un peu comme un nouveau-né.
Jésus accomplissait des guérisons instantanées et ressuscitait les morts parce qu’il aimait. Il avait totalement assimilé cette loi de l’Amour, Dieu, qui fait du bien à soi et aux autres.
Dans « Pratique de la Science Chrétienne », un chapitre de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit :
« Si l’Esprit ou le pouvoir de l’Amour divin rend témoignage à la vérité, c’est là l’ultime condition, le moyen scientifique, et la guérison est instantanée. »
Et un peu plus loin :
« Le pouvoir de la Science Chrétienne et de l’Amour divin est omnipotent. Il est en effet à même de faire lâcher prise à la maladie, au péché et à la mort, et de les détruire. »
Comme Jésus, comme Paul, Mary Baker Eddy connaissait et vivait la signification profonde, spirituelle, du mot Amour. Avec l’esprit du Christ, elle a, elle aussi, guéri des centaines de malades et ressuscité plusieurs personnes, en présence de témoins. Elle a même enseigné aux autres à le faire. Comment ?
En apprenant à connaître Dieu, l’Amour, et en Le reflétant consciemment. En aimant simplement, oserais-je dire.
Théo
11:59 Publié dans Lu/Vu, Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, amour, prière, christianisme, christ, religion, dieu



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