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lundi, 25 février 2008

La bonne question

D'où vient le mal ? Pourquoi la souffrance ? Croyant, agnostique, athée, qui ne s'est pas un jour posé la question ?

Cette question a suscité bien des théories et des hypothèses. Mais elles essayent toujours de réconcilier l'irréconciliable en tentant de trouver une justification à l'origine du mal face à un Dieu à la fois entièrement bon et infini. L'intellect humain est mis à rude épreuve, on le voit bien, et on peut saluer les talents des gymnastes.

J'avoue que seules les explications de la Science Chrétienne m'ont convaincu. Elles renferment une logique qui me parle. Elle est contraire au témoignage des sens, bien entendu, mais ce témoignage n'est pas fiable - des scientifiques tels que Galilée l'ont appris à leurs dépens.

Mary Baker Eddy pose la question ainsi :

« Si Dieu fit tout ce qui fut fait, et que cela était bien, quelle fut l'origine du mal ? »

Et elle répond :

« Le mal n'a jamais eu d'origine ou d'existence en tant qu'entité. Il n'est qu'une fausse croyance, savoir la croyance que Dieu n'est pas Tout-en-tout, comme l'impliquent les Ecritures, mais qu'il existe une intelligence, ou entendement, opposée appelée le mal. Cette erreur de croyance est de l'idolâtrie, c'est avoir "d'autres dieux devant ma face." Dans Jean 1:3 nous lisons : "Toutes choses ont été faites par elle [la Parole], et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle." Admettre la réalité du mal perpétue la croyance au mal ou la foi dans le mal. [...] La proposition capitale  évidente en soi de la Science Chrétienne est : le bien étant réel, le mal, l'opposé du bien, est irréel. Il n'est besoin que d'expérimenter scientifiquement ce truisme pour le trouver vrai et capable de détruire l'apparence du mal à un point dépassant le pouvoir de toute doctrine admise auparavant. » (Ecrits divers)

Il ne suffit pas, en effet, de dire que le mal et la souffrance sont une illusion, il faut avoir la possibilité de le démontrer. C'est ce que j'apprends jour après jour en étudiant la Bible et Science et Santé avec la Clef des Ecritures, le livre dans lequel Mary baker Eddy explique ce qu'est la Science Chrétienne.

Après tout, bien avant l'apparition du christianisme, la philosophie bouddhiste attribuait déjà les souffrances du monde à une vision incorrecte de la réalité, ce qui est en accord avec la Science Chrétienne, qui déclare que la souffrance est une illusion, une « terrible illusion », dont une vision correcte de la Vie, c'est-à-dire une vision spirituelle, nous délivre.

Finalement, la vraie question n'est peut-être pas :  « pourquoi le mal existe ? » mais : « pourquoi il n'existe pas ? » J'avais illustré cette approche dans un billet antérieur, un texte de fiction intitulé Le soleil de minuit.

Théo

jeudi, 21 février 2008

Le miroir 2

L’image du miroir peut également servir à expliquer en quoi consiste un traitement par la Science Chrétienne.

Imaginons une tache au visage dont on aimerait se débarrasser. Considérant (voir note précédente) que l’homme est le reflet de Dieu, ce reflet demeure, en toute logique, identique à l’originale.

Dans ce cas, où se trouve la tache qui paraît être sur le visage ?

Elle est sur le miroir, à hauteur du visage. Il ne servirait donc à rien de vouloir enlever une tache là où elle n’a jamais été. Pour ne plus voir la tache, il faut se regarder dans un miroir impeccable.

Le miroir taché, c’est le sens matériel qui nous donne une vision matérielle – et donc sujette à tous les maux – du monde, de soi, des autres.

Le miroir impeccable, c’est le sens spirituel qui émane de l’Esprit ; c’est la Science divine qui explique les lois de l’univers de Dieu ; c’est le Christ qui parle à la conscience humaine pour y détruire l’erreur incarnée et révéler la véritable identité de l’homme : spirituelle, harmonieuse, à l’image de Dieu.

On ne cherche donc jamais à modifier, réparer, guérir un corps physique en Science Chrétienne, mais à nettoyer le miroir, ou mieux encore, on change de miroir pour y voir l’homme, le reflet sans tache, en parfaite santé, tel que Dieu le connaît.

La vision spirituelle de l'homme s’approfondit dans la prière. Elle nous vient de Dieu, puisque l’homme ne fait que refléter la connaissance que Dieu a de Lui-même.

« Ce reflet semble transcendant au sens mortel, parce que la substantialité de l’homme spirituel dépasse la vue mortelle et n’est révélé que par la Science divine » déclare Mary Baker Eddy.

Lorsque la tache perd toute substantialité, ou réalité, dans la conscience humaine, elle disparaît du corps, qui n'est que le substrat de la pensée.

En priant à partir de cette notion de miroir et de reflet, j'ai guéri une personne qui avait une tumeur au visage depuis des semaines. Ma prière m'a apporté tout à coup la certitude que son visage était intact. Ce que la personne m'a confirmé quelques jours plus tard.

Quelques versets bibliques en lien avec le sujet : 

« Mon cœur dit de ta part : Cherchez ma face ! Je cherche ta face, ô Eternel. » Psaume 27

« Pour moi, dans mon innocence, je verrai ta face. » Psaume 17

« Si quelqu'un écoute la parole... il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel... Celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. » Epître de Jacques

Théo

mercredi, 20 février 2008

Le miroir 1

L’image du miroir est souvent utilisée en Science Chrétienne pour élucider le rapport entre Dieu et l’homme créé à Son image et à Sa ressemblance.

Mary Baker Eddy l’explique ainsi :

« Votre reflet dans le miroir est votre propre image ou ressemblance. Si vous soulevez un poids, votre image en fait autant. Si vous parlez, les lèvres de cette ressemblance font le même mouvement que les vôtres. Comparez maintenant l’homme devant le miroir à son Principe divin, Dieu. Appelez le miroir la Science divine, et appelez l’homme le reflet. Puis remarquez comme le reflet, selon la Science Chrétienne, ressemble à son original. De même que votre reflet paraît dans le miroir, de même, étant spirituel, vous êtes le reflet de Dieu. La substance, la Vie, l’intelligence, la Vérité et l’Amour qui constituent la Divinité sont réfléchis par Sa création ; et lorsque nous subordonnerons le faux témoignage des sens corporels aux faits de la Science, nous verrons partout cette vraie ressemblance et ce vrai reflet. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 515)

Cette notion de reflet est très importante, car c’est en se voyant comme le reflet de Dieu que l’on peut surmonter la crainte de la maladie, à titre préventif ou pour guérir par la prière un problème physique particulier.

Théo

lundi, 18 février 2008

Corrélation 4

« Mon corps est un chiffon de sable, ô couturier de l'univers, couds-moi ! »  Mahmoud Darwich

« Que tes pensées me sont précieuses, ô Dieu, et combien leur nombre est immense ! Elles sont plus nombreuses que les grains de sable. » Psaume 139

« On comprendra et l'on verra finalement la pensée dans toute forme, toute substance et toute couleur, mais sans accessoires matériels. [...]

« Toute forme, toute couleur, toute qualité et toute quantité émanent des éléments infinis de l'unique Entendement et sont mentales, originairement et secondairement. Leur nature spirituelle ne se discerne que par les sens spirituels. »
Mary Baker Eddy

samedi, 16 février 2008

Aimez-vous le basket ?

L’une de mes filles était au lycée, en terminale, quand elle est rentrée un midi avec une main en piteux état. Elle avait joué au basket avec sa classe et avait reçu le ballon sur les doigts. Trois d’entre eux s’étaient retournés. Elle ne pouvait plus les bouger, ils avaient gonflé et pris un aspect… peu sympathique.

Je lui ai demandé si elle voulait aller passer une radio, comme on le lui avait vivement conseillé à l’infirmerie de son école. Je voulais qu’elle décide elle-même sans être influencée, tout en sachant que je la soutiendrais quel que soit son choix. Elle a préféré s’appuyer uniquement sur la Science Chrétienne, et elle a appelé une praticienne pour lui demander de prier pour elle.

(Les praticiens de la Science Chrétienne sont des personnes qui se consacrent à plein temps à la pratique de la guérison par la prière – et c’est ce que je fais également depuis quelques mois.)

Chaque fois qu’on enlevait le pansement protecteur pour le changer, elle était impressionnée par l’état des doigts, qui n’évoluait guère.

Un passage de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, l’a beaucoup aidée à comprendre que cela n’avait pas de réalité, malgré les apparences :

« Ne craignez pas que la matière puisse souffrir, enfler, et s’enflammer en vertu d’une loi quelconque, puisqu’il est évident en soi que la matière ne peut ressentir ni douleur ni inflammation. »

En effet, les sens physiques, par lesquels nous croyons voir et ressentir matériellement, sont basés sur la croyance que l’homme est une conscience dans la matière, contrairement à ce que révèle la Bible. Dieu, l’Esprit, dit : « Faisons à l’homme à notre image et à notre ressemblance. » L’homme est donc entièrement spirituel, il ne peut être à la fois matière et esprit, sinon il n’est pas à l’image de Dieu. Comment de l’Esprit, de l’Intelligence divine, pourrait-il naître autre chose que des idées spirituelles ?

Selon la logique de ce point de vue spirituel, la matière n'a aucune sensation car aucune réalité. C'est ce que nous nous appliquions à démontrer par nos prières basées sur cette compréhension et sur notre foi en Dieu.

Un autre passage de Science et Santé l’a encouragée à garder confiance :

« Dans la Science, il ne peut y avoir, en réalité, ni fracture ni dislocation. » 

Au matin du troisième jour, il n’y avait encore aucune amélioration. La praticienne priait toujours pour elle, ce que je faisais également. Ma fille est allée prendre sa douche. Et tout à coup, elle a pu plier les doigts normalement sans ressentir la moindre douleur.

« Cela s’est passé d’une seconde à l’autre, tout naturellement », m’a-t-elle dit plus tard. Elle était complètement guérie. Le pansement ôté, il n’y avait plus aucune trace.

En repensant à cette guérison, je me suis dit que si elle était allée passer une radio, elle aurait ensuite été prise en charge par des médecins ou des chirurgiens. La guérison aurait eu lieu, bien entendu, mais probablement que, prise dans un réseau de craintes et de savoir médical, elle aurait été plus longue. Tout aurait concouru pour faire de cet état une « réalité » programmée pour passer par tel et tel stade.

D’autre part, ma fille n’aurait pas appris qu’en faisant confiance à Dieu à 100 % et en s’efforçant de Le comprendre, il ne peut lui arriver que du bien. C'est là le message central de la Bible, d'où découle tout le reste.

Si légitime qu’elle soit, la guérison physique par la Science Chrétienne est toujours le « bonus ». L’essentiel est la connaissance spirituelle qu’on acquiert sur soi, sur la vie, sur Dieu. Une guérison physique peut s’oublier avec le temps, mais l’idée que « Dieu est un secours toujours présent en toutes circonstances » se renforce et devient de plus en plus tangible.

Théo

lundi, 04 février 2008

Interprétation

Il existe de nombreuses traductions de la Bible. Toute traduction comporte une grande part d’interprétation – historique, littérale, littéraire, morale, spirituelle. Le texte reflète le point de vue, les a priori et l’inspiration du traducteur.

La lecture la plus intéressante est spirituelle. Elle rassure, stimule, enrichit, élève la pensée du lecteur. Un même verset prendra souvent un sens différent selon le lecteur et son besoin particulier au moment où il lit le texte. Quelle que soit la qualité d’inspiration de la traduction, il est toujours possible d’interpréter spirituellement un verset biblique au moment de sa lecture.

« Avec celui qui est bon, tu te montres bon, avec l’homme droit tu agis selon la droiture, avec celui qui est pur tu te montres pur. » Psaume 18

Une interprétation littérale montre un Dieu qui juge l’homme selon ses actes. On imagine l’homme « bon » récompensé par Dieu, et l’homme « mauvais » puni par ce même Dieu. Une telle lecture implique :

1) un jugement dernier : Dieu rétribue les bons et les méchants selon leurs actes ;
2) un Dieu à l’image des hommes : Il connaît à la fois le bien et le mal ;
3) la dualité : un homme capable de faire le bien et/ou le mal.

Une interprétation spirituelle offre un sens très différent, moins convenu, qui ouvre des horizons :

« La bonté de Dieu s’exprime par l’homme bon, Sa droiture par l’homme droit, Sa pureté par l’homme pur. »

Cette lecture me révèle :

1) la nature de Dieu : Il est bon, droit et pur ;
2) la nature de l’homme : il est l’expression même de Dieu - bonne, droite et pure ;
3) l’unicité de la Vie : seul le bien est réel du point de vue divin.

Ces différentes interprétations montrent à quel point la Bible demeure vivante, subjective, enrichissante. Et le dernier mot restera toujours au lecteur.

Théo 

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