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samedi, 16 février 2008

Aimez-vous le basket ?

L’une de mes filles était au lycée, en terminale, quand elle est rentrée un midi avec une main en piteux état. Elle avait joué au basket avec sa classe et avait reçu le ballon sur les doigts. Trois d’entre eux s’étaient retournés. Elle ne pouvait plus les bouger, ils avaient gonflé et pris un aspect… peu sympathique.

Je lui ai demandé si elle voulait aller passer une radio, comme on le lui avait vivement conseillé à l’infirmerie de son école. Je voulais qu’elle décide elle-même sans être influencée, tout en sachant que je la soutiendrais quel que soit son choix. Elle a préféré s’appuyer uniquement sur la Science Chrétienne, et elle a appelé une praticienne pour lui demander de prier pour elle.

(Les praticiens de la Science Chrétienne sont des personnes qui se consacrent à plein temps à la pratique de la guérison par la prière – et c’est ce que je fais également depuis quelques mois.)

Chaque fois qu’on enlevait le pansement protecteur pour le changer, elle était impressionnée par l’état des doigts, qui n’évoluait guère.

Un passage de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, l’a beaucoup aidée à comprendre que cela n’avait pas de réalité, malgré les apparences :

« Ne craignez pas que la matière puisse souffrir, enfler, et s’enflammer en vertu d’une loi quelconque, puisqu’il est évident en soi que la matière ne peut ressentir ni douleur ni inflammation. »

En effet, les sens physiques, par lesquels nous croyons voir et ressentir matériellement, sont basés sur la croyance que l’homme est une conscience dans la matière, contrairement à ce que révèle la Bible. Dieu, l’Esprit, dit : « Faisons à l’homme à notre image et à notre ressemblance. » L’homme est donc entièrement spirituel, il ne peut être à la fois matière et esprit, sinon il n’est pas à l’image de Dieu. Comment de l’Esprit, de l’Intelligence divine, pourrait-il naître autre chose que des idées spirituelles ?

Selon la logique de ce point de vue spirituel, la matière n'a aucune sensation car aucune réalité. C'est ce que nous nous appliquions à démontrer par nos prières basées sur cette compréhension et sur notre foi en Dieu.

Un autre passage de Science et Santé l’a encouragée à garder confiance :

« Dans la Science, il ne peut y avoir, en réalité, ni fracture ni dislocation. » 

Au matin du troisième jour, il n’y avait encore aucune amélioration. La praticienne priait toujours pour elle, ce que je faisais également. Ma fille est allée prendre sa douche. Et tout à coup, elle a pu plier les doigts normalement sans ressentir la moindre douleur.

« Cela s’est passé d’une seconde à l’autre, tout naturellement », m’a-t-elle dit plus tard. Elle était complètement guérie. Le pansement ôté, il n’y avait plus aucune trace.

En repensant à cette guérison, je me suis dit que si elle était allée passer une radio, elle aurait ensuite été prise en charge par des médecins ou des chirurgiens. La guérison aurait eu lieu, bien entendu, mais probablement que, prise dans un réseau de craintes et de savoir médical, elle aurait été plus longue. Tout aurait concouru pour faire de cet état une « réalité » programmée pour passer par tel et tel stade.

D’autre part, ma fille n’aurait pas appris qu’en faisant confiance à Dieu à 100 % et en s’efforçant de Le comprendre, il ne peut lui arriver que du bien. C'est là le message central de la Bible, d'où découle tout le reste.

Si légitime qu’elle soit, la guérison physique par la Science Chrétienne est toujours le « bonus ». L’essentiel est la connaissance spirituelle qu’on acquiert sur soi, sur la vie, sur Dieu. Une guérison physique peut s’oublier avec le temps, mais l’idée que « Dieu est un secours toujours présent en toutes circonstances » se renforce et devient de plus en plus tangible.

Théo