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lundi, 26 novembre 2007

Ni créationnisme ni évolutionnisme

Les partisans du créationnisme font des émules en France. Comme aux U.S.A., des élèves contestent la théorie de l’évolutionnisme, issue des découvertes de Darwin, et boycottent les cours. En Angleterre, des établissements privés enseignent le créationnisme.

Comment se situe la Science Chrétienne par rapport à ce sujet ? Je ne donne ici que mon point de vue, mais il s’appuie sur l’enseignement de la Science Chrétienne.

Il faut d’abord rappeler quelques points.

Qu’est-ce que le créationnisme ? Une interprétation littérale du récit biblique de la création que l’on peut lire dans la Genèse. Les créationnistes soutiennent que, puisque le monde a été créé en sept jours, une fois pour toutes, le vivant n’a subi aucune évolution à travers le temps. Ainsi, les animaux existaient-ils déjà sous leur forme actuelle à l’origine du monde. Cette théorie est en conflit avec les théories scientifiques, et les preuves amassées concernant l’évolution matérielle du minéral, du végétal, de l’animal et de l’humain.

La Bible propose en fait deux récits de la création, diamétralement opposés. Le premier récit est énoncé au chapitre 1 de la Genèse. La création y est racontée en sept jours symboliques. L’homme est créé le sixième jour :

« Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. »

Dieu est Esprit. L'homme est donc créé spirituellement avec des qualités masculines et féminines.

Le deuxième récit commence au chapitre 2, verset 6. Et la création de l’homme et de la femme y est décrite en deux temps distincts :

« L’Eternel forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. » « L’Eternel fit tomber un profond sommeil sur l’homme qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme. »

Dans le second récit, l'homme devient donc une créature matérielle, sexuée, faite de chair et d'esprit.

Tous les exégètes reconnaissent ces deux récits distincts de la création. Le récit spirituel a été écrit bien après le récit matériel, même si l’ordre est inversé dans la Bible. Ces deux récits correspondent à des degrés d’inspiration différents de la pensée humaine qui a cherché à conceptualiser la création.

Les scientifiques, quant à eux, tentent de comprendre « matériellement » l’origine du monde. Leurs théories et leurs preuves sont donc tout aussi matérielles. Ils ne se mêlent pas de comprendre le monde spirituellement. Ce n’est pas leur propos.

En quoi la Science Chrétienne se différencie-t-elle du créationnisme et de l’évolutionnisme ? Elle ne partage ni le point de vue « littéral » des créationnistes ni le point de vue « matériel » des scientifiques.

La Science Chrétienne s’appuie uniquement sur le premier récit de la création qui déclare que l’univers et l’homme sont spirituels, à l’image de Dieu, Esprit. Les sept jours sont des jours symboliques. Dans le contexte de l’époque, le symbolisme du chiffre sept signifie que la chose dont on parle est complète en soi.

Le récit de la création matérielle (Genèse, chapitre 2) est l’histoire d’une illusion qui découle d’une vision matérielle, erronée. Qu’importe que le monde tel que nous le percevons ait été créé en sept jours où en plusieurs milliards d’année, cela reste une interprétation matérielle.

Que la science matérielle tente d’expliquer la création de l’univers par la théorie du big bang (qui ne fait plus l’unanimité aujourd’hui) ou par une autre théorie, cela n’a guère d’importance du point de vue divin : il s’agit toujours d’une tentative d’expliquer matériellement une création matérielle. Il n’est donc pas question de s’opposer à cette forme d’enseignement dans les écoles. Dans une République démocratique, laïque, les établissement scolaires n'ont pas pour vocation d'expliquer le monde spirituellement.

Toutefois, en dehors des interprétations, tout le monde sera d'accord pour admettre qu'il n'y a pas deux créations, l'une matérielle et l'autre spirituelle. Reste à savoir laquelle est vraie, au fin du fin.

Selon Mary Baker Eddy, « ce qui est appelé matière n’est que l’état subjectif de qui est appelé par l’auteur entendement mortel », c’est-à-dire « une croyance que la vie, la substance et l’intelligence sont dans la matière et matérielles ; l’opposé de l’Esprit, et par conséquent, l’opposé de Dieu ; la croyance que la vie a un commencement et par conséquent une fin… » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures).

Voilà donc la position de la Science Chrétienne : l’homme et l'univers sont l’effet éternel d’une Cause éternelle qui n’a ni commencement ni fin. Il n’y a ni « création » ni « évolution » à proprement parler, mais révélation - réflexion, ou manifestation, intemporelle et infinie. 

Théo 

dimanche, 25 novembre 2007

Corrélation 1

« En Dieu nous avons la vie, le mouvement, et l'être... Nous sommes de sa race. » (Actes des Apôtres)

« Maintenez clairement dans votre pensée que l'homme est l'enfant de Dieu, non de l'homme ; que l'homme est spirituel, non matériel ; que l'Ame est l'Esprit, en dehors de la matière, jamais dans la matière, ne donnant jamais au corps vie et sensation. C'est briser le rêve de maladie que de comprendre que la maladie est formée par l'entendement humain, non par la matière ni par l'Entendement divin. » (Mary Baker Eddy) 

mercredi, 21 novembre 2007

Témoignage

"L'Amour divin a toujours répondu à tout besoin humain et y répondra toujours", écrit Mary Baker Eddy.

Un exemple, parmi des milliers d'autres, cet extrait d'un témoignage paru dans "La Science Chrétienne - un siècle de guérisons" (The Christian Science Publishing Society) :

"Je me trouvais en Autriche ; c'était en 1942. A l'époque j'étais au Stalag 17A. C'était un camp de prisonniers de guerre, situé à la frontière hongroise. Il y avait là d'autres jeunes filles comme moi dont on savait que les parents avaient travaillé pour la Résistance. [...]

"Je m'étais procuré une Bible... J'avais aussi reçu [Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy] en septembre 1942 ; en janvier 1943, comme je l'étudiais, j'eus tout à coup un aperçu de ce qu'est l'homme : l'image et la ressemblance spirituelle de Dieu. Ce fut comme si un voile de brume s'était déchiré, et je vis que l'homme - tel qu'il est en réalité - ne peut être maintenu en prison, ni enfermé dans un camp, mais qu'il ne connaît pas plus de barrières ou d'entraves que Dieu. La pensée que l'homme pouvait être enfermée derrière des barbelés, ou emprisonné d'une façon quelconque, me sembla d'un ridicule achevé.

"Aussi je fis un ballot de mes quelques affaires personnelles, y compris ma Bible, Science et Santé... et je sortis du camp en plein jour. Je n'essayai pas le moins du monde de me cacher. Je pris tout simplement la seule rue - il n'y avait qu'une route pour sortir du camp. Il y avait des miradors de guet, des sentinelles montaient constamment la garde, et les soldats disposaient de camions et de véhicules blindés. Mais je partis à pied et mis à peu près deux heures et demie pour atteindre la gare la plus proche, où je pris le train pour Vienne. Personne ne me poursuivit ; personne ne me vit même sortir du camp. [...]

 "Pendant cette période, j'ai toujours pu me nourrir, bien que n'ayant aucune carte de rationnement. Il m'arriva parfois d'obtenir de la nourriture de façon plutôt étrange. Un jour, quelqu'un me donna, comme cela, sans rien dire, une carte de pain valable pour tout un mois, et je ne revis jamais cette personne...

"L. Adrienne Vinciguerra, Santee (Californie)" 

lundi, 19 novembre 2007

A suivre

A l’heure où l’on s’inquiète du montant de sa retraite, des conditions qui y donneront droit et de la façon dont résoudre le problème de la supériorité numérique des futurs retraités sur les travailleurs actifs, je repense aux paroles de Jésus :

« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. »
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Evangile selon Matthieu)

On attend naturellement d’un gouvernement qu’il prévoie un système de financement des retraites juste et équitable. Et il est normal que chacun puisse espérer avoir suffisamment de revenus dès lors qu’il ne travaillera plus.

Pourtant Jésus a proposé une nouvelle hiérarchie des priorités. Il nous invite à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. A penser Dieu avant de penser humain, pour la simple raison que l'homme exprime Dieu.

Selon la vision humaine des choses, on n’est jamais assuré de rien. On aura beau vouloir tout prévoir, on prévoira tout sauf l’imprévisible.

Dans une autre parabole de Jésus, il y avait un homme qui voulait se faire construire d’immenses greniers pour y amasser toute sa récolte et tous ses biens, pensant ainsi pouvoir dormir sur ses deux oreilles. « Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? »

Et Jésus de conclure : « Il en sera ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu. »

Les biens matériels sont soumis au hasard ou à la logique des événements. D’où la nécessité d’apprendre quelles sont nos vraies ressources et d’où elles viennent.

Tout nous vient de Dieu, puisqu’il est la Vie. Il faut « seulement » le reconnaître et l’accepter.

Un enfant a une confiance totale en ses parents. Il ne doute pas un seul instant qu’ils lui donneront à manger et l’habilleront. Et, cerise sur le gâteau, ses parents sont heureux de le voir épanoui et de lui faire plaisir, quels que soient leurs moyens.

Or Dieu a des moyens illimités puisqu’il est Esprit infini. Il ne connaît pas des hauts et des bas, des périodes noires, des crises, des conflits pour mieux répartir les richesses, des guerres pour s’approprier telle ressource au sud qui manque au nord et vice versa. C’est un Principe immuable et omniprésent.

Comment acquérir cette confiance absolue en la capacité et le vouloir de Dieu de donner naturellement tout ce qu’Il est ?

Le reflet dans le miroir a-t-il besoin de quémander quelque chose à la présence devant le miroir ? Nous sommes le reflet. Dieu est la présence. Le miroir est la Science divine à travers laquelle se voir.

La confiance absolue de l’enfant en ses parents n’est pas aveugle. Il a appris par l’expérience que ses parents lui donnent effectivement tout ce dont il a besoin.

Il ne s’agit pas non plus d’avoir une confiance aveugle en Dieu, mais une confiance éclairée, en apprenant à Le connaître à travers le vécu.

Dieu est Amour, et cet Amour a l'impartialité d'un Principe. Il nous appartient de l’admettre, de l’accepter, de le comprendre et… de le vivre au quotidien.

La Vie se chargera de nous inspirer les bonnes décisions et de nous donner, non pas juste assez, mais en abondance.

C’est simple à comprendre, c'est si difficile à assimiler, à faire sien.

(à suivre)
Théo

vendredi, 16 novembre 2007

le nombril du monde

il y a ces jours
où le « je » quotidien
pèse si lourd qu’il écrase
toute idée substantielle
à laquelle il touche

on voudrait lui crier
« va voir là-bas
si je suis ! »
peine perdue :
je est sourd

science de la patience
viendra le temps
pour ce roi du néant
de tirer sa rêve-errance
à un peuple à je-nous

Théo

lundi, 12 novembre 2007

Vous avez dit humilité ?

« Ce n'est que dans la mesure où nous nous élevons au-dessus de tout ce qui se rapporte aux sens matériels et de tout péché que nous pouvons atteindre à l'aspiration céleste et à la conscience spirituelle exprimées dans la Prière du Seigneur, et qui guérissent instantanément les malades.

« Laissez-moi vous donner ici ce qui, selon ma compréhension, est le sens spirituel de la Prière du Seigneur :

« Notre Père qui es aux cieux !
Notre Père-Mère Dieu, tout harmonieux

« Que Ton nom soit sanctifié ;
Unité adorable ;

« Que Ton règne vienne ;
Ton règne est venu ; Tu es toujours présent.

« Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne nous de savoir que – de même qu’au ciel, ainsi sur la terre – Dieu est omnipotent, suprême.

« Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;
Donne-nous Ta grâce pour aujourd’hui ; rassasie les affections affamés ;

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
Et l’Amour se reflète dans l’amour ;

« Et ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal.
Et Dieu ne nous induit pas en tentation, mais nous délivre du péché, de la maladie et de la mort.

« Car c’est à Toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.
Car Dieu est infini, tout pouvoir, toute Vie, toute Vérité, tout Amour, au-dessus de tout, et Tout. »

Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures) 

 

Selon cette interprétation spirituelle, il ne s'agit plus d'une prière d'imploration, de supplication, mais de la reconnaissance et de l'affirmation de la toute-puissance du Créateur.

Cette prière imprègne la pensée de l'essence de Dieu. 

Du coup l'humilité change de sens : il n'est pas question de nous identifier à un misérable ver de terre, pécheur invétéré, être faible, et j'en passe et des pires ; au contraire, nous sommes invités à revendiquer notre véritable statut divin : fils et fille de Dieu, cohériter du Christ.

L'homme n'est ni victime ni soumis. Il reflète la domination qui appartient à Dieu.

Reconnaître humblement que l'homme est héritier de Dieu donne le pouvoir de refléter Sa puissance (en guérissant les malades, par exemple) et rend incapable de commettre le moindre mal. Finalement, la conscience (illusoire) du mal disparaît.

Mais c'est là une démonstration individuelle, à l'exemple de Jésus, que chacun fait sur son propre chemin et à son rythme.

Théo 

vendredi, 09 novembre 2007

Impression mentale

Selon la Science Chrétienne, la maladie est un rêve dont il faut se réveiller. La personne malade est hypnotisée par une suggestion mentale.

D’où vient cette suggestion ? C’est souvent une peur latente, un sentiment d’insécurité, une forte émotion qui prend « corps », tout en restant constamment une « suggestion ».

Il s’agit souvent aussi d’une croyance à la contagion. Cette suggestion hante la pensée collective. Renforcée par des théories matérielles, elle est diffusée de façon répétitive, envahissante par les médias.

Je pense par exemple à la grippe ou à la gastroentérite. Chaque année nous avons le droit à une carte d’état-major de plus en plus détaillée des avancées de l’ennemi, avec invitation pressante à nous faire vacciner. Je ne connais pas de meilleure façon de faire peur, c’est-à-dire d’impressionner, dans tous les sens du terme, qu’en brandissant sans cesse un épouvantail. La pensée finit par s’en imprégner à son insu.

Pourquoi cette suggestion ? Parce que l’on croit vivre dans un corps matériel soumis à des lois matérielles.

Comment s’en protéger ? En niant sa réalité chaque fois qu’elle est véhiculée par les médias, ou chaque fois que l'on a peur de tomber malade. En affirmant que ce n’est précisément qu’une suggestion, et qu’on ne peut en être victime parce que l’homme est l’expression d’un Principe de Vie parfait, qui ne peut être malade.

Autrement dit, pour que l’homme éternue,
il faudrait d’abord que Dieu éternue.

« La Science Chrétienne efface de l’entendement des malades la croyance erronée qu’ils vivent dans la matière ou à cause d’elle, ou qu’un prétendu organisme matériel régit la santé ou l’existence du genre humain ; elle nous engage à nous reposer en Dieu, l’Amour divin, qui veille sur toutes les conditions nécessaires au bien-être de l’homme. » Mary Baker Eddy (Rudiments de la Science divine, p. 12)

Mais le témoignage des sens physiques (la suggestion) paraît réel tant qu’on le croit vrai. Quand on lui oppose une argumentation scientifique, basée sur une connaissance des lois spirituelles de la perfection, et que l'on a foi en ces lois, ce témoignage change d’aspect : les symptômes de la maladie font place à la santé.

Cette santé recouvrée n’est pas plus due à la matière que la maladie n’était due à des conditions matérielles. Elle ne fait que refléter un état mental éclairé par la compréhension de ce qui est réel, et débarrassé de la crainte de ce qui n’était qu’une suggestion irréelle. Un état mental spirituel qui s’est substitué à un état mental matériel.

Un jour, une personne m’a téléphoné pour me demander de l’aider par la prière, car elle se sentait grippée. Il se trouve qu’au même moment, je manifestais ces symptômes. Oubliant mon état, j’ai parlé à cette personne de sa vraie nature, spirituelle. Je lui ai conseillé de méditer quelques idées : les symptômes manifestés et ressentis n’étaient rien d’autre qu’une suggestion mentale erronée. Ce qu'on appelait loi matérielle, n'était que croyance matérielle. L’homme était gouverné par une loi spirituelle qui le protégeait de tout élément nuisible. Il était constamment enveloppé dans la chaleur de l’Amour.

Juste après cette discussion au téléphone, je me suis aperçu que je n’avais moi-même plus aucun symptôme. Quant à cette personne, très vite, elle est allée mieux.

Cet exemple m’a montré combien il est important de prier pour reconnaître une vérité universelle, et non pour guérir une personne. Les arguments peuvent être spécifiques, précis, mais la croyance à éliminer est toujours impersonnelle. Elle n’appartient à personne, alors que les lois de la réalité spirituelle concernent tout le monde.

Lorsque Jésus guérit un jour dix lépreux d’un coup, il ne pria pas pour chacun à tour de rôle. Il ne connaissait même pas leur nom ! Sa vision claire de la perfection universelle de l’homme en Dieu suffit à faire disparaître le témoignage des sens physiques - témoignage qui n’était qu’un rêve, une suggestion mentale se présentant à la fois à la pensée individuelle et collective. (Voir Evangile selon Luc 17:11-19)

Théo

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