lundi, 19 novembre 2007

A suivre

A l’heure où l’on s’inquiète du montant de sa retraite, des conditions qui y donneront droit et de la façon dont résoudre le problème de la supériorité numérique des futurs retraités sur les travailleurs actifs, je repense aux paroles de Jésus :

« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. »
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Evangile selon Matthieu)

On attend naturellement d’un gouvernement qu’il prévoie un système de financement des retraites juste et équitable. Et il est normal que chacun puisse espérer avoir suffisamment de revenus dès lors qu’il ne travaillera plus.

Pourtant Jésus a proposé une nouvelle hiérarchie des priorités. Il nous invite à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. A penser Dieu avant de penser humain, pour la simple raison que l'homme exprime Dieu.

Selon la vision humaine des choses, on n’est jamais assuré de rien. On aura beau vouloir tout prévoir, on prévoira tout sauf l’imprévisible.

Dans une autre parabole de Jésus, il y avait un homme qui voulait se faire construire d’immenses greniers pour y amasser toute sa récolte et tous ses biens, pensant ainsi pouvoir dormir sur ses deux oreilles. « Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? »

Et Jésus de conclure : « Il en sera ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu. »

Les biens matériels sont soumis au hasard ou à la logique des événements. D’où la nécessité d’apprendre quelles sont nos vraies ressources et d’où elles viennent.

Tout nous vient de Dieu, puisqu’il est la Vie. Il faut « seulement » le reconnaître et l’accepter.

Un enfant a une confiance totale en ses parents. Il ne doute pas un seul instant qu’ils lui donneront à manger et l’habilleront. Et, cerise sur le gâteau, ses parents sont heureux de le voir épanoui et de lui faire plaisir, quels que soient leurs moyens.

Or Dieu a des moyens illimités puisqu’il est Esprit infini. Il ne connaît pas des hauts et des bas, des périodes noires, des crises, des conflits pour mieux répartir les richesses, des guerres pour s’approprier telle ressource au sud qui manque au nord et vice versa. C’est un Principe immuable et omniprésent.

Comment acquérir cette confiance absolue en la capacité et le vouloir de Dieu de donner naturellement tout ce qu’Il est ?

Le reflet dans le miroir a-t-il besoin de quémander quelque chose à la présence devant le miroir ? Nous sommes le reflet. Dieu est la présence. Le miroir est la Science divine à travers laquelle se voir.

La confiance absolue de l’enfant en ses parents n’est pas aveugle. Il a appris par l’expérience que ses parents lui donnent effectivement tout ce dont il a besoin.

Il ne s’agit pas non plus d’avoir une confiance aveugle en Dieu, mais une confiance éclairée, en apprenant à Le connaître à travers le vécu.

Dieu est Amour, et cet Amour a l'impartialité d'un Principe. Il nous appartient de l’admettre, de l’accepter, de le comprendre et… de le vivre au quotidien.

La Vie se chargera de nous inspirer les bonnes décisions et de nous donner, non pas juste assez, mais en abondance.

C’est simple à comprendre, c'est si difficile à assimiler, à faire sien.

(à suivre)
Théo

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