vendredi, 16 novembre 2007

le nombril du monde

il y a ces jours
où le « je » quotidien
pèse si lourd qu’il écrase
toute idée substantielle
à laquelle il touche

on voudrait lui crier
« va voir là-bas
si je suis ! »
peine perdue :
je est sourd

science de la patience
viendra le temps
pour ce roi du néant
de tirer sa rêve-errance
à un peuple à je-nous

Théo

Les commentaires sont fermés.