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lundi, 12 novembre 2007

Vous avez dit humilité ?

« Ce n'est que dans la mesure où nous nous élevons au-dessus de tout ce qui se rapporte aux sens matériels et de tout péché que nous pouvons atteindre à l'aspiration céleste et à la conscience spirituelle exprimées dans la Prière du Seigneur, et qui guérissent instantanément les malades.

« Laissez-moi vous donner ici ce qui, selon ma compréhension, est le sens spirituel de la Prière du Seigneur :

« Notre Père qui es aux cieux !
Notre Père-Mère Dieu, tout harmonieux

« Que Ton nom soit sanctifié ;
Unité adorable ;

« Que Ton règne vienne ;
Ton règne est venu ; Tu es toujours présent.

« Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne nous de savoir que – de même qu’au ciel, ainsi sur la terre – Dieu est omnipotent, suprême.

« Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;
Donne-nous Ta grâce pour aujourd’hui ; rassasie les affections affamés ;

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
Et l’Amour se reflète dans l’amour ;

« Et ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal.
Et Dieu ne nous induit pas en tentation, mais nous délivre du péché, de la maladie et de la mort.

« Car c’est à Toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.
Car Dieu est infini, tout pouvoir, toute Vie, toute Vérité, tout Amour, au-dessus de tout, et Tout. »

Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures) 

 

Selon cette interprétation spirituelle, il ne s'agit plus d'une prière d'imploration, de supplication, mais de la reconnaissance et de l'affirmation de la toute-puissance du Créateur.

Cette prière imprègne la pensée de l'essence de Dieu. 

Du coup l'humilité change de sens : il n'est pas question de nous identifier à un misérable ver de terre, pécheur invétéré, être faible, et j'en passe et des pires ; au contraire, nous sommes invités à revendiquer notre véritable statut divin : fils et fille de Dieu, cohériter du Christ.

L'homme n'est ni victime ni soumis. Il reflète la domination qui appartient à Dieu.

Reconnaître humblement que l'homme est héritier de Dieu donne le pouvoir de refléter Sa puissance (en guérissant les malades, par exemple) et rend incapable de commettre le moindre mal. Finalement, la conscience (illusoire) du mal disparaît.

Mais c'est là une démonstration individuelle, à l'exemple de Jésus, que chacun fait sur son propre chemin et à son rythme.

Théo 

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