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mercredi, 31 octobre 2007

Le jour des vivants

Les cimetières fleurissent. La mort sent tristement bon. Je ne suis jamais retourné sur la tombe d’un de mes proches. C’est un choix de Vie. Mais je comprends que l’on ait envie ou besoin d’aller se recueillir en ces lieux.

« Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants », est-il écrit dans la Bible.

Les cimetières ne représentent rien d’autre à mes yeux que la croyance à la vie matérielle. Ou, si l’on habite à Paris, la curiosité d’aller voir les tombes de célébrités aux cimetières du Père-Lachaise, de Montparnasse ou de Montmartre.

L’Ancien et le Nouveau Testament relatent plusieurs cas de personnes ressuscitées par la prière. La résurrection de Lazare est particulièrement intéressante. Elle est relatée dans l’Evangile selon Jean (chapitre 11).

Lorsque Jésus apprit que son ami était malade. Il ne lui rendit pas tout de suite visite. « Il resta deux jours encore dans le lieux où il était. »

« Si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort », lui dit Marthe quand il arriva à Béthanie, le village de Lazare.

« Jésus… trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. »

Pourquoi ne pas être venu plus tôt pour le guérir ? A l’époque, on pensait que l’âme demeurait encore trois jours dans le corps d’un mort avant de le quitter tout à fait. Si Jésus se proposait de ressusciter Lazare, il fallait que nul ne puisse contester le fait qu’il était bien mort.

Avant même de ressusciter Lazare, Jésus remercia Dieu. « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. »

C’est dire la certitude qu’il avait de pouvoir le ressusciter ! Une certitude qui ne pouvait qu’être fondée sur la conviction que Lazare était toujours vivant.

Mary Baker Eddy donne cet éclairage sur sa résurrection :

« Jésus ressuscita Lazare grâce à sa compréhension que Lazare n’était pas mort, non en admettant que son corps était mort et était ensuite revenu à la vie. Si Jésus avait cru que Lazare avait vécu dans son corps ou qu’il y était mort, le Maître eût été sur le même plan de croyance que ceux qui avait enseveli le corps et il n’eût pu le ressusciter. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

« Ayant dit cela, il cria d’une voix forte :
Lazare, sors ! Et le mort sortit… »

Théo

mardi, 23 octobre 2007

Autobiographie abrégée

J’ai connu la science chrétienne par ma grand-mère maternelle qui en avait elle-même entendu parler par une amie couturière, guérie d’une maladie mentale grâce à la prière.

J’ai connu plus tard la personne qui avait guéri cette couturière. Elle s’appelait Anna Evreinoff et était l’épouse de Nicolas Evreinoff, metteur en scène et auteur dramatique, d’origine russe, exilé à Paris, où il poursuivit sa carrière artistique durant la première moitié du 20e siècle.

Anna Evreinoff était praticienne de la science chrétienne, c’est-à-dire qu’elle consacrait sa vie à prier pour ceux qui le lui demandaient, pour peu qu’ils acceptent de ne suivre aucune autre forme de traitement dans le même temps.

Ce « détail » est fondamental.

Toute autre forme de médecine est fondée sur l’idée que l’homme a un corps matériel. La chimie des médicaments est censée agir sur la matière. Les méthodes alternatives, par des moyens divers, s'adressent à la fois au mental et à la matière.

La prière, ou traitement par la science chrétienne soutient, au contraire, que l’homme est entièrement spirituel ; la prière s’adresse donc exclusivement au mental. La vision physique que nous avons de nous-mêmes et du monde est une illusion mentale basée sur la croyance universelle à la vie et à l’intelligence dans la matière.

Une personne qui serait traitée à la fois par la prière en science chrétienne et par la médecine classique, par exemple, serait soumise à deux systèmes de pensée contradictoires : l’un affirmant qu’elle est entièrement spirituelle, l’autre qu’elle est matérielle. Espérer une guérison dans le contexte d'un tel écartèlement est mission impossible.

A l’âge d’un an, je crois, mon frère a été guéri par Anna Evreinoff. A la suite d’une erreur de prescription médicale, il s’est retrouvé dans le coma. Hospitalisé d’urgence, il devait être opéré au cerveau le lendemain matin. Toute la nuit, ma grand-mère et Anna Evreinoff ont prié pour comprendre que mon frère était l’expression harmonieuse de Dieu, Principe d'harmonie, et qu’il n’avait donc besoin d’aucune opération. Le lendemain matin, il n'était plus question de l'opérer car son état s’était « miraculeusement » amélioré.

La science chrétienne est ainsi entrée dans mon existence comme un messager  porteur de « bonne nouvelle ». Quand on a connu le caractère pratique et bienfaisant de telles idées, on a naturellement envie de les faire connaître à d'autres, sans idée de prosélytisme, par envie de leur donner le meilleur de soi.

Théo 

jeudi, 18 octobre 2007

L'image originelle

Je crois par expérience à l’efficacité de la prière, mais la guérison d’un problème physique n’est pas toujours aussi rapide que je le souhaiterais.

Je parlais de certitude dans ma dernière note. Lorsque j’ai la certitude que le problème au sujet duquel je prie n’est qu’une illusion, il disparaît effectivement. Cette certitude n’est ni le produit de la méthode Coué, ni de l’autosuggestion.  

Elle repose sur la foi et la compréhension.

Pour parvenir à cette certitude, à ce sentiment d’harmonie qui s’impose à la conscience, je dois d’abord vaincre mes propres craintes, celles de la personne pour qui je prie, et puis déceler les faux concepts bien enracinés dans la pensée. Ce travail de mise au jour et d’élimination peut demander un certain temps.

Rien à voir avec une méthode psychanalytique. Pour être efficace, ma prière doit demeurer chrétienne du commencement à la fin, et s’appuyer sur les lois spirituelles de l’Esprit, qui est Vie.

Le point de départ de la prière est primordial. Il n’y a pas de recette, mais il est essentiel de partir de l’idée  de « Dieu parfait et homme parfait ». Jésus ne cherchait pas à rendre l’homme parfait, il comprenait qu’il l’était déjà.

« [Il] voyait dans la Science l’homme parfait, qui lui apparaissait là où l’homme mortel pécheur apparaît aux mortels. En cet homme parfait le Sauveur voyait la ressemblance même de Dieu, et cette vue correcte de l’homme guérissait les malades. Ainsi Jésus enseignait que le royaume de Dieu est intact, universel, et que l’homme est pur et sain. » (Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Prier pour comprendre la nature de Dieu, la nature de l’homme et celle du lien qui unit Dieu et l’homme, c’est être une sorte de peintre métaphysicien : l’artiste ne cherche pas à peindre son idéal sur une toile vierge. Il a sous les yeux un portrait déjà peint, qui ne correspond pas à cet idéal. Sa tâche consiste à gratter la couche de peinture qui recouvre, masque, dénature, contrefait le portrait originel.

Si le peintre comprend que le Christ guide sa main, il effectuera le travail plus rapidement. Le Christ est bien plus que sa muse, c’est sa nature spirituelle – le royaume de Dieu au-dedans de lui –, l'image qu'il s'apprête à découvrir et qui vient à sa rencontre.

La maladie est toujours l’expression d’une fausse croyance (le faux portrait), la guérison est le résultat de la foi éclairée par la compréhension (le vrai portrait mis au jour).

Théo

samedi, 13 octobre 2007

Comment je prie

« Si quelqu’un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. » Jésus-Christ

Ces paroles, qui les entend ?

Lorsque je prie pour résoudre un problème physique, chaque fois que j’acquiers la certitude qu’il n’y a rien à guérir, la guérison se produit dans les minutes ou les heures qui suivent.

Il n'y a rien à guérir puisque l’homme à l’image de Dieu ne peut être autrement qu’en parfaite santé, quoi qu’en disent les sens physiques (le point de vue matériel).

Les citations suivantes sont tirées de Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy.

« La prière qui réforme les pécheurs et guérit les malades est une foi absolue dans le fait que tout est possible à Dieu – une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même. »

« La prière ne saurait changer la Science de l’être, mais elle tend à nous mettre en harmonie avec cette Science. » 

« ... les humbles prières [de Jésus] étaient des affirmations profondes et consciencieuses de la Vérité – de la ressemblance de l’homme avec Dieu et de l’unité de l’homme avec la Vérité et l’Amour. »

« Demanderons-nous au Principe divin de toute bonté de faire Son propre travail ? Son travail est fait, et nous n’avons qu’à nous servir de la règle de Dieu pour recevoir Sa bénédiction qui nous met à même de travailler à notre propre salut. »

« Devenez conscient un seul moment du fait que la Vie et l’intelligence sont purement spirituels, qu’elles ne sont ni dans la matière ni matérielles, et alors le corps ne fera entendre aucune plainte. Si vous souffrez d’une croyance à la maladie, vous vous trouverez soudainement guéri. » 

Théo 

jeudi, 11 octobre 2007

De près juger

A priori, un blog consacré à la spiritualité
intéresse peu d’internautes.

J’ai même perdu des lecteurs parmi mes proches pour qui ce choix n’est pas en odeur de sainteté. C’est cet a priori qu’il m’intéresse de bousculer.

Pour aborder ce domaine avec curiosité et intérêt, il est nécessaire de passer outre les clichés, les concepts erronés qui projettent leurs ombres sur le sujet. Voilà pourquoi j’ai entrepris d’exprimer ici ce qui m’inspire et comment je le vis au quotidien. Je ne me donne pas « en exemple », je donne « des exemples » tirés de mon vécu.

Consciemment ou non, on a grandi dans l’idée que la spiritualité est un idéal de vie abstrait, inatteignable, si ce n’est par quelques élus, idéal qui implique une renonciation au monde et à ses plaisirs – à une vie « normale » ! Et quand on associe la spiritualité à une activité, c’est celle qui consiste à écouter un service religieux le dimanche et à donner un peu d’argent déductible de ses revenus à une ou deux O.N.G.

Un pauvre concept de la spiritualité ! Un concept creux, un mot qui ne risque guère de toucher la moindre personne en quête de sens véritable.

Par définition, la spiritualité authentique traite des choses de l’Esprit, mais elle demeure entièrement axée sur le présent. Les idées spirituelles approfondies, méditées au point de les faire siennes permettent de changer le quotidien, de vivre mieux mentalement et physiquement. Ce n’est donc ni un exercice de résignation ni un pari sur l’au-delà.

On n’a prise sur le cours de son existence que dans le maintenant. Hier et demain sont des vues de l’esprit – des fuites en avant ou en arrière.

Il faut « seulement » admettre et comprendre que toute chose utile, toute chose réelle, toute chose bonne (au nombre desquelles les joies et les plaisirs de la vie), provient non de la matière mais de l’Esprit, et se vit pareillement, non dans la matière mais dans l’Esprit.

La matière n’est qu’un leurre, une illusion éphémère qui se construit comme un château de cartes et s’effondre de même.

Au contraire, rien n’est plus concret, pratique, tangible que la spiritualité pour qui a le désir de la vivre dans la mesure de sa compréhension. Rien n’est moins rébarbatif.

C’est une découverte de tous les jours, une invitation à ne pas s’enfermer soi-même ni enfermer les autres dans des cases, à ne jamais se résigner à une vie insatisfaisante, à croire, en connaissance de Cause, à la vie et en soi.

Pour rester dans le concret, je reviendrai plus en détail sur la nature de ces idées spirituelles, telles que je les conçois et qui transforment peu à peu mon existence.

Théo 

mardi, 09 octobre 2007

Un pour tous et tous pour Un

- Tu verras, c’est une vraie foire d’empoigne, mais on prend vite l’habitude.

Ces propos se voulaient rassurants. Le directeur de la MJC préparait le nouveau venu que j’étais à sa première réunion mensuelle qui devait avoir lieu en présence de tous les animateurs du centre, quelques jours plus tard.

La foire d’empoigne supposait que chacun des éléments du groupe, en principe réuni par des intérêts communs, jouait sa carte personnelle, parce que les intérêts des uns empiétaient sur les intérêts des autres.

J'avais le choix : accepter pour argent comptant les propos du directeur où refuser de croire à cette fatalité.

Avant de me rendre à la réunion, je me suis efforcé de voir les choses autrement.

Je refusais de me retrouver au milieu d’une multiplicité d’individus en conflit, quelles qu’en soient les bonnes ou mauvaises raisons.

J’ai cherché à mieux comprendre qu’il n’y a qu’une seule Conscience, un seul « Entendement » ou Intelligence, Dieu, qui contrôle chacune de ses expressions individuelles. Partant de ce Principe, il ne pouvait y avoir ni conflits, ni rancœurs, ni jalousies, ni gagnants, ni perdants. Tous travaillaient en bonne coopération dans ce centre pour jeunes.

A la fin de la réunion, le directeur était plutôt surpris :
« C’est la première fois
que tout se passe aussi bien. »

Je rapproche cette petite expérience d’une déclaration de Jésus : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »

Pour moi, il s'agit d'une mise en garde. Ne pas se laisser avoir par l’idée du nombre – la multiplication qui devient facteur de division. C'est une invitation à être vigilant, à revendiquer au milieu de n'importe quel groupe l’unité que symbolise le Christ :

« Moi et le Père nous sommes Un ». Dieu-Cause, l'homme-effet. Cause et effet inséparables. Unité spirituelle de tous les hommes en Dieu et entre eux, quel que soit leur nombre apparent.

La Science Chrétienne m’apprend que cette unité n’est pas à construire, mais à comprendre, à reconnaître, à affirmer.

Je n’ai donc rien cherché à changer, si ce n’est mon point de vue. Et j’ai vécu ce à quoi je me suis tenu.

Affirmer mentalement la présence d’un Entendement infini, qui s’exprime infiniment, permet de résoudre toutes sortes de problèmes, des plus simples aux plus complexes, y compris ceux qui paraissent insolubles. La base de raisonnement et la foi pour les résoudre demeurent identiques.

Il est facile d’additionner mentalement 2 + 2, mais plus les chiffres et les rangées à additionner sont nombreuses, plus le calcul est complexe. Cependant, on arrive à la solution en appliquant les mêmes règles de calcul, car le principe des mathématiques est invariable.

En métaphysique, « 1 » est le Principe démontrable de l'harmonie.

Théo

samedi, 06 octobre 2007

La Science Chrétienne

Au cœur de Penser-Agir, désormais, la science chrétienne - ce que j’en comprends, la façon dont je la vis, ce qu’elle m’apporte. 

C’est un système de guérison par la prière, fondé à la fin du 19e siècle par Mary Baker Eddy, une Américaine de la Nouvelle-Angleterre.

L’enseignement de la Science Chrétienne est tiré de l’Ancien et du Nouveau Testament. Mary Baker Eddy propose une interprétation spirituelle de la Bible et des enseignements du Christ, qui explique les guérisons des prophètes et de Jésus et montre comment guérir de la même façon.

La fondatrice de cette Science n’a rien inventé, puisque Jésus déclarait : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais. »

Dans un tel contexte, le verbe « croire » en hébreu signifie également « comprendre ». Il ne s’agit donc pas d’une foi aveugle.

Jésus avait une connaissance intuitive des lois du Principe de l’univers y compris l’homme, et non d’un Esprit supérieur qui jugerait les hommes du haut d’un lieu céleste. C’est en appliquant ces lois qu’il accomplissait ce que d’aucuns tenaient pour des miracles.

Miracles signifie « merveilles »
dans le langage grec du Nouveau Testament.

Mary Baker Eddy donne notamment cette définition de la science chrétienne :

« … la loi de Dieu, la loi du bien, qui interprète et démontre le Principe divin et la règle divine de l’harmonie universelle. » (Rudiments de la Science divine, éd. The First Church of Christ, Scientist, in Boston, Ma, USA)

Connaître les lois de Dieu puis les tester en les appliquant au quotidien révèle une Vie bien différente de ce qu’en perçoivent les sens matériels.

Pratiquer la science chrétienne, c’est troquer des lunettes sombres qui font apparaître un paysage en gris ou en noir, pour des lunettes aux verres de plus en plus transparents qui révèlent un paysage harmonieux.

Je ne dis pas que c’est facile, mais ma propre expérience me montre que c’est possible. Depuis l’âge de 18 ans, je me soigne et me guéris uniquement par la prière et l'étude de la Bible et de la science chrétienne, et je m'efforce de résoudre tous mes problèmes de cette façon.

La « guérison » en science chrétienne doit s’entendre au sens large, elle s’applique à tous les domaines de l’existence et permet de mieux comprendre le Principe de Vie de tout ce qui existe réellement, et par conséquent de le vivre consciemment.

Depuis que la science chrétienne a été découverte par Mary Baker Eddy et exposée par elle dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, des milliers de guérisons ont été authentifiées. Un certain nombre de ces guérisons concernent des maladies qui avaient fait l’objet d’un diagnostic médical. La guérison s'accomplit uniquement par la prière, sans aucune manipulation ni recours à un traitement annexe.

De tout ce qui précède on comprendra qu'il ne s'agit pas d'un don personnel accordé arbitraitrement à quelques-uns mais d'une capacité universelle qui ne demande qu'à être mise à l'étude puis à l'épreuve.

Au cœur de la science chrétienne : l'Amour inconditionnel.

Théo 

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