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mardi, 23 octobre 2007

Autobiographie abrégée

J’ai connu la science chrétienne par ma grand-mère maternelle qui en avait elle-même entendu parler par une amie couturière, guérie d’une maladie mentale grâce à la prière.

J’ai connu plus tard la personne qui avait guéri cette couturière. Elle s’appelait Anna Evreinoff et était l’épouse de Nicolas Evreinoff, metteur en scène et auteur dramatique, d’origine russe, exilé à Paris, où il poursuivit sa carrière artistique durant la première moitié du 20e siècle.

Anna Evreinoff était praticienne de la science chrétienne, c’est-à-dire qu’elle consacrait sa vie à prier pour ceux qui le lui demandaient, pour peu qu’ils acceptent de ne suivre aucune autre forme de traitement dans le même temps.

Ce « détail » est fondamental.

Toute autre forme de médecine est fondée sur l’idée que l’homme a un corps matériel. La chimie des médicaments est censée agir sur la matière. Les méthodes alternatives, par des moyens divers, s'adressent à la fois au mental et à la matière.

La prière, ou traitement par la science chrétienne soutient, au contraire, que l’homme est entièrement spirituel ; la prière s’adresse donc exclusivement au mental. La vision physique que nous avons de nous-mêmes et du monde est une illusion mentale basée sur la croyance universelle à la vie et à l’intelligence dans la matière.

Une personne qui serait traitée à la fois par la prière en science chrétienne et par la médecine classique, par exemple, serait soumise à deux systèmes de pensée contradictoires : l’un affirmant qu’elle est entièrement spirituelle, l’autre qu’elle est matérielle. Espérer une guérison dans le contexte d'un tel écartèlement est mission impossible.

A l’âge d’un an, je crois, mon frère a été guéri par Anna Evreinoff. A la suite d’une erreur de prescription médicale, il s’est retrouvé dans le coma. Hospitalisé d’urgence, il devait être opéré au cerveau le lendemain matin. Toute la nuit, ma grand-mère et Anna Evreinoff ont prié pour comprendre que mon frère était l’expression harmonieuse de Dieu, Principe d'harmonie, et qu’il n’avait donc besoin d’aucune opération. Le lendemain matin, il n'était plus question de l'opérer car son état s’était « miraculeusement » amélioré.

La science chrétienne est ainsi entrée dans mon existence comme un messager  porteur de « bonne nouvelle ». Quand on a connu le caractère pratique et bienfaisant de telles idées, on a naturellement envie de les faire connaître à d'autres, sans idée de prosélytisme, par envie de leur donner le meilleur de soi.

Théo 

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