« Comment je prie | Page d'accueil | Autobiographie abrégée »
jeudi, 18 octobre 2007
L'image originelle
Je crois par expérience à l’efficacité de la prière, mais la guérison d’un problème physique n’est pas toujours aussi rapide que je le souhaiterais.
Je parlais de certitude dans ma dernière note. Lorsque j’ai la certitude que le problème au sujet duquel je prie n’est qu’une illusion, il disparaît effectivement. Cette certitude n’est ni le produit de la méthode Coué, ni de l’autosuggestion.
Pour parvenir à cette certitude, à ce sentiment d’harmonie qui s’impose à la conscience, je dois d’abord vaincre mes propres craintes, celles de la personne pour qui je prie, et puis déceler les faux concepts bien enracinés dans la pensée. Ce travail de mise au jour et d’élimination peut demander un certain temps.
Rien à voir avec une méthode psychanalytique. Pour être efficace, ma prière doit demeurer chrétienne du commencement à la fin, et s’appuyer sur les lois spirituelles de l’Esprit, qui est Vie.
Le point de départ de la prière est primordial. Il n’y a pas de recette, mais il est essentiel de partir de l’idée de « Dieu parfait et homme parfait ». Jésus ne cherchait pas à rendre l’homme parfait, il comprenait qu’il l’était déjà.
« [Il] voyait dans la Science l’homme parfait, qui lui apparaissait là où l’homme mortel pécheur apparaît aux mortels. En cet homme parfait le Sauveur voyait la ressemblance même de Dieu, et cette vue correcte de l’homme guérissait les malades. Ainsi Jésus enseignait que le royaume de Dieu est intact, universel, et que l’homme est pur et sain. » (Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures)
Prier pour comprendre la nature de Dieu, la nature de l’homme et celle du lien qui unit Dieu et l’homme, c’est être une sorte de peintre métaphysicien : l’artiste ne cherche pas à peindre son idéal sur une toile vierge. Il a sous les yeux un portrait déjà peint, qui ne correspond pas à cet idéal. Sa tâche consiste à gratter la couche de peinture qui recouvre, masque, dénature, contrefait le portrait originel.
Si le peintre comprend que le Christ guide sa main, il effectuera le travail plus rapidement. Le Christ est bien plus que sa muse, c’est sa nature spirituelle – le royaume de Dieu au-dedans de lui –, l'image qu'il s'apprête à découvrir et qui vient à sa rencontre.
La maladie est toujours l’expression d’une fausse croyance (le faux portrait), la guérison est le résultat de la foi éclairée par la compréhension (le vrai portrait mis au jour).
Théo
00:10 Publié dans Prié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, prière, christianisme, religion, Dieu



Les commentaires sont fermés.