« Deux faces, une même pièce (1) | Page d'accueil | La Science Chrétienne »

mardi, 25 septembre 2007

Deux faces, une même pièce (2)

Je suis le centre du monde. De mon monde. Du monde tel que je le conçois et l’appréhende au quotidien. Vous êtes le centre du monde, de votre monde, idem. Nos mondes ont des frontières communes, des transparences et des opacités. Ils se côtoient, s’interpénètrent, s’opposent ou s’attirent, souvent les deux à la fois, se font la guerre, l’amour, cherchent à se comprendre, y parviennent rarement, se tolèrent ou non, etc. Bref, ils sont sans cesse en interactivité.

Qui dit monde, dit centre et périphérie. La périphérie des uns est le centre des autres. Le monde des sans-abri, des sans-papiers, des sans-le-sou est à la périphérie du monde des « fortunés », des « nantis », et vice versa. On n'y parle guère le même langage...

Si les Chinois avaient été ces explorateurs d’autres mondes que furent les Occidentaux, au lieu de rester repliés en deçà de la Grande Muraille, on dirait aujourd’hui de l’Europe qu’elle est en Extrême-Orient.

Et si l’Afrique, d’où sont sortis les premières peuplades, les avait retenues sur place, notre hémisphère Nord s’appellerait peut-être Sud.

Etc., etc., etc.

Des raisons précises (connues - climatiques, géographiques...) et inconnues (facteurs invisibles ou mal compris) ont fait l’histoire. Mais sans doute ignore-t-on encore à quel point il suffirait de peu pour changer la face du monde. En fait, on commence à le savoir et on l'a toujours pressenti : le battement d’aile d’un papillon a remplacé aujourd'hui le nez de Cléopâtre.

Le monde est ce qu’il est non pas parce qu’il devait en être ainsi. Il n’y a pas de fatalité ; quant au déterminisme, il établit un rapport de cause à effet, mais n’exclut pas les alternatives.

Reste que chacun, individuellement et collectivement (une famille, une organisation, une ville, un pays...) se vit au centre du monde, de son monde. C’est la raison pour laquelle il peut l’étendre, le réduire, l’améliorer ou le polluer dans la limite des lois qu'il vote, respecte ou viole.

Au-dessus des lois (non pas à l'encontre), je place le pouvoir de la pensée spirituelle, dont on trouve des exemples à différentes époques de l'histoire et sur tous les continents. Ce pouvoir, qui a déjà fait ses preuves, n'a pas d'égal pour transformer le monde.

Il est en chacun, à l'état de veille ou de sommeil, à des degrés divers. Il faut apprendre à le connaître et à l'utiliser.

C’est parce qu’on est le centre du monde qu’on peut en être le chantre ou le fossoyeur.

Théo 

Les commentaires sont fermés.