vendredi, 31 août 2007
En bref

22:15 Publié dans Lu/Vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions, humour
jeudi, 30 août 2007
La femme à la fenêtre
Vous connaissez « Un jour sans fin » ? J’ai regardé cette comédie au moins quatre ou cinq fois sans jamais m'ennuyer. Comment demeurer insensible au charme d’Andie MacDowell (héroïne de « Quatre mariages et un enterrement ») et à l’impertinence de Bill Murray (« Translation ») ?
C’est l’histoire d’un monsieur météo blasé et imbu de lui-même qui, pour une finalité rédemptrice, ne cesse de revivre tous les jours la journée de la veille. Prisonnier du temps, il est.
Cette drôle de mésaventure n’est pas sans me rappeler un fait rapporté, il y a bien longtemps, par le Lancet (qui signifie bistouri). Le Lancet est une revue médicale de grand renom fondée en Angleterre en 1823.
Une jeune femme perdit la raison et toute notion de temps à la suite d’une rupture sentimentale. Elle allait chaque jour à la fenêtre pour guetter l’arrivée de son fiancé. Jusque-là rien d’anormalement anormal, si l’on peut dire. Sauf qu’à soixante-quatorze ans, toujours selon le Lancet, elle en paraissait vingt. La chanceuse !
Elle revivait sans cesse, corps et âme, ce jour fatal où s’était arrêtée sa vie. Comme elle n’avait plus conscience des années qui s’écoulaient, le temps glissait sur elle façon eau de jouvence. Son état physique dépendait totalement de son état mental. Sans le savoir, elle avait ouvert la prison du temps.
Miss Réalité, une fois de plus, télescope Miss Fiction.
Le cas de cette personne restée jeune à plus de soixante-dix ans est sans doute unique. Mais ce qui est impossible n’arrive jamais. Et ce qui est possible une fois pourrait peut-être se reproduire sans que l’esprit soit mentalement perturbé pour autant. La question mérite d'être posée.
D’un point de vue matériel, on sait aujourd’hui que le corps recèle des « cellules souches » capables de remettre à neuf certains organes endommagés par le temps. Des cellules souches adultes sont déjà utilisées pour soigner des patients souffrant de déficiences cardiaques. Les chercheurs aimeraient pouvoir un jour soigner de cette façon les dégénérescences du cerveau.
Cette jeune femme n’a pourtant eu besoin d’aucune intervention médicale, d’aucun recours à la chirurgie plastique, d’aucune crème régénératrice pour conserver cette jeunesse anachronique. Pour dire les choses telles qu’elles sont, elle a seulement refusé radicalement, et hors de toute rationalité, de perdre l’amour de sa vie. Elle a remis en scène jour après jour, année après année, l’attente du fiancé.
On reconnaît depuis longtemps l’influence de la pensée sur le corps… dans une certaine limite. Le cas de cette personne dépasse largement les limites posées.
Il ouvre la voie aux possibilités infinies de la pensée, lorsque celle-ci refuse l’inéluctable et se met en attente d’un bonheur éternel. Pour le dire avec d’autres mots, je retrouve ici la quête spirituelle de ceux qui croient à l’éternité. Se pourrait-il que ce « royaume céleste » soit à la portée de notre conscience, ici même, et que la pensée spirituelle, autrement plus puissante que la matière ou un mental déséquilibré, en soit le véritable révélateur ?
Andie, tu devrais peut-être arrêter la publicité pour les crèmes.
Théo
00:30 Publié dans Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
mardi, 28 août 2007
Film ou Cliché ?
On parle de la passion ou de la bêtise, quand on dit que
l'amour est aveugle.
On confond indulgence, mansuétude et aveuglement. L'amour voit les fautes des autres mais ne s'y arrête pas. Il saute par-dessus, hop ! pour regarder plus loin ; il creuse par en dessous, (si vous avez l'onomatopée adéquate, envoyez !) pour aller plus à fond.
Les humains sont opisthographes, ne l'oubliez pas. :) Il faut savoir les lire au verso. Connaissez-vous ce bijou qu'est Sarabande, d'Ingmar Bergman ? Il montre cela très bien. Une personne vue à travers les yeux de la haine est diabolisée à l'extrême alors qu'elle manifeste par ailleurs des trésors de générosité.
Oui, empruntez ou achetez Sarabande, vous ne le regretterez pas. Quelle merveille de film, le dernier d'un homme qui vient de décéder en pleine maîtrise de son art et de son expérience de la vie. On aurait envie de le tirer de la terre pour le forcer à réaliser un film sur les relations outre-tombe.
L'amour est d'une extrême lucidité,
il n'angélifie pas son objet comme un fruit confit. Il sait voir toutes les nuances de la personne aimée. Il choisit de miser sur le verre au quart, à moitié ou aux deux tiers plein. "Il met sa joie dans la vérité." Il est révélateur.
L'indifférence, la haine sont aveugles. La première est trop occupée à dix mille choses, la seconde fait des fixations maladives. Bonne nouvelle : des études sérieuses montrent qu'on en guérit par l'amour.
Théo
07:55 Publié dans Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
samedi, 25 août 2007
Imbécile heureux
« Chaque jour il faut danser, ne serait-ce que par la pensée. »
L’auteur de la citation ? Nahman de Braslaw, un rabbin hassidique. Le hassidisme est un mouvement fondé au 17e siècle, en Europe de l’Est ; il privilégie la communion avec Dieu par les joies du chant et de la danse. Je n'ai aucune peine à le croire,
élève des montagnes en apesanteur.
Et pourtant bis… la thérapie, le yoga par le rire, les clowns dans les hôpitaux prouvent que la valeur thérapeutique de la joie est prise très au sérieux. On aime les gens joyeux. Leur joie est communicative, stimulante. On en a besoin. On va voir des spectacles drôles pour se faire du bien. Mais on pousse rarement le constat jusqu’à se dire : tiens ! j’aimerais moi aussi être joyeux. On laisse la joie aux autres.
Or tout commence par là : vouloir la joie pour soi aussi. Peut-être qu’inconsciemment, notre éducation associe cet état à celui du simple d’esprit joyeux sans raison. Quelle perversion ! Nous avons le droit d’être joyeux. C’est une revendication qui en vaut bien d’autres.
Seule une raison profonde nous maintiendrait en joie. J’ai connu des êtres joyeux non pas tant à cause de ce qu’ils vivaient, mais parce que c’était dans leur nature. Ils ne sont pas nombreux, mais à leur contact, on se rend compte qu’ils n’ont rien d’exceptionnel, si ce n’est cette faculté naturelle de rendre le quotidien plus léger. Il y a de la spiritualité dans cette joie singulière aux manifestations plurielles. Une ouverture à la vie, aux autres, une vision transcendante, un secret intime.
Observez-les, vous devez en connaître. Ils aiment la vie, ils sont souvent en état d’émerveillement, ils ne mettent pas d’étiquette sur les gens ni les situations. Ils sont bon public sans être dénués d’esprit critique pour autant. Mais ils ne sont jamais méchants, toujours indulgents, patients, sans attente, puisque la vie ne cesse de les surprendre.
Leur secret, je le crois, c’est qu’ils n’attendent pas que l’extérieur se plie à leur bon vouloir pour être joyeux ; c’est même l’inverse : leur état d’être intérieur transforme l’extérieur. En un mot, ils déplacent des montagnes, mine de rien.
Je me souviens m’être réveillé un matin avec une douleur dans la jambe qui me forçait à jouer le rôle tristounet d’un boiteux. J’ai très vite décidé que cela n’enlèverait pas ma joie. Je n’avais aucune raison particulière d’être joyeux ce jour-là, la douleur m’en a donné une. C’est ainsi que je me suis retrouvé dans la joie « malgré ». Zorba, c’était moi. J’étais aussi le simple d’esprit heureux de l’être, à l’écoute de la vie, de ce que les heures allaient m’apporter, joie d’être en vie, de téléphoner à des amis, de voir et entendre le mouvement coloré des arbres, par la fenêtre, je me suis même imaginé oiseau au sein de cette abondance de feuillage.
Durant toute la journée, j’ai dansé par la pensée. Ivresse légère. La douleur est partie sans que je m’en aperçoive. Le souvenir de cette joie dure encore.
Théo
15:55 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
jeudi, 23 août 2007
Maître de ses questions
- Maître, encore une question.
- Réfléchis bien, c’est la dernière à laquelle je répondrai.
- Pour apprendre par toi-même à ne plus lâcher la proie pour l’ombre.
- Alors voici ma question : quelle est la voie la plus rapide vers la sagesse suprême ?
- Je t’ai accordé une dernière question, tu l’as posée avant celle-ci. Laisse-moi maintenant.
Théo
21:25 Publié dans Imaginé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration
mardi, 21 août 2007
Le soleil de minuit
J’avais décidé de couper droit par la forêt au lieu de la contourner, ainsi que nous le faisions d’habitude pour regagner le monastère, sachant que le détour équivalait à une bonne heure de marche en plus. Je marchais depuis l’aube, il devait bien être 10 h. Les arbres étaient hauts et droits comme de saintes essences. Je n’avais pas de mal à cheminer, car la végétation semblait obéir à un ordre mystérieux.
Je ne comprenais pas pourquoi notre prieur nous mettait en garde contre ces lieux où régnait une harmonie proche du divin. Laissant mes pieds me véhiculer à bonne allure, je me livrais à mes méditations favorites.
Arrivé dans une clairière, j’aperçus, assis sous un arbre, un vieil homme dont la barbe semblait assez garnie pour lui fournir un beau lainage d’hiver. De loin, il me fit signe d’approcher. Ravi de cette présence humaine en si grande solitude, je ne me fis pas prier.
- Bonjour, vieil homme solitaire. Te serais-tu perdu en route ? dis-je.
- Nullement. Je t’attendais.
- Moi ?
- Oui, j’ai entendu ta question.
- Tu t’interroges comme tant de fois sur l’origine du mal.
Il disait vrai. Cette question me hantait. Je n’étais pas satisfait par la réponse apportée par notre Sainte Mère l’Eglise. Je connaissais néanmoins mon par cœur :
- Dieu, dans son immense bonté, a laissé son libre-arbitre à l’homme afin que ce dernier choisisse entre le bien et le mal.
Le vieillard sourit.
- J’ai une réponse différente à te proposer.
Je m’assis en face de lui. Nul besoin de dire que mon cœur battait folle cadence.
- La théorie du libre-arbitre est la troisième patte du canard apprivoisé. Un père qui laisserait à son enfant son libre-arbitre, en sachant par avance que le petit Adolphe devenu grand massacrerait une partie de l’humanité, serait un être suprêmement irresponsable.
- Les voies de Dieu sont impénétrables, dis-je (bien que j’eusse toujours considéré cette réponse comme une pirouette).
- Il faut donc en conclure que, si le mal est conforme au dessein divin, le mal est également un bien. Dans ce cas, que devient le libre-arbitre ?
Comme j’étais incapable de répondre, il poursuivit :
- Dieu sait quel sera le choix de l’homme, mais il persévère dans ses intentions. Il est donc doublement fautif : fautif de ne pas avoir changé les règles d’un jeu pipé d’avance, fautif d’avoir créé l’homme trop faible. Or à quoi sert le libre-arbitre à celui qui est, par nature, incapable de résister au mal ?
Ce vieillard n’était-il pas le tentateur sous un sage déguisement ? Je trouvai le courage d’articuler :
- Ton raisonnement ne répond pas à ma question. Qui a créé le mal ?
- Midi est pareil à minuit pour qui garde les yeux fermés. De grands êtres l’ont affirmé aux quatre coins du monde.
- Si tu en conclus que le mal n'est qu'une illusion, qui a créé cette illusion ? rétorquai-je, certain d’avoir trouvé la faille dans son raisonnement diabolique.
- Une illusion n’existe pas. A toi de l’admettre et de le comprendre.
J’allais répliquer quand un bruit me fit tourner la tête. Ce n’était qu’un renard courant après sa proie. Mais lorsque je voulus reprendre cette étrange conversation, le vieil homme avait disparu.
Ange ou tentateur, je ne suis jamais arrivé au monastère.
Théo
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dimanche, 19 août 2007
Bobin et les Babemba
Cette phrase de Bobin, sise dans L'autre visage (Editions Lettres vives) :
« nous ne punissons pas le criminel, nous l’aidons à rétablir en lui sa respiration naturelle… ».
Comment ne pas la rapprocher d'une ancienne pratique propre à la tribu des Babemba, en Afrique australe, et relatée par Leonard Zunin dans Contact: The First Four Minutes :
« Lorsque quelqu’un agit de manière irresponsable ou injuste, on le place au centre du village, sans l’attacher. Tout le monde interrompt son travail et chaque homme, chaque femme, chaque enfant du village forment un grand cercle autour de l’accusé. Puis, chacun à leur tour, les membres de la tribu, quel que soit leur âge, s’adressent à l’accusé et lui parlent de tout le bien que ce dernier a accompli dans sa vie.
« Chaque incident dont on se souvient est relaté dans le moindre détail. Toutes les qualités, toutes les bonnes actions, les points forts et les actes de générosité sont énumérés avec précision. Personne n’a le droit d’inventer, d’exagérer les aspects positifs de la personnalité de l’accusé ou ce qu’il a accompli ni de plaisanter sur ces sujets.
« La cérémonie tribale dure souvent plusieurs jours et ne prend fin que lorsque personne n’a plus rien à dire de positif sur l’accusé. Finalement, le cercle tribal se défait, une grande fête est organisée et la personne, symboliquement et littéralement, reprend sa place dans la tribu. »
Difficilement transposable ici... à l'heure où l'on pense plutôt à surpeupler les prisons. Nous sommes trop pressés en général, et trop pressés en particulier de mettre des murs autour de nos peurs. Voilà pourtant une invite à réfléchir à la vraie responsabilité d'une société.
« En tout cas » (comme se doit de conclure tout journaliste à la fin d'un entretien), qu'on en soit conscient ou non, ce télescopage fortuit entre l'inspiration littéraire d'un auteur, Christian Bobin, et le vécu d'une société africaine, celle des Babemba, nous ramène à quelque chose d'universel.
Théo
09:10 Publié dans Pensé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration, réflexions
jeudi, 16 août 2007
Le cœur du cyclone
Les médias nous la jouaient « peur du troisième millénaire ». Pour ne pas les décevoir, l’atmosphère ambiante s’est gorgée d’effets spéciaux et nous a concocté une giga-tempête qui aurait fait pâlir de jalousie la population de Floride-sur-Mer.
Je vous parle de la « fameuse » tempête
du 26 décembre 1999.
Rappel des faits vus de ma fenêtre : En fin de matinée, l’ami qui me loue la maison me téléphone, me réveille. (Me couchant rarement avant 3 h du matin, je me lève à l'heure où vous commencez à avoir faim.) « Ça va ? Pas de problème ? » Heu… Non. « Bon, tant mieux. » Un quart d’heure plus tard autre inquiétude, autre appel. « Tu as survécu ? Pas de dégâts ? » J’essaye de me rappeler ma nuit. Une fête à tout casser ? Pas le moindre souvenir. Une cuite à tout oublier ? Je ne bois que du thé. Alors pourquoi cette question ? « Ben, la tempête », me souffle dans l’appareil mon interlocutrice interloquée. La tempête, quelle tempête ?
Je n’ai strictement rien entendu. Pas la moindre rafale ! La tempête m’est passée complètement au-dessus de la tête. Un coup d’œil par la fenêtre, le jardin me paraît tout ce qu’il y a de plus normal : en friche, comme la veille, j’aime bien les mauvaises herbes. Mais quand je suis sorti dans la rue, comme dit l’autre « un spectacle bien différent m’attendait ». Un lendemain de fête, de défaite, un ravage. La rue, les trottoirs, ne s’appartiennent plus. Tout se mélange. Une voiture gît, le toit creusé sous une branche d’arbre. Je reviens chez moi. Je vais dans le jardin. Un sapin venu d'ailleurs est couché de tout son long dans le jardin de mon voisin à main droite. Je suis presque jaloux, j’ai beau explorer mes terres dans tous leurs recoins, rien… ah si ! une tuile, discrète, comme apportée par le facteur en mon absence, et puis une éponge !
Elle me fait peur, cette éponge. Je le jurerais, elle ne se trouvait pas là la veille. Je l’imagine maléfique. Je n’ose la prendre, la presser, de peur de libérer une tornade en sommeil.
Au fil des heures, de reportage en reportage, je prends la mesure des dégâts. Le soir, la rue est plongée dans l’obscurité. Ni réverbère, ni réverbération des lumières cotoyennes habituelles. Et pour cause : aucune des maisons de la rue n’a d’électricité. Sauf la mienne, sise en sursis au 1, rue Bir-Hakem.
Je suis scié – comme les arbres tronqués un peu partout dans le sillage de cette grande peur de fin de siècle. J’essaye de comprendre pourquoi cette grâce d’un ciel par ailleurs si méchant. Je repense à Jésus dans la tempête, qui dormait paisiblement pendant que les flots léchaient avec gourmandise le reste de l’équipage, terrorisé au fond de l’embarcation. Non, je ne m’appelle pas Jésus. Alors j'ai pensé que j'avais eu de la chance.
Et puis plus tard j'ai fait un rapprochement. Depuis quelque temps je pensais à déménager, sans savoir encore sous quels cieux. Comme j’aime le faire, face à une décision importante à prendre, j’ai réfléchi, médité pour mieux comprendre ce que signifiait à mes yeux un « foyer ». Ce que j’aimais y trouver, non pas en confort et objets matériels, mais en valeurs humaines et spirituelles. Je cheminais un peu tous les jours dans ce paysage mental, en accueillant les idées qui me venaient. Je les évaluais, les approfondissais, faisant mon tri pour ne garder que celles qui collaient à mes attentes les plus exigeantes. Imprégné de ces idées, je m’efforçais de les vivre et les faire vivre sans attendre d'avoir quitté cette maison.
Que dire d’autre, sinon que ces idées constructives devenues miennes m'ont, d’une certaine façon, maintenu dans une bulle de protection comparable au cœur d'un cyclone.
Théo
13:20 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration
mardi, 14 août 2007
Près sentiment
Je devais prendre l'avion. Au moment d'entrer dans l'appareil, j'ai eu un pressentiment : l'avion allait, boum ou plouf, s’écraser. C'était une certitude brute de décoffrage.
J’avais bien souvent pris l’avion sans jamais éprouver ce genre de phénomène. J'ai hésité quelques secondes avant de passer devant l'hôtesse de l'air à la suite des autres condamnés aux mains pleines. Mais dans le même temps, j'ai repoussé cette sale impression comme n'étant qu'une angoisse suraiguë, et j'ai affirmé mentalement et avec fermeté que le vol arriverait à destination.
Devinez quoi ? A moins d'être connecté à au-delàternet, je suis arrivé à bonne terre. Cet incident, déjà loin dans mes souvenirs, m'a marqué profondément, car il m'a permis de semer un peu d'ordre dans un tas de confusion.
En faisant d’abord la différence entre l’intuition et le pressentiment.
L’intuition est pour moi cette « petite voix intérieure » qui s'avère exacte et protège mes intérêts les moins égoïstes en m’incitant à faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire, choisir ou ne pas choisir, etc. Elle m'ouvre des horizons.
Le pressentiment annonce l’inéluctable, il donne l’impression de connaître avant tout le monde, et ce de façon irrationnelle, un événement à venir. En général, il n’annonce rien de bon et verrouille l'horizon.
Or, si j’en interprète mon expérience à bord du vol France-USA, le pressentiment ne serait peut-être rien d’autre qu’une angoisse vécue avec un tel degré d’intensité que 1) elle en devient palpable sous forme de message inéluctable ; 2) elle ne renvoie qu’à soi... mais pourrait éventuellement influer sur le cours des choses.
« Ce que j'ai tant craint s’est réalisé ».
Je vous l’avoue, je n’écarte pas l’idée que, si j’avais pris au mot mon pressentiment, la charge d’angoisse qu’il véhiculait aurait fort bien pu se communiquer, de façon sûre et invisible à l’ensemble de cette collectivité volante (on sait à quel point les émotions sont communicatives dans les groupes et les foules), y compris le personnel naviguant, poussant l'un de ces derniers à la faute de manœuvre ou d’inattention. Supposition.
Si nos pressentiments sont les révélateurs de nos angoisses transformées en certitudes, (l’opposé négatif de « prendre ses désirs pour des réalités »), il devient possible, et recommandé même, de leur faire barrage en leur opposant, comme je l’avais fait, un refus mental aussi fort que celui qui nous ferait fermer la porte à l’arrivée d’un importun.
« Mais les pressentiments qui concernent des centaines, des milliers de gens, et non plus soi-même ? » Là, il s’agit effectivement de plus que nuancer, car nous ne sommes responsables que de nos propres pensées. J'y reviendrai une autre fois.
Théo
20:40 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration
lundi, 13 août 2007
Incontournable introduction
C'est un lieu où exprimer et approfondir des idées auxquelles je crois. Elles ont le pouvoir de s'incarner dans des actes et des réalisations utiles et épanouissantes. Elles appartiennent à la sphère de la réalité et non à la prison des rêves. Je ne nie pas l'intérêt des rêves et de l'imaginaire, mais là n'est pas le propos. L'imagination, au contraire, est un réservoir à idées dans lequel je puise pour en faire quelque chose de tangible dans mon vécu. J'aime théoriser dans la seule mesure où de ces réflexions jaillisse quelque lumière qui éclaire mon parcours.
De la théorie à la pratique, l'effet est rarement immédiat, mais il doit tôt ou tard se vérifier. Sinon, poubelle. J'ai l'intention de parler, ici, d'idées dont j'ai pu déjà expérimenter la validité, et si ce n'est pas moi, d'autres, fiables à mes yeux, l'auront fait.
Je parlerai aussi d'idées qui me trottent dans la tête, je les suivrai pour tenter de voir où elles mènent. En bateau ou en avion ?
Quel que soit le sujet abordé, je l'approcherai sous un angle spirituel. Autant que faire se peut. C'est à dire que m'intéressent ici des idées qui rendent la vie davantage vivable, meilleure pour soi et les autres. Des idées qui ont le pouvoir de résoudre des problèmes, améliorer des situations, guérir des maux. Des idées que je vous engage à tester par vous-mêmes.
Je vais puiser également dans divers textes, notamment la Bible (Ancien et Nouveau Testaments), oser interpréter sans prétendre apporter votre vérité, mais la mienne.
Les commentaires sont fermés, mais si vous désirez m'écrire à propos d'une note, si vous souhaitez des éclaircissements, ou m'apporter un point de vue qui enrichisse le sujet, n'hésitez pas à m'adresser un mail en cliquant en haut à gauche sur "à propos". Je prendrai toujours le temps de vous répondre, et je le ferai avec plaisir.
Il est temps de laisser la parole à l'écriture.
Théo
23:25 Publié dans Imaginé, Lu/Vu, Pensé, Prié, Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



