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mardi, 14 août 2007
Près sentiment
Je devais prendre l'avion. Au moment d'entrer dans l'appareil, j'ai eu un pressentiment : l'avion allait, boum ou plouf, s’écraser. C'était une certitude brute de décoffrage.
J’avais bien souvent pris l’avion sans jamais éprouver ce genre de phénomène. J'ai hésité quelques secondes avant de passer devant l'hôtesse de l'air à la suite des autres condamnés aux mains pleines. Mais dans le même temps, j'ai repoussé cette sale impression comme n'étant qu'une angoisse suraiguë, et j'ai affirmé mentalement et avec fermeté que le vol arriverait à destination.
Devinez quoi ? A moins d'être connecté à au-delàternet, je suis arrivé à bonne terre. Cet incident, déjà loin dans mes souvenirs, m'a marqué profondément, car il m'a permis de semer un peu d'ordre dans un tas de confusion.
En faisant d’abord la différence entre l’intuition et le pressentiment.
L’intuition est pour moi cette « petite voix intérieure » qui s'avère exacte et protège mes intérêts les moins égoïstes en m’incitant à faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire, choisir ou ne pas choisir, etc. Elle m'ouvre des horizons.
Le pressentiment annonce l’inéluctable, il donne l’impression de connaître avant tout le monde, et ce de façon irrationnelle, un événement à venir. En général, il n’annonce rien de bon et verrouille l'horizon.
Or, si j’en interprète mon expérience à bord du vol France-USA, le pressentiment ne serait peut-être rien d’autre qu’une angoisse vécue avec un tel degré d’intensité que 1) elle en devient palpable sous forme de message inéluctable ; 2) elle ne renvoie qu’à soi... mais pourrait éventuellement influer sur le cours des choses.
« Ce que j'ai tant craint s’est réalisé ».
Je vous l’avoue, je n’écarte pas l’idée que, si j’avais pris au mot mon pressentiment, la charge d’angoisse qu’il véhiculait aurait fort bien pu se communiquer, de façon sûre et invisible à l’ensemble de cette collectivité volante (on sait à quel point les émotions sont communicatives dans les groupes et les foules), y compris le personnel naviguant, poussant l'un de ces derniers à la faute de manœuvre ou d’inattention. Supposition.
Si nos pressentiments sont les révélateurs de nos angoisses transformées en certitudes, (l’opposé négatif de « prendre ses désirs pour des réalités »), il devient possible, et recommandé même, de leur faire barrage en leur opposant, comme je l’avais fait, un refus mental aussi fort que celui qui nous ferait fermer la porte à l’arrivée d’un importun.
« Mais les pressentiments qui concernent des centaines, des milliers de gens, et non plus soi-même ? » Là, il s’agit effectivement de plus que nuancer, car nous ne sommes responsables que de nos propres pensées. J'y reviendrai une autre fois.
Théo
20:40 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, inspiration



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