jeudi, 04 juin 2009

Echo

L'homme est l'écho divin de l'Ego divin
dans l'espace infini de l'Esprit.

Théo

dimanche, 10 mai 2009

Conférences sur la Science Chrétienne

17 mai, 15 h : « Dieu, le Bien, ici et maintenant »
par Marie Taillefer
Hôtel Continental, 2 rue Maréchal Foch, PAU
tel : 05 59 27 33 63
(entrée gratuite)

28 mai, 20 h 30 : « Explorer le domaine du spirituel »
par Marie Taillefer
Hôtel du Clocher de Rodez, 14-15 place Jeanne d'Arc, TOULOUSE
tel :  06 73 71 43 23
(entrée gratuite)

6 juin, 15 h : « Le pouvoir de la Vérité »
par José Rodriguez Peláez
36 bld Saint-Jacques, 75013 PARIS
tel : 01 47 07 26 60
(entrée gratuite)

13 juin, 16 h 30 : « Dieu, le Bien, ici et maintenant »
par Marie Taillefer
11-13 Rond-Point Duboys d'Angers, CANNES
tel : 06 07 84 12 25
(entrée gratuite)

14 juin, 15 h : Explorer le domaine du spirituel »
par Marie Taillefer     
7 rue Galléan, NICE
(entrée gratuite)

20 juin, 18 h : « Vivre sans crainte »
par Marie Taillefer
Hôtel du Clocher de Rodez, 14-15 place Jeanne d'Arc, TOULOUSE
tel : 06 73 71 43 23
(entrée gratuite)

lundi, 13 avril 2009

La prière et la mondialisation

A l'heure où politiques, économistes, écologistes et tout grand penseur qui se respecte redéfinissent les défis à relever dans le cadre d'une vision globale du monde, on peut se demander si, du fait de cette interdépendance des pays et des continents, la prière n'est pas appelée à jouer un plus grand rôle sur la planète. On a trop tendance à limiter le pouvoir de la prière à la résolution de problèmes personnels, comme si ces problèmes n'avaient aucun rapport avec ce qui se passe dans le reste du monde.

Face au concept de la mondialisation, on peut même se demander si la notion de « problèmes personnels » a encore un sens aujourd'hui. La crise économique, le chômage et ses conséquences sociale, la solitude affective, le sentiment d'insécurité, les problèmes relationnels, les ennuis de santé, notamment liés au stress et à la dégradation de l'environnement, tous ces maux sont partagés par des millions de gens qui, dans la plupart des cas, ne sont pas responsables de ce qui leur arrive.

C'est pourquoi l'attitude qui consiste à s'abriter derrière ses propres problèmes pour ne pas s'intéresser à ceux des autres perd son sens quand on se rend compte qu'il est impossible de séparer les intérêts d'un individu de ceux de la planète entière.

Je me souviens d'une guérison que j'ai obtenue en priant pour le monde. Je me suis réveillé, une nuit, avec une forte douleur à l'estomac. J'ai voulu prier pour ce que j'appelais « mon problème d'estomac », et puis, très vite, cette autre pensée m'est venue : « Le traitement par la Science Chrétienne consiste-t-il à prier pour le bien-être d'une personne physique ? » J'ai répondu « non », bien sûr, car si la guérison est le fruit légitime de la prière, ce résultat procède naturellement d'une conception spirituelle de l'homme, créé « à l'image de Dieu ».

Pour prendre du recul par rapport à la souffrance physique d'un homme matériel, l'idée m'est venue de prier pour le monde. A l'époque, il était principalement question, dans les médias, de la guerre en ex-Yougoslavie. Mes pensées se sont orientées vers l'Amour divin. Je me suis attaché à reconnaître que l'Amour, Dieu, était en tout lieu le seul Entendement. Cet Entendement protégeait, guidait, consolait, apaisait, réconciliait de façon impartiale, toutes les parties concernées par le conflit, militaires et civils, hommes, femmes et enfants, victimes, bourreaux et fanatiques. J'ai fait ce travail avec joie, et peu à peu, absorbé dans cette prière, j'ai oublié ma douleur. Elle avait disparu.

Dans ce cas précis, bien qu'il n'y ait pas eu de rapport direct entre ma souffrance physique et la souffrance de tout un peuple, le fait de vouloir contribuer, par des pensées spirituelles, à éliminer les haines à la base de cette guerre, a eu une influence directe sur ma santé. Et j'ai pu ainsi constater que prier pour les autres, c'est aussi prier pour soi.

L'inverse est également vrai. Je me suis un jour retrouvé sans travail. Pour résoudre ce problème « personnel », j'ai recouru à la prière et à la lecture de Science et Santé de Mary Baker Eddy. J'ai mieux compris que l'homme n'avait d'autre raison d'être que d'exprimer Dieu, Sa joie, Son amour, Sa justice, Son intelligence, Ses attributs infinis, ce qui était une activité à plein temps ! Deux semaines plus tard, je trouvais un travail qui correspondait à ma formation. Mais comme je m'étais appliqué à reconnaître, dans mes prières, que ce qui était valable pour moi l'était pour tous - et n'était donc en rien « personnel » - je n'ai pas été étonné, peu après, d'avoir l'occasion d'aider une amie à trouver un emploi, puis une autre personne à conserver son poste, alors qu'elle risquait d'être licenciée. La prière pour soi, bien comprise, est une prière pour le monde.

Qui, mieux que Jésus, a su mettre en pratique la vraie prière, pour nous servir d'exemple ? L'une de ses guérisons montre bien cette relation étroite entre l'homme individuel et tous les hommes, entre le « un » et le « tout ». Il s'agit de la guérison des dix lépreux. Comme ils le suppliaient de les guérir, Jésus leur dit d'aller se montrer aux sacrificateurs. Et en y allant « ils furent guéris » (voir Luc 17:11-14). Il est clair que, pour opérer cette guérison collective immédiate, Jésus savait que l'homme idéal, parfait - l'idée Christ ou image de Dieu - était la représentation complète de l'Entendement divin. Cette vue correcte de l'homme générique a rendu possible la guérison instantanée des dix lépreux.

Si l'on croit que la prière est le fait d'individus isolés qui implorent le secours d'un Dieu partial pour eux-mêmes ou les autres, on peut légitimement douter du résultat. Mais si, comme l'écrit Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, on prie avec « une foi absolue dans le fait que tout est possible à Dieu - une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même » (Science et Santé, p. 1), alors rien n'est impossible.

La Bible parle d'un homme sage, resté anonyme, qui, à lui seul, sauva une ville entière ! (Ecclésiaste 9:14-15) Par la prière, Elisée se rendit maître d'une troupe armée, équipée de chars (2 Roi 6). On trouve de multiples exemples de cette nature dans la Bible ainsi que dans les témoignages de guérison qui paraissent régulièrement dans les périodiques de la Science Chrétienne.

Il y a quelques années, à la suite d'un détournement d'avion, avec prise d'otages, j'ai fini par être excédé d'entendre, heure après heure, les médias nous informer de l'évolution ou plutôt de la non-évolution d'une situation extrêmement tendue, dans laquelle les otages risquaient leur vie. J'avais le sentiment que mon propre univers était attaqué, menacé. Je me suis senti directement concerné par cette situation de violence dont les comptes rendus étaient diffusés en boucle sur les ondes depuis plusieurs jours. J'ai décidé de ne plus accepter une telle situation.

Fermant le robinet des médias, j'ai pris Science et Santé pour y rechercher des passages qui parlaient de paix, non de guerre, d'amour, non de haine. J'avais besoin de défendre le monde dans lequel je vivais, de comprendre que, du point de vue spirituel - le seul réel - c'était un monde sans victimes ni terroristes, où chacun était protégé par l'Amour. Oui, mieux que tous les gilets pare-balles, l'Amour protégeait les otages dans l'avion ; mieux que des liens, l'Amour ceignait les terroristes pour les protéger d'eux-mêmes ; mieux qu'une troupe d'élite, l'Amour apportait la liberté. Il n'y avait, dans cet avion, ni victime potentielle ni terroriste en puissance. Il n'y avait que l'homme parfait, dont l'identité Christ reflétait l'Amour. Vers 2 h et demie du matin, je me suis couché, sûr que Dieu contrôlait la situation. Mon monde intérieur était en paix.

Le lendemain matin, quelques minutes avant 8 h, je me suis réveillé avec cette pensée : allume ta radio. J'ai appris que la moitié des passagers avait pu sortir de l'avion vers 4 h du matin, et l'autre moitié à 7 h, sans la moindre violence. C'était la confirmation de ce que je savais déjà, de ce que j'avais fermement revendiqué en prenant nettement position durant la nuit : l'harmonie du royaume de Dieu.

Dans la mesure où celui qui prie comprend qu'il est « un avec Dieu », le Tout-en-tout, sa prière, conjuguée avec les prières anonymes du monde entier, peut accomplir des merveilles au sein d'une famille, d'une ville ou d'un pays ! Ces prières seront d'autant plus efficaces que ses mobiles seront désintéressés et justes, qu'il laissera le soin à Dieu, la Vérité, de corriger à Sa façon la pensée humaine erronée, qui est à la base de tous les problèmes, et que son comportement au quotidien sera en harmonie avec ses pensées.

Théo

jeudi, 09 avril 2009

Le don absolu

don absolu de l'humain à Dieu :
« - je renonce à mon ego »
don absolu de Dieu à l'homme :
« - tu exprimes Mon Ego »

l'humain abandonne l'humain
Dieu demeure Dieu
marché de dupe ?
s'inquiètent les mortels

nul ne perd au change
puisque l'ego humain n'est rien
quand l'Ego divin est Tout
affirme le Christ en chacun de nous

Théo

lundi, 06 avril 2009

Abus

Je ne suis pas responsable de la présence du bandeau publicitaire qui figure au-dessus de mon blog. Je déplore ce genre de publicité qui prend prétexte de la teneur de mes notes pour promouvoir des idées qui sont souvent contraires à ce que je crois.

Théo

mercredi, 01 avril 2009

La volonté divine est toujours bonne

« Je veux que ce soit la nuit ! » répétait sans cesse, entre de gros sanglots, une petite fille de quatre ans. En se réveillant, ce matin-là, elle s'était aperçue que sa sœur avait dormi dans un sac de couchage. Elle voulait l'imiter sans avoir la patience d'attendre jusqu'au soir. Sa volonté nettement affirmée, mais insatisfaite, la rendait très malheureuse.

Sans aller jusqu'à cette extrémité, notre époque apprécie les caractères volontaires. Elle y décèle une énergie et une ambition souhaitables dans un monde où, dit-on, il faut savoir se motiver, jouer des coudes pour « arriver ». Pourtant, l'un des messages les plus caractéristiques de la Bible va à contre-courant de cette opinion générale.  Chacun à sa manière, les prophètes de l'Ancien et du Nouveau Testament nous ont légué un même enseignement, que Jésus résume ainsi, en s'adressant à Dieu : « Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. » (Matthieu 26:39).

Qu'est-ce que la volonté de Dieu ? La Divinité veut-elle vraiment le bonheur de chacun ? Et à quelle condition ? La réponse à ces questions se trouve dans l'interprétation spirituelle des Ecritures. En effet, une lecture littérale n'est pas suffisante, car elle induit en erreur en dépeignant un Dieu capable du meilleur comme du pire. A première vue, l'Ancien Testament semble véhiculer l'image d'un Dieu qui veut le bonheur de son peuple, mais n'hésite pas à châtier sans pitié ceux qui se détournent de Lui ou font le mal. Cette « colère de l'Eternel » dont parle les Écritures n'a pourtant rien à voir avec la nature de Dieu. Examinant ces passages dans un éclairage spirituel, Mary Baker Eddy écrit, dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de la manifestation du mal qui contrefait la justice divine et finit par se détruire lui-même. (Voir p. 293) On aurait tort, du reste, de croire que l'Ancien Testament n'est qu'une litanie de « crimes et châtiments ». On y trouve également les nombreuses promesses d'un Dieu, semblable à un Père-Mère aimant, qui invite ses enfants à Le glorifier, à L'aimer, à L'écouter et à suivre Ses directives, dans la détresse comme en période de prospérité, afin de bénéficier constamment de Ses bienfaits. (A titre d'exemples, on peut se reporter aux versets suivants : Psaumes 91:14-15 ; Esaïe 26:3 ; Ecclésiaste 2:26 ;  Proverbes 1:33 ; Jérémie 17:7-8)

Dieu veut le bonheur des hommes, mais pas à n'importe quel prix - et surtout pas à celui du sang ! L'histoire de l'humanité montre qu'il est tentant de chercher à justifier les actions les plus barbares en s'abritant derrière une prétendue volonté divine. Celui qui veut faire son bonheur au détriment d'autrui ou qui prétend même vouloir faire le bonheur des hommes par la force viole sans le savoir la loi de l'amour universel qui nous gouverne. C'est pourquoi ces projets sont voués à l'échec. Dieu est totalement étranger aux actes qui transgressent les dix Commandements de Moïse ou ne tiennent pas compte de la règle d'or énoncée par Jésus : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fassent ». Du point de vue divin, jamais la fin ne justifiera les moyens. Au contraire, plus le but est juste et louable, plus les moyens pour l'atteindre doivent être justes et louables. C'est à mes yeux l'un des messages du Nouveau Testament, qui nous révèle un Dieu de justice et d'amour à travers les actes de Jésus et des apôtres.

Dieu veut notre bien parce qu'Il est le Bien. Nous méritons ce bien parce que nous sommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. La plupart du temps, nous n'en sommes, hélas ! pas persuadés. Une mauvaise conscience nous suggère que nous ne sommes pas dignes des bienfaits divins. A cet argument, j'aime répondre, comme le fait Mary Baker Eddy : « Pour ceux qui s'appuient sur l'infini [Dieu], soutien constant, aujourd'hui est riche en bienfaits. » (Science et Santé, p. vii) Mais de même qu'il est impossible de ressentir la chaleur d'un feu de cheminée en lui tournant le dos, pour connaître la bonté de Dieu, il faut se rapprocher de Lui -  c'est-à-dire apprendre à accomplir Sa volonté avec joie, comme nous y invite Saint Paul. L'apôtre avait compris que la volonté de Dieu n'implique aucun réel sacrifice. Les renoncements que l'obéissance à Dieu semble parfois exiger nous apprennent à trouver la joie et le bonheur là où ils sont tangibles et durables, c'est-à-dire dans l'accomplissement de la volonté divine.

Si l'interprétation spirituelle des Ecritures nous permet d'affirmer que Dieu est entièrement bon et ne désire que notre bien, comment être toujours sûrs de prendre la « bonne » décision face aux nombreux choix qui nous attendent au cours de l'existence ? En d'autres termes, comment distinguer ce qui est de la volonté humaine déguisée et ce qui exprime la volonté divine ? En examinant nos mobiles et en priant pour être guidés. Il se peut que nous soyons de bonne foi dans l'erreur, par aveuglement. La souffrance et les obstacles, qui parfois s'accumulent, servent à nous faire comprendre que nous faisons fausse route. Ils ne sont jamais dus à Dieu. L'erreur engendre son propre tourment et, de ce fait, incite à un examen de conscience salutaire. Si nous souhaitons sincèrement faire la volonté de Dieu, Il nous « révèle le chemin, l'illumine, le désigne et nous y guide » avec une patience et un amour infinis. (Voir Science et Santé, p. 454).

D'une manière générale, quel que soit le genre de décision à prendre, on devrait appliquer ce critère simple : la volonté de Dieu est bonne, elle ne nuit à personne, elle vise au bien universel. Dieu nous aime d'un amour impartial. Il n'abandonne jamais personne en chemin. Il ne choisit jamais un individu, une communauté ou un pays contre un autre. Contrairement à certaines expressions malheureuses rapportées par les médias, Il ne connaît ni « génération sacrifiée » ni « continent sacrifié ». Son peuple élu est l'humanité entière. Tout ce qui prétend le contraire s'oppose à la volonté de Dieu soit par ignorance, soit par calcul, soit par malveillance.

On peut néanmoins se demander s'il est raisonnable de renoncer à la volonté humaine dans tous les cas. Un exemple évident vient à l'esprit : vouloir à tout prix se guérir d'un mal physique ou guérir un proche semble parfaitement légitime. Après avoir essayé en vain les traitements et les remèdes les plus classiques, pourquoi ne pas recourir à une forme de manipulation mentale basée précisément sur la volonté humaine ? Un passage de Science et Santé est particulièrement éclairant : « La volonté humaine appartient aux prétendus sens matériels, et il faut en condamner l'usage. L'emploi de la volonté pour guérir les malades n'est pas la pratique métaphysique de la Science Chrétienne [...]. La Vérité, et non la volonté corporelle, est le pouvoir divin qui dit à la maladie : "Silence ! tais-toi !" » (P. 144) Si elle est bien intentionnée, la volonté humaine doit se soumettre à la volonté divine. Tant qu'elle n'exprime qu'un sens humain, matériel de l'existence, elle demeure une force aveugle et destructrice, une « tendance animale », selon les mots de Mary Baker Eddy. Elle est par nature dominatrice et d'autant plus agressive qu'elle exprime la crainte de celui qui croit vivre dans un univers hostile. Lorsqu'elle coïncide avec la volonté divine, elle disparaît pour laisser le champ libre à Dieu. Laisser le champ libre à Dieu, c'est voir la guérison se produire !

Je me souviens qu'un soir une amie m'a téléphoné pour me demander de l'aider par la prière. Elle souffrait d'une douleur aiguë et était très inquiète. C'était un appel à l'aide auquel il fallait répondre tout de suite ! Pourtant, cette pensée inattendue m'est venue : « Il n'y a rien d'urgent. » Il s'agissait vraiment là d'une pensée inspirée, car en voulant de toutes mes forces guérir le plus rapidement possible une personne qui souffrait, j'aurais donné de la réalité à ce mal. Je devais éviter de tomber dans ce piège en refusant l'état d'esprit où semblait résider le problème.  Rejetant donc la suggestion agressive selon laquelle je me trouvais face à un cas « urgent », j'ai mieux compris que, conformément à la volonté de Dieu, l'homme créé à Son image était incapable de souffrir. Avec une pensée apaisée, j'ai prié tranquillement pour cette personne, en relisant l'interprétation spirituelle du premier chapitre de la Genèse par Mary Baker Eddy. (Voir Science et Santé, pp. 502-521) A la fin de cette lecture, au cours de laquelle je m'étais imprégné des vérités de la création spirituelle de l'homme, j'étais certain que tout allait bien. Une ou deux minutes plus tard, le téléphone a sonné. Mon amie me confirmait que la douleur avait disparu et qu'elle n'avait plus aucune crainte. Elle avait même eu, à un moment, le sentiment de « baigner dans l'amour de Dieu ».

Le christianisme enseigné et démontré par Jésus agit comme un révélateur de la volonté de Dieu à notre égard. Plus qu'un discours théorique imprégné de bons sentiments, il apporte la preuve concrète que Dieu nous aime, nous unit, nous préserve et nous guérit. Lorsque nous manifestons les attributs divins qui constituent l'homme véritable (la confiance dans le bien, la sagesse, la joie, la bonté, le désintéressement, l'intelligence, la justice, etc.), nous exprimons le pouvoir spirituel du Christ qui libère la conscience humaine de tous les maux imposés par de fausses notions sur Dieu et sur l'homme. En spiritualisant nos pensées, nous découvrons pas à pas qu'il nous est non seulement possible d'accomplir la volonté de Dieu, en nous aimant les uns les autres, mais que nous ne pouvons faire autrement. Car il n'y a en réalité qu'une seule volonté, celle de l'Amour. Ce que Paul résume ainsi : « C'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » (Epître aux Philippiens 2:13)

Théo

samedi, 31 janvier 2009

Deux règles simples

1) Dans le désir de bien faire et d'évoluer de manière positive, considérer que tout ce que l'on fait pour soi-même profite à d'autres et que tout ce que l'on fait à d'autres profite à soi-même.

2) Penser à cette règle au moins une fois par jour.

Théo

samedi, 27 décembre 2008

Corrélation 11

« Je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. » Jésus-Christ (Evangile de Jean)

« Je comprends que ce Consolateur est la Science   divine. » Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

« Le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Jésus-Christ

« SAINT-ESPRIT : La Science divine ; le développement de la Vie, de la Vérité et de l’Amour éternels. » Mary Baker Eddy

« Dieu donne à l'homme qui lui est agréable la sagesse, la science et la joie. » (Ecclésiaste)

« En l’an 1866, je découvris la Science du Christ ou lois divines de la Vie, de la Vérité et de l’Amour, et je nommai ma découverte Christian Science [Science Chrétienne]. » Dieu, par Sa grâce, m’avait préparée pendant de nombreuses années à recevoir cette révélation finale du Principe divin absolu de la guérison mentale scientifique. » Mary Baker Eddy

« En vérité, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes parce que je m’en vais au Père. » Jésus-Christ

« En appliquant les règles de la Science dans la pratique, l’auteur a rétabli la santé dans les cas les plus graves de maladies aiguës et chroniques. Les sécrétions ont été changées, la structure a été renouvelée, des membres raccourcis ont été allongés, des jointures ankylosées ont été assouplies et des os cariés ont été rendus à leur état normal. J’ai restauré ce qu’on appelle la substance consumée des poumons, et l’organisme sain a été rétabli là même où la maladie était organique. La Science Chrétienne guérit la maladie organique aussi certainement qu’elle guérit ce qu’on appelle la maladie fonctionnelle, car il faut simplement une compréhension plus complète du Principe divin de la Science Chrétienne pour en démontrer la règle supérieure. » Mary Baker Eddy

« Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. » Jésus-Christ

jeudi, 25 décembre 2008

Noël

« Le fondement de Noël, c'est le roc, Christ Jésus ; ses fruits sont l'inspiration et la compréhension spirituelle de la joie et des réjouissances - non pas en raison de la tradition, de l'usage ou des plaisirs corporels, mais en raison d'une vérité fondamentale et démontrable, en raison du royaume des cieux au-dedans de nous. Le fondement de Noël, c'est l'amour aimant ses ennemis, rendant le bien pour le mal, c'est l'amour qui “est patient... et plein de bonté”. Le véritable esprit de Noël élève la médecine jusqu'à l'Entendement [Dieu] ; il chasse les démons, guérit les malades, ressuscite les facultés endormies, s'adresse à toutes les situations et répond à tous les besoins de l'homme. Il remet l'hygiène, la médecine, l'éthique et la religion à Dieu et à Son Christ, à ce qui est le Chemin, en paroles et en œuvres - le Chemin, la Vérité et la Vie. »

Mary Baker Eddy, extrait de « La signification de Noël »

dimanche, 21 décembre 2008

Parti en fumée

La plupart d’entre nous cherchent toujours à évoluer, à progresser – ce qui nécessite une remise en question constante : on ne met pas du vin nouveau dans une outre déjà pleine, mais on commence par la vider, faisait remarquer Jésus. Du bon sens !

Se débarrasser d’abord, acquérir ensuite. C’est là qu’on se heurte d’emblée à la force de l’habitude et que le découragement guette le candidat au changement.

Je vais prendre un exemple. J’en connais plus d’un qui aimeraient arrêter de fumer. Qui essayent ou ont essayé toutes sortes de moyens. Ils sont plein de bonne volonté, mais l’habitude qui, dès qu’on la chasse, revient par la porte du manque, les ramène vite dans son giron. Comme on l’entend dire ironiquement : « c’est facile de s’arrêter, je l’ai fait si souvent ! »

Le premier point, primordial, c’est désirer se débarrasser ; le deuxième, savoir pourquoi on le fait ; le troisième, ne jamais perdre de vue ni le but ni le mobile. Ces trois points vont nourrir la motivation.

Mais ce n’est pas suffisant. La Science Chrétienne apporte un point supplémentaire qui peut faire la différence. Elle affirme que l'on est déjà arrivé là où l'on voudrait être. Qu’il s’agit, autrement dit, de se réveiller d’une sorte d’illusion hypnotique qui semble nous enfermer dans une image fausse de soi, pour prendre conscience de la vraie image – l’homme à l’image de Dieu.

Gainsbourg a sans doute chanté que Dieu est un fumeur de havanes, mais si Dieu est Esprit, on le conçoit mal avec un cigare à la bouche. L’homme, Sa création, est par nature entièrement spirituel. Il ne comporte donc aucun élément capable d’être accroché au tabac, de souffrir terriblement d’un sevrage brutal, et de rechuter.

Voilà pour la théorie. Reste à la démontrer. Mais  comment ?

1) En affirmant le plus souvent possible cette « vérité scientifique » de la création spirituelle de l’homme ; 2) en ne doutant pas d’avoir toute la puissance de Dieu avec soi dans ce combat ; 3) en étant certain que ce n’est pas soi, mais Dieu, le Bien, qui livre ce combat ; 4) en étant persuadé que l'on y arrivera, puisque l’issue est déjà connue d’avance, vu la nature de Dieu et de l’homme.

Ce qui précède implique plusieurs choses. S’il faut s’identifier soi-même le plus souvent possible à l’image de l’homme créé par Dieu, il est tout aussi important de considérer les autres pareillement : nos proches, nos moins proches…

Il est indispensable de reconnaître que le découragement et la résistance ne sont pas dus à une nature psychologique ou physique personnelle, mais au mécanisme de la croyance matérielle à un homme à la fois corporel et mental, séparé de Dieu.

Cette croyance à la personnalité humaine est en réalité    « impersonnelle ». Elle s’oppose par nature, mais de façon mécanique et non intelligente, à la pensée éclairée qui est seule capable de reconnaître son néant. Cette croyance, ou erreur de pensée, n’a rien en nous et nous n’avons rien en elle. D’où l’importance de persister dans l’intention de se débarrasser de ce qui ne nous appartient pas.

Le corps obéit à la pensée. Plus celle-ci est matérielle, plus le corps risque d’être exposé aux maux et aux lois physiques. Quand la pensée devient plus spirituelle, le corps lui obéit et retrouve un aspect et un fonctionnement harmonieux. Il obéit à la loi harmonieuse de l'Esprit.

Un grand nombre de gens ont cessé d’être dépendants de l’alcool ou du tabac, parfois, mais pas toujours, du jour au lendemain, grâce à la prière et à la compréhension qu’ils ne dépendaient que de Dieu. Ils l’ont raconté dans des témoignages écrits authentifiés par leurs proches et publiés dans les périodiques de la Science Chrétienne. Comme il s’agit d’un processus scientifique, basé sur des lois spirituelles, ce qui est valable pour l’un l’est pour tous, si différents soient les caractères et les circonstances.

Il se peut qu’au début, les efforts accomplis pour se débarrasser d’une dépendance, d’une habitude ou d’un trait de caractère, paraissent surhumains. On est tellement habitué à penser que cela nous appartient en propre, qu'on a l'impression de devoir se couper la main.

Le sentiment de sacrifice surgit comme un spectre d’un autre âge. On n’aime plus guère se sacrifier, car on nous a tant fait le coup au nom d’une morale plaquée qui servait les intérêts de ceux qui se passaient fort bien de morale.

Pourtant, j’arrive à comprendre aujourd’hui que le sacrifice a une vraie valeur, bien que relative. Dans la mesure où l’on désire sincèrement évoluer en se débarrassant de ce qui nuit aux progrès, il est important d’accepter pleinement l’idée de sacrifice, si elle se fait sentir, et de l’assumer. Cela nous est toutefois facilité si l’on comprend que ces efforts servent à tous ceux qui mènent le même combat. La pensée collective, qui nous influence tous plus ou moins inconsciemment, se nourrit de toute pensée individuelle.

Accepter d’avoir l’impression, pour un temps, de se retrancher une partie de soi, le faire à la fois pour soi et, dans une perspective plus généreuse, pour les autres également, procure une force supplémentaire dans ce qui semble être une lutte difficile avec ses hauts et ses bas.

Tôt ou tard vient le moment où l’on comprend que l’on n’a rien perdu de réel. Au contraire, on a acquis une plus grande maîtrise sur ce moi illusoire, par conséquent une plus grande liberté, et un bien-être qu’on n’était incapable d’imaginer avant.

Et l'on a cessé tout naturellement de fumer, de boire, ou bien on s'est débarrassé d'un trait de caractère, d'une façon habituelle de réagir dont on ne voulait plus, etc., sans craindre de rechuter.

« La pensée dirigée tout entière vers l'accomplissement d'une chose honnête rend cet accomplissement     possible », écrit Mary Baker Eddy.

Théo

mercredi, 10 décembre 2008

Question de Principe

« Lorsque le terme Principe divin est employé pour désigner la Divinité, il peut paraître vague ou froid, jusqu'à ce qu'il soit mieux compris. Ce Principe est Entendement, substance, Vie, Vérité, Amour. Une fois compris, le terme Principe est le seul qui exprime clairement les idées de Dieu : un seul Entendement, un homme parfait et la Science divine. » Mary Baker Eddy, Non et Oui

samedi, 06 décembre 2008

La prière qui comble et rassure

Face aux crises que traversent nos sociétés, rien n’est plus important à mes yeux que la pensée spirituelle. Pourquoi ?

D’abord parce que la pensée matérialiste est responsable de la récession économique et de ses conséquences un peu partout dans le monde. Economistes, philosophes et politiques s’accordent à dire que ce sont des égoïsmes, des cupidités, des individualismes forcenés sans garde-fous véritables qui génèrent les comportements responsables de l’appauvrissement général de la planète – qu’il s’agisse de ressources naturelles ou économiques.

Ensuite parce que la pensée spirituelle est seule capable d’inspirer les solutions responsables, solidaires, efficaces pour le bien de tous. Elle en est seule capable parce qu’elle vient de Dieu, et que Dieu est un Principe d’abondance qui ne prend pas à l’un pour donner à l’autre, mais comble toute Sa création de façon impartiale, comme le fait un Principe de Vie et d’Amour.

Penser spirituellement implique de remettre Dieu au cœur de Sa création et de reconnaître sans réserve qu’Il en est le « gouverneur » suprême.

« C’est dans l’Entendement que se trouve la vraie juridiction du monde, régissant tout effet et reconnaissant que toute causation appartient à l’Entendement divin », écrit Mary Baker Eddy.

C’est pourquoi, précise-t-elle, « l’Entendement immortel, gouvernant tout, doit être reconnu comme suprême, tant dans le prétendu domaine physique que dans le domaine spirituel ».

Reconnaître la suprématie de Dieu dans ce monde même, c’est penser spirituellement et contribuer à ce que de vraies solutions s’imposent à l’esprit des décideurs et soient mises en pratique. En douter, c’est faire la part trop belle aux pensées nuisibles. Puisque l'on constate tous les jours l'influence de la pensée matérialiste, n'a-t-on pas envie de constater l'influence de la pensée spirituelle ? La pensée spirituelle est-elle moins puissante que la pensée matérielle ? N'est-ce pas plutôt l'absence de pensée spirituelle qui explique ce que nous vivons ? La pensée spirituelle n'est-elle pas autrement plus puissante que la pensée matérielle ? Je le crois. Et je sais que cela peut se démontrer.

Quand on substitue au sens corporel de Dieu [l’Eternel] le sens incorporel [l’Amour divin], comme l’a fait Mrs. Eddy dans le psaume 23, le psaume peut alors se lire ainsi :

L’Amour divin est mon berger : je ne manque de rien. L’Amour me fait reposer dans de verts pâturages, l’Amour me dirige près des eaux paisibles. L’Amour restaure mon âme [sens spirituel], l’Amour me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de Son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car l’Amour est avec moi : la houlette de l’Amour et la bâton de l’Amour me rassurent. L’Amour dresse devant moi une table, en face de mes adversaires ; l’Amour oint d’huile ma tête, et ma coupe déborde. Oui le bonheur et la grâce m’accompagnent tous les jours de ma vie, et j’habite dans la maison [la conscience] de l’Amour pour toujours.

En étudiant de plus près ce psaume, on s’aperçoit que, en toutes circonstances, Dieu nous guide, répond à nos besoins, nous apaise, nous restaure, nous rend justice, nous protège, nous rassure, nous inspire, nous défend, nous comble, nous accompagne et nous loge même ! Quoi d'étonnant de la part d'un Dieu qui est l'Amour éternel !

Il ne faut pas craindre d’affirmer que Dieu agit effectivement ainsi avec l’homme, tant dans le prétendu domaine matériel que dans le domaine spirituel. C’est une forme de prière efficace qui permet de résoudre ses problèmes et ceux des autres.

Je me souviens qu’un jour, l’une de mes filles est partie pour le week-end en compagnie d’une amie. Elles avaient quatre heures de route. Ma fille avait promis d’appeler sa mère pour lui dire qu’elles étaient bien arrivées. 24 h plus tard, elles n’avaient pas encore donné de leurs nouvelles. Sa mère, qui avait en vain essayé de les joindre l’une et l’autre sur leur portable, m'a appelé pour me faire part de son inquiétude. J’ai aussitôt prié pour reconnaître qu’elles étaient dans l’Amour de Dieu, protégées toutes les deux, en sécurité. J’ai aussi affirmé que Dieu, en tant que Vérité, Entendement unique, savait où était chacun de Ses enfants en ce moment même, et qu’Il rassurait également « le papa et la maman ». J’ai prié ainsi pendant quelques minutes pour être moi-même apaisé, rassuré. Ce qui a été le cas. Et une minute plus tard, la mère de ma fille me rappelait pour me dire qu’elle venait de lui téléphoner, que tout allait bien.

Dieu est l’Amour, Il répond à tous les besoins légitimes, du plus petit au plus grand. Mais pour le constater concrètement, il est indispensable de spiritualiser ses pensées, étant donné que Dieu n’est pas un Esprit séparé des hommes, mais qu’il est l’Esprit dont nous sommes l’expression. Les pensées spirituelles nous permettent donc de voir comme Dieu voit, c'est-à-dire de nous voir en Lui, dans l'abondance et en sécurité.

Théo

mercredi, 03 décembre 2008

La notion de péché

L’autre jour quelqu’un me disait : « Je trouve la Science Chrétienne intéressante, mais j’ai du mal avec cette notion de péché ! » Il soulevait un point fondamental. S’il avait eu une connaissance plus approfondie de la Science Chrétienne, il aurait vu que le sens donné à ce mot par Mary Baker Eddy n’a plus rien à voir avec la conception théologique traditionnelle. Une bonne raison d’aller y voir de plus près !

En effet, Mrs Eddy utilise souvent dans ses écrits le terme « péché ». C’était un mot très courant dans la Nouvelle-Angleterre du XIXe siècle. Il était donc naturel qu’elle le reprenne afin que ses contemporains puissent se pénétrer du nouveau sens qu’elle lui donnait et se libèrent enfin de la croyance aliénante au péché originel et au péché tout court.

Elle ne croyait ni au péché originel ni au jugement dernier. Sa guérison soudaine obtenue en lisant le récit d’une guérison accomplie par Jésus (alors qu’elle était elle-même condamnée par les médecins), son étude de la Bible dans un éclairage spirituel, et la prière et la révélation l’ont persuadée que Dieu était le Bien et l’homme Son expression parfaite.

La Science Chrétienne est une belle religion. Elle ne condamne pas l’homme mais les pensées et les actions contraires à l’Amour, synonyme de Dieu. Sa vision du « salut » est universelle ; elle n’exclut absolument personne. Mais allons plus à fond pour mieux comprendre l'originalité de cette religion chrétienne.

Mary Baker Eddy est convaincue que ce n’est pas l’homme qui pèche, mais que c’est le péché qui semble créer un homme pécheur. La Science Chrétienne n’a d’autre but que d’aider les hommes à comprendre que la maladie, les infirmités et la mort sont à la fois les enfants du péché et de terribles illusions. Pourquoi ?  Pour apporter une réponse à cette question, il faut s’interroger sur la nature du péché. Qu’est-ce que le péché ? Selon elle…

« Le péché était, et il est, la supposition mensongère que la vie, la substance et l’intelligence sont à la fois matérielles et spirituelles, et cependant sont séparées de Dieu. »

« Le pécheur ne se créa pas lui-même, et ne créa pas non plus le péché, mais le péché créa le pécheur. »

Si l’on rapproche ces deux phrases, il en ressort que le péché est un mensonge qui crée un homme pécheur avec les terribles conséquences que sont la souffrance, la maladie et la mort. Cela corrobore ce que disait Jésus, parlant du mal : « Il est menteur et le père du mensonge ».

Cette définition du péché est au cœur de la Science Chrétienne. On est bien loin de la définition traditionnelle selon laquelle il s’agit d’une désobéissance à la volonté divine, qui remonte à Adam (homme mythique) et que Dieu condamne tout en ayant Lui-même créé un homme potentiellement pécheur !

Comment détruire le péché selon Mrs Eddy ? En comprenant que ce n’est pas d’une âme pécheresse mais d’ « un sens du péché » dont il faut se débarrasser - la nuance est fondamentale. Et comment s’en débarrasser ?

« Réduire au silence le moi, c’est-à-dire s’élever au-dessus de la personnalité corporelle, voilà ce qui réforme le pécheur et détruit le péché. »

Car prétendre que le péché n’existe pas, mais vivre comme s’il existait est une dangereuse hypocrisie :

« Si [l’homme] dit “Je procède de Dieu, par conséquent je suis bon”, et cependant persiste dans le mal, il nie le pouvoir de la Vérité, et il doit souffrir à cause de cette erreur jusqu’à ce qu’il apprenne que tout pouvoir est bon parce qu’il émane de Dieu, et qu’ainsi il détruise son concept, dupe de lui-même, d’un pouvoir dans le mal. »

Ce qui amène Mrs Eddy à cette conclusion radicale :

« … le pardon du péché par Dieu consiste dans la destruction du péché et la compréhension spirituelle qui chasse le mal comme irréel. Mais la croyance au péché est punie tant que dure la croyance. »

Punie par qui ? Pas par Dieu qui est un Principe du Bien et ne connaît pas le mal. La croyance au péché se punit elle-même, elle porte en elle sa propre destruction.

Pour résumer : le péché est l’illusion que l’homme vit avec un esprit ou entendement qui lui est propre, séparé de Dieu. C’est cette croyance qu’il faut détruire par la compréhension qu’il n’y a qu’un seul Esprit ou Entendement, Dieu, notre Entendement commun – le seul Ego.

Il ne faut donc jamais perdre de vue que, selon la Science Chrétienne, le mot péché ou mal est synonyme d’illusion, de mensonge, de fausse croyance, d’erreur.

Cette erreur doit être comprise comme étant irréelle. C’est d’autant plus important qu’elle est responsable de toute la misère de la condition humaine.

Comment assimiler cette idée libératrice que le péché n’existe pas ? En vivant conformément à la Vérité révélée dans la Bible, et plus précisément  en vivant le plus possible en accord avec les Dix Commandements (Exode 20:1-17), le Sermon sur la montagne (Matthieu 5,6,7), et les deux plus grands Commandements donnés par Jésus (Matthieu 22:37-39).

Cette assimilation est d’autant plus rapide que l’on ne se sent pas poussés par la peur d’un Dieu vengeur qui condamne le « pécheur » aux flammes éternelles ou à un purgatoire interminable, mais motivés par le désir d’exprimer un Dieu qui est le Bien et constitue la totalité de notre être ici même, dès maintenant.

Théo

lundi, 01 décembre 2008

Renoncer et reconnaître

Renoncer de soi-même à tout ce qui constitue un soi-disant homme matériel, et reconnaître son identité spirituelle en tant qu'enfant de Dieu et y atteindre, c'est la Science qui ouvre les écluses mêmes du ciel, d'où le bien afflue dans toutes les voies de l'être, purifiant les mortels de toute souillure, détruisant toute souffrance et démontrant l'image et la ressemblance véritables. Il n'existe sous le ciel aucun autre moyen par lequel nous puissions être sauvés, et par lequel l'homme puisse être revêtu de puissance, de majesté et d'immortalité. Mary Baker Eddy

mercredi, 26 novembre 2008

Qui a besoin de quoi ?

On ne cesse d’avoir des besoins et de les exprimer. Tout occupés à tenter de les combler d’une manière ou d’une autre, on oublie le seul besoin qui vaille la peine de s’y attacher, parce que c’est aussi le seul qui permet de combler tous les autres :

Le besoin de Dieu.

Nous avons besoin de Dieu parce que Dieu a besoin de nous. Imagine-t-on un fleuve qui ne donnerait pas d’eau ? un soleil sans lumière ni chaleur ? Ce ne serait ni un fleuve, ni un soleil, mais du virtuel inexprimé. Réciproquement, l’eau et la lumière, pour être, ont besoin de jaillir d’une source.

Mary Baker Eddy le résume ainsi : « Séparé de l’homme, qui exprime l’Ame, l’Esprit ne serait pas une entité ; l’homme, divorcé de l’Esprit, perdrait son entité. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Si Dieu est le Principe de la Vie infinie, Il a besoin de se manifester pour Etre. Nous sommes Sa manifestation. Nous Le manifestons tel qu’Il est dans Sa nature et Ses attributs. Voilà pourquoi, d’un point de vue scientifiquement chrétien, nous manifestons la Vie, la Vérité, l’Amour, l’Ame, l’Esprit, l’Entendement, le Principe. Ces synonymes de Dieu impliquent la vitalité, l’honnêteté, la bonté, la beauté, l’harmonie, l’art, l’intelligence, la permanence, la justice, etc.

On comprend mieux ainsi pourquoi en répondant au besoin de Dieu – en Le manifestant – on comble dans le même temps tous les besoins humains. C’est dans ce sens que Mary Baker Eddy a pu écrire que « L’Amour divin [Dieu] a toujours répondu à tout besoin humain et y répondra toujours ». Ce qu’elle a démontré dans sa propre existence en accomplissant de nombreuses guérisons dont un grand nombre étaient quasi immédiates.

Dieu a besoin de l’homme pour Etre, et l’homme a besoin de Dieu pour donner corps, substance, épanouissement à son existence. Dieu et l’homme sont inséparables. Ils coexistent nécessairement comme la Cause et Son effet.

Mais comment répondre au besoin de Dieu ? C’est une tâche insurmontable si l’on pense qu’il faut se hisser humainement à la hauteur de Dieu. Impossibilité évidente puisque, par définition, les mortels mènent une existence éphémère et aléatoire. On ne peut donc répondre au besoin divin qu’en se considérant soi-même comme divin, et Jésus nous en a donné l’exemple. C’est ce que nous sommes, nous aussi, dans notre vraie nature, puisque Dieu a créé l’homme à Son image et à Sa ressemblance, c’est-à-dire pour qu’il L’exprime.

Comment faire alors pour répondre concrètement au besoin d’Etre de Dieu ?

1) Laisser Dieu nous inspirer, nous guider, dans nos pensées et nos actions au quotidien, afin que peu à peu l’humain « cède » au divin. Pour peu que l'on se tourne vers Lui, Dieu nous donne la capacité d’y parvenir : « Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, en vertu de son bon plaisir. » (Nouveau Testament, Epître aux Philippiens) Ou encore : « Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons. » (Ancien Testament : I Chroniques) On remarquera au passage la grande cohérence entre les deux Testaments.

2) Reconnaître que nos besoins sont « déjà » comblés, ce qui est impossible à « voir » tant que nous cherchons à combler les besoins matériels d’un prétendu mortel. « Ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta loi. » (Psaume 119) Ou encore : « L’Eternel, ton Dieu, te fera entrer dans le pays qu’il a juré à tes pères de te donner. Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n’as point bâties, des maisons qui sont pleines de toutes sortes de biens et que tu n’as point remplies, des citernes creusées que tu n’as point creusées, des vignes et des oliviers que tu n’as point    plantés. » (Deutéronome)

Je vois dans ces versets une invitation à cultiver le sens spirituel de la Vie qui révèle l’abondance inépuisable que nous cache le sens matériel de l’existence. C’est ainsi que nous répondrons au besoin d’Etre de Dieu et que, dans le même temps, nous verrons combler tous nos besoins légitimes, petits et grands. Nous pouvons dès maintenant commencer à prendre conscience de notre héritage divin sans attendre un avenir vague et lointain. C’est une nécessité divine.

Théo

mardi, 25 novembre 2008

Corrélation 10

Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse, tes œuvres sont admirables, et mon âme [sens spirituel] le reconnaît bien.           Psaume 139:14

Dans la Science, l'hommne naît de l'Esprit. Le beau, le bon et le pur constituent son acendance.       Mary Baker Eddy

samedi, 22 novembre 2008

Guérison d'un œil

Un jour, un homme [artiste de cirque] que Mary Baker Eddy avait vu sauter d’une hauteur prodigieuse vint la voir. Il portait des lunettes noires. Elle lui demanda s’il n’avait pas eu peur au moment de sauter dans le vide. Il lui expliqua que s’il lui arrivait un jour d’avoir peur que la hauteur d’où il sautait soit trop élevée, le saut lui serait fatal. Elle lui tint pendant un moment des propos inspirés qui eurent pour effet de l’éclairer mentalement, ce que révélait l’expression de son visage. Puis elle lui reparla de son absence de crainte et il affirma à nouveau qu’il n’éprouvait aucune crainte au moment de sauter, sachant qu’il en était capable. Elle lui demanda alors : « Pourquoi ne pas appliquer la même règle à vos yeux ? » Il lui répondit qu’il avait perdu l’usage d’un œil à la suite d’un accident. L’autre fonctionnait normalement, mais il portait des lunettes noires pour cacher l’œil atteint. Tandis qu’ils étaient assis dans la bibliothèque et qu’elle lui parlait, j’ai vu et senti que sa crainte avait disparu. Il était rempli d’espoir et de joie, même s’il ne se rendait pas encore compte du bienfait reçu. Un ou deux jours plus tard, le cocher qui l’avait reconduit au train rapporta que ses deux yeux étaient en parfait état quand il était arrivé à la gare.

Souvenirs de Clara Shannon, extrait de Mary Baker Eddy – Une vie consacrée à la guérison spirituelle

vendredi, 21 novembre 2008

Corrélation 9

Etant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient : Aie pitié de nous, Fils de David ! Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils. Alors il leur toucha les yeux, en disant : qu'il soit fait selon votre foi. Et leurs yeux s'ouvrirent. (Evangile selon Matthieu 9:27-30)

La vue, l'ouïe, tous les sens spirituels de l'homme, sont éternels. On ne peut les perdre. Leur réalité et leur immortalité sont dans l'Esprit et dans la compréhension, non dans la matière - d'où leur permanence. (Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy)

Sachant que l'Ame et ses attributs sont pour toujours manifestés par l'homme, [Jésus] guérit les malades, donna la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, mettant ainsi en lumière l'action scientifique de l'Entendement divin sur les entendements et les corps humains, et donnant une meilleure compréhension de l'Ame et du salut. (ibid.)

A l’époque ma femme souffrait d’un cas d'astigmatisme grave. Elle avait été soignée pendant sept ans par de nombreux spécialistes. Le dernier […] dit qu’il ne pouvait plus rien faire de plus pour elle, car la maladie était organique ; qu’elle devait porter constamment des lunettes ; que si elle essayait de s’en passer, elle deviendrait aveugle ou folle. Elle portait les lunettes, et pourtant la vie lui était devenue un fardeau car elle souffrait sans cesse ; c’est alors que la Science Chrétienne vint à notre secours. Depuis des années ma femme n’avait pas lu pendant deux minutes consécutives… La personne qui nous parla de la Science insista sur le fait qu’elle pouvait lire Science et Santé, ce qu’elle fit effectivement – lisant deux fois ce livre d’un bout à l’autre et l’étudiant chaque fois avec soin. Après la seconde lecture l’idée lui vint qu’elle n’avait pas besoin de lunettes ; elle les abandonna immédiatement, et s’occupa de ses tâches habituelles. Environ quinze jours plus tard, ses yeux étaient parfaitement guéris, et ils sont aujourd’hui en parfait état.
E.G.A. New York (New York), U.S.A.

(Témoignage paru dans Écrits divers de Mary Baker Eddy)

mercredi, 19 novembre 2008

Le don du pardon

Janusz Korczak (éducateur polonais et directeur d’une « maison d’orphelins » avant la Seconde Guerre mondiale) disait :

« Il n'existe aucun amour sans pardon, pardonner, c'est l'épreuve, c'est la difficulté que chacun doit endurer seul. »

Il y a quelques années, je me souviens avoir entendu à la radio un Irlandais dont un journaliste voulait capter la réaction à chaud : sa fille venait d’être tuée dans un attentat aveugle commis par l’IRA. L’homme, dans la brûlure de son chagrin, disait qu’il pardonnait. On sentait le journaliste abasourdi, déçu de ne pas pouvoir nous retransmettre des paroles de rage et de haine.

Il n’y a pas d’amour véritable sans pardon.
Il n’y a pas de pardon véritable sans amour.

Notre faculté de pardonner est donc le meilleur des tests de notre faculté ou de notre prétention d'aimer. L’amour est sans condition, écrit l’apôtre Paul.

Dans certaines circonstances, le pardon semble hors de portée. Inhumain, même ! Je repense à ce père irlandais… Qu’avait-il de plus que vous et moi ? Il aimait vraiment, authentiquement. Non pas la barbarie qui avait poussé des hommes à commettre un crime si odieux, bien sûr, mais l’homme en général, la vie en dépit de tout. Ce n'était pas un amour raisonné. Sûrement pas. Il aimait comme on respire, alors il a pardonné. Cela ne lui a pas ramené sa fille, mais cela lui a certainement apporté la paix dont il avait besoin. L’imagine-t-on rongé de haine et de désespoir toute sa vie ? Le chagrin de la mort de son enfant était suffisant. Si cette mort a été la pire des choses arrivées dans sa vie, je crois pouvoir affirmer que la meilleure des choses, dans cette même vie, aura été son pardon.

Si l'on pense être dépourvu de cette capacité innée de pardonner, il est utile de se rappeler que le pardon n’est rien d’autre qu’une question d’amour. Ni plus ni moins. Or si Dieu est Amour et que nous sommes Son expression, nous avons en nous cette capacité innée de pardonner. Elle est simplement masquée par un trop plein d'émotions humaines. Nous rappeler que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu nous permet de revendiquer cet héritage vital d’amour et de le mettre en pratique, non seulement quand tout va bien, mais surtout quand tout va mal.

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », dit Jésus. Ce que Mary Baker Eddy interprète ainsi :     « Et l’Amour [Dieu] se reflète dans l’amour [l’homme]. »

En ce sens, le pardon n’est ni une impossibilité, ni un devoir, ni un sacrifice, ni un mauvais compromis, mais c'est l'exercice d'un don naturel, inné et efficace qui permet à chacun de se « connecter » à Dieu, de parvenir à l'harmonie intérieure et de contribuer à la paix autour de soi et dans le monde.

Théo

mardi, 18 novembre 2008

C'est reparti !

Ce blog va reprendre son cours (à peu près régulier) très prochainement. Il vous est désormais possible d'y laisser vos commentaires. Ces commentaires ne seront pas modérés dans la mesure où les propos tenus resteront conformes au respect des lois et de la bienséance.

Théo

mercredi, 29 octobre 2008

Arlequ'1

Derrière le sérieux des mathématiques
se cache une idée antique

je la médite…
s’irise une pépite

tout multiple de 1 ne renvoie qu’à lui-même
tous les nombres sont multiples de idem

chacun est unique
et ajoute sa pièce à la tunique

d’Arlequin l’attitude
est conscience de cette plénitude

rien n’existe hors ce schème :
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Théo

dimanche, 21 septembre 2008

Corrélation 8

Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. Jésus-Christ

Une fillette qui avait de temps à autre écouté mes explications se fit une grave blessure au doigt. Elle semblait ne pas s'en apercevoir. Lorsqu'on la questionna à ce sujet elle répondit ingénument :    « Il n'y a pas de sensation dans la matière. » Elle s'en alla en bondissant, les yeux riants, et ajouta aussitôt : « Maman, mon doigt ne me fait pas mal du tout. » Mary Baker Eddy

jeudi, 28 août 2008

La volonté de Dieu

L’éducation judéo-chrétienne dont nous avons hérité nous porte plus ou moins consciemment à croire que la volonté de Dieu peut être terrible.

L’Ancient Testament, par la bouche des prophètes, a nourri cette façon de penser.

Voici un exemple parmi tant d’autres :

« Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Vous avez vu tous les malheurs que j’ai fait venir sur Jérusalem et sur toutes les villes de Juda : voici elle ne sont plus aujourd’hui que des ruines, et il n’y a plus d’habitants, à cause de la méchanceté avec laquelle ils ont agi pour m’irriter… » (Jérémie)

Lorsque les hommes n’obéissent pas à Dieu et font le mal, Dieu les punit, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Il n’y va pas de main morte. Imagine-t-on des parents punir leurs enfants de la sorte, même pour leur bien ?

En réalité, la volonté de Dieu est l’activité du Bien. Le Nouveau Testament nous apporte « la bonne nouvelle ». Et Jésus a révélé un Dieu qui est l’Amour même.

Les prophètes de l’Ancien Testament ne faisaient qu’exprimer leur compréhension très humaine de Dieu. Si les hommes étaient frappés par le malheur, c’était forcément Dieu qui les punissaient pour avoir mal agi.

Ne sommes-nous pas un peu comme Job quand il déclare : « Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! » Or si nous lisons attentivement le livre de Job, on s'aperçoit que ce n'est pas Dieu qui lui envoie tous ses malheurs, mais « Satan », nom qui symbolise le mal.

Jésus avait une meilleure compréhension de Dieu que les prophètes de l’Ancien Testament. Une compréhension spirituelle. Les hommes ont fait un Dieu à leur image, c’est-à-dire changeant, colérique, vengeur, partial, alors que Jésus demeure fidèle à l’enseignement de la Genèse, qui déclare que c’est l’homme qui est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, l'Esprit. « Et Dieu vit que cela était bon. » C’est pourquoi, le Christ déclare : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Et il ne condamne jamais personne, mais ne cesse de soulager les gens de leurs souffrances en déclarant qu'il agit comme Dieu agit.

Débarrassons-nous de cette croyance que tous les maux qui nous frappent sont des punitions de Dieu ou des épreuves qu’Il nous envoie.

Le mal, la souffrance, les malheurs résultent de faux concepts inculqués par l’éducation, ils résultent de la peur, de l'ignorance concernant Dieu et de la croyance que la matière est vivante, intelligente et sensible, alors que seul Dieu, l’Esprit, vit, pense, ressent, et qu'Il n’a pas la moindre conscience du mal ni de la souffrance. On peut donc résumer le mal à une erreur, comme le fait la Science Chrétienne.

Comment Dieu peut-iI alors nous délivrer du mal s'Il n'en a pas conscience ?

Dieu corrige l’erreur par Sa seule présence qui est Vérité. La Vérité n’a pas besoin de connaître l’erreur ou les milliers d’erreur pour en prouver la fausseté. Il lui suffit d’être présente comme une évidence et qui plus est démontrable.

La Vérité démontre le bien. Jésus déclare : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira »… de la maladie, de la souffrance, de tous vos problèmes.

Le mensonge, c’est-à-dire le mal sous toutes ses formes, ne fait qu’emprisonner dans les souffrances, les prisons, les hôpitaux, les cimetières.

On peut dire que Dieu « corrige » l’erreur qui fait souffrir les hommes, mais jamais Il ne « corrige » les hommes au sens de punir. C’est le mal qui se punit lui-même car, comme le déclare Jésus « il est menteur et le père du mensonge ». Il contient en lui-même sa propre condamnation, car tout mensonge se détruit tôt ou tard en présence de la vérité. Il n’a qu’une chance de paraître exister un temps : c’est qu’on le croie vrai.

Dans un petit article intitulé  « Rectifications », paru dans Unité du Bien, Mary Baker Eddy écrit ceci :

« Comment une erreur doit-elle être rectifiée ? Par inversion ou par révision — en la voyant sous son vrai jour, puis en la retournant ou en s’en détournant.

Nous détruisons les énoncés de l’erreur en les inversant.

Par ces trois énoncés, ou plutôt ces énoncés erronés, le mal s’arroge le pouvoir :
Premièrement : L’Eternel a créé le mal.
Deuxièmement : L’Eternel le connaît.
Troisièmement : J’en ai peur.

Par un raisonnement inverse, le mal doit être détrôné :
Premièrement : Dieu n’a jamais créé le mal.
Deuxièmement : Il ne le connaît pas.
Troisièmement : Nous n’avons donc pas à le craindre.

Essayez cette méthode, ami qui cherchez, et atteignez ainsi cet Amour parfait qui “bannit la crainte” ; voyez alors si cet Amour ne détruit pas en vous toute haine et le sens du mal. Vous commencerez à percevoir Dieu comme étant Tout-en-tout. Vous vous apercevrez que vous perdez la connaissance et l’action du péché, dans la mesure où vous prenez conscience de l’infinitude divine et croyez que Dieu ne peut rien voir en dehors de Sa propre distance focale. »

Théo

samedi, 23 août 2008

Corrélation 7

« Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel. » Evangile selon Jean

« Qu'est-ce que l'homme ? [...] ce qui n'a pas d'entendement séparé de Dieu ; ce qui n'a pas une seule qualité qui ne dérive de la Divinité ; ce qui ne possède ni vie, ni intelligence, ni pouvoir créateur qui lui soit propres, mais reflète spirituellement tout ce qui appartient à son Créateur. » Mary Baker Eddy

« Tout ce que nous faisons, c'est Toi qui l'accomplis pour nous. » Esaïe

jeudi, 21 août 2008

Le frère du fils prodigue

« Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » (Luc 15)

Ce verset biblique est tiré de la parabole de l’enfant prodigue. L’un des fils est revenu après avoir dilapidé sa part d’héritage, mais son père l’accueille en faisant la fête. Le frère, celui qui est resté auprès du père sans rien réclamer, ne comprend pas ces réjouissances. Il est jaloux. Et c’est là que le Père lui dit :

« Mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce que j’ai est à toi. »

C’est ce que Dieu nous dit, pour peu que nous soyons prêts à L’écouter, lorsque nous croyons manquer de quelque chose, ou lorsque nous agissons uniquement par devoir, en oubliant l’essentiel : nous ne sommes jamais séparés de Dieu, de la Vie, de l’Amour. Tout ce que Dieu a, nous l’avons, tout ce qu’Il est, nous le sommes puisqu’Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance.

En tant que reflet divin, sous sommes/nous avons, par exemple, la paix, l'harmonie, l'équilibre, l'amour, l'intelligence, la générosité, la joie, la beauté, le bien, etc., dans leurs manifestations infiniment diverses.

On peut dire que nous sommes le corps de Dieu. Le corps puisque Son expression. Nous sommes spirituels, et non pas matériels, puisque Dieu est l’Esprit, l’Entendement. Nous sommes Son idée, puisque l’Entendement ne s’exprime que par des idées. Ce corps composé d’idées spirituelles au nombre infini est parfaitement tangible en formes, qualités, couleurs, contours à la conscience. Parce que ce corps est infini, il est mental et l’a toujours été.

Cela fait longtemps qu’on a découvert le lien entre l’esprit et le corps. La médecine reconnaît depuis longtemps l’influence des pensées sur la santé. Sans parler de l’effet placebo, ce faux médicament que l’on donne à des malades qui croient absorber une vraie médecine et guérissent.

Mais Mary Baker Eddy, qui a été précurseur en ce domaine, va encore plus loin. Elle s’appuie radicalement sur la révélation biblique que l’homme est l’expression spirituelle de Dieu, l’Esprit, pour conclure qu’il n’y a pas de matière. Cela paraît encore incroyable aujourd'hui, mais l'enseignement de Jésus-Christ est révolutionnaire.

Ce que nous appelons les os, l’œil, la main, etc., sont des idées et des facultés spirituelles. Mais pour l’instant nous les percevons sous une forme limitée, d’où leur apparence matérielle. La limite est ce qui définit la matière. La dégradation aussi.

Nous voyons un corps (et un monde) physique, parce que nous croyons à la vie et à l’intelligence dans la matière, alors que la Vie et l’Intelligence, c’est Dieu. L'infini ne peut être contenu dans le fini.

A cause de cette croyance, entretenue par l’éducation et le témoignage des sens physiques, nous sommes apparemment sujets à la maladie, aux accidents, au vieillissement, lequel s’accompagne de la diminution progressive ou de la disparition de nos facultés, avant d’aboutir à la mort.

Ce processus est logique. Mais nous savons bien que les sens physiques sont trompeurs. Il est donc tout aussi logique, à l’inverse, de penser que si nous entrevoyons que l’homme n’est pas limité, qu’il n’est pas matériel, mais spirituel et infini, parce qu’à l’image de Dieu, il nous est possible de guérir toutes sortes de maux prétendument physiques. Et c’est ce que la Science Chrétienne prouve effectivement en guérissant les malades.

La guérison par la prière consiste donc à admettre, à reconnaître, à affirmer, à comprendre l’état spirituel de l’homme maintenant même, et non pas dans un avenir hypothétique. L'étude et une compréhension spirituelle, et non pas littérale, de la Bible nous aident à progresser dans cette voie.

Dieu est l’Esprit parfait, maintenant même : « Mon enfant tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. »

Il est également possible de contribuer à la guérison du monde. Tous les conflits sont dus à cette même croyance à la vie dans la matière. Si l’on pense que les ressources vitales sont matérielles, elles sont forcément limitées et inégalement réparties. A l’échelle individuelle ou mondiale, ce sont toujours les mêmes causes qui entraînent les mêmes effets : la peur de manquer, le désir de s’approprier ce dont on manque, ou d’étendre son influence, la jalousie, la convoitise, l’égoïsme, etc.

Mais si nous admettons que la création de Dieu tout entière est à Son image, nous commençons à voir qu’elle est spirituelle, et que les ressources sont par conséquent illimitées.

Le monde est également le corps de Dieu. L’homme étant  « la représentation complète de l’Entendement », comme l’écrit Mary Baker Eddy, l’univers tout entier est inclus dans la conscience divine infinie que nous reflétons.

D’où l’importance de prier pour le monde en comprenant que l’univers est spirituel, car c’est ainsi et seulement ainsi que nous pourrons contribuer à l’apparition de vraies solutions à tous les problèmes et à tous les conflits face auxquels nous nous croyons à tort impuissants.

« Mon enfant, [nous dit notre Père], tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. » Cette bonne nouvelle de l’Evangile du Christ ne doit pas rester lettre morte ; c'est une vérité spirituelle extrêmement puissante.

Théo

mercredi, 13 août 2008

L'alternative

Ou nous acceptons le monde, la vie, tels que nous les présentent les 5 sens physiques ou nous refusons de croire qu’ils nous montrent les choses sous leur véritable aspect, et nous cherchons à       « voir » la réalité à travers le sens spirituel de la Vie.

Il n’y a pas d’autre alternative.

Si nous ne remettons pas en question le témoignage des sens matériels, notre existence demeurera jusqu’au bout (jusqu’à ce que nous changions de point de vue) sujette au hasard, à l’incertitude, aux déconvenues, à la maladie, à l’éphémère, aux limites, à la détérioration et à la disparition progressive.

Les sciences humaines et physiques nous ont appris que le témoignage des sens matériels n'est pas fiable. On a longtemps cru que le soleil tournait autour de la terre qui elle même était plate. Il n'est pas rare de voir des flaques d'eau au loin sur une route en plein soleil ou des mirages en plein désert. Les rails de chemin de fer semblent se rejoindre à l'horizon. Des témoins cités à comparaître au tribunal pour une même affaire affirmeront en toute sincérité avoir vu des choses complètement différentes, voire contradictoires. Etc., etc.

Si nous admettons que la « réalité » est tout autre, mais qu’il faut la percevoir à travers le sens spirituel, notre vie change en bien. Le sens spirituel est la faculté que nous avons de discerner le bien, à partir du moment où nous reconnaissons que toute vie, toute vérité, toute intelligence, toute substance sont dans et de l’Esprit, Dieu. Et cette faculté de discernement nous vient également de l’Esprit. Elle fait appel à la foi et à la compréhension, mais elle ne se confond pas avec un effort imaginatif, cérébral, personnel et humain.

Voir par le sens spirituel, c’est découvrir que la vie et toutes les richesses qu’elle contient sont permanentes et diverses à l’infini.

Lorsque nous utilisons ce sens spirituel pour voir correctement, nous « voyons » que les problèmes liés à la croyance à la vie dans la matière et au témoignage des 5 sens matériels sont de fausses croyances, et nous les voyons disparaître de notre expérience de vie en comprenant leur irréalité ; nous pouvons de la même façon aider les autres à résoudre leurs problèmes : toutes sortes de maladies, de manques, d’insatisfactions, de dépendances, etc.

Nous commençons alors à comprendre que même cette alternative sens matériel / sens spirituel n’est qu’une illusion, due au faux point de vue matériel.

En réalité, il n’y a pas d’alternative.

Il n’existe que le sens spirituel de la Vie, puisque la Vie est Esprit, et l’homme l’expression de l’Esprit.

Si Jésus accomplissait des guérisons immédiates et systématiques, c’est parce qu’il utilisait sans cesse son sens spirituel qui lui permettait de discerner l’omniprésence de l’harmonie spirituelle. La présence de la perfection de Dieu et de l'homme était pour lui une évidence.

Il nous a laissé son enseignement, pour l’imiter en toutes choses. Il a également dit qu’après lui viendrait un Consolateur qui expliquerait ses œuvres et ses paroles encore incomprises. La Science Chrétienne, découverte et expliquée par Mary Baker Eddy, est ce Consolateur promis.

Dans son livre, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy ne cesse de se référer à la Bible, aux prophètes de l’Ancien Testament, à Jésus, l'exemple suprême, et à ses apôtres. A l'exemple de Jésus, Mary Baker Eddy a accompli des centaines de guérisons par la seule prière, et elle a enseigné dans son livre comment il est possible de guérir comme le faisait Jésus.

Depuis plusieurs générations, des scientistes chrétiens, dans le monde entier, guérissent également par la prière toutes sortes de maux, y compris des maladies dites incurables. Comme au temps de Jésus et de l'Eglise primitive, la base de la prière demeure la même : Dieu est entièrement bon et « a les yeux trop pur pour voir le mal ». Il est Vie, Vérité, Amour — le Principe de tout ce qui existe réellement. L’homme et l’univers sont l’idée infinie de ce Dieu infini, le Bien. Maintenant même, depuis toujours et pour toujours.

La seule condition pour démontrer soi-même l’efficacité de la prière : « … une foi absolue dans le fait que toute est possible à Dieu – une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même », affirme Mary Baker Eddy.

Je n'imagine pas un seul instant que vous allez me croire sur parole, et je ne souhaite à personne de croire aveuglément. Mais je vous invite à vous faire du bien : « Testez » par vous-mêmes cette Science Chrétienne et, à condition de respecter ses lois, vous saurez si elle dit juste ou non. Pour ma part, j’ai ma réponse puisque depuis l'âge de 18 ans je n'utilise que la prière pour me soigner et résoudre mes problèmes.

Théo

vendredi, 08 août 2008

Etre ou ne pas être

Le rayon de soleil
privé de sa lumière,
de sa chaleur,
n'est pas un rayon de soleil
mais rien

l’homme à l'image de Dieu
privé d’amour,
de joie, de paix,
n’est pas l’homme
mais rien

soleil et rayon sont inséparables
Dieu et l’homme ne font qu’Un

la durée de vie du soleil,
de ses rayons,
est de cinq milliards d’années

la durée de vie de Dieu,
de son image,
se fond dans l’éternité

Théo

jeudi, 07 août 2008

Reflet de l'infinité

« L'homme est plus qu'une forme matérielle renfermant un entendement qui doit s'échapper de son enveloppe pour devenir immortel. L'homme reflète Dieu, et ce reflet est la vraie idée de Dieu.

Dieu exprime en l'homme l'idée infinie qui se développe à jamais, et qui, partant d'une base illimitée, s'élargit et s'élève de plus en plus...

Le Principe infini est reflété par l'idée infinie et par l'individualité spirituelle, mais les prétendus sens matériels n'ont aucune connaissance ni du Principe ni de son idée. Les capacités humaines s'étendent et se perfectionnent dans la mesure où l'humanité gagne la vraie conception de l'homme et de Dieu. »

Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Si vous ne croyez pas/plus en vous ni en la vie, si vous pensez être le jouet de la fatalité, victime de, indigne de, méditez les passages cités plus haut. Relisez-les, apprenez-les par cœur, faites-les vôtres. Ils vous aideront à vaincre les obstacles qui sont en vous et nulle part ailleurs.

On ne devrait jamais craindre de revendiquer le meilleur pour soi, mais en retour, on devrait toujours s'efforcer de donner le meilleur de soi en toutes circonstances. Cela aussi, je le crois, est une loi de la Vie qui s'exprime non dans le chacun pour soi, mais dans un seul Ego infini que chacun reflète différemment : on a autant qu'on est prêt à donner.

Théo

mercredi, 06 août 2008

Distinction

« Il y a deux mots dont on se sert souvent comme synonymes, mais en réalité il y a une légère différence entre eux.

Un égotiste est celui qui parle beaucoup de lui-même. L’égotisme implique la vanité et la suffisance.

L’égoïsme est un mot plus philosophique, signifiant un amour passionné de soi, qui doute de toute existence hormis la sienne. Un égoïste est donc celui qui doute de toutes choses sauf de sa propre existence.*

Si nous appliquons ces distinctions au mal et à Dieu, nous verrons que le mal est égotiste – vantard, mais qu’il fuit comme une ombre devant l’aube ; tandis que Dieu est égoïstique, ne connaissant que Sa propre omniprésence, Sa propre omniscience, Sa propre omnipotence. »

Mary Baker Eddy (Unité du Bien)

* Ce sens philosophique est donné par le dictionnaire américain Webster. On le retrouve également dans le Littré.

mardi, 05 août 2008

Remettre la loi à l'endroit

Quand le sujet que l’on aborde touche à une réflexion sur les mœurs, la frontière entre le moraliste et le moralisateur n’est pas toujours évidente pour celui qui écrit. Qu’il se rassure, elle sautera aux yeux du lecteur !

Je vais tenter l'exercice et parler du respect. Un mot poli comme la pierre par l’eau. Mot abstrait mais passeport pour la civilisation. Le respect dont il s’agit ici est celui qu’on a pour les autres quand on aurait plutôt envie de leur dire notre façon de penser.

Soyons concrets. Imaginons qu’une personne ait eu à mon égard une attitude contestable (ou ressentie comme telle), qui m’a blessé, déçu, énervé. Bref, ce qui arrive fréquemment dans les relations humaines.

Réaction primaire, c’est-à-dire, celle qui vient à l’idée en premier : j’ai envie de protester plus ou moins vivement, plus ou moins violemment, en paroles du moins. Œil pour œil, dent pour dent. Inusable loi du Talion. C’est que je tiens à ce qu’on me respecte !

C’est aussi le meilleur moyen de provoquer un surenchérissement (c’est curieux d’entendre au milieu de ce mot « chéri »), de tomber dans une spirale où s’envenime et se détériore de plus en plus la relation, car chacun se justifiera à l’infini sans chercher à se mettre à la place de l’autre.

Qui n’a jamais vécu ce schéma relationnel, qui n’est pas tombé dans cette ornière mentale ?

Et si j’essayais une autre régle inusable, mais celle-ci faute d'être souvent utilisée :  la règle d’Or énoncée par Jésus : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent. »

J’aimerais que cette personne ne m’en veuille plus, qu’elle ne me réduise pas à ce comportement, qu’elle fasse la distinction entre moi et l’attitude d’un moment. Ou qu’elle ne me prête pas les pires intentions. Qu’elle ne fasse pas une montagne d’une souris. Ou encore qu'elle prenne en considération le fait qu'on ne voit pas les choses de la même façon, sans que l'un ou l'autre ait forcément tort...

Je vais donc moi aussi penser de cette façon. Et tant pis si, en toile de fond, son orgueil, son amour-propre, ou son aveuglement lié à une problématique personnelle l’empêche de reconnaître ses torts. Cela a si peu d’importance pour moi. D'autant plus que mon interprétation n'était peut-être pas la bonne.

J’ai d'abord et avant tout envie de respecter cette personne. C'est à dire de lui rendre justice. De reconnaître son intégrité. Comment ? En la voyant comme Dieu, l’Amour, la voit : parfaite, aimable, aimante, aimée. En lui offrant ce crédit d’amour illimité. Et cela me libère mentalement d'un poison nommé ressentiment, lequel se transforme parfois en détachement ou en haine.

« En maintenant l’idée juste de l’homme dans ma pensée, je peux améliorer mon individualité, ma santé et ma moralité ainsi que celles des autres ; tandis que l’image opposée de l’homme, celle d’un pécheur, gardée constamment dans l’entendement, ne peut pas plus améliorer la santé ou la moralité que l’image d’un boa constrictor gardée dans la pensée ne peut aider un artiste à peindre un paysage. » Mary Baker Eddy (Ecrits divers)

Il s'agit bien d'une loi de la Vie, une loi que l'ego humain interprète toujours à l'envers : à vouloir à tout prix être compris et respecté, on ne comprend ni ne respecte les autres ; alors qu’en cherchant à les comprendre et en les respectant, on se rapproche toujours plus de l'Amour et de la paix spirituelle, et on les aide à évoluer dans le même sens.

Théo

samedi, 02 août 2008

La tristesse au pied du mur

« Voici la doctrine de la Science Chrétienne : l’Amour divin ne peut être privé de sa manifestation, de son objet ; la joie ne peut être changée en tristesse, car la tristesse n’est pas maîtresse de la joie ; le bien ne peut jamais produire le mal ; la matière ne peut jamais produire l’entendement, ni la vie aboutir à la mort. L’homme parfait – gouverné par Dieu, son Principe parfait – est impeccable et éternel. » Mary Baker Eddy

C’est le genre de passage que j’aime relire dans des moments où l’humain nous conte une autre histoire. Quand on est séparé, par la mort ou par la vie, d’une personne qui nous est chère, par exemple. « La tristesse n’est pas maîtresse de la joie… » Je crois sincèrement que cela est vrai. Encore faut-il le prouver, le ressentir. Mais pour le ressentir, il faut tout de même commencer par admettre que cela soit vrai ou possible.

La douleur est comme la fascination qu’exerce le serpent hypnotiseur pour se rendre maître de sa proie. Un hypnotiseur peut lui aussi, à des fins thérapeutiques ou dans le cadre d’un spectacle de divertissement, fasciner son patient ou la personne qui dans le public accepte de jouer les victimes consentantes.

Ainsi ai-je lu qu’un hypnotiseur avait fait croire à un homme qu’il avalait une banane après l’autre, alors que le public, voyant qu’il mangeait des bougies, commençait à s’inquiéter pour sa santé. En fin de compte, le public avait lui aussi été hypnotisé : l’homme ne mangeait rien du tout.

Eh bien, quelle qu’en soit la raison apparente, la tristesse est une émotion hypnotique basée sur une croyance à la réalité de quelque chose qui n’est pas. Dieu est la Vie, Dieu est l’Amour, Dieu est l’Esprit. L’homme, qui est l’expression même de Dieu ne peut « en réalité » éprouver aucune sorte de souffrance, puisqu’il n’est jamais séparé de la Vie ni de ceux qu’il aime, hormis dans l’illusion de la croyance à la vie dans la matière.

Radicale, dans son énoncé de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy n’hésite pas à écrire : « Si le chagrin cause la souffrance, convainquez celui qui souffre que l’affliction est bien souvent la source de la joie et qu’il devrait sans cesse se réjouir dans l’Amour toujours présent. »

Ce conseil est dur à avaler. Et pourtant elle sait de quoi elle parle. De sa plus tendre enfance à ses dernières années, les souffrances physiques et morales ne l’ont pas épargnée. Elle est décédée en 1910, elle allait avoir 90 ans. Mais à partir du moment où elle a découvert la Science Chrétienne, sa vie a changé du tout au tout, et elle a su démontrer l’irréalité de la douleur qu’elle considérait désormais comme une suggestion mentale due à l’ignorance, à la crainte, à l’éducation ou à la malveillance. Chaque fois que cette suggestion est revenue en force dans sa vie, elle lui a opposé avec succès sa foi en Dieu et sa connaissance de la Vérité. Et elle a expliqué aux autres comment faire de même dans son livre Science et Santé avec la Clef des Ecritures.

Il est certain que si l’on veut « convaincre », il faut soi-même être convaincu. Et comment peut-on l’être si l’on n’a pas démontré soi-même l’omniprésence de la joie et de l’Amour, synonyme de Dieu.

Le chemin du progrès spirituel passe forcément par là. J’avoue être au pied du mur.

Théo

jeudi, 31 juillet 2008

Un autre point de vue sur le travail

Période de vacances pour les uns, de travail pour les autres, de chômage et de recherche d'emploi pour beaucoup. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de me retrouver sans travail. J’ai toujours eu recours à la prière pour mettre fin à cet état d’inaction. Avec l'étude de la Science Chrétienne et l'expérience, mes prières à ce sujet ont évolué. J’ai également eu, et encore tout récemment, l’occasion d’aider des personnes qui me le demandaient à trouver du travail. Le résultat a été la plupart du temps très rapide.

Voici, dans les grandes lignes, quelques idées que j’ai trouvées inspirantes et efficaces. Il ne s’agit pas de recettes ni de formules à répéter comme des mantras. Ce sont des pistes parmi d'autres à méditer. La prière ne peut être efficace que si elle demeure à la fois spontanée, réfléchie, sincère et qu’elle nous met en état de réceptivité aux idées communiquées par Dieu, notre Entendement à tous.

« Dieu exprime en l’homme l’idée infinie qui se développe à jamais, et qui, partant d’une base illimitée, s’élargit et s’élève de plus en plus. »     

Cette citation de Mary Baker Eddy apporte un bon éclairage pour aborder les idées énumérées ci-dessous :

1) Dieu est le seul employeur de l'homme, puisque l’homme existe pour exprimer Dieu, comme l’effet exprime la cause.

2) Dieu est impartial, Il ne fait aucune discrimination. Il ne fait point « acception de personne », comme on peut le lire dans le Nouveau Testament.

3) Chacun a une place unique qui lui est propre, personne ne prend la place d'un autre, il n’y a pas de compétition. Il y a autant de places que d’individus. Il ne peut y avoir une place vide ni une personne sans sa place dans la Vie.

4) Notre place n'attend qu'une chose : que nous  la reconnaissions. Elle est déjà là.

5) L'homme ne dépend pas d'une situation économique humaine (chômage), mais de l'économie divine.

6) Dans l'économie divine, il n'y a pas de déséquilibre entre offre et demande. En fait, il n'y a pas de demande. Que de l'offre, au sens où l'homme ne peut faire autrement qu’exprimer, offrir ce que Dieu exprime conformément à Sa nature. Et Sa nature est infinie, permanente. L'activité n'est donc pas sujette aux aléas, aux injustices et à la précarité de l'économie humaine.

7) L'homme travaille en Dieu, parce qu'il demeure en Dieu en qui, comme l'écrit l'un des apôtres, il a « la vie, le mouvement et l'être ».

8) C’est un «endroit » harmonieux, spirituel et mental (même si, dans la conscience ou connaissance que nous avons actuellement de la Vie, cela se traduit concrètement pas un lieu géographique et une activité qui paraît matérielle), un endroit où chacun a la possibilité d'exprimer les qualités qu’il tient de Dieu. A titre d’exemple : le dynamisme et l'endurance de la Vie, la bonté et la générosité de l’Amour, la joie et la beauté de l’Ame, l’intelligence et l'efficacité de l’Entendement, etc. En ce sens,« le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres » (Jésus), ou encore « tout ce que nous faisons, c'est Toi qui l'accomplis pour nous » (Esaïe).

9) Notre activité n’est jamais sans avenir. Elle n’est ni moins bonne ni meilleure que d’autres. Elle correspond exactement au besoin du moment. Elle évolue sans cesse.

10) L'homme ne travaille pas pour gagner de l'argent. Il faut perdre l'habitude de penser ainsi, même si cela paraît rationnel. Nous travaillons pour exprimer la Vie, l'Etre. Quant aux ressources, nous en disposons naturellement, abondamment en tant qu'expression de l'Esprit infini. A travers une activité juste, nous exprimons les ressources infinies qui nous viennent de Dieu et ne cessent de nous nourrir.

Pour moi, ce ne sont pas là de belles idées émanant d’un esprit utopiste et coupé de la réalité. Ce sont des idées puissantes inspirées par le Christ, notre véritable identité — ce « Royaume de Dieu [qui] est au-dedans de vous ». Si elles sont acceptées, méditées, comprises, assimilées, vécues au quotidien, là où nous sommes, leur efficacité peut être prouvée en toutes circonstances par chacun d’entre nous.

Théo 

 

mercredi, 30 juillet 2008

Guérison de rhumatisme articulaire

Le témoignage qui suit est paru dans La Science Chrétienne, un siècle de guérisons (éd. The christian Science Publishing Society) : 

Il y a quelques années, notre fils unique fut terrassé par une crise aiguë de rhumatisme articulaire. Son état empira rapidement et il fut admis dans l’un des plus grands hôpitaux des Etats-Unis. Quelques semaines plus tard, le chirurgien en chef nous avertit que rien de plus ne pouvait être tenté pour guérir l’enfant. On ne lui donnerait plus de médicaments car il était déjà aux portes de la mort…

En rentrant à la maison, j'entendis la sonnerie du téléphone. C'était une femme que nous avions rencontrée récemment et qui désirait me parler d'affaires. Elle s'aperçut de mon anxiété et elle m'en demanda la raison. Je lui en fis part ; alors elle me posa cette question : « Avez-vous pensé à faire appel à la Science Chrétienne ? » Je répondis : « A quoi cela pourrait-il nous servir en ce moment ? » Très affectueusement, elle me dit qu'il lui serait possible d'être chez nous dans les dix minutes pour parler de la question, si cela nous intéressait.

Dès son arrivée, elle nous lut quelques extraits de Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy, et ces passages étaient si captivants que je demandai ce qu'il me fallait faire. Elle me recommanda de téléphoner à un praticien de la Science Chrétienne, ce que je fis. Après un entretien de dix à douze minutes avec lui, je retournai au salon, mentalement libéré, heureux et rassuré. Mes premières paroles furent : « Il n’y a plus aucune raison de se tracasser. L’enfant est entre les mains de Dieu. » Après avoir pris mon premier repas normal depuis des semaines, je commençai à étudier, dans l’exemplaire de Science et Santé que cette dame nous avait laissé, le chapitre sur la Prière. J’avais pris l’habitude d’aller voir notre enfant trois fois par jour depuis des semaines qu’il était à l’hôpital ; mais ce soir-là, l’idée ne me vint même pas d’y aller : j’étais tout à fait sûr que Dieu prenait soin de lui. Je passai la soirée dans une paix absolue.

Le lendemain, je rendis visite au praticien de la Science Chrétienne. J’allai ensuite à l’hôpital où l’on m’informa que, la veille, une chose merveilleuse était arrivée à notre enfant une heure environ après l’avoir quitté ; maintenant, me dit-on, il allait exceptionnellement bien. Lorsque j’entrai dans sa chambre, il était assis dans son lit, et il me sourit. Quelques jours après, il sortait de l’hôpital, complètement guéri…
Le chirurgien en chef de l’hôpital déclara : « Voilà le cas le plus extraordinaire que nous ayons vu. Aucun pouvoir humain n’aurait pu accomplir ce qui a été fait pour cet enfant. Vous avez trouvé votre Dieu. Ne L’abandonnez jamais. »
Burt Wolf, Detroit, Michigan (U.S.A.)

Pour ceux qui étudient la Science Chrétienne et la mettent pratique, cette guérison n'a rien de miraculeux. Le praticien de la Science Chrétienne auquel a fait appel ce papa a prié Dieu, non pour l'implorer de guérir son enfant, mais pour reconnaître que cet enfant reflétait Dieu, et qu'il était donc en « parfaite » santé.

Théo 

dimanche, 27 juillet 2008

Bonheur

« C’est notre idée du bonheur qui nous rend malheureux. » Thich Nhat Hanh

« Le bonheur consiste à être bon et à faire le bien. »
Mary Baker Eddy

« Il n’y a qu’un devoir, c’est d’être heureux. »
Denis Diderot

mercredi, 23 juillet 2008

Questions

Qu’est-ce que Dieu ?

Dieu est Entendement, Esprit, Ame, Principe, Vie, Vérité, Amour, incorporels, divins, suprêmes, infinis.

Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Qu'est-ce que la vie organique ?

La Vie est Esprit infini et inorganique ; si la Vie, l'Esprit, était organique, la désorganisation serait celle de l'Esprit et annihilerait l'homme.
Si l'Entendement n'est pas substance, forme et tangibilité, Dieu est insubstantiel, car la substance de l’Esprit est l’Entendement divin. La Vie est Dieu, le seul créateur, et la Vie est Entendement immortel ; elle n’est pas matière.

Tout ce qui indique que la matière constitue la vie est mortel, l’opposé même de la Vie immortelle, et constitue une infraction aux droits de l’Esprit. Donc, la conclusion que l’Esprit établit, ou a jamais établi, des lois à cet effet est une erreur mortelle, une conception humaine opposée au gouvernement divin. L’Entendement et la matière mêlés en un perpétuel combat, c’est là un royaume divisé contre lui-même et qui sera dévasté. La destruction finale de cette croyance erronée en la matière sera manifeste lors de la révélation complète de l’Esprit – un Dieu unique, et la fraternité de l’homme. La vie organique est une fausse donnée que détruit la Vérité. Il faut simplement comprendre la Science de la Vie ; sa démonstration prouve l’exactitude de mes énoncés et apporte des bénédictions infinies.

Mary Baker Eddy (Ecrits divers 1883-1896)

lundi, 21 juillet 2008

Corrélation 6

« Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. » Evangile selon Matthieu

« Jésus voyait dans la Science l'homme parfait, qui lui apparaissait là où l'homme mortel pécheur apparaît aux mortels. En cet homme parfait le Sauveur voyait la ressemblance même de Dieu, et cette vue correcte de l'homme guérissait les malades. » Mary Baker Eddy

« Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux... Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » Jésus-Christ

« L'homme se rend maître de la matière dans la mesure où celle-ci perd pour le sens humain toute entité en tant qu'homme. Il pénètre dans un sens plus divin des faits et comprend la théologie de Jésus telle qu'il l'a démontrée en guérissant les malades, en ressuscitant les morts et en marchant sur les flots. Toutes ces œuvres manifestaient l'empire de Jésus sur la croyance que la matière est substance, qu'elle peut être l'arbitre de la vie ou construire une forme d'existence quelconque. »     Mary Baker Eddy

mardi, 15 juillet 2008

L'Impasse, l'autre Demeure

Tu crois être maître de l’amour
que tu donnes, prends, voles ou retires

maldonne !
cherche l’erreur !

l’amour
n’est pas du bois de chauffe
mis à ta disposition ou confisqué
par un Dieu partial, un Destin aveuglé
ou une Dame nature

tu es la chaleur et la lumière
d’un « Hêtre » ardent
qui flambe sans se consumer

généreux donateur d’un bien indivisible
il t’appartient de refléter
cet amour infini
qui ne t’appartient pas

Théo


lundi, 14 juillet 2008

L'unité

Ce que tu dis, c'est ce que tu crois

ce que tu fais, c'est ce que tu es

quand tu sauras combler l'écart

entre paroles et actes 

tu seras comblé 

Théo 

 

vendredi, 11 juillet 2008

Il n'y aura plus de nuit

Les maladies graves, les fléaux naturels, les régimes sanguinaires, les actes barbares, tout ce qui incarne le mal physique et moral, individuel et collectif, est souvent comparé aux ténèbres, lesquelles incarnent un royaume proche de la mort, si ce n'est la mort même.

Au contraire, la lumière est associée à la vie :

« La vie était la lumière des hommes. » Saint Jean.

« Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. » (Genèse 1:3)

« L’Entendement immortel et divin présente l’idée de Dieu : primo, en lumière ; secundo, en réflexion ; tertio, en formes spirituelles et immortelles de beauté et de bonté. » Mary Baker Eddy.

Nuit et  jour, ténèbres et lumière, ces symboles imprègnent notre vie affective et sociale. Ils sont universels. On oppose l’obscurantisme au siècle des lumières. La nuit attire vers le bas, vers le matérialisme le plus épais, le plus trouble, et la lumière élève, purifie, spiritualise la pensée.

Mais nous sommes ici en plein dans la dualité.

La Science Chrétienne enseigne que la dualité n’est qu’apparence, puisque Dieu est Un et Tout. C’est la raison pour laquelle, cette Science explique comment faire la différence non pas tant entre le bien et le mal qu'entre le réel et l’irréel.

La lumière est réelle, la nuit est irréelle. Le bien est réel, le mal est irréel. La Vérité est réelle, l’erreur, le mensonge, l’illusion sont irréels. Et ainsi de suite. Cette façon de voir est particulièrement efficace quand il s’agit de progresser dans l’existence, parce qu’elle apprend à discerner le vrai du faux sans se condamner ni condamner personne. Dès que l’on prend conscience d'un élément « nuit-sible », en soi ou à l'extérieur, on peut le corriger dans sa propre pensée, comme on corrige une erreur par la vérité inverse, et agir en conséquence.

Par ailleurs, cela met en « lumière » un autre point intéressant : la nuit peut-elle s’opposer au lever du soleil ? Evidemment pas. Le soleil peut-il s’opposer à l’apparition de la nuit ? Bien entendu : il lui suffit d’être là pour que la nuit disparaisse.

Ainsi, on comprend mieux que la lumière représente une entité réelle alors que la nuit n’est que l’absence de cette entité.

D’où l’intérêt de méditer longuement sur le caractère infini de Dieu. S’Il est infini, Il est partout, et s’Il est partout, le contraire de Dieu n’est nulle part. L’absence de Dieu, ou mal, n’est donc qu’une absence supposée, et Sa présence redevient réelle à la conscience dès que celle-ci est éclairée. Eclairée par le Christ qui révèle l'idée juste de Dieu et de l'homme.

La lumière, la spiritualité, le bien, l’amour, la beauté, l’intelligence, la fraternité sont partout. La nuit, la matérialité, le mal, la haine, la pollution, la stupidité, l'égoïsme sont nulle part. Il faut « juste » le démontrer en s’imprégnant, par la prière et l’étude des textes spirituels, de l’idée de la totalité et de l’unicité de Dieu. Et en mettant cette idée en pratique.

Quels que soient ses efforts le mal, comme la nuit, ne pourra jamais s’opposer à la venue de la lumière. Sans effort la lumière dissipera toujours la nuit.

Telle est l'explication de mon espérance et du pouvoir de la prière qui guérit tous les maux.

Théo 

jeudi, 10 juillet 2008

Amour

En écho à une note précédente :

« Amour. Quel mot ! Il m’inspire un profond respect. Sur quelle infinité de mondes il s’étend et règne souverainement ! le primordial, l’incomparable, l’infini Tout du bien, le seul Dieu, c’est l’Amour.

« Par quelle étrange perversité le sentiment le meilleur est-il devenu celui dont on abuse le plus – soit comme qualité soit comme entité ? Les mortels dénaturent l’affection et la nomment improprement ; ils en font ce qu’elle n’est pas, et doutent de ce qu’elle est. […] Aucun mot n’est plus mal interprété, aucun sentiment moins compris. La signification divine de l’Amour est déformée en se réduisant à des qualités humaines qui, abandonnées à l’humain, deviennent jalousie et haine.

« L’amour n’est pas une chose que l’on met sur une étagère, pour la reprendre en de rares occasions avec une pince à sucre et la déposer sur un pétale de rose. J’exige beaucoup de l’amour, je réclame d’actives manifestations pour le prouver, ainsi que de nobles sacrifices et de grandes œuvres qui en soient les résultats. S’ils font défaut, je rejette le mot comme étant un faux semblant et une contrefaçon, n’ayant pas le tintement du métal pur. L’amour ne peut être une simple abstraction, ni la bonté sans activité ni pouvoir. »

Mary Baker Eddy, Ecrits divers

Les grands penseurs ou visionnaires de l'humanité — Jésus, Gandhi, Martin Luther King... la liste est bien plus longue qu'on ne l'imagine, car chaque siècle et chaque civilisation a connu les siens — ont toujours été portés par une exigence sans compromis. Ils se doutaient bien en livrant le fond de leur âme qu'ils mettaient la barre très haute, mais leur vie a montré non seulement que la mise en pratique de leurs idées était possible — et souhaitable —, mais qu'ils étaient avant tout animés d'une grande humanité dénuée de tout sectarisme.

Ils étaient persuadés que l'idée juste, juste pour tout le monde, devait triompher, et qu'elle triompherait tôt ou tard, mais jamais aux dépens de l'individu. Ils savaient qu'on ne peut forcer sainement les consciences. Ils montraient le chemin, un chemin qu'ils frayaient eux-mêmes, et ils invitaient par l'exemple les autres à les suivre, en s'efforçant avec rigueur et bienveillance de leur communiquer leur enthousiasme, leur foi et leur compréhension. 

Tous les chemins se rapprochent à mesure qu'ils prennent de l'altitude, et ils se rejoignent au sommet. Mais certains chemins sont plus longs que d'autres. Chacun choisit selon sa compréhension, ses résistances et son endurance à la souffrance. Le chemin le plus court est certainement celui de l'Amour. Jésus, s'accorde-t-on à dire, n'avait pas dépassé la trentaine quand il atteignit le « sommet ». Mais Dieu ! qu'il est dur d'accepter de se remplir l'être de la chose la plus naturelle du monde.

L'amour-propre, si mal nommé, veille si souvent à nous en empêcher. La peur de « se faire avoir » aussi, mais c'est une forme d'amour-propre.

Jésus savait bien que c'était là l'un des principaux obstacles à la libre expression de l'amour. Il lui a coupé l'herbe sous le pied, dans son sermon sur la Montagne (Matthieu 5-7) en invitant les hommes à rendre le bien pour le mal et à aimer leurs ennemis, c'est-à-dire à ne pas craindre de se donner entièrement à l'Amour.

Tant qu'on croit devoir faire un sacrifice, on hésite, et c'est normal. Or on ne sacrifie que l'illusoire, les faux concepts matériels, on ne perd donc rien et on remporte tout, tout ce qui est vraiment substantiel et impérissable, mais il faut le comprendre. Inspiré par l'Amour, Jésus ne dit pas autre chose :

« Je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu'ils l'aient en abondance. »

Théo 

dimanche, 06 juillet 2008

Le neuvième commandement

Je ne sais plus comment je suis arrivé jusqu’à lui, pas par hasard en tout cas. Lassé sans doute d’encombrer mes pensées de jugements réflexes défensifs qui tiennent plus du repli sur soi que de l’ouverture aux autres.

Je veux parler du neuvième commandement. Je n’en ferai pas un film – Kieslowski les a tous déclinés en images – mais un cheval de bataille par les temps qui courent.

« Tu ne porteras point de faux témoignage
contre ton prochain. »

C’est incroyable le nombre de fois qu’on l’enfreint chaque jour, sans même s’en rendre compte.

Il suffit de prêter une pensée, un sentiment, une intention, un acte même, à quelqu’un, sans en avoir la preuve ou en attendre la confirmation.

Observez-vous et vous allez être sidérés. On n’arrête pas de prêter aux autres. On serait banquier, qu’on serait ruiné.

Mais par contraste avec ceux qui ne prêtent qu’aux riches, en l’occurrence on ne prête visiblement qu’à des gens qui vivent en dessous du seuil minimum de décence. Dans quel monde évolue-t-on ! Nous sommes entourés de personnes qui ne cessent de mal se conduire à notre égard ou entre eux. Sans voir qu’en ne cessant nous-mêmes de les juger sans comparution ni appel, nous contribuons à l’ambiance générale...

A des fins de salubrité de l'air que je respire, j'ai pris la résolution de respecter le plus possible le neuvième commandement.

Et plutôt que de ne rien penser avant de savoir, je préfère même attribuer à chacun les meilleures intentions du monde. Je le fais non pas par optimisme béat, mais sur la base métaphysique des « Béatitudes » en partant du Principe que chacun est l’expression bienveillante, généreuse, honnête de l’Amour divin.

Ceux d’entre vous qui suivent l'écriture de ce blog savent combien je considère que c’est le point de vue, le regard que l’on porte sur soi, sur les autres ou les situations, qui fait la différence au point de transporter des montagnes.

Une ancienne représentante m’a raconté ceci :

« Je devais me rendre chez M. Untel, pour lui faire connaître nos nouveaux produits. J’appréhendais cette visite, parce qu’il avait la réputation d’être désagréable avec tout le monde. J’en avais du reste moi-même déjà fait les frais.

« Or cette fois, j’ai décidé de ne pas me laisser faire. Je me suis préparée mentalement, c’est à dire que j’ai prié Dieu en reconnaissant que tout homme dans Sa création exprimait la bonté divine. Cela incluait forcément cette personne. J’ai prié jusqu’à ce que la paix intérieure ait remplacé toutes mes craintes et idées préconçues.

« Je suis allée à mon rendez-vous, sereine. Cet homme s’est montré d’une amabilité exquise. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Il est vrai que je n’avais jamais prié ainsi non plus auparavant. »

Quand l’habitude est prise, ce n’est pas évident de changer. Mais le désir sincère d'évoluer est la première étape de tout changement ; c'est mettre le pied à l'étrier.

Certains vous diront que « je suis comme ça, et ce n’est pas à mon âge que je vais changer ». Comme c’est confortable de se verrouiller ainsi en accusant le passage des ans. Le temps n’est qu’un alibi. Il n’a aucun pouvoir. Ce n’est pas lui qui nous façonne et nous défaçonne, ce sont notre éducation, nos expériences et nos connaissances, nos espoirs et nos déceptions, nos émotions, nos pensées, nos comportements.

Le temps n’est rien d'autre que le cadre arbitrairement défini dans lequel se déroule notre existence ici-bas. Il ne s’opposera jamais aux efforts de ceux qui souhaitent changer. Seul le petit ego oppose aux changements la crainte, l'ignorance, la volonté humaine et l'apathie mentale. Petit ego qui peut et doit se dissoudre dans l'Ego divin que nous exprimons tous en commun, quoi que de façon distincte.

Depuis que je m’efforce de ne plus porter de faux témoignages, je me rends compte que c’est en même temps une libération mentale. Je vis un peu dans un autre monde, plus agréable, plus léger. Il y souffle comme un air de liberté et s'y révèle des potentialités à exploiter.

Acceptez de penser que les autres sont, tout autant que vous, sincèrement désireux de donner le meilleur d’eux-mêmes, et vous le constaterez aussi.

La majorité des conflits entre individus et entre peuples reposent sur des méprises, des incompréhensions, des peurs, des… faux témoignages.

Je découvre et savoure la sagesse, la spiritualité et l’amour des Dix Commandement qui paraissent à première vue si rébarbatifs, engoncés semblent-ils dans leur formulation austère.

Il n’en est rien. C’est du bonheur promis sur la terre quand on apprend à les connaître, à les aimer et à les mettre en pratique autrement que par peur du gendarme.

Théo 

jeudi, 03 juillet 2008

Du cauchemar au rêve

Ingrid Betancourt est libre. Ses premiers remerciements vont à Dieu et à tous ceux qui ont prié pour elle. (Voir ma note du 8 janvier 2008)

Prier pour la libération de tous les otages dans le monde et pour que plus personne ne soit jamais pris en otage demeure à mes yeux une priorité.

Ingrid Betancourt parle de miracle. Mary Baker Eddy définit ce mot ainsi :

« Ce qui est divinement naturel, mais qu'il faut saisir humainenement ; un phénomène de la Science [divine]. »

Théo

 

mercredi, 02 juillet 2008

Repartir du bon pied

Je cède l'espace à Michèle, qui relate une récente guérison par la Science Chrétienne :

Un matin, j’ai glissé sur une flaque d’huile dans mon parking, je suis tombée brutalement sur le côté gauche de la poitrine, et mon pied s’est tordu en heurtant le sol. Durant les premières heures je n’ai ressenti que peu de douleurs. Puis vers 16 h, j’ai commencé à souffrir : j’avais des difficultés à respirer et mal au pied. Vers 18 h, le dessus du pied était enflé.

J’ai téléphoné à un praticien de la Science Chrétienne et je lui ai exposé la situation. Il a promis de m’aider par la prière et m’a rappelé que, sous le gouvernement harmonieux de Dieu, il ne peut y avoir d’accident. Je l’ai rappelé dans la soirée pour lui brosser un tableau peu enthousiaste de mon état. Aucune amélioration, au contraire. Je ne pouvais plus poser le pied par terre, et même au repos il me faisait souffrir. J’avais les côtes très douloureuses, et je continuai à gémir : « Que vais-je faire demain si je ne peux pas me chausser. » J'avais en effet un engagement important que je ne tenais pas à annuler.

Le praticien m'a dit aussitôt : « Oubliez demain. Pensez que vous faites partie d’un univers entièrement spirituel, aujourd’hui, hier et dans tous les temps. Là, il n’y a aucune place pour un dysfonctionnement quelconque. Maintenez cette pensée en vous et faites confiance à Dieu, tranquillement, en sachant que vous êtes son enfant bien-aimée. »

Il a promis de continuer à prier pour moi, me conseillant de méditer un passage de Science et Santé de Mary Baker Eddy : « Grâce à l’Entendement immortel, la Vérité, nous pouvons détruire tous les maux qui proviennent de l’entendement mortel. »

Au cours de la soirée, je me suis efforcée de maintenir mes pensées en dehors du sens mortel de la vie, et de rester en communion avec Dieu.

Le lendemain matin, en mettant avec précaution le pied hors du lit, je me suis rendu compte que je ne souffrais plus du tout. Ni enflure ni douleur. Seule subsistait une douleur au niveau des côtes, mais supportable, et qui s’est dissipée dans la journée. J'ai pu faire tout ce que j'avais prévu de faire dans la journée sans problème.

Cette guérison par la Science Chrétienne a eu lieu récemment et fait partie de beaucoup d’autres.

Michèle

lundi, 30 juin 2008

La prière qui guérit

« Les théories humaines sont impuissantes à rendre l’homme harmonieux ou immortel, puisqu’il l’est déjà, selon la Science Chrétienne. Nous avons uniquement besoin de savoir cela et de mettre en pratique le Principe divin de l’homme réel, l’Amour. » Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p.490)

C’est pour cette raison qu’on ne cherche jamais à guérir un corps matériel en Science Chrétienne.

Refusant toute réalité à un corps physique en bon ou mauvais état, on « reconnaît » la nature entièrement spirituelle de l’homme, expression de l’Esprit.

Cela n'a rien à voir avec une politique de l'autruche ou avec un déni de la réalité. C'est un déni, oui, mais du témoignage des sens physiques, lesquels sont dépendants d'une vision matérielle du monde.

La prière en science chrétienne s’appuie à part égale sur la foi et la compréhension de la nature de Dieu et de l’homme.

Une des élèves de Mary Baker Eddy lui demanda un jour comment elle faisait pour guérir instantanément. Elle répondit qu’elle avait une foi absolue dans les vérités métaphysiques qu'elle appliquait selon le cas à traiter.

Et dans Science et Santé, elle explique : « Notre système de guérison-Entendement repose sur la compréhension de la nature et de l'essence de tout être — sur l'Entendement divin et les qualités esentielles de l'Amour. Sa pharmacie est morale et sa médecine est intellectuelle et spirituelle. » (P. 460)

La guérison physique n'est donc pas l'objectif de la prière ou traitement par la Science Chrétienne, puisque la maladie est par nature une illusion. La prière opère, en quelque sorte, la « mise en conformité » de la pensée avec le point de vue de Dieu, qui ne connaît que le Bien. L'objectif de la prière est de spiritualiser la pensée.

Mais cette guérison demeure cependant un effet secondaire essentiel, car elle apporte la preuve que le praticien de la Science Chrétienne ne s'est pas laissé abuser par les mots, que le travail mental a été mené à bien et que la personne, défendue par l’avocate Science Chrétienne, a été reconnue éternellement « innocente » devant la cour de l’Esprit.

Théo 

dimanche, 29 juin 2008

Si ?

Si la Conscience divine est Amour
et que l’homme à l’image de Dieu
est l’expression de l’Amour…

force est d’admettre que…

PENSER c’est AIMER

toute pensée sans amour
ne serait donc qu’une parodie de la pensée
une contrefaçon sans vie

on ira même jusqu'à dire
une impossibilité
une illusion
 
libre à chacun
de remplacer Si par Puisque
et d’en explorer les conséquences
 
Théo

vendredi, 27 juin 2008

La guérison par la Science Chrétienne

On posa un jour cette question à Mary Baker Eddy :

« Quels sont les avantages de votre système de guérison sur les méthodes habituelles de guérir la maladie ? »

Ce à quoi elle répondit :

« La guérison par la Science Chrétienne offre les avantages suivants :

« Primo : Elle supprime tous les remèdes matériels et reconnaît le fait que, puisque l’entendement mortel [le sens matériel de la vie] est la cause de tous “les maux auxquels la chair est sujette”, l’antidote contre la maladie, aussi bien que le péché, peut et doit être trouvé dans l’opposé de l’entendement mortel – l’Entendement divin [Dieu et le sens spirituel de la vie].

« Secundo : Elle est plus efficace que les médicaments : elle guérit là où ceux-ci échouent, et ne laisse aucune de leurs “séquelles” nuisibles dans l’organisme, prouvant par là que la métaphysique est au-dessus de la physique.

« Tertio : Celui qui a été guéri par la Science Chrétienne n’est pas seulement guéri de la maladie, mais il est devenu moralement meilleur. Le corps est gouverné par l’entendement, et l’entendement mortel doit être amélioré avant que le corps soit renouvelé et rendu harmonieux, puisque le corps est simplement la pensée manifestée. » (Ecrits divers 1883-1896, p. 33-34)

La guérison en Science Chrétienne se fait uniquement par la prière, à l'exemple de Jésus. Dans son ouvrage fondamental, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy en explique les règles chrétiennes et scientifiques. 

Théo 

mercredi, 25 juin 2008

Relire ses classiques

Un grand classique biblique qui reste lettre morte. Je vous invite à prendre le temps de le lire, verset par verset, même si vous croyez bien le connaître :

« Sans amour, je ne suis rien.

« Quand je me dépouillerais de tous mes biens pour la nourriture des affamés, quand je distribuerais en aumônes tout ce que je possède, quand même je me ferais brûler pour mes convictions, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert de rien.

« Celui qui aime est patient, il sait attendre ; son cœur est largement ouvert aux autres.

« Il est serviable, plein de bonté et de bienveillance ; il cherche à être constructif et se plaît à faire du bien aux autres. L’amour vrai n’est pas possessif, il ne cherche pas à accaparer, il est libre de toute envie, il ne connaît pas la jalousie.

« Lorsqu’on aime, on ne cherche pas à se faire valoir, on n’agit pas de manière présomptueuse. Celui qui se rengorge, s’étale et s’enfle d’orgueil n’est pas inspiré par l’amour.

« Aimer, c’est aussi se conduire avec droiture et tact. L’amour prend des égards et évite de blesser ou de scandaliser, il n’est pas dédaigneux.

« Celui qui aime ne saurait agir à la légère ou commettre des actes malhonnêtes.

« Aimer, c’est ne pas penser d’abord à soi, chercher son propre intérêt, insister sur ses droits.

« L’amour n’est pas irritable, il ne s’aigrit pas contre les autres. Il n’est pas susceptible.

« Quand on aime, on ne médite pas le mal et on ne le soupçonne pas chez les autres. Si on subit des torts, on n’en garde pas rancune.

« Découvrir une injustice, ou voir commettre le mal, ne fait pas plaisir à celui qui aime. Il se place du côté de la vérité et se réjouit lorsqu’elle triomphe.

« L’amour couvre tout : il souffre, endure et excuse. Il sait passer par-dessus les fautes d’autrui.

« Aimer, c’est faire confiance à l’autre et attendre le meilleur de lui, c’est espérer sans faiblir, sans jamais abandonner. C’est savoir tout porter, tout surmonter.

« L’amour n’aura pas de fin. » 

Paul, I Corinthiens 13 (Parole vivante)

Quand on lit ce texte, on se demande qui aime vraiment. Paul a mis la barre très haute, mais il a raison. Autant savoir de quoi on parle ; on s’abuse, se gargarise, s’enveloppe si vite de mots extérieurement nobles, beaux, purs, mais en grande partie vidés de leur contenu dans l'usage et la pratique qu’on en fait. Et d'abord, s'aime-t-on soi-même avec ce regard ?

J’ai toujours pensé qu’on ne peut prétendre aimer l’autre moitié du globe, ceux qu’on plaint de ne pas avoir à manger autre chose que de la violence multiforme, tant qu'on est incapable soi-même de vivre l’amour là où l’on est, avec qui l’on est. Je l’ai toujours pensé, oui, mais je commence seulement à le vivre, un peu comme un nouveau-né.

Jésus accomplissait des guérisons instantanées et ressuscitait les morts parce qu’il aimait. Il avait totalement assimilé cette loi de l’Amour, Dieu, qui fait du bien à soi et aux autres.

Dans « Pratique de la Science Chrétienne », un chapitre de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit :

« Si l’Esprit ou le pouvoir de l’Amour divin rend témoignage à la vérité, c’est là l’ultime condition, le moyen scientifique, et la guérison est instantanée. »

Et un peu plus loin :

« Le pouvoir de la Science Chrétienne et de l’Amour divin est omnipotent. Il est en effet à même de faire lâcher prise à la maladie, au péché et à la mort, et de les détruire. »

Comme Jésus, comme Paul, Mary Baker Eddy connaissait et vivait la signification profonde, spirituelle, du mot Amour. Avec l’esprit du Christ, elle a, elle aussi, guéri des centaines de malades et ressuscité plusieurs personnes, en présence de témoins. Elle a même enseigné aux autres à le faire. Comment ?

En apprenant à connaître Dieu, l’Amour, et en Le reflétant consciemment. En aimant simplement, oserais-je dire.

Théo

lundi, 23 juin 2008

Alternative

une soif te démange
mais comment boire
en plein désert ?

transforme les grains de sable
en gouttes d'eau
par ta foi - ta science

ou bien meurs
de peur
de te réveiller à la Vie
 
Théo 

mardi, 17 juin 2008

Question de volonté

Je veux faire ta volonté, mon Dieu !
Et ta loi est au fond de mon cœur.
Psaume 40
 
J'aime beaucoup ce verset car il me « connecte » à Dieu. Il m'éclaire lors de décisions importantes à prendre, à des moments de doute, et dans la conduite quotidienne de mes affaires. Il me met en état de réceptivité aux messages divins.
 
Je me dis que tout croyant devrait le lire ou se le dire chaque jour, comme on absorbe de la nourriture pour se maintenir en forme et en vie.

Cette loi dans le cœur, c'est pour moi la loi de l'amour, la loi de la vie, la loi de la vérité, qui me protège, me guide, me soutient constamment. Elle est ainsi à la fois dans le cœur et l'esprit. Elle est même la colonne vertébrale de mon être.
 
Quant à la volonté de Dieu, c'est la volonté de l'Amour. Elle ne peut être que bonne.
 
J'aime aussi ce verset pour une autre raison : c'est un excellent test pour savoir comment je me situe par rapport à Dieu. Si je remarque que j'ai du mal à ressentir sincèrement ces paroles, à les aimer, à les accepter où à m'y reporter tout simplement, c'est le signe que l'ego humain veut prendre la place de l'Ego divin et faire sa propre volonté.
 
Je risque alors de faire de douloureuses expériences dont je pourrais me passer. J'en ai fait beaucoup !! Mais dès que je suis prêt à faire la volonté de Dieu, à reconnaître Sa loi d'amour dans mon existence, l'expérience douloureuse me révèle le sens de la désormais précieuse leçon.
 
Théo 

lundi, 16 juin 2008

Sorti de sa coquille

Bienveillance
ce mot m'enchante
pourquoi ?
 
pourquoi maintenant ?
 
je suis passé à côté
si longtemps
 
je le trouvais aimable
lisse et trop neutre
 
geste anonyme
de qui vous tient la porte
ou vous fait un sourire gratuit 
 
et puis
le mot s'est ouvert
dans une nuit à couper au couteau
 
Bien Veillance 
 
une lumière veillant
à ce que ma conscience
soit remplie de bien
quoi qu'il m'arrive 
 
Théo

dimanche, 15 juin 2008

Corrélation 5

« Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m'adressa la parole en disant : Viens, je te montrerai la fiancée, l'épouse de l'Agneau. » Apocalypse 21

« L'Amour peut faire de la circonstance même que, dans votre souffrance vous appelez un châtiment et une affliction, un ange que vous avez reçu pour hôte sans le savoir. Alors la pensée murmure doucement : “Venez ! Quittez votre faux état de conscience pour vous élever jusqu'au vrai sens de l'Amour, et contemplez l'épouse de l'Agneau — l'Amour [Dieu] uni à sa propre idée spirituelle  [l'homme].” Alors aura lieu le festin des noces, car cette révélation détruira à jamais les plaies physiques imposées par le sens matériel. » Mary Baker Eddy

Théo

jeudi, 12 juin 2008

Idée fixe ou mouvement ?

C'était il y a cinq ans. Depuis plusieurs semaines, je souffrais d’une douleur à l’épaule. Avec le temps, j’avais de plus en plus de difficultés à m’habiller. Un matin, je me suis dit que cette douleur devenait une idée fixe. Cette pensée a fait mouche. 

C’était en effet une idée fixe !

Or la vie est mouvement. On le constate dans l’univers entier, à commencer par l’univers même ! Tout ce qui stagne finit par dépérir puis disparaître.

Considéré d’un point de vue spirituelle la Vie est également mouvement, mais sans besoin de support matériel, puisque Dieu, le Principe de toute vie, est Esprit.

Empêchant le mouvement, la douleur n’avait donc aucune légitimité. Elle n'avait ni cause pour exister, ni substance pour se développer, ni loi pour être inévitable et définitive.

Sans chercher à savoir de quel genre d’idée fixe je souffrais, (car la Science Chrétienne n’a rien à voir avec une thérapie basée sur la psychologie humaine), j’ai refusé de croire plus longtemps que l’homme, l’image de Dieu, puisse être victime ou prisonnier d’une idée fixe qui s'extériorise au niveau de l'épaule.

Au contraire, il exprimait la liberté de mouvement, l'harmonie de ce Dieu qui est Tout, « car en Lui nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Actes des Apôtres 17:28).

Ayant mentalement pris position en ce sens, je me suis levé. Trois ou quatre jours plus tard, je me suis aperçu que je ne souffrais plus. Cela a été terminé.

Théo

lundi, 09 juin 2008

L'endormi

Pur-sang de toi-même
tu n'es qu'un pour cent de toi-même
qu'attends-tu pour monter en selle de toi-même
et gagner la course et le prix que tu dois à toi-même ?
 
Théo 

dimanche, 08 juin 2008

La plante des yeux

J’avais acheté une plante aux alentours de Noël. Chaque jour une, deux feuilles jaunissaient ; le lendemain ou surlendemain, elles tombaient. J’aimais beaucoup cette plante. Cela me désolait de lui voir aussi peu de goût à la vie. Au bout de quelques semaines, elle n’était plus que la moitié d’elle-même.

Un jour, j’en ai eu assez. J’ai voulu comprendre ce qui se passait. Je me suis posé la question en la regardant : qu’est-ce que je voyais exactement ? La réponse m’est venue en plein visage. Je voyais la projection de l’idée préconçue que j’avais de ma plante : une plante hyper fragile. Le vendeur me l’avait dit : attention, plante fragile ! Ni trop ni pas assez d’eau, ni trop ni pas assez de lumière. Pas d’exposition directe aux rayons du soleil. Pas de mauvaise orientation.

Résultat : je voyais une plante harcelée quotidiennement par mes craintes.

Stop ! J’ai refusé d’accepter plus longtemps qu’elle soit soumise à toutes ces lois matérielles. Je l’ai considérée comme une expression de la beauté et de la diversité de la Vie. Sa forme matérielle n’était que la représentation symbolique d’une idée de l’Esprit.

Cette plante n’obéissait donc qu’à une seule loi :
la loi spirituelle, divine, de l’harmonie.

Deux jours après, les feuilles ne jaunissaient plus. Quelques jours plus tard, une amie en visite a dit spontanément : « Elle est pleine de vie, cette plante. » (La même amie avait remarqué deux ou trois semaines plus tôt son piteux état.) Une autre personne, quelques jours plus tard, a également eu le regard attiré vers la plante. Son diagnostic fut identique : « Qu’est-ce qu’elle est belle, pleine de vie ! »

Mon regard a changé, la plante a suivi. Mes craintes ont été rejetées, la plante a cessé de dépérir. La Vie s’en occupe. J’aime beaucoup cette plante, un polyscias filicifolia.

Théo

jeudi, 08 mai 2008

La loi de l'Esprit

« Les inondations engloutissent foyers et familles, et l’enfant, l’adulte et le vieillard disparaissent dans les flots meurtriers. Les tremblements de terre engouffrent villes, églises, écoles et mortels. Les cyclones tuent et détruisent, désolant la terre verdoyante », écrit Mary Baker Eddy. (« L’Esprit et la loi », Ecrits divers 1883-1896)

Elle adopte là le point de vue humain. Celui que nous connaissons trop bien. Mais lorsqu’elle adopte un point de vue spirituel, elle écrit dans le même article :

« Dans la Genèse spirituelle de la création, toute loi était du domaine du Législateur, lequel était une loi pour Lui-même. En Science divine, Dieu est Un et Tout, et, Se gouvernant Lui-même, Il gouverne l’univers… »

On le sait désormais, les catastrophes naturelles qui se multiplient aujourd’hui ne résultent pas de lois naturelles, mais de l’égoïsme, de la cupidité, de la négligence, de l'indifférence, de la peur, de l'incompréhension, etc.

Pour Jésus, toute inharmonie - maladies, infirmités, éléments déchaînés, mort - était une erreur de croyance liée à la mentalité matérielle. Il résume nos malheurs en un mot : « menteur », comme le souligne Mary Baker Eddy :

« Tout ce qui semble être loi, mais ne participe pas de la nature de Dieu, n’est pas loi, mais c’est ce que Jésus déclara : un “menteur et le père du mensonge”.  Dieu  est  la  loi  de  la  Vie, non de la mort. »

En réalité, il n’existe pas à la fois un point de vue matériel et un point de vue spirituel, mais seulement le point de vue de Dieu, l'Esprit, car, poursuit-elle…

« La conscience du bien n’a aucune connaissance du mal, et le mal n’est pas une qualité qui doive être connue ou éliminée par le bien… »

« Dieu a les yeux trop purs pour voir le mal », lit-on aussi dans la Bible. Comprendre que le bien, Dieu, est omniprésent, c’est le meilleur moyen de lutter contre les catastrophes climatiques. Ce genre de prière exerce en effet une influence invisible, mais efficace, car elle incite les comportements à changer, elle inspire des solutions et les moyens de les mettre en œuvre.

Mais rien n'est aussi radicale que la pensée purement spirituelle : en s’appuyant uniquement sur sa compréhension de Dieu et des lois spirituelles de l’univers, Jésus a calmé une tempête en quelques secondes. (Voir Evangile selon Matthieu 8:23-27)

En présence de témoins, Mary Baker Eddy a dispersé un cyclone qui venait droit sur sa maison. Et en un temps de sécheresse, un fermier qui s’était confié à elle a vu du jour au lendemain son puits se remplir d’eau sans qu’il ait plu une goutte d’eau durant la nuit.

La Science divine, ou Science Chrétienne, explique les lois de la Création, qui sont immuables et bonnes. En les appliquant aux problèmes humains, c'est-à-dire en abordant les problèmes présents ou prédits, d'un point de vue spirituel, il est possible de guérir et, mieux encore, de prévenir.

Entre les scénarios catastrophes que l’on nous promet pour les années à venir et qui déjà nous donnent un aperçu de leur contenu, et les explications démontrables de la science chrétienne, s’étend le même fossé qui sépare la croyance de la compréhension, et la mentalité apathique, fataliste et craintive de la pensée dynamique, novatrice et audacieuse.

Mary Baker Eddy écrit dans la préface de son ouvrage principal, Science et Santé avec la Clef des Ecritures :

« L’heure des penseurs a sonné. »

On pourra lire ou relire aussi : cyclone 

Théo

dimanche, 27 avril 2008

Tous les chemins ne mènent pas à Rome

Après un moment de silence, je reprends ce blog. Merci de votre patience et de votre fidélité, ô lecteurs invisibles, de l'autre côté du miroir. 

Et pour inaugurer la rubrique "Invité", voici le témoignage de Bernadette, qui relate dans quelles circonstances elle a connu la Science Chrétienne.

En 1954, les médias ont souvent parlé des « sans-abri » et du fameux camp de l’abbé Pierre, à Paris. A l’époque j’avais 6 mois, maman était seule avec cinq enfants et cherchait un abri.

Nous avons atterri dans ce camp. Nous avions beaucoup de chance, car au lieu d’être entassés dans les bidonvilles, nous avions pu bénéficier d’une tente de l’armée, privilège accordé aux femmes seules avec des enfants en bas âge.

 

Après ma naissance, les médecins avaient dit à maman qu’elle avait un « cancer à la matrice », de ce fait elle était souvent alitée. C’est donc notre sœur « aînée », alors âgée de quatorze ans, qui s’occupait des quatre plus petits.

 

Au bout de plusieurs mois, une autre de mes sœurs, « sept ans », qui avait des problèmes cardiaques, fut transportée à l’hôpital. D’après ce qu’on m’en a rapporté, la veille de son décès, je faisais mes premiers pas, ce qui la faisait rire aux éclats, chose qui lui était alors totalement interdite par les docteurs. Ma sœur fut opérée sans que maman n’en sache rien, car étant au camp de l’abbé Pierre, il n’y avait pas de moyen de nous prévenir.

 

Lorsque maman alla rendre visite à sa petite, on lui annonça son décès. On imagine ce qui se passa. elle sombra dans un profond chagrin à un point tel qu’elle ne s’occupait plus du tout de ses autres enfants. Voyant maman depuis plusieurs jours dans cet état, un charmant voisin lui proposa de venir écouter la lecture de quelques articles tirés d’un périodique de la Science Chrétienne , car, lui dit-il : « Si cela ne vous fait pas de bien, cela ne vous fera certainement pas de mal ! »

 

Maman se rendit chez lui, mais comme elle me le dit bien des années plus tard : « Je ne comprenais rien à ce qu’il me lisait, car j’étais noyée par le chagrin, puis au bout d’un moment, quelque chose s’est passé, c’était comme un doux sentiment de paix qui m’envahissait, un calme indescriptible. Non, je ne dis pas que je ne pensais plus à ma petite, mais j’ai su que j’allais à présent pouvoir rentrer chez moi et m’occuper de mes enfants. »

 

Je voudrais préciser ici que, bien qu’elle fût souvent alitée, maman avait déjà une grande spiritualité, et la gaieté ainsi que les chants faisaient partie notre quotidien, malgré tout ce que nous avions à surmonter.

 

Huit ans plus tard, alors qu’elle avait passé plusieurs jours au lit sans se lever, maman m’annonça qu’une praticienne de la Science Chrétienne allait venir à la maison. Je lui demandais des précisions sur cette personne, et elle me parla de l’histoire de Jésus et des guérisons qu’il accomplissait. Elle me dit aussi que je pourrais poser des questions à cette dame que j’imaginais comme une sorte de « fée ».

 

Quelques jours auparavant, maman m’avait offert un très joli petit oiseau, « Fifi », un bengali. En vue de le montrer à la praticienne, j’avais entrepris de nettoyer sa cage, dont la porte se fermait automatiquement avec un ressort. Pour que l’oiseau ne sorte pas de la cage, je lâchai la porte, qui se referma sur son aile. Il avait les plumes tout ébouriffées et semblait ne plus pouvoir bouger. Il avait apparemment l'aile cassée.

 

Au bout d’un moment la praticienne sonna en bas de l’immeuble. On habitait à un deuxième étage. J’allais lui ouvrir en descendant les escaliers quatre à quatre. Je lui racontais en bredouillant ce qui venait d’arriver, mais elle me calma très vite par ces mots :  « Ne t’inquiète pas, Dieu t’aime, Il aime ton Fifi, Il prend soin de nous tous. »

 

Je la conduisis jusqu’à la cage et lui montrai l’oiseau immobile. La praticienne me dit de continuer de nettoyer la cage comme si de rien n’était, et c’est ce que je fis. Je repris délicatement l’oiseau dans mes mains et le déposai sur la table de la cuisine avec quelques graines, puis terminai mon ouvrage en prenant soin cette fois d’attacher la porte correctement afin qu’elle reste ouverte.

 

Pendant ce temps la praticienne parlait avec maman dans la pièce à côté. Je me souviens qu’elle l’aida aussi à ranger quelques vêtements déposés sur des chaises. Au moment de partir, elle vint me dire au revoir dans la cuisine et me demanda si je voulais aller le lendemain à l’école du dimanche de la Science Chrétienne. J’étais enchantée d’y aller, surtout lorsqu’elle me dit que j’aurais une monitrice qui me raconterait comment Jésus guérissait les foules et que j’allais apprendre à guérir, moi aussi.

 

En remontant les escaliers j’étais tellement heureuse que j’en avais complètement oublié Fifi. Maman m’appela de la cuisine où elle m’attendait en souriant, tout en me disant, l’index pointé vers la cage : « REGARDE ! ». Debout sur ses deux petites pattes, secouant son magnifique plumage vert, Fifi m’attendait aussi. Tout à coup il prit son envol, fit plusieurs fois le tour de la cuisine et vint se réinstaller sur le bord de sa cage d’où il commença à chanter. Et quand je dis « chanter », ce fut le chant le plus mélodieux qu’il nous fut donné d'entendre, comme pour me dire : « Et alors ! Tu vois comme la vie est belle ! »

 

Ce fut le début d’une grande aventure où je commençais à mettre en pratique ce que j’apprenais à l’école du dimanche, et en lisant la Bible et Science et Santé avec la Clef des Ecritures, le livre de Mary Baker Eddy. Bientôt, maman m’appelait « sa petite praticienne ».

 

Quant à elle, je l’ai vue se transformer moralement, mentalement et physiquement, au fur et à mesure de son étude de la Science Chrétienne , grâce à un changement dans sa façon de penser.

 

Bernadette

 

lundi, 25 février 2008

La bonne question

D'où vient le mal ? Pourquoi la souffrance ? Croyant, agnostique, athée, qui ne s'est pas un jour posé la question ?

Cette question a suscité bien des théories et des hypothèses. Mais elles essayent toujours de réconcilier l'irréconciliable en tentant de trouver une justification à l'origine du mal face à un Dieu à la fois entièrement bon et infini. L'intellect humain est mis à rude épreuve, on le voit bien, et on peut saluer les talents des gymnastes.

J'avoue que seules les explications de la Science Chrétienne m'ont convaincu. Elles renferment une logique qui me parle. Elle est contraire au témoignage des sens, bien entendu, mais ce témoignage n'est pas fiable - des scientifiques tels que Galilée l'ont appris à leurs dépens.

Mary Baker Eddy pose la question ainsi :

« Si Dieu fit tout ce qui fut fait, et que cela était bien, quelle fut l'origine du mal ? »

Et elle répond :

« Le mal n'a jamais eu d'origine ou d'existence en tant qu'entité. Il n'est qu'une fausse croyance, savoir la croyance que Dieu n'est pas Tout-en-tout, comme l'impliquent les Ecritures, mais qu'il existe une intelligence, ou entendement, opposée appelée le mal. Cette erreur de croyance est de l'idolâtrie, c'est avoir "d'autres dieux devant ma face." Dans Jean 1:3 nous lisons : "Toutes choses ont été faites par elle [la Parole], et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle." Admettre la réalité du mal perpétue la croyance au mal ou la foi dans le mal. [...] La proposition capitale  évidente en soi de la Science Chrétienne est : le bien étant réel, le mal, l'opposé du bien, est irréel. Il n'est besoin que d'expérimenter scientifiquement ce truisme pour le trouver vrai et capable de détruire l'apparence du mal à un point dépassant le pouvoir de toute doctrine admise auparavant. » (Ecrits divers)

Il ne suffit pas, en effet, de dire que le mal et la souffrance sont une illusion, il faut avoir la possibilité de le démontrer. C'est ce que j'apprends jour après jour en étudiant la Bible et Science et Santé avec la Clef des Ecritures, le livre dans lequel Mary baker Eddy explique ce qu'est la Science Chrétienne.

Après tout, bien avant l'apparition du christianisme, la philosophie bouddhiste attribuait déjà les souffrances du monde à une vision incorrecte de la réalité, ce qui est en accord avec la Science Chrétienne, qui déclare que la souffrance est une illusion, une « terrible illusion », dont une vision correcte de la Vie, c'est-à-dire une vision spirituelle, nous délivre.

Finalement, la vraie question n'est peut-être pas :  « pourquoi le mal existe ? » mais : « pourquoi il n'existe pas ? » J'avais illustré cette approche dans un billet antérieur, un texte de fiction intitulé Le soleil de minuit.

Théo

jeudi, 21 février 2008

Le miroir 2

L’image du miroir peut également servir à expliquer en quoi consiste un traitement par la Science Chrétienne.

Imaginons une tache au visage dont on aimerait se débarrasser. Considérant (voir note précédente) que l’homme est le reflet de Dieu, ce reflet demeure, en toute logique, identique à l’originale.

Dans ce cas, où se trouve la tache qui paraît être sur le visage ?

Elle est sur le miroir, à hauteur du visage. Il ne servirait donc à rien de vouloir enlever une tache là où elle n’a jamais été. Pour ne plus voir la tache, il faut se regarder dans un miroir impeccable.

Le miroir taché, c’est le sens matériel qui nous donne une vision matérielle – et donc sujette à tous les maux – du monde, de soi, des autres.

Le miroir impeccable, c’est le sens spirituel qui émane de l’Esprit ; c’est la Science divine qui explique les lois de l’univers de Dieu ; c’est le Christ qui parle à la conscience humaine pour y détruire l’erreur incarnée et révéler la véritable identité de l’homme : spirituelle, harmonieuse, à l’image de Dieu.

On ne cherche donc jamais à modifier, réparer, guérir un corps physique en Science Chrétienne, mais à nettoyer le miroir, ou mieux encore, on change de miroir pour y voir l’homme, le reflet sans tache, en parfaite santé, tel que Dieu le connaît.

La vision spirituelle de l'homme s’approfondit dans la prière. Elle nous vient de Dieu, puisque l’homme ne fait que refléter la connaissance que Dieu a de Lui-même.

« Ce reflet semble transcendant au sens mortel, parce que la substantialité de l’homme spirituel dépasse la vue mortelle et n’est révélé que par la Science divine » déclare Mary Baker Eddy.

Lorsque la tache perd toute substantialité, ou réalité, dans la conscience humaine, elle disparaît du corps, qui n'est que le substrat de la pensée.

En priant à partir de cette notion de miroir et de reflet, j'ai guéri une personne qui avait une tumeur au visage depuis des semaines. Ma prière m'a apporté tout à coup la certitude que son visage était intact. Ce que la personne m'a confirmé quelques jours plus tard.

Quelques versets bibliques en lien avec le sujet : 

« Mon cœur dit de ta part : Cherchez ma face ! Je cherche ta face, ô Eternel. » Psaume 27

« Pour moi, dans mon innocence, je verrai ta face. » Psaume 17

« Si quelqu'un écoute la parole... il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel... Celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. » Epître de Jacques

Théo

mercredi, 20 février 2008

Le miroir 1

L’image du miroir est souvent utilisée en Science Chrétienne pour élucider le rapport entre Dieu et l’homme créé à Son image et à Sa ressemblance.

Mary Baker Eddy l’explique ainsi :

« Votre reflet dans le miroir est votre propre image ou ressemblance. Si vous soulevez un poids, votre image en fait autant. Si vous parlez, les lèvres de cette ressemblance font le même mouvement que les vôtres. Comparez maintenant l’homme devant le miroir à son Principe divin, Dieu. Appelez le miroir la Science divine, et appelez l’homme le reflet. Puis remarquez comme le reflet, selon la Science Chrétienne, ressemble à son original. De même que votre reflet paraît dans le miroir, de même, étant spirituel, vous êtes le reflet de Dieu. La substance, la Vie, l’intelligence, la Vérité et l’Amour qui constituent la Divinité sont réfléchis par Sa création ; et lorsque nous subordonnerons le faux témoignage des sens corporels aux faits de la Science, nous verrons partout cette vraie ressemblance et ce vrai reflet. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 515)

Cette notion de reflet est très importante, car c’est en se voyant comme le reflet de Dieu que l’on peut surmonter la crainte de la maladie, à titre préventif ou pour guérir par la prière un problème physique particulier.

Théo

lundi, 18 février 2008

Corrélation 4

« Mon corps est un chiffon de sable, ô couturier de l'univers, couds-moi ! »  Mahmoud Darwich

« Que tes pensées me sont précieuses, ô Dieu, et combien leur nombre est immense ! Elles sont plus nombreuses que les grains de sable. » Psaume 139

« On comprendra et l'on verra finalement la pensée dans toute forme, toute substance et toute couleur, mais sans accessoires matériels. [...]

« Toute forme, toute couleur, toute qualité et toute quantité émanent des éléments infinis de l'unique Entendement et sont mentales, originairement et secondairement. Leur nature spirituelle ne se discerne que par les sens spirituels. »
Mary Baker Eddy

samedi, 16 février 2008

Aimez-vous le basket ?

L’une de mes filles était au lycée, en terminale, quand elle est rentrée un midi avec une main en piteux état. Elle avait joué au basket avec sa classe et avait reçu le ballon sur les doigts. Trois d’entre eux s’étaient retournés. Elle ne pouvait plus les bouger, ils avaient gonflé et pris un aspect… peu sympathique.

Je lui ai demandé si elle voulait aller passer une radio, comme on le lui avait vivement conseillé à l’infirmerie de son école. Je voulais qu’elle décide elle-même sans être influencée, tout en sachant que je la soutiendrais quel que soit son choix. Elle a préféré s’appuyer uniquement sur la Science Chrétienne, et elle a appelé une praticienne pour lui demander de prier pour elle.

(Les praticiens de la Science Chrétienne sont des personnes qui se consacrent à plein temps à la pratique de la guérison par la prière – et c’est ce que je fais également depuis quelques mois.)

Chaque fois qu’on enlevait le pansement protecteur pour le changer, elle était impressionnée par l’état des doigts, qui n’évoluait guère.

Un passage de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, l’a beaucoup aidée à comprendre que cela n’avait pas de réalité, malgré les apparences :

« Ne craignez pas que la matière puisse souffrir, enfler, et s’enflammer en vertu d’une loi quelconque, puisqu’il est évident en soi que la matière ne peut ressentir ni douleur ni inflammation. »

En effet, les sens physiques, par lesquels nous croyons voir et ressentir matériellement, sont basés sur la croyance que l’homme est une conscience dans la matière, contrairement à ce que révèle la Bible. Dieu, l’Esprit, dit : « Faisons à l’homme à notre image et à notre ressemblance. » L’homme est donc entièrement spirituel, il ne peut être à la fois matière et esprit, sinon il n’est pas à l’image de Dieu. Comment de l’Esprit, de l’Intelligence divine, pourrait-il naître autre chose que des idées spirituelles ?

Selon la logique de ce point de vue spirituel, la matière n'a aucune sensation car aucune réalité. C'est ce que nous nous appliquions à démontrer par nos prières basées sur cette compréhension et sur notre foi en Dieu.

Un autre passage de Science et Santé l’a encouragée à garder confiance :

« Dans la Science, il ne peut y avoir, en réalité, ni fracture ni dislocation. » 

Au matin du troisième jour, il n’y avait encore aucune amélioration. La praticienne priait toujours pour elle, ce que je faisais également. Ma fille est allée prendre sa douche. Et tout à coup, elle a pu plier les doigts normalement sans ressentir la moindre douleur.

« Cela s’est passé d’une seconde à l’autre, tout naturellement », m’a-t-elle dit plus tard. Elle était complètement guérie. Le pansement ôté, il n’y avait plus aucune trace.

En repensant à cette guérison, je me suis dit que si elle était allée passer une radio, elle aurait ensuite été prise en charge par des médecins ou des chirurgiens. La guérison aurait eu lieu, bien entendu, mais probablement que, prise dans un réseau de craintes et de savoir médical, elle aurait été plus longue. Tout aurait concouru pour faire de cet état une « réalité » programmée pour passer par tel et tel stade.

D’autre part, ma fille n’aurait pas appris qu’en faisant confiance à Dieu à 100 % et en s’efforçant de Le comprendre, il ne peut lui arriver que du bien. C'est là le message central de la Bible, d'où découle tout le reste.

Si légitime qu’elle soit, la guérison physique par la Science Chrétienne est toujours le « bonus ». L’essentiel est la connaissance spirituelle qu’on acquiert sur soi, sur la vie, sur Dieu. Une guérison physique peut s’oublier avec le temps, mais l’idée que « Dieu est un secours toujours présent en toutes circonstances » se renforce et devient de plus en plus tangible.

Théo

lundi, 04 février 2008

Interprétation

Il existe de nombreuses traductions de la Bible. Toute traduction comporte une grande part d’interprétation – historique, littérale, littéraire, morale, spirituelle. Le texte reflète le point de vue, les a priori et l’inspiration du traducteur.

La lecture la plus intéressante est spirituelle. Elle rassure, stimule, enrichit, élève la pensée du lecteur. Un même verset prendra souvent un sens différent selon le lecteur et son besoin particulier au moment où il lit le texte. Quelle que soit la qualité d’inspiration de la traduction, il est toujours possible d’interpréter spirituellement un verset biblique au moment de sa lecture.

« Avec celui qui est bon, tu te montres bon, avec l’homme droit tu agis selon la droiture, avec celui qui est pur tu te montres pur. » Psaume 18

Une interprétation littérale montre un Dieu qui juge l’homme selon ses actes. On imagine l’homme « bon » récompensé par Dieu, et l’homme « mauvais » puni par ce même Dieu. Une telle lecture implique :

1) un jugement dernier : Dieu rétribue les bons et les méchants selon leurs actes ;
2) un Dieu à l’image des hommes : Il connaît à la fois le bien et le mal ;
3) la dualité : un homme capable de faire le bien et/ou le mal.

Une interprétation spirituelle offre un sens très différent, moins convenu, qui ouvre des horizons :

« La bonté de Dieu s’exprime par l’homme bon, Sa droiture par l’homme droit, Sa pureté par l’homme pur. »

Cette lecture me révèle :

1) la nature de Dieu : Il est bon, droit et pur ;
2) la nature de l’homme : il est l’expression même de Dieu - bonne, droite et pure ;
3) l’unicité de la Vie : seul le bien est réel du point de vue divin.

Ces différentes interprétations montrent à quel point la Bible demeure vivante, subjective, enrichissante. Et le dernier mot restera toujours au lecteur.

Théo 

jeudi, 31 janvier 2008

Corrélation 3

Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né  sous la loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la loi, et de nous faire obtenir l'adoption filiale. Et puisque vous êtes fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l'Esprit de son Fils. (Epître aux Galates)

« Jésus aida à réconcilier l'homme avec Dieu en donnant à l'homme un sens plus vrai de l'Amour, le Principe divin des enseignements de Jésus, et ce sens plus vrai de l'Amour rachète l'homme de la loi de la matière, du péché et de la mort par la loi de l'Esprit, la loi de l'Amour divin. » (Mary Baker Eddy) 

mercredi, 23 janvier 2008

Un parmi tant d'autres

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » — Jésus.

Le dernier chapitre de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, s’intitule « Les fruits de la Science Chrétienne ». Il regroupe des témoignages spontanés écrits par des gens de tous horizons « qui ont été régénérés et guéris par la lecture ou par l’étude de ce livre ». En voici un exemple :

« Il y a un an que j’ai commencé à lire Science et Santé, et je vais essayer maintenant d’esquisser ce que la connaissance de ses enseignements à fait pour moi.

« Mon état de santé était alors très mauvais ; mes yeux, qui m’avaient causé tant de difficultés depuis mon enfance, me faisaient beaucoup souffrir. Ils avaient été soignés par les meilleurs spécialistes de mon pays natal et, après mon arrivée aux Etats-Unis, j’avais été soigné par plusieurs médecins et je portais des lunettes depuis quatre ans. Je souffrais aussi de bronchite chronique pour laquelle j’avais pris beaucoup de médicaments sans obtenir de soulagement. De plus je fumais avec excès, faisant usage de tabac sous une forme quelconque presque constamment. J’avais la maladie de cœur des fumeurs et je consommais continuellement des boissons alcooliques.

« Celui qui m’apporta ce qui a pour moi maintenant tant de prix était un représentant en librairie. Je lui dis que je serais forcé d’abandonner mon métier à cause de mes yeux. Il me dit alors avoir été guéri d’un cancer par le traitement de la Science Chrétienne. Il me montra un exemplaire de Science et Santé qui paraissait avoir beaucoup servi, et après avoir reçu l’assurance que je serais guéri de toutes mes maladies si je faisais ma part de travail, je fis venir un exemplaire du livre.

« Ma guérison fut très rapide, car après avoir lu le livre seulement pendant trois semaines, je fus complètement guéri de l’habitude de fumer. Je dois dire à propos de cette guérison qu’elle ne nécessita même pas une résolution de ma part. Je fumais un cigare tout en lisant Science et Santé lorsque le désir de continuer de fumer me quitta, et depuis lors, il n’est jamais revenu. Ensuite ce furent mes yeux qui bénéficièrent de la nouvelle compréhension que j’avais acquise ; peu après ils furent si bien guéris que je pus vaquer facilement à mes occupations et que je n’ai plus eu besoin de lunettes. Aujourd’hui mon cœur est normal, la bronchite chronique a totalement disparu et je ne suis plus esclave de l’alcool.

« La Science Chrétienne a prouvé qu’elle était un secours toujours présent, non seulement pour surmonter les maux physiques, mais aussi dans les affaires et la vie quotidienne. Elle m’a aussi fait triompher de la crainte. La Bible, que je regardais avec méfiance, est devenue mon guide, et le christianisme est devenu une douce réalité, parce que le livre d’étude de la Science Chrétienne a été en effet une “Clef des Ecritures” qui a animé les pages de l’Evangile d’un doux sens d’harmonie. »

« A. F., Iowa (U.S.A.) »

Théo

vendredi, 18 janvier 2008

Prière et environnement

Témoignage paru dans « La Science Chrétienne – un siècle de guérisons » (The Christian Science Publishing Society) :

« J’ai travaillé comme chimiste pendant de nombreuses années. A l’époque où eut lieu l’expérience dont je vais parler, j’étais à la tête d’un service s’occupant du traitement des déchets radioactifs et des installations d’irradiation par rayonnement gamma à niveau élevé dans une installation d’énergie atomique.

« Lorsque je pris ce poste, il me fallut passer un examen médical. Plus tard, à ma grande surprise, on me convoqua pour me demander si j’avais été exposée à l’action de matières radioactives, ou si j’avais subi quelque accident récent : en effet, les médecins avaient trouvé que la teneur de mon sang en hémoglobine était dangereusement au-dessous de la normale ; ils estimaient que c’était miracle que je fusse encore en vie. Ils me posèrent beaucoup de questions sur ma santé, mais aucune d’elles ne s’appliquait à moi puisque je me sentais en parfait état. Ils me recommandèrent vivement de voir un spécialiste et de prendre des mesures immédiates pur remédier à ma défaillance sanguine.

J’avais été élevée en Science Chrétienne et j’étais habituée à me tourner vers Dieu pour être guérie.

« Déjà une fois dans mon travail de chimiste, il m’avait fallu prouver l’omnipotence de Dieu : à la suite d’un accident de laboratoire, j’avais été grièvement brûlée aux mains et à la poitrine ; on avait craint que je ne perde la vie sous l’effet du choc ou encore que je ne reste défigurée à jamais. Alors, je m’étais appuyée uniquement sur la Science Chrétienne.

« J’avais prié avec persévérance, m’attachant au fait spirituel que Dieu n’envoie jamais l’affliction et que, par conséquent, les hommes ne peuvent être affligés. Ainsi, dès le lendemain de l’accident, j’étais en état de reprendre le travail sans douleur. Les brûlures guérirent très rapidement ; en très peu de jours une nouvelle peau se forma sur la zone brûlée, sans aucune des complications redoutées et sans laisser de cicatrices. Cette guérison avait été due uniquement au traitement par la prière d’un praticien de la Science Chrétienne.

« Ce fut donc vers Dieu que je me tournai encore pour obtenir la guérison de cette maladie de sang ; je réalisai que rien d’indispensable ne pouvait me faire défaut Dieu est la source de tout bien.

« Je compris qu’effectivement Dieu est la vraie vie de l’homme, et que l’homme n’est pas tributaire de conditions matérielles. Ainsi, jamais ne sont apparus les symptômes pronostiqués lors de mon examen, et je n’eus jamais peur de les voir éventuellement se manifester. Je commençai à ressentir la paix qui accompagne la compréhension que Dieu est Amour divin, le Principe de toute existence, que l’homme réel est effectivement spirituel et qu’il est maintenu éternellement sous la tendre protection de Dieu.

« En moins d’un an, la numération globulaire redevint normale et le resta. Au lieu d’avoir recours à l’un des moyens matériels qu’on m’avait recommandés, je m’étais reposée uniquement sur la Science Chrétienne pour résoudre ce problème. Il n’y eut jamais de rechute.

« H. Gladys Swope, Wisconsin (USA) »

Théo 

vendredi, 11 janvier 2008

Simone de Beauvoir et Mary Baker Eddy

On fête ces jours-ci le centenaire de la naissance de l’auteur du Deuxième sexe. Qui saurait mieux défendre la Cause du peuple féminin que les femmes, devant l’égoïsme et l’injustice flagrante des hommes qui ont fait les lois ?

Nous pourrions tous citer des femmes célèbres ou anonymes, dont le talent, les qualités, l’humanité en remontrent à un paquet d’hommes. Mais vouloir en apporter la preuve est une façon d’appuyer lourdement sur l’évidence, comme si les témoignages étaient fragiles. Je m’en abstiendrai donc.

Cependant, il me paraît intéressant de noter que Mary Baker Eddy, la découvreuse et fondatrice de la Science Chrétienne, a été la première femme Leader d’un mouvement religieux à vocation internationale. Une prouesse extraordinaire en plein 19e siècle, au cœur d’une société américaine, puritaine, extrêmement soucieuse de préserver les droits, les avantages et les prérogatives des hommes au détriment des femmes !

Bien avant Simone de Beauvoir, elle écrit dans son ouvrage fondamental, Science et Santé avec la Clef des Ecritures :

« Le code civil établit des distinctions très injustes entre les droits des deux sexes. La Science Chrétienne ne fournit aucun précédent à une telle injustice…

« Nos lois ne sont pas impartiales, pour n’en dire pas plus, dans les distinctions qu’elles font entre les deux sexes, en ce qui concerne la personne, la propriété et les droits des parents… Espérons que le droit de vote sera accordé aux femmes…

« Si un mari dissolu abandonne sa femme, certainement celle-ci, traitée injustement et peut-être réduite à la misère, devrait être autorisée à toucher son propre salaire, à négocier des affaires, à posséder des biens immobiliers, à placer des fonds et à avoir la garde de ses enfants sans craindre aucune intervention. »

Rebelle à son époque « macho », Mary Baker Eddy va même jusqu’à nommer Dieu au féminin d’un bout à l’autre de l’une des éditions revues et corrigées de son livre. Non sans raison, ainsi qu’elle l’explique : « En Science divine, nous ne sommes pas autant autorisés à considérer Dieu comme masculin que comme féminin, car l’Amour donne l’idée la plus claire de la Divinité. »

Elle est revenue par la suite sur ce choix, préférant souligner la nature Père-Mère de Dieu, pour ne pas voir son œuvre réduite à ce seul engagement en faveur des droits des femmes.

Science et Santé s’adresse en effet aux hommes et aux femmes de tous âges, de toutes époques et de tous milieux. C’est un ouvrage métaphysique qui fournit une explication à la fois théorique et pratique de la Vie, de Dieu et de l’homme.

De nombreux livres prétendent nous expliquer aujourd’hui pourquoi les femmes de la planète Vénus et les hommes de Mars ne pourront jamais se comprendre. Mais cette division humaine entre mâle et femelle est une représentation matérielle, tronquée, de la réalité. On peut bien sûr entretenir ce point de vue et prolonger la guerre des sexes en comptant sur les solidarités masculine et féminine pour renforcer nos bataillons respectifs.

Mais soyons alors humainement réalistes jusqu’au bout : on trouve autant d’incompréhension et de mésentente entre hommes et femmes qu’entre hommes ou qu’entre femmes. L’incompréhension n’est pas typiquement affaire de différence de sexes. Les tribunaux et les cimetières en savent quelque chose.

Pour revenir au point de vue métaphysique, si Dieu, en tant que Principe créateur, représente à la fois le Père et la Mère de l’univers y compris l’homme – l’homme qui est Son image et Sa ressemblance –, celui-ci ne peut que refléter les qualités masculines et féminines de Dieu. Non seulement l’homme est inséparable de Dieu, mais l’homme et la femme ne sont qu’une seule et même conscience individuelle dans cette Unicité.

Une conscience individuelle reflétée à l’infini.

Sur cette base de raisonnement, il devient possible de résoudre tous les conflits et toutes les incompréhensions entre hommes et femmes.

D’un point de vue humain, Simone de Beauvoir a milité, avec force conviction, persuasion et grand talent de plume, en faveur de l’égalité des femmes et des hommes, sans faire la guerre aux hommes pour autant. Mais Mary Baker Eddy, elle, s’est élevée à une hauteur spirituelle pour donner à chacun et chacune les moyens de démontrer dans sa propre existence que nous faisons tous Cause commune :

« Un seul Dieu infini, le bien, unifie les hommes et les nations, constitue la fraternité des hommes, met fin aux guerres, accomplit ces paroles de l’Ecriture : “tu aimeras ton prochain comme toi-même”, annihile l’idolâtrie païenne et chrétienne – tout ce qui est injuste dans les codes sociaux, civils, criminels, politiques et religieux – établit l’égalité des sexes, annule la malédiction qui pèse sur l’homme, et ne laisse rien subsister qui puisse pécher, souffrir, être puni ou détruit. »

Théo 

mardi, 08 janvier 2008

Prions, anagramme de prison

Je pense souvent à Ingrid Betancourt et à tous ceux qui sont arbitrairement retenus comme otages pour la monnaie d’échange qu’ils représentent.

Les médias peuvent jouer un rôle dans leur libération dans la mesure où ils n’exploitent pas la carte du sensationnalisme, et les intermédiaires sont utiles s’ils ne cherchent pas à tirer la couverture à eux.

Je suis cependant convaincu que la prière est le plus efficace des moyens. Je veux dire que toutes ces tentatives humaines auront beaucoup plus de chances d’aboutir (et plus rapidement) si elles sont soutenues par nos prières anonymes.

Mais quel genre de prière ?

Celle qui aide à comprendre que l’homme n’est ni otage ni preneur d’otage.

La Bible relate plusieurs cas de libération grâce à la prière. Un seul exemple, pris dans les Actes des Apôtres : L’apôtre Paul ainsi que Silas, un chrétien de Jérusalem qui l’accompagne dans son voyage en Macédoine, sont arrêtés, battus et jetés en prison.

« Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure et leur serra les pieds dans des entraves. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus. » (Actes 16)

Paul et Silas  n’imploraient pas Dieu de les délivrer, ils « priaient et chantaient les louanges de Dieu ». C’est-à-dire que, dans leurs prières, ils reconnaissaient Sa toute-puissance et Sa toute présence, et bien qu’en prison, ils gardaient une confiance absolue en Lui.

Si la liberté n’est qu’un droit humain, elle reste fragile – le passé ne cesse de nous l’enseigner et le présent de nous le rappeler. Mais si la liberté découle d’une autorité supérieure à celle des philosophes, des moralistes et du Législateur, si elle est un droit divin, on peut la préserver ou la recouvrer. Elle est le bien de chacun et personne ne peut en priver quiconque.

Ce passage de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, m’inspire beaucoup quand je prie pour la liberté des otages :

« L’homme est tributaire de Dieu, Esprit, et de rien d’autre. L’être de Dieu est infinité, liberté, harmonie et félicité sans bornes. “Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.” »

Théo

samedi, 05 janvier 2008

Souhait

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Bonne année à tous ! 
Théo 

samedi, 22 décembre 2007

Le cadeau de Noël

Si vous saviez combien de fois « le petit Jésus [m’]a puni ! » Vous aussi ? Vous vous souvenez ? Vous dérobiez un bonbon, un gâteau, vous l’enfourniez dans la bouche et, tout à la saveur de ce paradis sucré, vous vous mordiez la langue.

- Aïe !
- C’est le petit Jésus qui t’a puni !

Tant de fois puni par ce saint-gamin, né, semblait-il, pour le plaisir de torturer les enfants trop gourmands, trop insolents, trop pressés... Quel destin ! Je comprends que Noël soit devenu aujourd’hui la religion du père Noël, véritable bienfaiteur au royaume de l’enfance. Tant qu’à choisir !

Aujourd'hui, j'ai fait la paix avec ce « petit Jésus » innocent des actions punitives dont on le chargeait par procuration. En laissant grandir cet enfant en moi, j’ai même appris à connaître sa véritable identité :

Christ

Loin de me punir, le Christ m’inspire, me réconforte, me guide et me guérit quand besoin est. Je sais que je peux et pourrai toujours compter sur lui.

Pour peu que je l’écoute, il murmure en ma conscience : « Tu es fils de Dieu. Identifie-toi à ce que je représente, et entre sans attendre dans ton héritage. »

C’est le « petit-Jésus » que je vous souhaite.

dimanche, 16 décembre 2007

Corrélation 2

J'ai vu Dieu face à face, et ma vie a été préservée. (Genèse)

« La substance, la Vie, l'intelligence, la Vérité et l'Amour qui constituent la Divinité sont réfléchis par Sa création ; et lorsque nous subordonnerons le faux témoignage des sens corporels aux faits de la Science [divine], nous verrons partout cette vraie ressemblance et ce vrai reflet.

« Dieu façonne toutes choses selon Sa propre ressemblance. La Vie se réfléchit dans l'existence, la Vérité dans la véracité, Dieu dans la bonté, qui communiquent leur propre paix et leur propre permanence. » (Mary Baker Eddy)

mardi, 11 décembre 2007

Incontournable Jérémie

Jacques Lusseyran (1924-1971) est devenu totalement et définitivement aveugle à l’âge de 8 ans. Professeur de littérature et de philosophie dans des universités françaises et américaines, il est également auteur de plusieurs essais ou ouvrages autobiographiques. Dans « Le monde commence aujourd’hui » (éd. La Table ronde, 1959), il évoque sa rencontre avec Jérémie, en 1944, à Buchenwald.

VIII

Nous gagnerions tous beaucoup à mettre la mémoire en quarantaine.

La petite mémoire du moins, la mesquine, l’encombrante, celle qui nous fait croire à cette irréalité, à ce mythe : le Passé.

C’est elle qui ramène soudain, et sans ombre de raison, un personnage, un lambeau d’événement et qui l’installe chez nous. L’image se jette sur l’écran de la conscience, elle gonfle, il n’y en a bientôt plus que pour elle. Voilà la circulation de l’esprit arrêtée. Le présent se disperse. Les instants qui se suivent n’ont plus même la force de nous porter. Ils n’ont plus même de goût. Bref, cette mémoire sécrète la mélancolie, le regret, la complication intime sous toutes ses formes.

Et il y a l’autre mémoire, heureusement. C’est à elle qu’appartient pour moi Jérémie.

Cet homme me poursuit, je l’avoue. Mais ne me hante pas à la façon d’un souvenir. Simplement il est entré dans ma chair, il me nourrit, il travaille à me faire vivre. Je passe très peu de temps à penser à lui : c’est lui qui pense à moi, dirait-on.

Pour vous parler de lui, j’ai dû faire allusion à Buchenwald. Mais que cela ne vous trompe pas : Jérémie n’a jamais « été à Buchenwald ». Je l’y ai rencontré en chair et en os. Il y portait un numéro matricule. D’autres que moi l’y ont connu. Mais il n’y était pas de cette façon particulière, exclusive ou bien encore individuelle que nous entendons par la phrase : « Avoir été à Buchenwald. »

Cette aventure du camp n’était pour lui qu’une aventure : elle ne l’a pas concerné de façon fondamentale.

Il est des hommes dont je ne me souviens qu’en laissant fonctionner en moi la « petite mémoire » : et ceux-là, si je les ai rencontrés là-bas, ils y sont restés. Jérémie, quand il me parle, ne le fait pas du fond de mon passé, mais du fond de mon présent, là, juste au centre. Je ne peux pas le contourner.

Ils sont tous ainsi les hommes qui nous ont appris quelque chose. Car ce quelque chose, cette connaissance, ce surcroît de présence à la vie, ils nous l’ont donné seulement parce qu’ils savaient clairement qu’ils n’en étaient pas les propriétaires. Imaginons Jérémie heureux, comme il arrive à certains hommes de l’être : pour des raisons personnelles, à la suite d’une histoire différente de celle des autres, précieuse et subtile.

Croyez-vous qu’il serait encore là dans ma vie ? Il aurait rejoint les personnages pittoresques, les figures de passage. Mais Jérémie n’était pas heureux : il était joyeux. Le bien dont il jouissait n’était pas à lui. Ou plutôt si, mais par participation. Il était aussi bien à nous.

C’est tout le mystère et toute la puissance des êtres qui servent autre chose que leur personnage provisoire : on ne peut pas les éviter.

FIN

Jacques Lusseyran, Le Monde commence aujourd’hui (éd. La Table Ronde, 1959)

lundi, 10 décembre 2007

Parti en laissant des traces

Jacques Lusseyran (1924-1971) est devenu totalement et définitivement aveugle à l’âge de 8 ans. Professeur de littérature et de philosophie dans des universités françaises et américaines, il est également auteur de plusieurs essais ou ouvrages autobiographiques. Dans « Le monde commence aujourd’hui » (éd. La Table ronde, 1959), il évoque sa rencontre avec Jérémie, en 1944, à Buchenwald.

VII

Et maintenant, comment a-t-il disparu ? Je le sais à peine. Sans bruit, en tout cas, comme il était venu.

Un jour quelqu’un m’a dit qu’il était mort. Ce devait être quelques semaines après notre arrivée au camp.

Là-bas, les hommes s’en allaient ainsi. On ne savait presque jamais comment. Ils partaient trop nombreux à la fois : personne n’avait ni le temps ni le goût de regarder les détails, le « comment » de la mort. Ceux qui s’en allaient, on les laissait se fondre dans la masse. Il y avait un fond solide de mort auquel nous participions tous plus ou moins, nous les vivants. La mort des autres, c’était tellement notre affaire que nous n’avions pas la force de lui faire face.

Je n’ai pas su le « comment » du départ de Jérémie. Je me suis souvenu seulement qu’il était venu me voir, quelques jours plus tôt, et m’avait annoncé que c’était la dernière fois. Pas du tout comme on annonce un malheur, pas d’une façon solennelle. Simplement, c’était la dernière fois, et puisque c’était ainsi, il était venu me le dire.

Je ne crois pas que j’en aie eu de la peine. Ce ne devait pas être pénible. Cela ne l’était sûrement pas, puisque c’était réel et su.

Il avait servi. Il avait le droit de sortir de ce monde qu’il avait entièrement traversé.

Je compte bien que des gens me disent : « Où voyez-vous du surnaturel chez votre forgeron ? Il vous a donné un exemple de sérénité, à un moment où la sérénité était très difficile. C’est bien, mais c’est tout. Cette paix de Jérémie, c’est le résultat du courage et d’un solide équilibre des nerfs, des humeurs, des échanges organiques peut-être. »

Eh bien, non ! Nous ne serons pas quitte de Jérémie à ce prix-là.

Ce que je nomme surnaturel chez lui, c’était la coupure qu’il avait entièrement réalisée avec les habitudes. Celles du jugement qui nous font appeler malheur ou mal toute adversité, celles de l’avidité, qui nous font haïr, réclamer vengeance, ou simplement protester – forme mineure mais incontestable de la haine – celles du vertige égocentrique, qui nous font croire que nous sommes innocents chaque fois que nous souffrons. Il avait échappé au lacis des réflexes obligatoires, et ce mouvement-là, jamais la bonne santé, ni même une santé parfaite si cela existe, ne pourra l’expliquer.

Il avait touché au fond de lui et libéré le surnaturel ou, si le mot vous gêne, l’essentiel, ce qui ne dépend d’aucune circonstance, ce qui peut exister en tout temps et en tout lieu, dans la douleur comme dans le plaisir. Il avait rencontré la source de vie. Et, bien sûr, aussitôt il avait été inondé de transparence, de propreté. Si j’ai employé le mot « surnaturel », c’est que l’acte de Jérémie me semble être l’acte religieux même : la découverte que Dieu est là, en chacun des hommes à égalité, à chaque seconde tout entier, et qu’un retour peut être fait vers Lui.

Cela c’était la Bonne Nouvelle que Jérémie, à son tour, faisait entendre à sa manière qui était très humble.

(à suivre)

Jacques Lusseyran, Le Monde commence aujourd’hui (éd. La Table Ronde, 1959)

dimanche, 09 décembre 2007

La joie surnaturelle d'un homme banal

Jacques Lusseyran (1924-1971) est devenu totalement et définitivement aveugle à l’âge de 8 ans. Professeur de littérature et de philosophie dans des universités françaises et américaines, il est également auteur de plusieurs essais ou ouvrages autobiographiques. Dans « Le monde commence aujourd’hui » (éd. La Table ronde, 1959), il évoque sa rencontre avec Jérémie, en 1944, à Buchenwald.
 
VI

Jérémie donnait l’exemple : il trouvait de la joie en plein bloc 57. Il en trouvait dans ces moments de la journée où nous ne trouvions que de la peur. Et il en trouvait en si grande abondance que nous la sentions, lui présent, monter en nous. Sensation inexplicable, incroyable même, là où nous étions : la joie allait nous emplir.

Imaginez ce cadeau que Jérémie faisait ! On ne comprenait pas, mais on disait merci, et encore merci.

Quelle joie ? Voici des explications, mais elles sont pauvres : la joie d’être en vie, d’être encore en vie à cet instant, l’instant d’après, chaque fois que nous y pensions. La joie d’éprouver la vie des autres, de quelques autres du moins, contre nous, dans l’ombre de la nuit. Que sais-je ? La joie. Cela ne vous suffit pas ?

Cela faisait bien mieux que nous suffire : c’était le pardon, là, tout soudain, à quelques pas de l’enfer. C’était de nouveau la possibilité de tout, la grande fortune. J’ai connu cet état par l’intermédiaire de Jérémie. D’autres l’ont connu comme moi, je le sais.

La joie de découvrir que la joie existe, qu’elle est en nous, exactement comme la vie, sans conditions et, donc, qu’aucune condition, même la pire, ne saurait la tuer.

Tout cela direz-vous, venait de Jérémie parce qu’il était lucide. Je n’ai pas dit qu’il était lucide : cette qualité appartient à l’intelligence et, dans le monde de l’intelligence, Jérémie n’était pas chez lui. J’ai dit qu’il voyait. J’ai parlé de lui comme d’une prière vivante.

Les subtils prétendrons que la foi de Jérémie était sans nuances. Que m’importe ! Pour lui, et pour nous à travers lui, le monde était sauvé à chaque seconde. La bénédiction n’avait pas de fin. Et, quand elle cessait, c’était que nous n’en avions pas voulu, que nous avions cessé, nous et pas elle, d’être joyeux.

Ce ne sont pas de grands mots. Et si pourtant vous avez cette impression, c’est alors que je suis maladroit. Jérémie était un homme banal. Banal et surnaturel, c’est cela.

On pouvait très bien vivre auprès de lui pendant des semaines et ne pas le voir, parler seulement « d’un vieux bonhomme pas comme les autres ». Il n’était pas un spectacle à la façon des héros ou des camelots.

Ce qu’il y avait de surnaturel en lui, de toute évidence cela ne lui appartenait pas, c’était fait pour être répandu. Le spectacle, s’il existait, c’était à nous de le trouver, et de le trouver au-dedans de nous. J’ai le plus clair souvenir de l’avoir trouvé. J’ai aperçu, un jour comme les autres, un petit endroit où je ne grelottais pas, où je n’avais pas honte, où les personnages de la mort n’étaient que des fantômes, où la vie ne dépendait plus ni de la présence du camp ni de son absence. Je le devais à Jérémie.

(à suivre)

Jacques Lusseyran, Le Monde commence aujourd’hui (éd. La Table Ronde, 1959)

samedi, 08 décembre 2007

Un terrible microscope

Jacques Lusseyran (1924-1971) est devenu totalement et définitivement aveugle à l’âge de 8 ans. Professeur de littérature et de philosophie dans des universités françaises et américaines, il est également auteur de plusieurs essais ou ouvrages autobiographiques. Dans « Le monde commence aujourd’hui » (éd. La Table ronde, 1959), il évoque sa rencontre avec Jérémie, en 1944, à Buchenwald.
 
V

Jérémie n’était pas déçu, pourquoi aurait-il rêvé ? Quand nous le voyions venir avec toute sa monstrueuse sérénité, nous avions envie de crier :  « Ferme les yeux ! Ce qu’on voit ici brûle ! » Mais le cri nous restait dans la gorge parce que, de toute évidence, il avait les yeux solidement posés sur toutes nos misères et ne cillait pas. Bien plus, il n’avait pas l’air d’un homme qui prend sur lui, d’un héros. Il n’avait pas peur, et, cela, aussi naturellement que, nous, nous avions peur.

« Pour qui sait voir, c’est comme d’habitude », disait-il. D’abord, je ne comprenais pas. J’éprouvais même un sentiment tout proche de l’indignation. Quoi ! Buchenwald semblable à la vie ! Impossible. Tous ces hommes affolés, hideux, cette menace hurlante de la mort, ces ennemis partout, chez les S.S., chez les détenus eux-mêmes, ce morceau de colline dressé contre le ciel, hérissé de fumées, avec ses sept cercles, là-bas au travers des forêts, de barbelés électriques, tout cela comme d’habitude ! Je me souviens que je ne le voulais pas. Ce devait être pire, ou bien alors plus beau. Jusqu’à ce qu’enfin Jérémie me fît voir.

Ce ne fut pas une révélation, une découverte fulgurante de la vérité. Je ne pense pas même qu’il y ait eu paroles échangées. Mais un jour, il est devenu évident, sensible dans ma chair, que Jérémie, ce forgeron m’avait prêté ses yeux, à long terme.

Avec ces yeux-là, je voyais que Buchenwald n’était pas unique, ni même l’un des lieux privilégiés de la plus grande douleur des hommes. Je voyais aussi que notre camp n’était pas en Allemagne, comme nous le croyions, au cœur de la Thuringe, dominant la plaine d’Iéna, en cet endroit précis et non pas en un autre. Jérémie m’apprenait, avec ses yeux, que Buchenwald était en chacun de nous, cuit et recuit, entretenu sans cesse, affreusement aimé. Et que, par conséquent, nous pourrions le supprimer, si nous le désirions avec assez de force.

« Comme d’habitude », Jérémie s’en expliquait parfois. Il avait toujours vu les hommes dans la peur et dans la plus invincible de toutes : celle qui n’a pas d’objet. Il les avait vus désirer secrètement et par-dessus tout une chose : se faire du mal à eux-mêmes. C’était toujours, c’était ici le même spectacle. Simplement, les conditions étaient enfin remplies. La guerre, le nazisme, les folies politiques et nationales avaient fait un chef-d’œuvre, une maladie et misère parfaite : un camp de concentration.

Pour nous, bien sûr, c’était la première fois. Jérémie n’en voulait pas de notre surprise. Il disait qu’elle n’était pas honnête et qu’elle nous faisait du mal.

Il disait que dans la vie ordinaire, avec de bons yeux, nous aurions vu les mêmes horreurs. Il nous arrivait autrefois d’être heureux. Eh bien ! Les nazis nous avaient donné un terrible microscope : le camp. Ce n’était pas une raison pour cesser de vivre.

(à suivre)

Jacques Lusseyran, Le Monde commence aujourd’hui (éd. La Table Ronde, 1959)

vendredi, 07 décembre 2007

Nous, nous rêvions

Jacques Lusseyran (1924-1971) est devenu totalement et définitivement aveugle à l’âge de 8 ans. Professeur de littérature et de philosophie dans des universités françaises et américaines, il est également auteur de plusieurs essais ou ouvrages autobiographiques. Dans « Le monde commence aujourd’hui » (éd. La Table ronde, 1959), il évoque sa rencontre avec Jérémie, en 1944, à Buchenwald.
 
IV

Le bonhomme Jérémie voyait. Il avait un spectacle dans les yeux, mais ce n’était pas celui que nous avions, nous. Ce n’était pas notre Buchenwald, celui des victimes. Ce n’était pas un bagne, c’est-à-dire un lieu de faim, de coups, de mort, de protestation, où d’autres hommes, les méchants, avaient commis le crime de nous mettre. Pour lui, il n’y avait pas nous, les innocents, et l’Autre, le grand autre anonyme, à la voix de tenaille et le fouet, le « salaud ».

Comment le savais-je ? Vous êtes en droit de vous le demander : après tout, Jérémie ne disait presque rien. Eh bien, c’est sans doute qu’il existe chez certains êtres, qu’il existait chez lui, une rectitude et plénitude si parfaite de la vue que cette vue, la leur, se communique, vous est donnée pour un instant au moins. Et le silence est alors plus juste, plus exact que toutes les paroles.

Lorsque Jérémie venait à nous à travers le bloc 57, au milieu de sa petite auréole d’espace, c’était de la clarté qu’il donnait. C’était un surcroît de vue, une nouvelle vue. Et c’est pourquoi nous nous écartions tous d’un pas.

Surtout, n’allez pas vous imaginer que le père Jérémie nous consolait. Au point où nous étions, les consolations eussent valu ce que vaut une romance, un méchant conte de nourrice. Nous n’étions pas au pays de cocagne et, si nous avions été assez fous pour le croire une seule seconde, le réveil eût été amer. Jérémie parlait dur, voyait dur. Mais il le faisait doucement.

Pas trace d’onction chez lui. Il avait la voix ronde, les gestes méticuleux et progressifs, mais c’était habitude de métier, naturel tranquille. C’était un bonhomme, je vous dis, pas un prophète.

Jérémie était si peu prophète, il faisait si peu de tapage que je ne sais pas combien, parmi la dizaine d’hommes qui ont survécu à ces jours de l’hiver 1944, dans la baraque 57, se le rappellent aujourd’hui. Je voudrais tant ne pas être le seul.

Non, on n’apercevait rien sur Jérémie, aucun signe. Il ne portait le drapeau d’aucune foi, si ce n’est, de temps en temps, celui de la Science Chrétienne. Mais à cette époque, pour moi et pour les Français autour de moi, ce mot n’avait qu’une résonance bizarre.

On allait à Jérémie comme à une source. On ne s’interrogeait pas. On n’y pensait pas. Il y avait, dans cet océan de rage et de souffrance, cette île : un homme qui ne criait pas, qui n’appelait personne à l’aide, qui avait sa suffisance.

Un homme aussi qui ne rêvait pas : c’était plus important que tout. Nous, nous rêvions : à des femmes, à des enfants, à des maisons, souvent aux misères, aux chagrins d’autrefois que nous avions la faiblesse d’appeler Liberté. Nous n’étions pas à Buchenwald. Nous n’en voulions pas de Buchenwald. Et, à chaque retour, il était là quand même et il faisait mal.

(à suivre)

Jacques Lusseyran, Le Monde commence aujourd’hui (éd. La Table Ronde, 1959)

jeudi, 06 décembre 2007

L'air devenait respirable

Jacques Lusseyran (1924-1971) est devenu totalement et définitivement aveugle à l’âge de 8 ans. Professeur de littérature et de philosophie dans des universités françaises et américaines, il est également auteur de plusieurs essais ou ouvrages autobiographiques. Dans « Le monde commence aujourd’hui » (éd. La Table ronde, 1959), il évoque notamment sa rencontre avec Jérémie, en 1944, à Buchenwald. Voici la suite de ce récit.

III

Ce n’était pas la curiosité qui me jetait vers lui. J’avais besoin de lui comme un homme qui meurt de soif a besoin d’eau. Comme toutes les choses importantes, celle-là était élémentaire.

Je vois Jérémie marchant à travers notre baraque. Il y avait un espace qui se formait entre lui et nous, matériellement. Il s’arrêtait quelque part et, tout de suite, des hommes se serraient davantage, lui donnaient une petite place au milieu d’eux. C’était un mouvement tout instinctif et qu’on ne peut pas expliquer par le seul respect. Nous reculions plutôt comme on fait un pas en arrière pour laisser la place à celui qui travaille.

Songez que nous étions plus de mille hommes dans cette écurie de campagne, mille hommes là où quatre cents eussent été mal à l’aise. Songez que nous avions peur, profondément et immédiatement. Ne pensez pas à nous comme à des individus, mais comme à une glu, comme à une masse protoplasmique. En fait, nous étions collés les uns contre les autres. Les seuls mouvements que nous faisions consistaient à pousser, à s’agripper, à se déprendre, à sinuer. Et vous comprendrez mieux la merveille (pour ne pas dire miracle) de cette petite distance, de ce cercle d’espace dont Jérémie restait entouré.

Il n’était pas effrayant, il n’était pas austère, il n’était pas même éloquent. Mais il était là, et cela se voyait. Cela se sentait comme on sent une main se poser sur l’épaule, une main qui rappelle, qui fait se retourner quand on était en train de fuir.

Chaque fois qu’il paraissait, l’air devenait respirable : je recevais un souffle de vie en pleine figure. Ce n’était peut-être pas un miracle, mais c’était du moins une bien grande action et dont il était seul capable. La promenade de Jérémie à travers le bloc, c’était cela : une respiration. Je suis distinctement dans ma mémoire le chemin de lumière et de propreté qu’il faisait à travers la foule.

Je n’ai pas compris alors qui il était, mais certainement je l’ai vu. Et cette image s’est mise aussitôt à travailler à l’intérieur de moi au point de m’éclairer aujourd’hui comme un phare. Je n’ai pas su qui il était, parce qu’il ne le disait pas.

Il avait une histoire à laquelle il revenait souvent : il appartenait, disait-il, au mouvement de la Science Chrétienne. Il avait même été, un jour, en Amérique, pour rencontrer là-bas ses coreligionnaires. Cette aventure, bien peu banale après tout pour un forgeron du Jura, m’intriguait ne m’éclairait pas. Elle donnait au personnage une épaisseur de mystère en surplus. Voilà tout. Jérémie, sans histoire, comptait seul. […]

C’était un homme vraiment manuel. Il savait qu’à Buchenwald nous ne vivrions pas des idées que nous avions sur Buchenwald. Cela, il le disait ; il disait même que beaucoup d’entre nous en mourraient. Hélas, il ne se trompait pas.

J’ai connu là-bas des hommes qui sont morts parce qu’on les a tués. Pour eux, il n’y a que la prière. Mais j’en ai connu beaucoup aussi qui sont morts, très vite, comme des mouches, simplement parce qu’ils s’étaient crus en enfer. Simplement, oui. C’était alors que Jérémie prenait la parole.

Il fallait un homme aussi simple, aussi clair, aussi parvenu au fond de la réalité que lui pour voir le feu et au-delà du feu. Il fallait plus que l’espérance.

Il fallait voir.

(à suivre)

Jacques Lusseyran, Le Monde commence aujourd’hui (éd. La Table Ronde, 1959)

mardi, 04 décembre 2007

C'était un forgeron

Jacques Lusseyran (1924-1971) est devenu aveugle à l’âge de 8 ans. Professeur de littérature et de philosophie dans des universités françaises et américaines, il est également auteur de plusieurs essais ou ouvrages autobiographiques. Dans « Le monde commence aujourd’hui » (éd. La Table ronde, 1959), il évoque notamment sa rencontre avec Jérémie. Voici la suite de ce récit.
 
II

Un jour enfin je l’ai vu, j’ai dû le voir, car, pour être véridique, je n’ai aucun souvenir de la première rencontre.

Je sais seulement que j’attendais un raisonneur éloquent, un métaphysicien aigu, je ne sais quel philosophe moral triomphant. Ce n’est pas du tout cela que j’ai vu.

C’était un forgeron simplement, venu d’un petit village au pied du Jura et venu à Buchenwald pour des raisons qui avaient si peu de rapport avec l’essentiel que je les ai jamais connues ni demandées.

Il ne s’appelait pas Socrate, vous le savez déjà, mais Jérémie, et je ne comprenais pas comment ce nom n’avait pas suffi aux copains.

Jérémie avait une histoire de forgeron dans un lieu particulier du monde, dans un village de France, et cette histoire, il aimait à la raconter avec de longs sourires. Il la racontait d’une façon très ordinaire, comme tout homme de métier parle de son métier. Et c’est à peine si l’on pouvait voir, ça et là, se dresser une seconde forge, une forge spirituelle.

Je dis bien « spirituelle ». Pourtant le mot est abîmé par l’usage. Mais, cette fois, il est juste et plein.

J’entendais Jérémie parler tout à coup d’hommes qui ne venaient pas à sa boutique seulement pour leurs chevaux et leurs charrettes, mais pour eux-mêmes, pour repartir tout ferrés et tout neufs, pour ramener chez eux un peu de la vie qui leur manquait et qu’ils trouvaient surabondante, étincelante et très douce à la forge du père Jérémie.

En ce temps-là, j’étais étudiant. Je n’avais guère pratiqué ces sortes d’hommes, ils n’emplissent pas les universités. Je croyais que lorsqu’un homme possède la sagesse, il le dit aussitôt, et dit comment et pourquoi et selon quelle filiation de pensée. Surtout, je croyais que, pour être sage, il fallait penser, penser ferme.

Je restais bouche bée devant Jérémie, parce que, lui, il ne pensait pas. Il racontait des histoires, presque toujours les mêmes, il vous secouait par les épaules, il avait l’air, à travers vous, de s’adresser à des personnes invisibles. Il avait continuellement le nez sur quelque chose d’évident, là sous la main. S’il parlait du contentement d’un voisin au sortir de sa boutique, c’était comme s’il eût parlé d’une verrue, d’une bosse, d’un panaris qui venait d’être ôté. Il constatait les choses morales de ses yeux, comme les physiciens constatent les microbes sous leurs lunettes. Il ne faisait pas la différence. Et, plus je le voyais faire ainsi, plus le poids de l’air diminuait pour moi.

(à suivre)

 Jacques Lusseyran, Le Monde commence aujourd’hui (éd. La Table Ronde, 1959)

lundi, 03 décembre 2007

Jacques et Socrate

Jacques Lusseyran (1924-1971) est devenu aveugle à l’âge de 8 ans. Professeur de littérature et de philosophie dans des universités françaises et américaines, il est également auteur de plusieurs essais ou ouvrages autobiographiques. Dans « Le monde commence aujourd’hui », il évoque notamment sa rencontre avec Jérémie. En voici le récit, tel qu’il le raconte dans son livre.

I

 Le premier homme sur ma route, c’est un vieillard. Et vous ne pouvez vous figurer combien j’en suis heureux.

Je ne sais pas s’il existe une bénédiction plus grande que la rencontre d’un vieillard véritable, c’est-à-dire joyeux. Elle nous est rarement donnée, car l’âge, ce n’est, hélas, pour la plupart des hommes, que l’addition sourde et dégradante des années physiques. Mais, quand un vieil homme est joyeux, il est si fort qu’il n’a plus besoin de parler : il vient et il guérit. Celui qui emplit ma mémoire était de cette sorte. Il s’appelait Jérémie Regard.

Ce n’est pas moi qui lui donne ce nom. C’était le sien. Combien de romanciers voudraient l’avoir inventé ?

J’ai envie de me faire très modeste, vous savez, au moment où je parle de lui, parce qu’il était très grand et le paraissait si peu.

Il a fait dans mon existence un passage si court (quelques semaines) que je ne revois plus même son corps. J’aperçois vaguement un homme vigoureux, droit, trapu. Oui, un assez petit homme selon les mesures physiques. Quant au visage, je ne le vois pas. Je crois que je ne me suis jamais posé de question sur ce visage, même autrefois. J’en voyais un autre bien plus réel.

Je l’ai rencontré en janvier 1944, en pleine guerre, en Allemagne, en camp de concentration, à dix-neuf ans. Il était l’un des six mille Français arrivés à Buchenwald entre le 22 et le 26 janvier. Mais il ne ressemblait à aucun autre.

Ici, je dois m’arrêter un instant, parce que j’ai écrit le nom de Buchenwald. Je l’écrirai souvent. Mais ne vous attendez pas à un tableau des horreurs de la déportation. Ces horreurs ont été réelles, elles ne sont pas bonnes à dire. Pour avoir le droit d’en parler, il ne faudrait pas être écrivain mais médecin – et pas seulement médecin des corps. Je me contenterai donc de l’indispensable, des éléments schématiques du spectacle.

Parfois même je parlerai de la déportation d’une manière scandaleuse pour quelques-uns, je veux dire paradoxale, je dirai à quoi elle fut bonne, je montrerai quelles richesses elle contenait.

Si je reviens à elle souvent, c’est qu’elle est, juste à l’entrée de ma vie, un grenier comble de peines et de joies, de questions et de réponses.

Jérémie, non plus, ne parlait pas des camps de concentration, même quand il y était. Il n’avait pas le regard cloué sur la fumée du crématoire ni sur les douze cents bagnards terrifiés du bloc 57. Il regardait au travers.

D’abord, je n’ai pas su qui il était, on me parlait de Socrate.

Mes voisins, très nombreux, prononçaient ce nom parfaitement inattendu dans le fourmillement de peur et de froid où nous nous agitions. Socrate avait dit… Socrate avait ri… Socrate était là-bas, un peu plus loin, de l’autre côté de cette foule d’hommes à la tête étroitement rasée. Je ne comprenais pas pourquoi tous ces gens appelaient l’un d’eux Socrate en particulier. Mais j’avais envie de ce personnage-là.

(à suivre)

 Jacques Lusseyran, Le Monde commence aujourd’hui (éd. La Table Ronde, 1959)

lundi, 26 novembre 2007

Ni créationnisme ni évolutionnisme

Les partisans du créationnisme font des émules en France. Comme aux U.S.A., des élèves contestent la théorie de l’évolutionnisme, issue des découvertes de Darwin, et boycottent les cours. En Angleterre, des établissements privés enseignent le créationnisme.

Comment se situe la Science Chrétienne par rapport à ce sujet ? Je ne donne ici que mon point de vue, mais il s’appuie sur l’enseignement de la Science Chrétienne.

Il faut d’abord rappeler quelques points.

Qu’est-ce que le créationnisme ? Une interprétation littérale du récit biblique de la création que l’on peut lire dans la Genèse. Les créationnistes soutiennent que, puisque le monde a été créé en sept jours, une fois pour toutes, le vivant n’a subi aucune évolution à travers le temps. Ainsi, les animaux existaient-ils déjà sous leur forme actuelle à l’origine du monde. Cette théorie est en conflit avec les théories scientifiques, et les preuves amassées concernant l’évolution matérielle du minéral, du végétal, de l’animal et de l’humain.

La Bible propose en fait deux récits de la création, diamétralement opposés. Le premier récit est énoncé au chapitre 1 de la Genèse. La création y est racontée en sept jours symboliques. L’homme est créé le sixième jour :

« Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. »

Dieu est Esprit. L'homme est donc créé spirituellement avec des qualités masculines et féminines.

Le deuxième récit commence au chapitre 2, verset 6. Et la création de l’homme et de la femme y est décrite en deux temps distincts :

« L’Eternel forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. » « L’Eternel fit tomber un profond sommeil sur l’homme qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme. »

Dans le second récit, l'homme devient donc une créature matérielle, sexuée, faite de chair et d'esprit.

Tous les exégètes reconnaissent ces deux récits distincts de la création. Le récit spirituel a été écrit bien après le récit matériel, même si l’ordre est inversé dans la Bible. Ces deux récits correspondent à des degrés d’inspiration différents de la pensée humaine qui a cherché à conceptualiser la création.

Les scientifiques, quant à eux, tentent de comprendre « matériellement » l’origine du monde. Leurs théories et leurs preuves sont donc tout aussi matérielles. Ils ne se mêlent pas de comprendre le monde spirituellement. Ce n’est pas leur propos.

En quoi la Science Chrétienne se différencie-t-elle du créationnisme et de l’évolutionnisme ? Elle ne partage ni le point de vue « littéral » des créationnistes ni le point de vue « matériel » des scientifiques.

La Science Chrétienne s’appuie uniquement sur le premier récit de la création qui déclare que l’univers et l’homme sont spirituels, à l’image de Dieu, Esprit. Les sept jours sont des jours symboliques. Dans le contexte de l’époque, le symbolisme du chiffre sept signifie que la chose dont on parle est complète en soi.

Le récit de la création matérielle (Genèse, chapitre 2) est l’histoire d’une illusion qui découle d’une vision matérielle, erronée. Qu’importe que le monde tel que nous le percevons ait été créé en sept jours où en plusieurs milliards d’années, cela reste une interprétation matérielle.

Que la science matérielle tente d’expliquer la création de l’univers par la théorie du big bang ou par une autre théorie, cela n’a guère d’importance du point de vue divin : il s’agit toujours d’une tentative d’expliquer matériellement une création matérielle. Il n’est donc pas question de s’opposer à cette forme d’enseignement dans les écoles. Dans une République démocratique, laïque, les établissements scolaires n'ont pas pour vocation d'expliquer le monde spirituellement.

Toutefois, en dehors des interprétations, tout le monde sera d'accord pour admettre qu'il n'y a pas deux créations, l'une matérielle et l'autre spirituelle. Reste à savoir laquelle est vraie, au fin du fin.

Selon Mary Baker Eddy, « ce qui est appelé matière n’est que l’état subjectif de qui est appelé par l’auteur entendement mortel », c’est-à-dire « une croyance que la vie, la substance et l’intelligence sont dans la matière et matérielles ; l’opposé de l’Esprit, et par conséquent, l’opposé de Dieu ; la croyance que la vie a un commencement et par conséquent une fin… » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures).

Voilà donc la position de la Science Chrétienne : l’homme et l'univers sont l’effet éternel d’une Cause éternelle qui n’a ni commencement ni fin. Il n’y a ni « création » ni « évolution » à proprement parler, mais révélation - réflexion, ou manifestation, intemporelle et infinie.

« L'Entendement immortel et divin présente l'idée de Dieu [c'est-à-dire la création] : primo, en lumière ; secundo, en réflexion ; tertio, en formes spirituelles et immortelles de beauté et de bonté. » (Science et Santé)

Théo

dimanche, 25 novembre 2007

Corrélation 1

« En Dieu nous avons la vie, le mouvement, et l'être... Nous sommes de sa race. » (Actes des Apôtres)

« Maintenez clairement dans votre pensée que l'homme est l'enfant de Dieu, non de l'homme ; que l'homme est spirituel, non matériel ; que l'Ame est l'Esprit, en dehors de la matière, jamais dans la matière, ne donnant jamais au corps vie et sensation. C'est briser le rêve de maladie que de comprendre que la maladie est formée par l'entendement humain, non par la matière ni par l'Entendement divin. » (Mary Baker Eddy) 

mercredi, 21 novembre 2007

Témoignage

"L'Amour divin a toujours répondu à tout besoin humain et y répondra toujours", écrit Mary Baker Eddy.

Un exemple, parmi des milliers d'autres, cet extrait d'un témoignage paru dans "La Science Chrétienne - un siècle de guérisons" (The Christian Science Publishing Society) :

"Je me trouvais en Autriche ; c'était en 1942. A l'époque j'étais au Stalag 17A. C'était un camp de prisonniers de guerre, situé à la frontière hongroise. Il y avait là d'autres jeunes filles comme moi dont on savait que les parents avaient travaillé pour la Résistance. [...]

"Je m'étais procuré une Bible... J'avais aussi reçu [Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy] en septembre 1942 ; en janvier 1943, comme je l'étudiais, j'eus tout à coup un aperçu de ce qu'est l'homme : l'image et la ressemblance spirituelle de Dieu. Ce fut comme si un voile de brume s'était déchiré, et je vis que l'homme - tel qu'il est en réalité - ne peut être maintenu en prison, ni enfermé dans un camp, mais qu'il ne connaît pas plus de barrières ou d'entraves que Dieu. La pensée que l'homme pouvait être enfermée derrière des barbelés, ou emprisonné d'une façon quelconque, me sembla d'un ridicule achevé.

"Aussi je fis un ballot de mes quelques affaires personnelles, y compris ma Bible, Science et Santé... et je sortis du camp en plein jour. Je n'essayai pas le moins du monde de me cacher. Je pris tout simplement la seule rue - il n'y avait qu'une route pour sortir du camp. Il y avait des miradors de guet, des sentinelles montaient constamment la garde, et les soldats disposaient de camions et de véhicules blindés. Mais je partis à pied et mis à peu près deux heures et demie pour atteindre la gare la plus proche, où je pris le train pour Vienne. Personne ne me poursuivit ; personne ne me vit même sortir du camp. [...]

 "Pendant cette période, j'ai toujours pu me nourrir, bien que n'ayant aucune carte de rationnement. Il m'arriva parfois d'obtenir de la nourriture de façon plutôt étrange. Un jour, quelqu'un me donna, comme cela, sans rien dire, une carte de pain valable pour tout un mois, et je ne revis jamais cette personne...

"L. Adrienne Vinciguerra, Santee (Californie)" 

lundi, 19 novembre 2007

A suivre

A l’heure où l’on s’inquiète du montant de sa retraite, des conditions qui y donneront droit et de la façon dont résoudre le problème de la supériorité numérique des futurs retraités sur les travailleurs actifs, je repense aux paroles de Jésus :

« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. »
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Evangile selon Matthieu)

On attend naturellement d’un gouvernement qu’il prévoie un système de financement des retraites juste et équitable. Et il est normal que chacun puisse espérer avoir suffisamment de revenus dès lors qu’il ne travaillera plus.

Pourtant Jésus a proposé une nouvelle hiérarchie des priorités. Il nous invite à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. A penser Dieu avant de penser humain, pour la simple raison que l'homme exprime Dieu.

Selon la vision humaine des choses, on n’est jamais assuré de rien. On aura beau vouloir tout prévoir, on prévoira tout sauf l’imprévisible.

Dans une autre parabole de Jésus, il y avait un homme qui voulait se faire construire d’immenses greniers pour y amasser toute sa récolte et tous ses biens, pensant ainsi pouvoir dormir sur ses deux oreilles. « Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? »

Et Jésus de conclure : « Il en sera ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu. »

Les biens matériels sont soumis au hasard ou à la logique des événements. D’où la nécessité d’apprendre quelles sont nos vraies ressources et d’où elles viennent.

Tout nous vient de Dieu, puisqu’il est la Vie. Il faut « seulement » le reconnaître et l’accepter.

Un enfant a une confiance totale en ses parents. Il ne doute pas un seul instant qu’ils lui donneront à manger et l’habilleront. Et, cerise sur le gâteau, ses parents sont heureux de le voir épanoui et de lui faire plaisir, quels que soient leurs moyens.

Or Dieu a des moyens illimités puisqu’il est Esprit infini. Il ne connaît pas des hauts et des bas, des périodes noires, des crises, des conflits pour mieux répartir les richesses, des guerres pour s’approprier telle ressource au sud qui manque au nord et vice versa. C’est un Principe immuable et omniprésent.

Comment acquérir cette confiance absolue en la capacité et le vouloir de Dieu de donner naturellement tout ce qu’Il est ?

Le reflet dans le miroir a-t-il besoin de quémander quelque chose à la présence devant le miroir ? Nous sommes le reflet. Dieu est la présence. Le miroir est la Science divine à travers laquelle se voir.

La confiance absolue de l’enfant en ses parents n’est pas aveugle. Il a appris par l’expérience que ses parents lui donnent effectivement tout ce dont il a besoin.

Il ne s’agit pas non plus d’avoir une confiance aveugle en Dieu, mais une confiance éclairée, en apprenant à Le connaître à travers le vécu.

Dieu est Amour, et cet Amour a l'impartialité d'un Principe. Il nous appartient de l’admettre, de l’accepter, de le comprendre et… de le vivre au quotidien.

La Vie se chargera de nous inspirer les bonnes décisions et de nous donner, non pas juste assez, mais en abondance.

C’est simple à comprendre, c'est si difficile à assimiler, à faire sien.

(à suivre)
Théo

vendredi, 16 novembre 2007

le nombril du monde

il y a ces jours
où le « je » quotidien
pèse si lourd qu’il écrase
toute idée substantielle
à laquelle il touche

on voudrait lui crier
« va voir là-bas
si je suis ! »
peine perdue :
je est sourd

science de la patience
viendra le temps
pour ce roi du néant
de tirer sa rêve-errance
à un peuple à je-nous

Théo

lundi, 12 novembre 2007

Vous avez dit humilité ?

« Ce n'est que dans la mesure où nous nous élevons au-dessus de tout ce qui se rapporte aux sens matériels et de tout péché que nous pouvons atteindre à l'aspiration céleste et à la conscience spirituelle exprimées dans la Prière du Seigneur, et qui guérissent instantanément les malades.

« Laissez-moi vous donner ici ce qui, selon ma compréhension, est le sens spirituel de la Prière du Seigneur :

« Notre Père qui es aux cieux !
Notre Père-Mère Dieu, tout harmonieux

« Que Ton nom soit sanctifié ;
Unité adorable ;

« Que Ton règne vienne ;
Ton règne est venu ; Tu es toujours présent.

« Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne nous de savoir que – de même qu’au ciel, ainsi sur la terre – Dieu est omnipotent, suprême.

« Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;
Donne-nous Ta grâce pour aujourd’hui ; rassasie les affections affamés ;

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
Et l’Amour se reflète dans l’amour ;

« Et ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal.
Et Dieu ne nous induit pas en tentation, mais nous délivre du péché, de la maladie et de la mort.

« Car c’est à Toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.
Car Dieu est infini, tout pouvoir, toute Vie, toute Vérité, tout Amour, au-dessus de tout, et Tout. »

Mary Baker Eddy (Science et Santé avec la Clef des Ecritures) 

 

Selon cette interprétation spirituelle, il ne s'agit plus d'une prière d'imploration, de supplication, mais de la reconnaissance et de l'affirmation de la toute-puissance du Créateur.

Cette prière imprègne la pensée de l'essence de Dieu. 

Du coup l'humilité change de sens : il n'est pas question de nous identifier à un misérable ver de terre, pécheur invétéré, être faible, et j'en passe et des pires ; au contraire, nous sommes invités à revendiquer notre véritable statut divin : fils et fille de Dieu, cohériter du Christ.

L'homme n'est ni victime ni soumis. Il reflète la domination qui appartient à Dieu.

Reconnaître humblement que l'homme est héritier de Dieu donne le pouvoir de refléter Sa puissance (en guérissant les malades, par exemple) et rend incapable de commettre le moindre mal. Finalement, la conscience (illusoire) du mal disparaît.

Mais c'est là une démonstration individuelle, à l'exemple de Jésus, que chacun fait sur son propre chemin et à son rythme.

Théo 

vendredi, 09 novembre 2007

Impression mentale

Selon la Science Chrétienne, la maladie est un rêve dont il faut se réveiller. La personne malade est hypnotisée par une suggestion mentale.

D’où vient cette suggestion ? C’est souvent une peur latente, un sentiment d’insécurité, une forte émotion qui prend « corps », tout en restant constamment une « suggestion ».

Il s’agit souvent aussi d’une croyance à la contagion. Cette suggestion hante la pensée collective. Renforcée par des théories matérielles, elle est diffusée de façon répétitive, envahissante par les médias.

Je pense par exemple à la grippe ou à la gastroentérite. Chaque année nous avons le droit à une carte d’état-major de plus en plus détaillée des avancées de l’ennemi, avec invitation pressante à nous faire vacciner. Je ne connais pas de meilleure façon de faire peur, c’est-à-dire d’impressionner, dans tous les sens du terme, qu’en brandissant sans cesse un épouvantail. La pensée finit par s’en imprégner à son insu.

Pourquoi cette suggestion ? Parce que l’on croit vivre dans un corps matériel soumis à des lois matérielles.

Comment s’en protéger ? En niant sa réalité chaque fois qu’elle est véhiculée par les médias, ou chaque fois que l'on a peur de tomber malade. En affirmant que ce n’est précisément qu’une suggestion, et qu’on ne peut en être victime parce que l’homme est l’expression d’un Principe de Vie parfait, qui ne peut être malade.

Autrement dit, pour que l’homme éternue,
il faudrait d’abord que Dieu éternue.

« La Science Chrétienne efface de l’entendement des malades la croyance erronée qu’ils vivent dans la matière ou à cause d’elle, ou qu’un prétendu organisme matériel régit la santé ou l’existence du genre humain ; elle nous engage à nous reposer en Dieu, l’Amour divin, qui veille sur toutes les conditions nécessaires au bien-être de l’homme. » Mary Baker Eddy (Rudiments de la Science divine, p. 12)

Mais le témoignage des sens physiques (la suggestion) paraît réel tant qu’on le croit vrai. Quand on lui oppose une argumentation scientifique, basée sur une connaissance des lois spirituelles de la perfection, et que l'on a foi en ces lois, ce témoignage change d’aspect : les symptômes de la maladie font place à la santé.

Cette santé recouvrée n’est pas plus due à la matière que la maladie n’était due à des conditions matérielles. Elle ne fait que refléter un état mental éclairé par la compréhension de ce qui est réel, et débarrassé de la crainte de ce qui n’était qu’une suggestion irréelle. Un état mental spirituel qui s’est substitué à un état mental matériel.

Un jour, une personne m’a téléphoné pour me demander de l’aider par la prière, car elle se sentait grippée. Il se trouve qu’au même moment, je manifestais ces symptômes. Oubliant mon état, j’ai parlé à cette personne de sa vraie nature, spirituelle. Je lui ai conseillé de méditer quelques idées : les symptômes manifestés et ressentis n’étaient rien d’autre qu’une suggestion mentale erronée. Ce qu'on appelait loi matérielle, n'était que croyance matérielle. L’homme était gouverné par une loi spirituelle qui le protégeait de tout élément nuisible. Il était constamment enveloppé dans la chaleur de l’Amour.

Juste après cette discussion au téléphone, je me suis aperçu que je n’avais moi-même plus aucun symptôme. Quant à cette personne, très vite, elle est allée mieux.

Cet exemple m’a montré combien il est important de prier pour reconnaître une vérité universelle, et non pour guérir une personne. Les arguments peuvent être spécifiques, précis, mais la croyance à éliminer est toujours impersonnelle. Elle n’appartient à personne, alors que les lois de la réalité spirituelle concernent tout le monde.

Lorsque Jésus guérit un jour dix lépreux d’un coup, il ne pria pas pour chacun à tour de rôle. Il ne connaissait même pas leur nom ! Sa vision claire de la perfection universelle de l’homme en Dieu suffit à faire disparaître le témoignage des sens physiques - témoignage qui n’était qu’un rêve, une suggestion mentale se présentant à la fois à la pensée individuelle et collective. (Voir Evangile selon Luc 17:11-19)

Théo

mercredi, 31 octobre 2007

Le jour des vivants

Les cimetières fleurissent. La mort sent tristement bon. Je ne suis jamais retourné sur la tombe d’un de mes proches. C’est un choix de Vie. Mais je comprends que l’on ait envie ou besoin d’aller se recueillir en ces lieux.

« Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants », est-il écrit dans la Bible.

Les cimetières ne représentent rien d’autre à mes yeux que la croyance à la vie matérielle. Ou, si l’on habite à Paris, la curiosité d’aller voir les tombes de célébrités aux cimetières du Père-Lachaise, de Montparnasse ou de Montmartre.

L’Ancien et le Nouveau Testament relatent plusieurs cas de personnes ressuscitées par la prière. La résurrection de Lazare est particulièrement intéressante. Elle est relatée dans l’Evangile selon Jean (chapitre 11).

Lorsque Jésus apprit que son ami était malade. Il ne lui rendit pas tout de suite visite. « Il resta deux jours encore dans le lieux où il était. »

« Si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort », lui dit Marthe quand il arriva à Béthanie, le village de Lazare.

« Jésus… trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. »

Pourquoi ne pas être venu plus tôt pour le guérir ? A l’époque, on pensait que l’âme demeurait encore trois jours dans le corps d’un mort avant de le quitter tout à fait. Si Jésus se proposait de ressusciter Lazare, il fallait que nul ne puisse contester le fait qu’il était bien mort.

Avant même de ressusciter Lazare, Jésus remercia Dieu. « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. »

C’est dire la certitude qu’il avait de pouvoir le ressusciter ! Une certitude qui ne pouvait qu’être fondée sur la conviction que Lazare était toujours vivant.

Mary Baker Eddy donne cet éclairage sur sa résurrection :

« Jésus ressuscita Lazare grâce à sa compréhension que Lazare n’était pas mort, non en admettant que son corps était mort et était ensuite revenu à la vie. Si Jésus avait cru que Lazare avait vécu dans son corps ou qu’il y était mort, le Maître eût été sur le même plan de croyance que ceux qui avait enseveli le corps et il n’eût pu le ressusciter. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

« Ayant dit cela, il cria d’une voix forte :
Lazare, sors ! Et le mort sortit… »

Théo

mardi, 23 octobre 2007

Autobiographie abrégée

J’ai connu la science chrétienne par ma grand-mère maternelle qui en avait elle-même entendu parler par une amie couturière, guérie d’une maladie mentale grâce à la prière.

J’ai connu plus tard la personne qui avait guéri cette couturière. Elle s’appelait Anna Evreinoff et était l’épouse de Nicolas Evreinoff, metteur en scène et auteur dramatique, d’origine russe, exilé à Paris, où il poursuivit sa carrière artistique durant la première moitié du 20e siècle.

Anna Evreinoff était praticienne de la science chrétienne, c’est-à-dire qu’elle consacrait sa vie à prier pour ceux qui le lui demandaient, pour peu qu’ils acceptent de ne suivre aucune autre forme de traitement dans le même temps.

Ce « détail » est fondamental.

Toute autre forme de médecine est fondée sur l’idée que l’homme a un corps matériel. La chimie des médicaments est censée agir sur la matière. Les méthodes alternatives, par des moyens divers, s'adressent à la fois au mental et à la matière.

La prière, ou traitement par la science chrétienne soutient, au contraire, que l’homme est entièrement spirituel ; la prière s’adresse donc exclusivement au mental. La vision physique que nous avons de nous-mêmes et du monde est une illusion mentale basée sur la croyance universelle à la vie et à l’intelligence dans la matière.

Une personne qui serait traitée à la fois par la prière en science chrétienne et par la médecine classique, par exemple, serait soumise à deux systèmes de pensée contradictoires : l’un affirmant qu’elle est entièrement spirituelle, l’autre qu’elle est matérielle. Espérer une guérison dans le contexte d'un tel écartèlement est mission impossible.

A l’âge d’un an, je crois, mon frère a été guéri par Anna Evreinoff. A la suite d’une erreur de prescription médicale, il s’est retrouvé dans le coma. Hospitalisé d’urgence, il devait être opéré au cerveau le lendemain matin. Toute la nuit, ma grand-mère et Anna Evreinoff ont prié pour comprendre que mon frère était l’expression harmonieuse de Dieu, Principe d'harmonie, et qu’il n’avait donc besoin d’aucune opération. Le lendemain matin, il n'était plus question de l'opérer car son état s’était « miraculeusement » amélioré.

La science chrétienne est ainsi entrée dans mon existence comme un messager  porteur de « bonne nouvelle ». Quand on a connu le caractère pratique et bienfaisant de telles idées, on a naturellement envie de les faire connaître à d'autres, sans idée de prosélytisme, par envie de leur donner le meilleur de soi.

Théo 

jeudi, 18 octobre 2007

L'image originelle

Je crois par expérience à l’efficacité de la prière, mais la guérison d’un problème physique n’est pas toujours aussi rapide que je le souhaiterais.

Je parlais de certitude dans ma dernière note. Lorsque j’ai la certitude que le problème au sujet duquel je prie n’est qu’une illusion, il disparaît effectivement. Cette certitude n’est ni le produit de la méthode Coué, ni de l’autosuggestion.  

Elle repose sur la foi et la compréhension.

Pour parvenir à cette certitude, à ce sentiment d’harmonie qui s’impose à la conscience, je dois d’abord vaincre mes propres craintes, celles de la personne pour qui je prie, et puis déceler les faux concepts bien enracinés dans la pensée. Ce travail de mise au jour et d’élimination peut demander un certain temps.

Rien à voir avec une méthode psychanalytique. Pour être efficace, ma prière doit demeurer chrétienne du commencement à la fin, et s’appuyer sur les lois spirituelles de l’Esprit, qui est Vie.

Le point de départ de la prière est primordial. Il n’y a pas de recette, mais il est essentiel de partir de l’idée  de « Dieu parfait et homme parfait ». Jésus ne cherchait pas à rendre l’homme parfait, il comprenait qu’il l’était déjà.

« [Il] voyait dans la Science l’homme parfait, qui lui apparaissait là où l’homme mortel pécheur apparaît aux mortels. En cet homme parfait le Sauveur voyait la ressemblance même de Dieu, et cette vue correcte de l’homme guérissait les malades. Ainsi Jésus enseignait que le royaume de Dieu est intact, universel, et que l’homme est pur et sain. » (Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures)

Prier pour comprendre la nature de Dieu, la nature de l’homme et celle du lien qui unit Dieu et l’homme, c’est être une sorte de peintre métaphysicien : l’artiste ne cherche pas à peindre son idéal sur une toile vierge. Il a sous les yeux un portrait déjà peint, qui ne correspond pas à cet idéal. Sa tâche consiste à gratter la couche de peinture qui recouvre, masque, dénature, contrefait le portrait originel.

Si le peintre comprend que le Christ guide sa main, il effectuera le travail plus rapidement. Le Christ est bien plus que sa muse, c’est sa nature spirituelle – le royaume de Dieu au-dedans de lui –, l'image qu'il s'apprête à découvrir et qui vient à sa rencontre.

La maladie est toujours l’expression d’une fausse croyance (le faux portrait), la guérison est le résultat de la foi éclairée par la compréhension (le vrai portrait mis au jour).

Théo

samedi, 13 octobre 2007

Comment je prie

« Si quelqu’un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. » Jésus-Christ

Ces paroles, qui les entend ?

Lorsque je prie pour résoudre un problème physique, chaque fois que j’acquiers la certitude qu’il n’y a rien à guérir, la guérison se produit dans les minutes ou les heures qui suivent.

Il n'y a rien à guérir puisque l’homme à l’image de Dieu ne peut être autrement qu’en parfaite santé, quoi qu’en disent les sens physiques (le point de vue matériel).

Les citations suivantes sont tirées de Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy.

« La prière qui réforme les pécheurs et guérit les malades est une foi absolue dans le fait que tout est possible à Dieu – une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même. »

« La prière ne saurait changer la Science de l’être, mais elle tend à nous mettre en harmonie avec cette Science. » 

« ... les humbles prières [de Jésus] étaient des affirmations profondes et consciencieuses de la Vérité – de la ressemblance de l’homme avec Dieu et de l’unité de l’homme avec la Vérité et l’Amour. »

« Demanderons-nous au Principe divin de toute bonté de faire Son propre travail ? Son travail est fait, et nous n’avons qu’à nous servir de la règle de Dieu pour recevoir Sa bénédiction qui nous met à même de travailler à notre propre salut. »

« Devenez conscient un seul moment du fait que la Vie et l’intelligence sont purement spirituels, qu’elles ne sont ni dans la matière ni matérielles, et alors le corps ne fera entendre aucune plainte. Si vous souffrez d’une croyance à la maladie, vous vous trouverez soudainement guéri. » 

Théo 

jeudi, 11 octobre 2007

De près juger

A priori, un blog consacré à la spiritualité
intéresse peu d’internautes.

J’ai même perdu des lecteurs parmi mes proches pour qui ce choix n’est pas en odeur de sainteté. C’est cet a priori qu’il m’intéresse de bousculer.

Pour aborder ce domaine avec curiosité et intérêt, il est nécessaire de passer outre les clichés, les concepts erronés qui projettent leurs ombres sur le sujet. Voilà pourquoi j’ai entrepris d’exprimer ici ce qui m’inspire et comment je le vis au quotidien. Je ne me donne pas « en exemple », je donne « des exemples » tirés de mon vécu.

Consciemment ou non, on a grandi dans l’idée que la spiritualité est un idéal de vie abstrait, inatteignable, si ce n’est par quelques élus, idéal qui implique une renonciation au monde et à ses plaisirs – à une vie « normale » ! Et quand on associe la spiritualité à une activité, c’est celle qui consiste à écouter un service religieux le dimanche et à donner un peu d’argent déductible de ses revenus à une ou deux O.N.G.

Un pauvre concept de la spiritualité ! Un concept creux, un mot qui ne risque guère de toucher la moindre personne en quête de sens véritable.

Par définition, la spiritualité authentique traite des choses de l’Esprit, mais elle demeure entièrement axée sur le présent. Les idées spirituelles approfondies, méditées au point de les faire siennes permettent de changer le quotidien, de vivre mieux mentalement et physiquement. Ce n’est donc ni un exercice de résignation ni un pari sur l’au-delà.

On n’a prise sur le cours de son existence que dans le maintenant. Hier et demain sont des vues de l’esprit – des fuites en avant ou en arrière.

Il faut « seulement » admettre et comprendre que toute chose utile, toute chose réelle, toute chose bonne (au nombre desquelles les joies et les plaisirs de la vie), provient non de la matière mais de l’Esprit, et se vit pareillement, non dans la matière mais dans l’Esprit.

La matière n’est qu’un leurre, une illusion éphémère qui se construit comme un château de cartes et s’effondre de même.

Au contraire, rien n’est plus concret, pratique, tangible que la spiritualité pour qui a le désir de la vivre dans la mesure de sa compréhension. Rien n’est moins rébarbatif.

C’est une découverte de tous les jours, une invitation à ne pas s’enfermer soi-même ni enfermer les autres dans des cases, à ne jamais se résigner à une vie insatisfaisante, à croire, en connaissance de Cause, à la vie et en soi.

Pour rester dans le concret, je reviendrai plus en détail sur la nature de ces idées spirituelles, telles que je les conçois et qui transforment peu à peu mon existence.

Théo 

mardi, 09 octobre 2007

Un pour tous et tous pour Un

- Tu verras, c’est une vraie foire d’empoigne, mais on prend vite l’habitude.

Ces propos se voulaient rassurants. Le directeur de la MJC préparait le nouveau venu que j’étais à sa première réunion mensuelle qui devait avoir lieu en présence de tous les animateurs du centre, quelques jours plus tard.

La foire d’empoigne supposait que chacun des éléments du groupe, en principe réuni par des intérêts communs, jouait sa carte personnelle, parce que les intérêts des uns empiétaient sur les intérêts des autres.

J'avais le choix : accepter pour argent comptant les propos du directeur où refuser de croire à cette fatalité.

Avant de me rendre à la réunion, je me suis efforcé de voir les choses autrement.

Je refusais de me retrouver au milieu d’une multiplicité d’individus en conflit, quelles qu’en soient les bonnes ou mauvaises raisons.

J’ai cherché à mieux comprendre qu’il n’y a qu’une seule Conscience, un seul « Entendement » ou Intelligence, Dieu, qui contrôle chacune de ses expressions individuelles. Partant de ce Principe, il ne pouvait y avoir ni conflits, ni rancœurs, ni jalousies, ni gagnants, ni perdants. Tous travaillaient en bonne coopération dans ce centre pour jeunes.

A la fin de la réunion, le directeur était plutôt surpris :
« C’est la première fois
que tout se passe aussi bien. »

Je rapproche cette petite expérience d’une déclaration de Jésus : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »

Pour moi, il s'agit d'une mise en garde. Ne pas se laisser avoir par l’idée du nombre – la multiplication qui devient facteur de division. C'est une invitation à être vigilant, à revendiquer au milieu de n'importe quel groupe l’unité que symbolise le Christ :

« Moi et le Père nous sommes Un ». Dieu-Cause, l'homme-effet. Cause et effet inséparables. Unité spirituelle de tous les hommes en Dieu et entre eux, quel que soit leur nombre apparent.

La Science Chrétienne m’apprend que cette unité n’est pas à construire, mais à comprendre, à reconnaître, à affirmer.

Je n’ai donc rien cherché à changer, si ce n’est mon point de vue. Et j’ai vécu ce à quoi je me suis tenu.

Affirmer mentalement la présence d’un Entendement infini, qui s’exprime infiniment, permet de résoudre toutes sortes de problèmes, des plus simples aux plus complexes, y compris ceux qui paraissent insolubles. La base de raisonnement et la foi pour les résoudre demeurent identiques.

Il est facile d’additionner mentalement 2 + 2, mais plus les chiffres et les rangées à additionner sont nombreuses, plus le calcul est complexe. Cependant, on arrive à la solution en appliquant les mêmes règles de calcul, car le principe des mathématiques est invariable.

En métaphysique, « 1 » est le Principe démontrable de l'harmonie.

Théo

samedi, 06 octobre 2007

La Science Chrétienne

Au cœur de Penser-Agir, désormais, la science chrétienne - ce que j’en comprends, la façon dont je la vis, ce qu’elle m’apporte. 

C’est un système de guérison par la prière, fondé à la fin du 19e siècle par Mary Baker Eddy, une Américaine de la Nouvelle-Angleterre.

L’enseignement de la Science Chrétienne est tiré de l’Ancien et du Nouveau Testament. Mary Baker Eddy propose une interprétation spirituelle de la Bible et des enseignements du Christ, qui explique les guérisons des prophètes et de Jésus et montre comment guérir de la même façon.

La fondatrice de cette Science n’a rien inventé, puisque Jésus déclarait : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais. »

Dans un tel contexte, le verbe « croire » en hébreu signifie également « comprendre ». Il ne s’agit donc pas d’une foi aveugle.

Jésus avait une connaissance intuitive des lois du Principe de l’univers y compris l’homme, et non d’un Esprit supérieur qui jugerait les hommes du haut d’un lieu céleste. C’est en appliquant ces lois qu’il accomplissait ce que d’aucuns tenaient pour des miracles.

Miracles signifie « merveilles »
dans le langage grec du Nouveau Testament.

Mary Baker Eddy donne notamment cette définition de la science chrétienne :

« … la loi de Dieu, la loi du bien, qui interprète et démontre le Principe divin et la règle divine de l’harmonie universelle. » (Rudiments de la Science divine, éd. The First Church of Christ, Scientist, in Boston, Ma, USA)

Connaître les lois de Dieu puis les tester en les appliquant au quotidien révèle une Vie bien différente de ce qu’en perçoivent les sens matériels.

Pratiquer la science chrétienne, c’est troquer des lunettes sombres qui font apparaître un paysage en gris ou en noir, pour des lunettes aux verres de plus en plus transparents qui révèlent un paysage harmonieux.

Je ne dis pas que c’est facile, mais ma propre expérience me montre que c’est possible. Depuis l’âge de 18 ans, je me soigne et me guéris uniquement par la prière et l'étude de la Bible et de la science chrétienne, et je m'efforce de résoudre tous mes problèmes de cette façon.

La « guérison » en science chrétienne doit s’entendre au sens large, elle s’applique à tous les domaines de l’existence et permet de mieux comprendre le Principe de Vie de tout ce qui existe réellement, et par conséquent de le vivre consciemment.

Depuis que la science chrétienne a été découverte par Mary Baker Eddy et exposée par elle dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, des milliers de guérisons ont été authentifiées. Un certain nombre de ces guérisons concernent des maladies qui avaient fait l’objet d’un diagnostic médical. La guérison s'accomplit uniquement par la prière, sans aucune manipulation ni recours à un traitement annexe.

De tout ce qui précède on comprendra qu'il ne s'agit pas d'un don personnel accordé arbitraitrement à quelques-uns mais d'une capacité universelle qui ne demande qu'à être mise à l'étude puis à l'épreuve.

Au cœur de la science chrétienne : l'Amour inconditionnel.

Théo 

mardi, 25 septembre 2007

Deux faces, une même pièce

Je suis le centre du monde. De mon monde. Du monde tel que je le conçois et l’appréhende au quotidien. Vous êtes le centre du monde, de votre monde, idem. Nos mondes ont des frontières communes, des transparences et des opacités. Ils se côtoient, s’interpénètrent, s’opposent ou s’attirent, souvent les deux à la fois, se font la guerre, l’amour, cherchent à se comprendre, y parviennent rarement, se tolèrent ou non, etc. Bref, ils sont sans cesse en interactivité.

Qui dit monde, dit centre et périphérie. La périphérie des uns est le centre des autres. Le monde des sans-abri, des sans-papiers, des sans-le-sou est à la périphérie du monde des « fortunés », des « nantis », et vice versa. On n'y parle guère le même langage...

Si les Chinois avaient été ces explorateurs d’autres mondes que furent les Occidentaux, au lieu de rester repliés en deçà de la Grande Muraille, on dirait aujourd’hui de l’Europe qu’elle est en Extrême-Orient.

Et si l’Afrique, d’où sont sortis les premières peuplades, les avait retenues sur place, notre hémisphère Nord s’appellerait peut-être Sud.

Etc., etc., etc.

Des raisons précises (connues - climatiques, géographiques...) et inconnues (facteurs invisibles ou mal compris) ont fait l’histoire. Mais sans doute ignore-t-on encore à quel point il suffirait de peu pour changer la face du monde. En fait, on commence à le savoir et on l'a toujours pressenti : le battement d’aile d’un papillon a remplacé aujourd'hui le nez de Cléopâtre.

Le monde est ce qu’il est non pas parce qu’il devait en être ainsi. Il n’y a pas de fatalité ; quant au déterminisme, il établit un rapport de cause à effet, mais n’exclut pas les alternatives.

Reste que chacun, individuellement et collectivement (une famille, une organisation, une ville, un pays...) se vit au centre du monde, de son monde. C’est la raison pour laquelle il peut l’étendre, le réduire, l’améliorer ou le polluer dans la limite des lois qu'il vote, respecte ou viole.

Au-dessus des lois (non pas à l'encontre), je place le pouvoir de la pensée spirituelle, dont on trouve des exemples à différentes époques de l'histoire et sur tous les continents. Ce pouvoir, qui a déjà fait ses preuves, n'a pas d'égal pour transformer le monde.

Il est en chacun, à l'état de veille ou de sommeil, à des degrés divers. Il faut apprendre à le connaître et à l'utiliser.

C’est parce qu’on est le centre du monde qu’on peut en être le chantre ou le fossoyeur.

Théo

samedi, 22 septembre 2007

Marché de dupes

« L’enfant t’apprendra trois choses : il est joyeux sans raison ; il ne reste pas inoccupé un seul instant ; quand il veut quelque chose, il sait l’exiger avec force. » Dov Beer de Mezeritch.

(c’est une mine, ces rabbins hassidiques)

Joyeux sans raison : une joie intérieure, qui ne dépend ni d’une personne ni d’une circonstance particulière. Autrement dit, l'apprentissage de mon indépendance et de ma liberté.

Ne pas rester (mentalement) inoccupé : ne pas devenir la victime consentante des penseurs-à-ma-place, ne pas capituler sous la pression de ceux qui capitalisent sur le compte de ma passivité en m'abreuvant d'émissions et autres produits de consommation débiles. Bref, apprendre à combiner au mieux mes potentialités actuelles et les possibilités présentes, m'investir maintenant pour me récolter plus tard.

Exiger avec force : être déterminé, patient, ne pas se laisser décourager ni détourner, être d’abord et surtout exigeant vis-à-vis de moi-même, c'est-à-dire apprendre à réaliser mes rêves.

Reconnaissant, l'adulte apprend aussi trois choses à l'enfant : 1) arrête de rire bêtement, ça m'agace ! 2) tu ne bouges plus de ta chaise ! 3) et puis quoi encore ! demande la lune pendant que tu y es !

Théo

lundi, 17 septembre 2007

Maestro boulot dodo

Il y a quelques mois, le Washington Post a organisé un concert improvisé (la formule est antinomique mais explicable) dans une station de métro de la ville de Washington. Ils ont fait appel au sieur Joshua Bell, violoniste de renom international, qui a l’habitude de jouer devant des salles combles.

L’artiste est arrivé en jean et T-shirt avec une casquette de baseball sur la tête. Il a sorti son violon de son étui (un Stradivarius fabriqué en 1713, excusons-le du peu), posé l’étui ouvert par terre et, debout près d’un mur, il a commencé à interpréter la « Chaconne », le mouvement final de la partita en ré mineur de Bach.

Ce morceau d'environ 14 minutes est considéré comme l’une des pièces pour violon les plus brillantes et les plus difficiles à jouer. Moi-même je n’y arrive pas, c'est vous dire.

Aux dires des journalistes discrètement présents, 63 personnes sont passées devant Bell sans tourner la tête. Puis une femme a laissé tomber un dollar avant de filer à toute allure pour rattraper le temps perdu. Six minutes se sont écoulées avant qu’un usager réussisse à interrompre sa marche d'automate pour l'écouter jouer.

Bilan : Bell a joué pendant une demi-heure devant 1097 personnes. Sept d’entre elles se sont arrêtées quelques instants pour l’écouter, et une seule l’a reconnu. (Pour l’anecdote, il a récolté dans son étui 32 dollars ; le prix moyen d’un billet pour l’écouter en salle est de 100 dollars.)

Sommes-nous devenus à ce point des robots, insensibles à la musique de l’âme ? Et autres questions du genre « nos priorités nous font mener une vie de dingue », à méditer pendant les heures de bureau.

Théo 

vendredi, 14 septembre 2007

Ti' poussin

Selon une légende italienne dont je ne saurais dire l’origine, un paysan vint un jour se confesser auprès d’un prêtre pour avoir tenu des propos calomnieux contre un voisin.

- Voici ce que tu vas faire pour ta pénitence, lui dit le prêtre : remplis un sac avec les plumes d’un poussin et laisse tomber une plume dans chaque jardin du village. N’oublie pas un seul jardin. Reviens me voir quand tu auras terminé.

L’homme partit, heureux de s’en tirer à bon compte.

Peu de temps après...

- Me revoici, j’ai fait pénitence.
- Non, mon fils, tu dois à présent retourner sur tes pas pour ramasser toutes les plumes et me les rapporter dans le sac.

L’homme répondit que c’était là tâche impossible, qu’il ne pourrait retrouver toutes les plumes emportées par le vent, dût-il y consacrer son restant de vie.

« Ainsi en est-il des commérages, lui répondit le prêtre. Il est facile de les colporter, mais une fois les paroles envolées, il est impossible de les arrêter. »

Bien jolie, cette fable édifiante, mais si l’on cessait de commenter à plaisir les droites, les courbes et les travers véridiques ou fantasmés de nos contemporains, ce sont 90% de nos sujets de conversation qui partiraient en fumée. Et comment combler ce gouffre ? Par notre imagination créatrice enfin libérée ? Que d’artistes à naître dans cette hypothèse !

Théo 

mercredi, 12 septembre 2007

Esprit... d'escalier

Pour compléter la note précédente :

Une définition

« L'homme n'est pas matière ; il n'est pas composé de cerveau, de sang, d'os et d'autres éléments matériels. Les Ecritures nous apprennent que l'homme est fait à l'image et à la ressemblance de Dieu. La matière n'est pas cette ressemblance.

« la ressemblance de l’Esprit
ne peut être si dissemblable à l’Esprit.

« L'homme est spirituel et parfait, et, parce qu'il est spirituel et parfait, il faut le comprendre ainsi en Science Chrétienne.

« L'homme est idée, l'image, de l'Amour ; il n'est pas physique. Il est l'idée composée de Dieu, incluant toutes les idées justes ; le terme générique pour tout ce qui reflète l'image et la ressemblance de Dieu ; l'identité conscience de l'être telle qu'elle est révélée dans la Science, où l'homme est le reflet de Dieu, l'Entendement, et par conséquent est éternel ; ce qui n'a pas d'entendement séparé de Dieu ; ce qui n'a pas une seule qualité qui ne dérive de la Divinité ; ce qui ne possède ni vie, ni intelligence, ni pouvoir créateur qui lui soient propres, mais reflète spirituellement tout ce qui appartient à son Créateur. »

Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la Clef des Ecritures (éd.The First Church of Christ, Scientist, in Boston, MA, USA)

C'est sur la base de cette définition spirituelle de l'homme que je prie lorsque j'ai un problème à résoudre (physique, relationnel, professionnel, etc.). J'ai eu mille fois l'occasion de constater les bons effets de ce genre de prière qui explique, à mes yeux, les guérisons accomplies par Jésus.

Théo 

jeudi, 06 septembre 2007

Le vélo, c'est bien aussi

« Mon royaume pour un cheval ! » s’écria Richard III au cœur de la bataille de Bosworth. J’aurais quant à moi donné bien des fois le monde entier pour une place de parking, surtout après avoir tourné comme un derviche pendant un quart d’heure.

Aujourd’hui, à de rares exceptions près (fatigue mentale ou absence de motivation), je n’ai plus aucune difficulté à me garer dans les pires endroits, aux heures les plus fréquentées. C’est un fait.

Il y a peu, j’ai refusé un stationnement chèrement convoité parce qu’il était à une centaine de mètres de l’endroit où j’allais et que j’avais des bagages à décharger. Nulle bravade de ma part, seulement l’assurance de trouver « ma » place. Je me suis garé juste devant l’immeuble.

Une amie m’a téléphoné, il y a quelques semaines : « Je tourne en rond depuis un bon bout de temps, tu peux m’aider ? » Deux minutes plus tard, elle avait trouvé « sa » place.

Difficile de parler d’effet placebo ici - ni de chance, quand le résultat est chaque fois quasi certain. L’amie en question serait-elle un peu « dérangée » pour m’appeler afin que je lui trouve une place à distance ? Promis, je le lui demanderai.

C’est quoi le truc ?

Avez-vous remarqué qu’une femme enceinte voit partout des femmes enceintes ? qu’une personne forcée de marcher avec des béquilles prend conscience du grand nombre d’éclopés autour d’elle ? qu’un autre, hanté par la peur de ne pas trouver une place de parking, arrive toujours trop tard derrière l’impudent qui lui ravit « the place » sous le nez ?

Je pense que nous ne vivons jamais ailleurs que dans notre conscience. Le monde n’est que ce que ma conscience me dit qu’il est, à travers le filtre de mes sens, et il n’est, en définitive, que ce que j’accepte ou redoute qu’il soit.

Je refuse d’accepter que les gens soient partout en compétition, à qui aura la bonne place au détriment des autres. Je refuse d’admettre que je vis dans un monde limité. Je combats ces idées dans ma propre pensée.

A mes yeux, trouver « sa » place dans une rue encombrée est aussi légitime que trouver sa place sur une planète habitée par plus de six milliards et demi d’individus.

Quand je me rends en voiture à tel endroit, je commence par prendre mentalement position. Il ne s’agit pas de « visionner » une place. Cette façon de faire m’est totalement étrangère. J’affirme que je vis dans un univers mental, spirituel, infini (c’est un axiome métaphysique auquel j'adhère), où chacun a sa place, y compris de stationnement ! Et je pars tranquille, confiant, sans plus y penser.

Vouloir troquer son royaume contre un cheval est sans doute très shakespearien, mais prétendre faire rentrer un univers sans limites dans une place de stationnement semblera encore plus audacieux.

Théo